Cotation du 25/04/2019 à 22h50 Dow Jones Industrial -0,51% 26 462,08
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Dow Jones et Nasdaq dopés par les espoirs commerciaux et budgétaires

Dow Jones et Nasdaq dopés par les espoirs commerciaux et budgétaires
Dow Jones et Nasdaq dopés par les espoirs commerciaux et budgétaires
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est orientée en vive progression pour terminer la semaine, toujours soutenue par les espoirs commerciaux et budgétaires. Le S&P500 est orienté en hausse de près de 1% à 2.773 pts, alors que le Nasdaq prend 0,5% à 7.463 pts. Le Dow Jones s'accorde 0,91% à 25.775 pts... Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, grimpe de 0,2% à 97,2. Sur le Nymex, le baril de brut WTI s'adjuge 1,6% à 55,3$.

Trump va employer les grands moyens

Donald Trump a décidé de signer le compromis budgétaire bipartisan relatif au financement de la sécurité aux frontières des Etats-Unis, un texte que le Congrès américain a adopté hier jeudi afin d'éviter un nouveau 'shutdown'. Le président américain accepte donc de valider le texte, qui n'intègre pourtant pas les 5,7 milliards de dollars exigés pour la construction d'un mur (ou d'une barrière) à la frontière avec le Mexique. Trump ne veut pas d'un nouveau blocage administratif partiel, après un précédent 'shutdown' record de 35 jours, mais il va utiliser un moyen radical pour financer en totalité son 'mur'.

Urgence nationale

L'intraitable et obstiné Trump a déclaré l''urgence nationale' pour financer son mur. D'après Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, le président américain entend ainsi tenir sa promesse en déclarant cette urgence nationale. "Le président Trump signera le projet de loi de financement du gouvernement et, comme il l'a déjà indiqué, il prendra également d'autres mesures, y compris une urgence nationale, pour faire cesser la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière", a ainsi lancé la porte-parole de la Maison Blanche. "Le président tient à nouveau sa promesse de construire le mur, de protéger la frontière et de sécuriser notre grand pays".

"Les personnes qui auraient dû intervenir ne sont pas intervenues... Cela aurait été facile", a déclaré le président Trump ce jour, déclarant cette "urgence nationale" pour financer le mur à la frontière avec le Mexique, et estimant qu'il aurait été "formidable de le faire plus tôt".

Le chef (républicain) de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré de son côté qu'il entendait "soutenir la déclaration d'urgence nationale".

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a averti qu'une déclaration d'urgence nationale pourrait créer un précédent, de telle manière qu'un président démocrate pourrait ensuite prendre des mesures similaires sur un sujet tel que la violence par les armes. Elle affirme que les Démocrates étudieront leurs options juridiques, si Trump choisit une telle solution pour passer en force. "Nous examinerons nos options", a-t-elle déclaré. "Il est important de noter que lorsque le président déclare cette urgence, tout d'abord, il ne s'agit pas d'une urgence. Ce qui se passe à la frontière est un défi humanitaire pour nous".

Trump fidèle à lui-même

La Chambre américaine des représentants a approuvé hier soir le compromis sur la sécurité aux frontières, issu des négociations entre parlementaires républicains et démocrates. Le Sénat américain avait déjà validé le texte à une large majorité. Le projet de loi n'accorde pas au président Trump sa demande de financement de 5,7 milliards de dollars pour la construction du mur à la frontière avec le Mexique, mais il aurait le mérite d'éviter un nouveau blocage administratif partiel en finançant jusqu'à la fin du mois de septembre les agences fédérales menacées d'un retour au 'shutdown'. Mécontent de l'accord bipartisan trouvé en début de semaine par les négociateurs républicains et démocrates, Trump accepte tout de même de le signer, mais comblera donc le manque pour arriver à ses 5,7 Mds$ en utilisant l'urgence nationale.

Les négociations commerciales se poursuivront à Washington

Le dernier volet des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine a pris fin ce jour à Pékin, les pourparlers devant reprendre, à Washington cette fois, dès la semaine prochaine. Le président chinois Xi Jinping a même rencontré ce jour le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, ainsi que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. Les discussions semblent s'être bien déroulées dans l'ensemble, mais certaines pierres d'achoppement subsisteraient.

Progrès constatés

Xi a confirmé que les échanges allaient donc se poursuivre aux États-Unis la semaine prochaine, tout en relevant les "importants progrès" récents. Mnuchin a évoqué pour sa part deux jours de réunions 'productives', sans toutefois détailler sa pensée. Lighthizer, lui, s'est montré prudent, faisant cependant état d'avancées sur des questions jugées 'très importantes' et 'difficiles'.

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, très active ces derniers jours, a affirmé que les deux superpuissances allaient poursuivre leur travail sur toutes les questions en suspens. "Ces discussions détaillées et intensives ont mené à des progrès entre les deux parties", a remarqué la porte-parole à propos des récents échanges. Les deux pays se seraient concentrés cette semaine sur les questions technologiques et de droits de propriété intellectuelle, les services, l'agriculture, les barrières non-tarifaires ou encore les devises. Sanders précise également que la Chine et les USA ont discuté de potentiels achats de biens et de services américains par Pékin, afin de réduire le "large et persistant" déficit commercial des Etats-Unis avec son 'partenaire'.

Un accord enfin envisageable ?

L'agence chinoise 'Xinhua' a affirmé également ce jour que les USA et la Chine étaient parvenus à s'entendre sur certaines questions essentielles durant les négociations. Une discussion approfondie aurait même eu lieu à propos d'un protocole d'accord global concernant les questions économiques et commerciales.

Une source de l'agence Reuters nuance toutefois le propos, précisant qu'il y aurait encore beaucoup de distance entre les parties sur les questions structurelles et concernant l'application de l'accord éventuel.

Trump prêt à prolonger la trêve si nécessaire

Donald Trump envisagerait pour sa part de repousser de 60 jours la date-butoir du 1er mars pour l'augmentation des tarifs douaniers appliqués aux importations chinoises, a affirmé hier l'agence Bloomberg, citant des sources anonymes. Il s'agirait bien évidemment de se donner plus de temps pour peaufiner un accord commercial exhaustif. Trump a également confié avant-hier aux journalistes que les négociations progressaient "très bien".

En revanche, notons tout de même que l'éditeur en chef du 'Global Times' chinois, Hu Xijin, citant une source proche des discussions, a estimé sur Twitter que les spéculations relatives à cette extension étaient "inexactes". Reuters croit savoir pour sa part que la Maison Blanche serait "furieuse" de ces rumeurs.

Donald Trump, désireux sans doute de calmer les marchés financiers, a adouci le ton cette semaine. Le président américain a affirmé mardi qu'en cas de progrès notables dans les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, il pourrait accorder un petit délai supplémentaire, au delà du 1er mars, avant de relever les droits de douane sur les produits chinois.

Rappelons que les USA entendaient jusqu'alors relever ensuite - en l'absence d'accord le 1er mars à minuit - de 10 à 25% les droits de douane imposés sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés. "Si nous sommes proches d'un accord (...) je me vois bien donner du mou pendant un temps", a déclaré Donald Trump à des journalistes lors d'une réunion de membres de son cabinet, tout en soulignant qu'il préférerait ne pas avoir à le faire.

Solide 'Empire State'

L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de New York, dit 'Empire State', a dépassé les attentes pour le mois de février 2019, ressortant à 8,8 contre un consensus de 7,6. Il était de 3,9 un mois avant, et signale donc une belle accélération de l'expansion.

Repli des prix à l'import

Les prix US à l'import et à l'export du mois de janvier 2019 viennent également d'être publiés. Les prix à l'import ont régressé de 0,5% en comparaison du mois antérieur, alors que les prix à l'export ont décliné de 0,6%. Le consensus était celui d'une stabilité concernant les prix à l'import, et d'une hausse de 0,1% pour les prix à l'export. En glissement annuel, les prix à l'import ont corrigé de 1,7%, alors que les prix à l'export se sont affichés en retrait de 0,2%.

La production américaine flanche

Après une déception majeure hier concernant les ventes de détail aux États-Unis pour le mois de décembre 2018 (-1,2% en comparaison du mois antérieur et -1,4% hors automobile et essence), les opérateurs prennent aujourd'hui connaissance de chiffres sans relief de la production industrielle pour le mois de janvier 2019... La production a reculé de 0,6% par rapport au mois antérieur, contre un consensus de +0,1% et après une augmentation de 0,1% sur le mois de décembre. La production manufacturière du mois de janvier a chuté de 0,9% en comparaison du mois précédent, contre +0,1% de consensus et +0,8% pour la lecture révisée du mois de décembre 2018. Enfin, le taux d'utilisation des capacités de production pour le mois de janvier s'est élevé à 78,2%, contre 78,8% de consensus et 78,8% un mois plus tôt.

Mais la confiance demeure

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains pour le mois de février 2019, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti à 95,5, contre un consensus de place de 93 et un niveau de 91,2 pour sa lecture antérieure.

Amazon (stable). En novembre dernier, Amazon annonçait en grande pompe son intention de construire deux nouveaux sièges en Virginie du Nord et à New York (Long Island City - Queens). Mais trois mois plus tard, le géant américain du commerce en ligne a annoncé jeudi qu'il renonçait au deuxième site, celui de New York, en raison de l'opposition exprimée par nombre de responsables locaux aux modalités financières du projet.

Dans un communiqué, le groupe basé à Seattle a précisé qu'il n'entendait pas "à ce stade" chercher un nouveau site pour ce siège même si, avant sa décision du 13 novembre, plus de 200 villes d'Amérique du Nord lui avaient envoyé des dossiers de candidature.

Le groupe a confirmé en revanche qu'il construirait le nouveau siège prévu à Arlington, en Virginie du Nord, ainsi que sa nouvelle plate-forme opérationnelle pour la côte Est des Etats-Unis, à Nashville dans le Tennessee.

PepsiCo (+2%) a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 6,85 Mds$ (4,83$ par action), contre une perte de 710 M$ (0,50$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,49$. Les revenus sont stables à 19,52 Mds$. Les ventes organiques sont en croissance de 4,6%. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,49$, pour des revenus de 19,5 Mds$. Sur 2019, le groupe vise des ventes organiques en hausse de 4% (contre +3,7% en 2018), pour un bpa de 5,50$ (contre 5,66$ en 2018).

Moody's (+4%) a annoncé ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 250 M$ (1,29$ par action), contre 25,5 M$ (0,13$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 1,63$, contre 1,51$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus baissent de 9% à 1,06 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,67$, pour des revenus de 1,1 Md$. Les revenus de Moody's Investors Service (activité de notation du crédit obligataire) reculent de 18% à 595 M$. Sur 2019, le groupe vise un bpa compris entre 7,85 et 8,10$, contre 7,39$ en 2018. Le groupe a annoncé par ailleurs une hausse de 14% de son dividende trimestriel, ainsi qu'une augmentation, de l'ordre de 500 M$, de ses rachats d'actions.

Newell Brands (-18% !) a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 208 M$ (0,46$ par action), contre 1,65 Md$ (3,38$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,71$. Les ventes baissent de 6% à 2,3 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,67$, pour des ventes de 2,4 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 1,50 et 1,65$ (contre 1,9$ de consensus), pour des ventes entre 8,2 et 8,4 Mds$ (contre 8,8 Mds$ de consensus).

Deere (-1%) a dévoilé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 498 M$ (1,54$ par action), contre une perte de 535 M$ (1,66$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,54$, contre 1,35$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes s'élèvent à 6,94 Mds$, contre 5,97 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,76$, pour des revenus de 6,8 Mds$. Sur l'exercice, le groupe anticipe toujours des ventes en hausse de 7%, pour un résultat net de 3,6 Mds$.

XPO Logistics (-17% !) a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus s'élèvent à 4,39 Mds$, contre 4,19 Mds$ un an plus tôt. Les bénéfices s'affichent à 84 M$ (0,62$ par action), contre 189 M$ (1,42$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,72$, contre 0,45$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,84$, pour des revenus de 4,5 Mds$. Sur 2019, le groupe vise des revenus en hausse de 3 à 5% (+4/6% en base organique), contre 17,28 Mds$ en 2018.

CBS (+3%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 561 M$ (1,49$ par action), contre une perte de 41 M$ (0,10$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,50$. Les revenus s'élèvent à 4,02 Mds$, contre 3,92 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,53$, pour des revenus de 4,1 Mds$. Sur 2019, les revenus grimpent de 6% à 14,5 Mds$. Le résultat net annuel est quant à lui de 1,96 Md$, contre 357 M$ en 2017.

Applied Materials (-4%) a présenté ses comptes du premier trimestre fiscal. Les profits sont de 771 M$ (0,80$ par action), contre 165 M$ (0,15$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bpa ressort à 0,81$, contre 1,08$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes s'élèvent à 3,75 Mds$, contre 4,21 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,79$, pour des revenus de 3,7 Mds$. Sur le T2 fiscal, le groupe vise un bpa compris entre 0,62 et 0,70$, pour des revenus entre 3,33 et 3,63 Mds$.

Nvidia (+3%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 567 M$ (0,92$ par action), contre 1,12 Md$ (1,78$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,80$, contre 1,72$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 2,21 Mds$, contre 2,91 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,91$, pour des revenus de 2,3 Mds$. Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus d'environ 2,20 Mds$ (plus ou moins 2%), contre 2,3 Mds$ de consensus. Pour 2019, Nvidia anticipe des revenus stables ou en légère baisse par rapport à 2018.

Berkshire Hathaway (+1%), la firme d'investissement du légendaire oracle d'Omaha, Warren Buffett s'est renforcée sur les secteurs financiers et en particulier sur le compartiment bancaire, tout en réduisant dans le même temps sa participation sur le dossier du géant californien de Cupertino, Apple. Durant le dernier trimestre de l'année 2018, Berkshire a légèrement allégé sa position sur Apple, de 1% environ, sans doute quelque peu refroidi par les craintes de ralentissement de la demande.

Berkshire Hathaway s'est offert également une position sur le dossier Red Hat au quatrième trimestre (4,2 millions de titres pour 733 M$), mais il n'est pas évident de savoir si cette pose à été construite avant ou après l'OPA d'IBM de 34 milliards de dollars sur le géant open source.

Apple (stable)... A fin décembre, d'après les déclarations de Berkshire à la Securities and Exchange Commission, gendarme boursier et financier américain, Berkshire a vendu 2,89 millions de titres Apple, réduisant sa position sur le concepteur de l'iPhone à 249,6 millions de titres, pour un montant global de 39,4 milliards de dollars. Cette participation compte pour 21,5% du portefeuille de Berkshire, contre 25,8% un trimestre auparavant.

Oracle (stable). Enfin, Berkshire Hathaway a cédé... la totalité de sa participation sur le dossier du géant américain des logiciels d'entreprises, Oracle, ce qui représente la vente de plus de 41 millions de titres et environ 2 milliards de dollars.

Facebook (-1%). L'administration américaine et le groupe de Mark Zuckerberg négocieraient le montant d'une lourde amende, qui pourrait s'élever à plusieurs milliards de dollars, pour non-respect de ses engagements en matière de protection des données personnelles de ses utilisateurs. C'est du moins ce qu'affirme le 'Washington Post'. La Federal Trade Commission (FTC) et Facebook n'auraient pas trouvé d'accord sur le montant de l'amende.

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