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Dow Jones et Nasdaq soutenus par les espoirs commerciaux, mais Lagarde casse l'ambiance

Dow Jones et Nasdaq soutenus par les espoirs commerciaux, mais Lagarde casse l'ambiance
Dow Jones et Nasdaq soutenus par les espoirs commerciaux, mais Lagarde casse l'ambiance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dow Jones et Nasdaq résistent ce lundi, soutenus par les espoirs commerciaux. Le DJIA se tasse très légèrement de 0,10% à 25.082 pts, alors que le Nasdaq avance de 0,21% à 7.314 pts. Le S&P500 grappille 0,06% à 2.709 pts, avec la reprise des négociations commerciales entre Washington et Pékin. L'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises représentatives, prend 0,4% à 97. Sur le Nymex, le baril de brut WTI corrige de 2,1% à 51,6$.

Reprise des négociations commerciales

La Chine fait le voeu que les négociations commerciales avec les Etats-Unis produisent "un bon résultat", a déclaré ce lundi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, citée par Reuters avant une nouvelle semaine de discussions. Les négociations ont repris ce jour à Pékin entre experts. Elles impliqueront jeudi et vendredi le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer. Le vice-Premier ministre chinois Liu He sera leur interlocuteur majeur.

Washington désire en particulier obtenir des concessions de la Chine en matière de respect de la propriété intellectuelle.

Une rencontre Xi - Trump pas exclue

De plus, Kellyanne Conway, conseillère senior à la Maison Blanche, a déclaré sur Fox News qu'une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping n'était pas exclue. "C'est possible. Il veut rencontrer le Président Xi très bientôt", a assuré Conway dans une interview. La conseillère s'est montrée par ailleurs optimiste concernant l'issue ultime des négociations commerciales. Interrogée sur la possibilité d'un proche accord entre les USA et la Chine, Conway a ainsi glissé : "Cela semble possible, absolument".

Risque de reprise du shutdown

Concernant les questions budgétaires cette fois, la menace plane d'une reprise du shutdown administratif (provisoirement levé durant trois semaines), en cas d'échec des négociations entre Républicains et Démocrates. Donald Trump maintient évidemment la pression pour obtenir le financement de son "mur" ou de sa barrière à la frontière avec le Mexique. Sur le réseau social Twitter hier, Trump a encore critiqué le comportement irrationnel des Démocrates, qui ne désirent pas donner de dollars "au Mur évidemment nécessaire", et ne veulent "même pas mettre en garde à vue les meurtriers"...

Les discussions entre Républicains et Démocrates sur le financement de la sécurité frontalière ont achoppé sur la question de la politique de détention des immigrants et stagneraient depuis lors. L'hypothèse d'une nouvelle fermeture gouvernementale serait donc plausible, dans ce contexte de blocage des pourparlers.

En l'absence de compromis sur la sécurité à la frontière avec le Mexique avant le 15 février, une reprise du shutdown serait possible.

Sur le front économique aux États-Unis ce lundi, aucune statistique n'est programmée. Le rapport JOLTS du Département américain au travail, concernant les ouvertures de postes pour le mois de décembre, sera communiqué quant à lui demain à 16h.

Christine Lagarde craint le pire pour l'économie

La dirigeante du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, n'y est pas allée de main morte ce week-end, à l'occasion d'un déplacement au World Government Summit de Dubaï - sommet sur la gouvernance réunissant de nombreux décideurs.

Vers une tempête économique mondiale ?

Elle a prévenu du risque d'une "tempête économique mondiale" susceptible d'être déclenchée par un simple 'éclair'. En vrac, Lagarde s'alarme de l'endettement de certaines nations et des perspectives économiques moroses, mais aussi, bien évidemment, de la redoutée guerre commerciale sino-américaine et de l'augmentation des droits de douane. Baisse des recettes et creusement ou diminution trop lente des déficits fragilisent les finances des nations, malgré des réformes parfois importantes en termes de dépenses et de recettes. "Quand il y a trop de nuages, il suffit d'un éclair pour déclencher la tempête", a lancé la patronne du FMI, exhortant les gouvernements à se préparer au choc.

Quatre (gros) nuages

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, a précisé hier dimanche que l'expansion économique mondiale était plus lente qu'attendu. Elle a même alerté à propos de l'éventualité d'une tempête économique mondiale. Elle a dénombré 'quatre nuages' pesant sur le monde, à savoir les tensions commerciales, le Brexit, le resserrement des taux et le ralentissement économique chinois. La directrice du FMI avoue n'avoir "aucune idée de ce que cela va donner", mais assure que l'impact est déjà tangible sur le commerce, les taux d'emprunt et les marchés. Pire, la remontée des taux se produit alors que les Etats, les ménages et les entreprises affichent déjà de lourds fardeaux d'endettement. Lagarde juge que l'affrontement commercial entre Washington et Pékin, en particulier, pèse déjà notablement sur l'économie mondiale.

Le Fonds monétaire international avait révisé le mois dernier en baisse ses estimations relatives à la croissance mondiale pour l'année 2019, de 3,7% à 3,5%, du fait notamment de cette montée du protectionnisme et donc bien évidemment, des tensions entre la Chine et les USA.

Du côté des publications financières trimestrielles, Aurora Cannabis, CNA Financial, Diamond Offshore, Loews et Restaurant Brands, ont publié avant bourse ce jour.

Activision Blizzard, Akamai, Groupon et TripAdvisor, annonceront quant à eux demain soir, mais l'intensité du rythme des publications financières diminue grandement outre-Atlantique, l'essentiel de la 'saison' étant passé.

Tesla rebondit à Wall Street, s'adjugeant 3% après une note de Canaccord Genuity, qui vient de rehausser sa recommandation sur la valeur, jugeant sous-évaluée sa pénétration du marché de l'automobile électrique. Canaccord revoit son conseil de 'conserver' à 'acheter' sur la valeur du concepteur californien de voitures électriques. L'objectif de cours passe quant à lui de 330 à 450$. Le broker ne s'inquiète pas outre mesure d'une conversion à venir d'émission obligataire, et relève la solidité désormais affichée par le cash flow opérationnel du groupe d'Elon Musk - qui dispose d'ailleurs d'une position de cash voisine de 3,7 milliards de dollars.

"Nous pensons que les deux derniers trimestres et les prévisions récentes pour le premier trimestre ont éliminé les importantes inquiétudes portant sur la capacité de production et la rentabilité du Model 3, véhicule critique. Nous prévoyons donc une année 2019 plus stable avec beaucoup moins d'inquiétudes pour les investisseurs", analyse le spécialiste du broker, Jed Dorsheimer, qui perçoit les récentes baisses de prix comme une preuve supplémentaire que les réductions de coûts et le redimensionnement entrepris par la société entraînent une avancée concrète vers l'objectif ultime d'un Model 3 abordable à 35.000$.

Apple (stable) résiste à Wall Street, après un rapport faisant état de pertes de part de marché du groupe à la pomme en Chine dans les smartphones. Ainsi, les livraisons chinoises du groupe de Cupertino ont chuté d'environ 20% sur le quatrième trimestre, ce qui représente deux fois le rythme global de déclin du marché local sur la période. Le concepteur de l'iPhone souffrirait donc sur le marché chinois, désormais premier marché mondial pour les appareils mobiles. Le groupe ferait face à une rude concurrence locale, en particulier celle du géant Huawei Technologies. Maigre consolation, les livraisons du Chinois Xiaomi Corp. auraient quant à elles décroché encore plus, abandonnant 35% !

Selon la firme de recherche IDC, le marché domestique des smartphones aurait reculé de 9,7% en Chine au quatrième trimestre, mais Apple aurait décliné deux fois plus rapidement. Le ralentissement économique et l'allongement des temps de remplacement pèseraient. De plus, le positionnement d'Apple en matière de prix nuirait aux ventes du colosse américain.

Meredith (-1%), conglomérat de médias américain basé à Des Moines dans l'Iowa, vient de présenter ses résultats du second trimestre fiscal. Les profits sont de 18,6 M$, contre 159,4 M$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,53$, contre 1,14$ un an plus tôt. Les revenus grimpent à 853 M$, contre 418 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,37$, pour des revenus de 863 M$. Sur l'exercice fiscal, le groupe vise des revenus compris entre 3 et 3,2 Mds$, pour un bpa logé entre 2,78 et 3,20$.

Loews (-6%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 165 M$ (0,53$ par action), contre un bénéfice de 481 M$ (1,43$ par action) un an plus tôt. Les revenus baissent de 7,5% à 3,29 Mds$.

Ingersoll-Rand (stable), conglomérat spécialisé dans le chauffage, la ventilation ou encore la climatisation, a annoncé sa volonté de racheter Precision Flow Systems auprès de fonds dirigés par Carlyle Group et Partners Advisors L.P. Le prix de la transaction s'élève à 1,45 milliard de dollars. Precision Flow Systems, acteur dans les systèmes de gestion des fluides, a enregistré des ventes de 400 M$ en 2018 et emploie environ 1.000 personnes.

Morgan Stanley (-1%) a annoncé un accord pour le rachat de Solium Capital, société de logiciels software-as-a-service (SaaS) basée à Calgary, en Alberta, au Canada. Le prix de l'opération s'élève à 1,1 Md$ canadiens, soit environ 900 M$ US. L'opération devrait être finalisée au second trimestre 2019.

Cisco Systems (stable) publiera mercredi 13 février ses résultats du second trimestre fiscal. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,72$, pour des revenus de 12,4 Mds$. Un an avant, sur la même période, le géant américain de l'informatique avait enregistré un bénéfice par action de 0,63$, pour des revenus de 11,9 Mds$. Lors de la publication des comptes du premier trimestre fiscal, le groupe avait annoncé viser, sur le T2 fiscal, un bpa compris entre 0,71 et 0,73$, pour des revenus en croissance de 5 à 7%.

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