Cotation du 18/04/2019 à 22h50 Dow Jones Industrial +0,42% 26 559,54
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Dow Jones et Nasdaq temporisent avant la Fed, malgré le retour des 'fusacqs'

Dow Jones et Nasdaq temporisent avant la Fed, malgré le retour des 'fusacqs'
Dow Jones et Nasdaq temporisent avant la Fed, malgré le retour des 'fusacqs'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine n'affiche pas de grande évolution avant bourse ce lundi. S&P500, Dow Jones et Nasdaq sont ainsi attendus solidairement stables en pré-séance, avant la réunion monétaire de la Fed.

Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, se replie de 0,2% à 96,4. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI progresse désormais de 0,2% à 59$ sur le Nymex, alors que le baril de Brent de la mer du Nord s'affiche en hausse de 0,3% à 67,4$.

'Fusacqs', le retour

Alors que l'actualité des résultats est désormais extrêmement réduite outre-Atlantique (Tilray, Steelcase et Overstock ce jour), après la vague des trimestriels, ce sont les fusions et acquisitions qui font leur retour et pourraient donc soutenir quelque peu les marchés. Le dossier Deutsche Bank / Commerzbank fait évidemment l'actualité en Europe, alors que le Britannique Worldpay fait pour sa part l'objet d'une offre de l'Américain FIS, basé à Jacksonville, en Floride.

La Fed attendue de pied ferme

Sur le front économique, l'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois de mars sera communiqué à 15h (consensus 63).

La Fed tient quant à elle demain et mercredi sa réunion de politique monétaire. Un statu quo est évidemment l'hypothèse la plus probable à l'issue de cette réunion FOMC (probabilité de 98,7% - selon l'outil FedWatch du CME Group - que le taux des fed funds demeure entre 2,25 et 2,50%).

Les opérateurs détailleront évidemment le communiqué monétaire de la Fed mercredi soir, ainsi que ses prévisions économiques ajustées. La conférence de presse de Jerome Powell sera également surveillée. Les investisseurs misent désormais sur une pause monétaire durable de la Banque centrale américaine, dans un contexte de moindre croissance économique. Les marchés voudront sans doute en savoir plus à propos du bilan de la Fed, dont la réduction équivaut à une hausse des taux.

Quelques doutes sur les négociations commerciales

Les nouvelles concernant les négociations commerciales sino-américaines sont quant à elles quelque peu mitigées. Le 'South China Morning Post', citant des sources, affirme que la réunion au sommet entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping pourrait être repoussée au mois de juin. Rappelons que cette réunion doit marquer la fin de l'affrontement commercial entre les deux superpuissances, après plusieurs mois de sanctions 'tarifaires' par prélèvements douaniers. Ainsi, selon le South China Morning Post, Washington et Pékin ne seraient pas en mesure de finaliser un accord en avril comme pressenti. Une réunion le mois prochain serait donc désormais bien moins probable.

Une source du quotidien de Hong Kong évoque donc plutôt une tenue du sommet en juin, ce qui ne serait après tout pas catastrophique - du moins dans l'hypothèse d'un accord global cohérent et applicable entre les deux pays... Le journal fait état pour l'heure d'une divergence au sein de l'administration Trump à propos de l'accord commercial avec la Chine.

Lyft en avance

La course entre Uber et Lyft ne se joue pas que sur les routes. Le numéro deux américain des VTC a pris les devants à Wall Street. Le groupe basé à San Francisco vient de dévoiler les détails de son introduction en bourse qui doit avoir lieu dans les prochains jours. Lyft offre 30,8 millions d'actions à un prix unitaire compris entre 62 et 68$. La société, qui espère ainsi lever jusqu'à 2,1 milliards de dollars, pourrait être valorisée 18,5 Mds$. De quoi en faire la plus importante IPO de l'année et la plus grosse dans le secteur technologique depuis Snap il y a deux ans.

Dans son document remis à la SEC, la société californienne avertit sur le fait que ses dépenses sont susceptibles d'augmenter et qu'elles pourraient continuer à nuire à sa rentabilité. Lyft enregistre depuis quelques années une croissance exponentielle. Ses revenus ont atteint 2,16 milliards de dollars en 2018 contre 343 M$ deux ans plus tôt. Cette croissance ne s'accompagne toutefois pas de résultats positifs puisque la société a essuyé une perte de 911 M$ l'an passé après un déficit de 688 M$ en 2017... Une fois coté, Lyft restera contrôlé par les cofondateurs Logan Green et John Zimmer qui disposeront d'actions à droits de vote multiples. Le titre sera coté sur le Nasdaq sous le symbole 'LYFT'. Les débuts d'Uber à Wall Street sont eux attendus le mois prochain... Une opération d'une toute autre envergure puisque le numéro un mondial des VTC pourrait être valorisé jusqu'à 120 milliards de dollars.

Fidelity National Information Services (FIS). Le groupe américain vient d'annoncer le rachat du prestataire londonien de services de paiement Worldpay dans le cadre d'une offre mixte valorisant la firme britannique 43 milliards de dollars, dette comprise. Dans le détail, FIS offre 0,9287 titre et 11$ par action Worldpay en numéraire. La nouvelle entité devrait dégager des revenus combinés d'environ 12,3 Mds$. Elle anticipe une croissance organique de 6% à 9% d'ici 2021, conjuguée à des synergies totales de 700 M$ au niveau de l'Ebitda, provenant de la combinaison des produits et des charges au cours des trois prochaines années.

À la clôture, les actionnaires de FIS détiendront environ 53% du capital de la nouvelle société, les actionnaires de Worldpay détenant le solde, soit environ 47%... La prime ressort à près de 14% sur la clôture de vendredi.

Boeing demeure sous surveillance, après le crash éthiopien du 737 MAX. Suite aux deux crashs survenus en Éthiopie dimanche dernier (Ethiopian Airlines) et en Indonésie (Lion Air) en octobre, Boeing va apporter des modifications logicielles dans une dizaine de jours à ses Boeing 737 MAX, selon des informations de presse publiées vendredi.

Plus précisément, le système anti-décrochage des Boeing 737 MAX, mis en cause dans l'accident du Lion Air, va être modifié d'ici une dizaine de jours, selon des sources citées par l'agence de presse 'AFP'. Le groupe n'a pas confirmé de date précise mais a indiqué qu'il espérait que l'Administration fédérale de l'aviation (FAA) américaine approuverait ses modifications "pas plus tard qu'en avril 2019", précisant avoir travaillé à ces modifications depuis l'accident d'octobre.

La flotte de B-737 Max, composée de 371 appareils, est désormais clouée au sol en attendant d'en savoir plus sur les raisons de ces accidents. Boeing a en outre suspendu les livraisons de l'appareil, mais n'a pas interrompu leur production. Les boîtes noires de l'appareil d'Ethiopian Airlines ont été transmises jeudi au Bureau enquête accident (BEA) à Paris pour y être analysées.

Les experts vont étudier si des causes communes ont pu être à l'origine des deux drames. Le crash du B-737 MAX de Lion Air avait été attribué à un défaut du capteur d'incidence, qui avait mené l'ordinateur de bord à faire piquer l'appareil vers le sol, sans que les pilotes puissent en reprendre le contrôle manuel.

General Motors. Le ton monte entre le constructeur automobile et Donald Trump. Le président américain a demandé à GM de changer d'avis concernant le site de Lordstown, Ohio, que le groupe a fermé. Le géant automobile a répondu que la question de l'avenir du site allait être tranchée entre GM et le syndicat United Auto Workers. "Je viens de parler à Mary Barra, CEO de General Motors, à propos de l'usine de Lordstown, Ohio. Je ne suis pas content qu'elle soit fermée alors que tout le reste dans notre Pays est en plein BOOM. Je lui ai demandé de la vendre ou de faire rapidement quelque chose", a indiqué Trump sur Twitter. L'usine employait plus de 1.600 personnes, à qui des opportunités sur les sites en croissance pourraient être proposées.

Eldorado Resorts et Caesars Entertainment auraient entamé des discussions en vue d'une fusion, croit savoir Reuters, citant des personnes familières de la question. Caesars fournit pour l'heure des informations financières confidentielles limitées à Eldorado, dans cette phase de due diligence précédant le rapprochement éventuel. Il n'y a pas encore de certitude qu'un accord soit conclu. Caesars a scellé un accord avec Carl Icahn ce mois, laissant à l'activiste trois sièges au conseil d'administration et lui offrant un droit de regard sur la sélection du prochain directeur général.

Marriott entend ouvrir plus de 1.700 hôtels dans le monde sur une période de trois ans, tout en reversant près de 11 milliards de dollars à ses actionnaires. Le groupe aux enseignes Ritz-Carlton et St. Regis veut augmenter ses capacités de 275.000 à 295.000 chambres. Le RevPAR est attendu en hausse de 1% à 3% par an sur la période 2019-2021. Marriott dit enfin tabler sur un bénéfice par action allant de 7,65 à 8,50$ d'ici 2021, contre 7,72$ de consensus. Le groupe veut restituer 1,9 à 2 Mds$ à ses actionnaires sous forme de dividendes sur la période et racheter pour 7,6 à 9 Mds$ de titres.

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