Cotation du 25/02/2021 à 18h05 CAC 40 -0,24% 5 783,89
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Mi-séance Paris : des publications encore majoritairement bien accueillies

Mi-séance Paris : des publications encore majoritairement bien accueillies
Mi-séance Paris : des publications encore majoritairement bien accueillies
Crédit photo © Crédit Agricole / Pierre Suze

LA TENDANCE

(Boursier.com) — La bourse de Paris poursuit sa consolidation avec un CAC40 en légère baisse de 0,15% autour de 5.660 points en fin de matinée. Parmi les nombreuses publications trimestrielles du jour, les variations de cours sont cependant bien plus prononcées avec encore de belles surprises à la hausse.

Malgré la pause du jour, la tendance de fond demeure favorable aux actifs à risque : les signes d'amélioration sur le front sanitaire, la poursuite des vaccinations et la perspective d'un plan de relance aux Etats-Unis alimentent toujours les espoirs de reprise. Sans surprise hier, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a assuré une nouvelle fois que la banque centrale maintiendrait une politique monétaire accommodante pour soutenir l'économie et l'emploi et il a tempéré les craintes d'une poussée inflationniste.

Bruxelles a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2021 mais relève celles pour 2022. La Commission européenne anticipe désormais une croissance de 3,8% au cours des deux prochaines années dans la région contre des estimations antérieures de respectivement 4,2% et 3%.

VALEURS EN HAUSSE

* En tête du CAC40, Crédit Agricole gagne près de 4% à 10,6 euros malgré l'annonce de résultats trimestriels en net retrait, plombés par de lourdes charges exceptionnelles en lien notamment avec la dépréciation d'écart d'acquisition de la filiale italienne pour 778 ME. Hors exceptionnels, le bénéfice du trimestre ressort à 975 millions d'euros, en repli de 26%, pour un produit net bancaire en hausse de 2,6% à 5,251 milliards d'euros. Le coût du risque de crédit, à 538 millions, a augmenté de 58,5%, mais ressort inférieur aux attentes des analystes (785 ME). Fort d'un ratio de solvabilité "Common Equity Tier 1" (CET1) de 13,1% fin décembre, supérieur de plus de cinq points aux exigences réglementaires, CASA prévoit de verser un dividende de 0,80 euro par action, soit les deux tiers du bénéfice net par action sous-jacent de 2020 alors que sa politique traditionnelle le plafonne à 50%. Une annonce également appréciée par les opérateurs. Afin de ne pas enfreindre les règles fixées par la Banque centrale européenne, cette distribution, qui vise à compenser l'absence de dividende payé pour 2019, est assortie d'une option de paiement en actions à laquelle la SAS La Boétie, qui contrôle 55% du capital, s'est déjà engagée à souscrire.

* Schneider Electric (+2,4%) table sur une hausse de ses résultats cette année après un exercice 2020 résilient, marqué notamment par une marge opérationnelle de 15,6%, en croissance organique par rapport à l'exercice précédent et une génération de cash-flow libre record. Le groupe industriel, qui bénéficie notamment de la forte demande d'équipements pour les centres de données et les produits connectés, a enregistré en 2020 un résultat net de 2,13 milliards d'euros, en repli de 12%, pour un chiffre d'affaires de 25,16 MdsE, en baisse de 7,4% et de 4,7% en organique. Le groupe, qui a renoué avec la croissance organique au quatrième trimestre, a vu son Ebita ajusté ressortir à 3,93 MdsE contre 4,24 MdsE un an plus tôt (-3,6% en organique) et 3,81 MdsE de consensus. La génération de cash-flow libre est exceptionnellement forte à 3,673 MdsE, soit une performance record, supérieure à 3 MdsE pour la deuxième année consécutive.

* Veolia (+0,5%) marque un nouveau point dans sa bataille pour la prise de contrôle de Suez (+1%). La Cour d'appel de Paris a confirmé la décision de l'Autorité des Marchés financiers du 24 septembre 2020, qui avait considéré que Veolia n'était pas en période de pré-offre à partir du 30 août 2020 comme prétendu par Suez. En conséquence, Veolia pouvait valablement acquérir, le 5 octobre dernier, 29,9% du capital de Suez détenus par Engie. Cette acquisition a ouvert la voie à une OPA sur le reste du capital que Veolia ne détient pas. Veolia a recouvré ses droits d'actionnaire le 3 février 2021 et a déposé le 8 février une offre publique d'achat sur l'intégralité du capital de Suez pour mener à son terme le rapprochement entre les deux groupes.

* Danone gagne 3% à presque 555 euros. Le troisième actionnaire de Danone monte au créneau. Après le fonds activiste Bluebell Capital Partners, Artisan Partners, qui dit détenir plus de 3% du géant de l'agroalimentaire et explique être un investisseur "value" de long terme, réclame du changement au sein du groupe français. Dans un courrier adressé à Gilles Schnepp, administrateur indépendant de Danone, la société américaine affirme que " la performance financière de Danone n'est pas en ligne avec la qualité de ses actifs. Danone est en retard sur presque tous les indicateurs. Le chiffre d'affaires sous-performe les taux de croissance de l'industrie, les marges se situent à un niveau inférieur à celles des concurrents, et les retours sur fonds propres et sur capital ont stagné ou baissé. La société se trouve par conséquent en position affaiblie, comme le reflètent les pertes d'emploi et la sous-performance de l'action au cours de l'année écoulée et des trois, cinq et dix dernières années".

* Plastivaloire grimpe de plus de 10% ce jeudi à 8,4 euros après avoir renoué avec la croissance au 1er trimestre 2020-2021 (octobre-décembre). Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 191,2 millions d'euros, en hausse purement organique de +4%, par rapport au 1er trimestre 2019-2020 qui n'était pas encore touché par la crise sanitaire.

* Derichebourg grimpe de 9% à 6,56 euros. Le groupe de services aux entreprises et à l'environnement a profité de la tenue de son AG pour revoir en forte hausse ses prévisions alors que son activité du 1er trimestre affiche une progression de 22% (+40% pour l'activité Services à l'Environnement, -6% pour le Multiservices) avec un Ebitda courant de 62 ME, en hausse de 86% sur un an. Compte tenu des résultats des mois de décembre et janvier, et de ses perspectives futures, le groupe escompte réaliser pour l'exercice 2020-2021 un Ebitda courant bien au-delà des prévisions initiales (croissance de 15 à 20%). Les deux activités du groupe sont en progression mais l'activité Services à l'Environnement explique l'essentiel de cette amélioration.

VALEURS EN BAISSE

* Douche froide pour les actionnaires d'Unibail-Rodamco-Westfield dont le titre plonge de plus de 11% à 57,7 euros. La foncière, dont les résultats 2020 ont logiquement souffert de la pandémie de coronavirus, a décidé de suspendre le paiement d'un dividende pour les exercices 2020, 2021 et 2022. La direction évoque l'impact de la pandémie sur les résultats du Groupe en 2020, l'incertitude persistante quant à l'environnement opérationnel en 2021 et à son impact sur les résultats d'URW, ainsi que son engagement à se désendetter. Unibail, dont l'endettement brut s'élevait à 26,4 milliards d'euros fin décembre, cherche à céder des actifs et à obtenir de nouvelles lignes de crédit à long terme afin de refinancer les échéances de remboursement à venir. La société a publié mercredi soir un résultat net courant annuel de 1,06 milliard d'euros, en baisse de 40%, en raison notamment des fermetures des magasins situés dans son parc immobilier.

* Safran perd 1,7% à 109 euros. La Deutsche Bank a initié la couverture de Safran avec un conseil 'conserver' et 90 euros dans le viseur.

* Le groupe de vins et spiritueux Pernod Ricard (-2%) a annoncé ce jeudi une amélioration séquentielle de son activité au deuxième trimestre de son exercice 2020-2021, grâce à un retour de la croissance aux Etats-Unis, en Chine et en Inde. Le chiffre d'affaires du trimestre a reculé de 2,4% en données internes, le groupe restant pénalisé par les difficultés du "travel retail" sur fond de pandémie. Ce repli est toutefois moindre que le repli de 5,6% observé sur les trois mois précédents. Sur l'ensemble du premier semestre, le chiffre d'affaires a baissé de 3,9% en données organiques, à 4,985 milliards d'euros, et le résultat opérationnel courant a reculé de 2,4%, à 1,595 milliard. Le dynamisme observé aux Etats-Unis, en Chine et en Inde permet à Pernod Ricard de confirmer sa prévision d'un retour de la croissance interne du chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'exercice 2020-2021.

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