Cotation du 21/03/2019 à 21h57 Dow Jones Industrial +0,84% 25 962,51
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Dow Jones et Nasdaq plombés par la crainte d'un ralentissement mondial

Dow Jones et Nasdaq plombés par la crainte d'un ralentissement mondial
Dow Jones et Nasdaq plombés par la crainte d'un ralentissement mondial
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La tendance est nettement baissière pour l'heure à Wall Street ce jeudi, puisque l'indice large S&P500 abandonne désormais 0,5% à 2.718 pts. Le Nasdaq affiche un recul plus prononcé encore, rendant 0,83% à 7.314 pts. Le Dow Jones régresse enfin de 0,55% à 25.250 pts. En cause surtout, le retour des craintes de ralentissement économique global, alors que la Commission européenne vient d'abaisser ses prévisions de croissance à deux ans, et que la Banque d'Angleterre vient également de réduire ses ambitions. Il n'en fallait pas plus pour raviver les inquiétudes des marchés, qui n'ont par ailleurs guère été enthousiasmés par les quelques commentaires du président de la Fed Jerome Powell hier soir. La fusion bancaire géante entre BB&T et SunTrust ne parvient pas quant à elle à soutenir les indices.

Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, se stabilise à 96,4. Sur le Nymex, le baril de brut WTI perd 1,6% à 53,1$, malgré une réduction estimée de 400.000 baril / jour de la production de l'Arabie saoudite en janvier.

L'Europe ralentit nettement

L'activité économique européenne a ralenti au second semestre de l'an dernier, la croissance du commerce mondial ayant fléchi, des incertitudes ayant érodé la confiance et la production dans certains États membres ayant pâti de facteurs nationaux temporaires, tels que des arrêts de production dans le secteur automobile, des tensions sociales et des incertitudes en matière de politique budgétaire. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) aurait par conséquent reculé pour s'établir, dans la zone euro comme dans l'ensemble de l'Union européenne, à 1,9% en 2018, contre 2,4% en 2017 (prévisions d'automne: 2,1% pour l'UE à 28 et pour la zone euro). La CE s'attend à 1,3% de progression du PIB en 2019, contre 1,9% auparavant anticipé. Pour 2020, elle prévoit une croissance de 1,6% dans la zone euro contre 1,7% précédemment. La CE a également révisé en baisse ses prévisions d'inflation de 1,8% à 1,4% pour cette année et de 1,6% à 1,5% pour 2020, contre 1,7% (révisé de 1,8%) en 2018.

"La dynamique économique est restée atone en ce début d'année, mais les fondamentaux restent solides", commente la Commission. "La croissance économique va se poursuivre, mais de manière moins soutenue". L'économie européenne devrait continuer de bénéficier d'une amélioration de la situation du marché du travail, de conditions de financement favorables et d'une orientation légèrement expansionniste des politiques budgétaires.

Parmi les grands États membres, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont fait l'objet d'un abaissement marqué des prévisions de croissance pour 2019.

La BoE redouble de prudence

L'économie britannique risque par ailleurs d'afficher cette année son pire taux de croissance en 10 ans du fait du Brexit, ainsi que du ralentissement mondial. C'est du moins ce que craint la Banque d'Angleterre (BoE), qui vient aujourd'hui de laisser comme attendu sa politique monétaire inchangée. La banque a ainsi réduit ses estimations de croissance pour la Grande-Bretagne cette année à 1,2%, contre 1,7% auparavant évalué au mois de novembre. Notons que la Banque d'Angleterre a comme pressenti conservé son taux directeur à 0,75%, décision prise à l'unanimité par le comité.

Powell inexistant ?

A l'occasion d'un événement hier soir organisé pour les enseignants à Washington, le président de la Fed Jerome Powell a réaffirmé sa confiance dans l'économie américaine, jugée "en bon état". Le leader de la Fed s'est par ailleurs félicité du bas niveau du chômage américain, durant sa brève intervention de la veille. "A ce stade, le chômage est bas, les prix sont proches des 2% d'inflation, donc nous sommes dans une bonne situation".

Confiance de rigueur malgré les 'risques'

Randal Quarles, vice-président de la Fed pour la supervision bancaire, qui est quant à lui intervenu hier à New York, a offert un discours comparable, optimiste concernant l'économie américaine. "Les perspectives restent très solides", a ainsi assuré ce responsable, constatant l'extrême solidité du marché du travail, dans un contexte d'inflation contenue. Quarles indique toutefois qu'il restera attentif aux risques globaux.

Rappelons que Jerome Powell a nettement assoupli son discours ces derniers mois, face aux pressions constantes du président américain Donald Trump. Powell clame toujours son indépendance, mais force est de constater qu'il a franchement revu ses positions sur le plan monétaire, au point que les marchés n'attendent d'ailleurs plus de nouveau durcissement monétaire cette année. Le taux des 'fed funds' est attendu ainsi stable dans une fourchette de 2,25 à 2,5%.

Posture attentiste

La prochaine décision monétaire interviendra le 20 mars 2019. La probabilité d'un statu quo est de près de 99%, selon l'outil FedWatch du CME Group. Pour la dernière réunion monétaire de l'année, qui se tiendra les 10 et 11 décembre, ce même outil fait ressortir une probabilité de 83,5% que les taux restent stables dans leur actuelle fourchette. La probabilité de taux... réduits d'un quart de point entre 2 et 2,25% d'ici le 11 décembre 2019 serait même de 10,7% ! Enfin, la probabilité d'une hausse d'un quart de point à cette date ne serait que de 5,4%.

Pause utile ?

Plusieurs responsables de la Fed (Robert Kaplan de la Fed de Dallas, James Bullard de la Fed de St. Louis, ainsi que le vice-président Richard Clarida) s'expriment par ailleurs aujourd'hui. Kaplan vient d'intervenir, et soutient lui aussi une pause monétaire de la Fed. "Nous serions bien servis et le pays serait bien servi si nous faisions une pause et restions patients pendant un certain nombre de mois et que nous demeurions en quelque sorte à l'écart", a résumé ce responsable.

Chiffres mitigés de l'emploi américain

Dans l'actualité économique aux Etats-Unis ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 2 février sont ressorties au nombre de 234.000, contre un consensus de 223.000 et un niveau de 253.000 une semaine avant. Les inscriptions reculent certes nettement, mais elles demeurent donc supérieures aux attentes.

Côté résultats, enfin, Fiat Chrysler, IntercontinentalExchange, Kellogg, Snap Inc., T-Mobile US, Twitter ou Yum! Brands, ont publié notamment avant bourse ce jour. Expedia, IAC, Motorola Solutions, News Corp. ou Western Union, annonceront après bourse ce soir.

BB&T et SunTrust viennent d'annoncer ce jeudi un projet de fusion de 66 milliards de dollars qui donnerait naissance à l'une des toutes premières banques américaines. Le rapprochement s'opèrerait par échange d'actions, les actionnaires actuels de BB&T détenant au final 57% des parts du nouvel ensemble, contre 43% pour ceux de SunTrust. La réaction à Wall Street est pour l'heure assez positive, BB&T grimpant de 2%, contre une progression de 8% de SunTrust Banks en début de séance... Actuellement, SunTrust pèse un peu plus de 28 milliards de dollars et BB&T 38 milliards à Wall Street.

Ce mariage prend la forme d'une acquisition de la firme d'Atlanta SunTrust par BB&T pour 28 milliards de dollars en actions. L'entité combinée afficherait environ 442 milliards de dollars d'actifs, 301 milliards de dollars de prêts et 324 milliards de dollars de dépôts. L'établissement entrerait dans le 'top six' des grandes banques américaines, après ce 'deal' valorisé 66 milliards. Les actionnaires de SunTrust recevraient 1,295 action BB&T pour chaque titre détenu. Les deux groupes en attendent des économies de coûts d'environ 1,6 milliard de dollars d'ici 2022.

GoPro (+2%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 32 M$ (0,22$ par action), contre une perte de 56 M$ (0,41$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,30$, contre une perte par action de 0,30$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 377 M$, contre 335 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,26$, pour des revenus de 374 M$. Le groupe anticipe croissance et rentabilité en 2019.

Zynga (+6%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 559 K$, contre 10,2 M$ un an avant. Le bénéfice par action est ainsi proche de 0, contre 0,01$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 248,7 M$, contre 233,3 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel nul, pour des revenus de 244 M$. Les réservations progressent de 19% en glissement annuel, à 267 M$, contre 260 M$ de consensus. Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus de 240 M$ pour une perte nette de 59 M$.

Match Group (+9%) a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Les profits s'élèvent à 116 M$ (0,39$ par action), contre une perte de 9 M$ (0,03$ par action) un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 0,43$. Les revenus s'élèvent à 457 M$, contre 379 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,39$, pour des revenus de 448 M$.

Metlife (-4%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Le résultat net s'affiche à 2,01 Mds$ (2,04$ par action), contre 2,27 Mds$ (2,14$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,35$, contre 0,64$ un an plus tôt. Les revenus sont de 15,66 Mds$, contre 15,84 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,27$, pour des revenus de 15,9 Mds$.

Marvell Technology (-3%) a annoncé viser désormais des revenus du quatrième trimestre entre 735 et 745 M$, contre une précédente fourchette de 790/830 M$. Le consensus de place est logé à 810 M$. Le groupe évoque une baisse de la demande pour certains produits en raison notamment d'un environnement macroéconomique incertain. Cette faiblesse de la demande constatée au quatrième trimestre devrait, selon Marvell, se poursuivre sur le premier trimestre du nouvel exercice. Les résultats trimestriels seront publiés le 7 mars prochain.

Prudential Financial (-2%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 842 M$ (1,99$ par action), contre 3,77 Mds$ (8,61$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 2,44$, contre 2,69$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,78$.

Twitter (-9%) a présenté ses résultats du premier trimestre. Les revenus sont de 908,8 M$, contre 731,6 M$ un an avant. Les bénéfices s'élèvent à 255,3 M$ (0,33$ par action), contre 91,1 M$ un an plus tôt. En non-GAAP, le bpa ressort à 0,31$, contre 0,19$ un an avant. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,25$, pour des revenus de 869 M$. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens se monte à 126 millions, en croissance de 9% en glissement annuel. Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus de 715-775 M$, pour un résultat opérationnel logé entre 5 et 35 M$... Le titre corrige assez lourdement sur un marché exigeant.

Tapestry (-17%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal. Les profits s'élèvent à 254,8 M$ (0,88$ par action), contre 63,2 M$ (0,22$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,07$. Les ventes montent de près de 1% à 1,80 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,11$, pour des ventes de 1,9 Md$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 2,55 et 2,60$, contre 2,78$ de consensus.

Yum! Brands (-1%) a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 334 M$ (1,04$ par action), contre 436 M$ (1,26$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,40$, contre 0,96$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 1,56 Md$, contre 1,58 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,96$, pour des revenus de 1,59 Md$. Les ventes à comparable sont en croissance de 3% (+3% pour KFC, stables pour Pizza Hut, et +6% pour Taco Bell).

Cardinal Health (+7%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal. Le résultat net ressort à 280 M$ (0,93$ par action), contre 1,1 Md$ (3,33$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 1,29$, en baisse de 15%. Les revenus s'élèvent à 37,7 Mds$, contre 35,2 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,09$, pour des revenus de 36 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa plus ambitieux, compris entre 4,97 et 5,17$.

Marathon Petroleum (-3%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits s'affichent à 951 M$ (1,35$ par action), contre 2,02 Mds$ (4,09$ par action) un an avant. Les revenus montent de 52% à 32,54 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,81$, pour des revenus de 34 Mds$.

T-Mobile US (+2%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 640 M$ (0,75$ par action), contre 2,71 Mds$ (3,11$ par action) un an avant. Les revenus montent de 6% à 11,45 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,69$, pour des revenus de 11,4 Mds$.

Fiat Chrysler (-12%). Le constructeur américano-italien a dévoilé des résultats 2018 en progression, mais la prévision d'un bénéfice opérationnel 2019 inférieur aux attentes a provoqué un plongeon du titre. Le numéro sept mondial du secteur a dit anticiper pour cette année un résultat opérationnel de plus de 6,7 milliards d'euros, hors l'équipementier Magneti Marelli dont la cession annoncée en octobre devrait être finalisée au deuxième trimestre, contre un consensus d'environ 7,3 MdsE. Le free cash-flow industriel est par ailleurs anticipé à 1,5 MdE contre 4,4 MdsE en 2018.

Tyson Foods (-2%) a annoncé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les profits sont de 552 M$ (1,50$ par action), contre 1,63 Md$ (4,40$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,58$. Les revenus s'affichent à 10,19 Mds$, contre 10,23 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Le consensus était de 1,56$ de bpa pour 10,3 Mds$ de revenus. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus d'environ 43 Mds$, pour un bpa logé entre 5,75 et 6,10$.

Kellogg (-5%) a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Le groupe affiche une perte de 84 M$ (0,24$ par action), contre un bénéfice de 417 M$ (1,20$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,91$, contre 0,93$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes montent de 4,2% à 3,32 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,88$, pour des ventes de 3,3 Mds$.

Philip Morris International (+2%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le bénéfice par action ressort à 1,23$, contre 0,44$ un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 1,25$, contre 1,32$ un an plus tôt. Les revenus baissent de 9,6% à 7,5 Mds$. Les analyses anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,17$, pour des revenus de 7,4 Mds$.

Intercontinental Exchange (-3%), maison-mère du NYSE, a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus progressent à 1,68 Md$, contre 1,44 Md$ un an plus tôt. Les profits s'affichent à 611 M$, contre 1,23 Md$. Le bénéfice par action ressort à 1,07$, contre 2,09$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 0,94$, en croissance de 25%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,92$, pour des revenus de 1,3 Md$. Le groupe vise des revenus 2019 allant de 2,19 à 2,24 Mds$,

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