Cotation du 29/07/2021 à 14h29 CAC 40 +0,78% 6 660,93
  • PX1 - FR0003500008

Mi-séance Paris : Atos malmené

Mi-séance Paris : Atos malmené
Mi-séance Paris : Atos malmené
Crédit photo © Wikimedia Commons

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après une semaine irrégulière marquée par d'importantes variations de cours dans les deux sens et un gros rebond vendredi, le CAC40 reperd du terrain ce lundi (-0,4%) mais préserve pour l'instant les 6.500 points, en attendant de nouvelles annonces sanitaires en France par le chef de l'Etat ce soir, tandis que le variant Delta continue sa progression rapide dans le monde. La séance est marquée par un avertissement du groupe de services informatiques Atos qui voit son titre plonger.

Par ailleurs, la Banque centrale européenne vient d'annoncer par la voix de Christine Lagarde sa présidente, qu'elle modifiera les orientations sur l'évolution future de sa politique monétaire lors de sa prochaine réunion afin de refléter sa nouvelle stratégie et de montrer sa détermination à relancer l'inflation. La BCE s'est fixée jeudi dernier un nouvel objectif d'inflation symétrique de 2% à moyen terme, renonçant à la formule de "proche de, mais inférieur à 2%". "Compte tenu de la détermination dont nous devons faire preuve pour atteindre notre engagement, le pilotage des anticipations ("forward guidance") sera certainement réexaminé", a ainsi déclaré Christine Lagarde au cours d'interview à Bloomberg TV diffusée ce lundi. La prochaine réunion de politique monétaire de l'institution est prévue le 22 juillet.

VALEURS EN HAUSSE

* JC Decaux occupe la tête du palmarès sur le SBF120, à la faveur d'un bond de 7% à 25,4 euros. Le titre du numéro 1 mondial de la communication extérieure est dopé par une note de JP Morgan qui a rehaussé de 'neutre' à 'surperformance' sa recommandation sur la valeur tout en augmentant sa cible de 26 à 29 euros. Le marché est globalement très partagé sur le dossier puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 3 analystes sont 'positifs, 9 sont 'neutres' et 3 sont 'vendeurs'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 23,95 euros.

* AB Science (+22% à 10,3 euros) annonce avoir été informé par l'ANSM que ses mesures proposées afin de renforcer la sécurité des patients dans les essais du masitinib permettent d'envisager la reprise des inclusions dans ses trois études en cours, à savoir la phase 3 dans la mastocytose (AB15003), la phase 3 dans la sclérose latérale amyotrophique (AB19001) et la phase 2 dans le COVID (AB20001).

* Sanofi grimpe de 1,35% à 88,4 euros, alors que Jefferies a revalorisé le laboratoire de 110 à 120 euros avec un avis à l'achat. Parmi les autres avis de brokers, UBS avait auparavant réédité sa recommandation à l'achat sur le dossier en visant un cours de 101 euros et Oddo BHF avait ajusté son objectif de cours à 102 euros en restant à 'surperformer' après un T1 "extrêmement solide malgré une base de comparaison défavorable"...

VALEURS EN BAISSE

* Incotable pendant de longues minutes à l'ouverture compte tenu de l'important flux vendeur, Atos plonge de 17% à 43,8 euros, lourdement sanctionné après son avertissement sur résultats. Le groupe de services informatiques, qui a encore enregistré une décroissance organique de son chiffre d'affaires d'environ 1,5% au deuxième trimestre, en raison d'une "accélération du déclin des activités d'infrastructures classiques dans un contexte de migration plus forte vers le 'Cloud' post-COVID", anticipe désormais un chiffre d'affaires stable à taux de change constants sur l'ensemble de l'année alors qu'il prévoyait jusque-là sur une croissance de 3,5% à 4,0%. Compte tenu d'un taux de marge opérationnelle "plus faible qu'attendu" au premier semestre de l'année à environ 5,5% et du nouvel objectif de chiffre d'affaires pour 2021, Atos revoit son objectif de taux de marge opérationnelle annuel à environ 6,0% contre 9,4% à 9,8% précédemment. Point positif quand même, le management prévoit d'améliorer tous ses indicateurs financiers clés dès 2022 et maintient ses cibles à moyen-terme d'une croissance du chiffre d'affaires à taux de change constants de +5% à +7%, d'un taux de marge opérationnelle compris entre 11% et 12% et d'un taux de conversion en flux de trésorerie disponible d'au moins 60%.

* Vivendi cède 0,6% à 28 euros. L'actualité autour du groupe de divertissement est marquée par une note de Bryan Garnier qui a dégradé le dossier à 'neutre' et réduit sa cible de 31,5 à 29,3 euros. Le broker ne voit aucun risque de baisse du titre à court terme, en raison de l'IPO à venir d'UMG. Le risque de retour en arrière après la distribution d'UMG est toutefois significatif, mais le vaste programme de rachat d'actions devrait contribuer à soutenir le titre. Si le cours de l'action du reste de la société (post IPO d'UMG) venait à être sous pression, un scénario spéculatif impliquant une offre de rachat de la part de Bolloré ou un mouvement activiste n'est pas à exclure.

* Michelin reperd 1% à 135,7 euros, malgré la Deutsche Bank qui a porté son objectif de cours de 135 à 145 euros avec un avis à l'achat.

* Air France KLM (-2% sous les 4 euros) négocie la plus grosse commande d'avions de son histoire. Le groupe franco-néerlandais a entamé des négociations avec Airbus et Boeing pour acquérir jusqu'à 160 nouveaux monocouloirs. Dans un entretien accordé au quotidien néerlandais 'FD', Ben Smith, précise que ces appareils seront destinés à Transavia France, mais aussi à KLM et à la branche néerlandaise de Transavia. Le transporteur devrait sans doute choisir entre le 737 Max de Boeing, l'A220 et l'A320 d'Airbus. Ces avions court/moyen-courrier devraient notamment permettre d'assurer le développement de l'activité à bas-coûts du groupe pour laquelle Ben Smith a de grosses ambitions.

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !