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Dow Jones et Nasdaq dopés par la rencontre Trump-Liu

Dow Jones et Nasdaq dopés par la rencontre Trump-Liu
Dow Jones et Nasdaq dopés par la rencontre Trump-Liu
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street regagne du terrain ce vendredi, le S&P500 s'adjugeant 0,38% à 2.785 pts et le Nasdaq 0,66% à 7.509 pts. Le DJIA prend pour sa part 0,59% à 26.005 pts, de retour à l'approche des sommets historiques. Les opérateurs attendent visiblement beaucoup de la rencontre entre le président américain Donald Trump et le vice-Premier ministre chinois Liu He à la Maison Blanche.

Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, se tasse de 0,2% à 96,4. Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 0,9% à 57,5$.

Rencontre au sommet

Donald Trump doit donc s'entretenir ce jour à la Maison blanche avec le négociateur chinois en chef sur les questions commerciales, le vice-Premier ministre Liu He.

Rappelons que les négociateurs américains et chinois avaient repris cette semaine leurs discussions, afin de mettre enfin un terme au conflit commercial opposant les deux pays depuis des mois. L'objectif reste de parvenir à un accord avant la date butoir du 1er mars, limite fixée par Washington pour conclure un 'deal' global avant qu'une augmentation des taxes douanières de 10% à 25% ne soit appliquée à 200 milliards de dollars de produits chinois importés. Les négociations avaient déjà progressé la semaine dernière à Pékin, et semblent donc s'être révélées encore relativement productives cette semaine, malgré quelques pierres d'achoppement concernant les évolutions structurelles réclamées par l'administration Trump.

Grandes lignes d'un accord

D'après des sources de l'agence Reuters, les grandes lignes de ce qui pourrait constituer un accord commercial commenceraient à émerger des discussions.

La rencontre attendue ce jour entre les deux délégations se tiendra dans le Bureau exécutif Eisenhower. La délégation américaine est menée par le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. Du côté chinois, le vice-Premier ministre Liu He est épaulé par le gouverneur de la banque centrale Yi Gang. Les pourparlers continuent ce jour. Trump et Liu He doivent discuter dans le Bureau ovale de la Maison blanche.

Les échanges devraient porter notamment sur le transfert de technologies et la cybercriminalité, les droits de propriété intellectuelle, les services, la monnaie, l'agriculture et les barrières commerciales non douanières. Les exigences américaines obligeraient par ailleurs le président chinois Xi Jinping à mener à bien d'importantes réformes structurelles, croient savoir les sources de Reuters, selon lesquelles les Etats-Unis n'offriraient pas de réelles contreparties autres que la levée des taxes.

Engagements de principe

Les États-Unis et la Chine auraient commencé à définir des engagements de principe sur les questions les plus délicates de leur différend commercial, indiquait hier cette même agence Reuters, citant des sources proches des négociations. Il s'agirait ainsi des progrès les plus importants réalisés à ce stade, après une guerre commerciale de sept mois. Les deux plus grandes économies du monde se sont pour mémoire infligées des droits de douane réciproques, affectant des centaines de milliards de dollars de marchandises.

Les deux parties cherchent un accord avant la date-butoir 1er mars - correspondant à la fin de la trêve de 90 jours que le président Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient conclue en Argentine l'année dernière.

Les négociateurs seraient en train de rédiger six protocoles d'accord sur des questions structurelles (transfert forcé de technologie et cybercriminalité, droits de propriété intellectuelle, services, monnaie, agriculture, et barrières commerciales non-tarifaires), selon deux sources de Reuters ayant connaissance des progrès des négociations.

Lors de réunions entre des responsables américains et chinois la semaine dernière à Pékin, les deux parties avaient d'ailleurs échangé des textes et travaillé sur la définition d'obligations sur papier. Le processus serait devenu une véritable négociation commerciale, à tel point qu'à la fin de la semaine, les participants avaient envisagé de rester à Pékin pour continuer à travailler. Au lieu de cela, ils avaient accepté de prendre quelques jours de congé et de se réunir à Washington.

Les MoU couvriraient les problèmes les plus complexes qui affectent les relations commerciales entre les deux pays et viseraient, du point de vue américain, à mettre fin aux pratiques qui ont conduit Trump à utiliser les droits sur les importations en provenance de Chine comme moyen de pression. Ce travail sur les MoU constitue une étape importante, destinée à amener la Chine à adhérer à la fois à des principes généraux et à des engagements spécifiques sur des questions clés.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a fait pression pour que la Chine ouvre ses marchés de services financiers à un plus grand nombre d'entreprises étrangères, notamment les géants des cartes de crédit Visa et MasterCard... S'agissant de la monnaie, des responsables américains ont mis la Chine en garde de ne pas dévaluer son yuan pour acquérir un avantage concurrentiel... Les deux pays ont également examiné une liste de 10 éléments permettant à la Chine de réduire son excédent commercial avec les États-Unis (achat de produits agricoles, d'énergie, de semi-conducteurs...).

Trump confiant

Donald Trump a affirmé en début de semaine que les négociations se déroulaient bien. Le président américain a également fait comprendre qu'il était possible de prolonger les discussions au-delà du 1er mars. "Ce sont des discussions très compliquées. Elles se passent très bien", avait affirmé Trump aux journalistes depuis le Bureau ovale de la Maison blanche. "Je ne peux rien vous dire de précis sur le calendrier mais la date n'est pas une date magique. Il peut se passer beaucoup de choses", avait encore lancé le président américain. "Je peux seulement dire que les discussions avec la Chine se passent très, très bien", avait rassuré le leader de la Maison Blanche, selon lequel le possible relèvement des droits de douane est l'enjeu majeur des négociations.

Programme économique et financier réduit

Il n'y aura aucune statistique notable outre-Atlantique ce jour. Plusieurs responsables de la Fed (John Williams, Patrick Harker, Richard Clarida, James Bullard, John Williams et Mary Daly), interviendront tout de même aujourd'hui sur différents sujets. AutoNation, Barnes Group et ITT, ont publié leurs comptes trimestriels avant bourse. Hier soir, Kraft Heinz a pour sa part surpris par une énorme perte.

Les valeurs

Kraft Heinz (-28% !) plonge à Wall Street. Le propriétaire des marques Oscar Mayer, Heinz, Philadelphia ou encore Maxwell House a douché le marché en annonçant une énorme perte trimestrielle sous l'effet d'une charge comptable de 15,4 milliards de dollars liée à des dépréciations de survaleurs et d'actifs immatériels.

Issu d'une fusion orchestrée en 2015 par Berkshire Hathaway et la société de capital-investissement 3G Capital, le portefeuille de Kraft Heinz est principalement concentré sur l'épicerie, secteur durement touché par les changements d'habitudes alimentaires et d'achats des consommateurs américains. Kraft Heinz n'est également pas épargné par la hausse des prix des matières premières et des coûts de transport. Résultat, le géant de l'agro-alimentaire a accusé un déficit de 12,61 milliards de dollars au quatrième trimestre 2018, soit 10,34$ par action, pour un chiffre d'affaires de 6,89 Mds$. Ces chiffres sont nettement inférieurs aux attentes.

Hewlett Packard Enterprise (+1%) a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 177 M$ (0,13$ par action), contre 1,43 Md$ (0,89$ par action) un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 7,55 Mds$, contre 7,67 Mds$ un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,42$, en hausse de 31% en glissement annuel. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,35$, pour des revenus de 7,62 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa compris entre 1,56 et 1,66$, contre une précédente fourchette de 1,51/1,61$.

Intuit (+6%) a annoncé ses comptes du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 189 M$ (0,72$ par action), contre 183 M$ (0,70$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1$, contre 0,84$ un an plus tôt. Les revenus montent de 12% à 1,5 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,86$, pour des revenus de 1,5 Md$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise des revenus en hausse de 10 à 12%, pour un bpa logé entre 5,35 et 5,40$.

Baidu (-3%) a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Les revenus s'élèvent à 3,96 Mds$, en croissance de 22% en glissement annuel. Les bénéfices s'affichent à 303 M$, en recul de 50%, faisant ressortir un bénéfice par action de 0,86$, en baisse de 52%. En non-GAAP, le bpa est de 1,92$, en diminution de 17%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,76$, pour des revenus de 3,9 Mds$.

Dropbox (-9%) a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 9,5 M$ (0,02$ par action), contre 37,7 M$ (0,19$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 0,10$, contre 0,03$ un an plus tôt. Les revenus progressent de 23% à 376 M$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,08$, pour des revenus de 370 M$. Sur le T1, le groupe vise des ventes comprises entre 379 et 382 M$, pour une marge opérationnelle ajustée de 7 à 8%.

Altice USA (+2%), quatrième câblo-opérateur américain, filiale d'Altice, a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus s'affichent à 2,45 Mds$, en croissance de 4% en glissement annuel. Les profits s'élèvent à 213,1 M$ (0,30$ par action), contre 2,24 Mds$ (3,04$ par action) un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,10$, pour des revenus de 2,46 Mds$. Sur 2019, le groupe vise des revenus en hausse de 2,5 à 3% (contre 9,57 Mds$ en 2018).

First Solar (+2%) a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Les ventes s'affichent à 691 M$, contre 339 M$ un an plus tôt. Les profits sont de 52 M$ (0,49$ par action), contre une perte de 432 M$ (4,14$ par action) un an avant. Les analystes anticipaient ne moyenne un bpa trimestriel de 0,64$, pour des revenus de 804 M$. Sur 2019, le fabricant des panneaux solaires, vise des ventes comprises entre 3,25 et 3,45 Mds$ (contre 2,24 Mds$ en 2018), pour un bpa entre 2,25 et 2,75$ (contre 1,36$ en 2018).

AutoNation (-4%) a annoncé ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 92,7 M$ (1,02$ par action), contre 151,3 M$ (1,64$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 5,41 Mds$, contre 5,68 Mds$ un an plus tôt. Le bpa ajusté s'affiche à 1,10$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,15$ pour des revenus de 5,6 Mds$. Le groupe annonce en outre la nomination, effective le 11 mars, de Carl Liebert au poste de nouveau CEO.

Tesla (+1%), le constructeur californien de véhicules électriques, a quelque peu avancé le calendrier de livraison de sa berline Model 3 en Chine. Les premières livraisons étaient précédemment envisagées en mars, afin de soutenir des ventes locales plombées par la guerre commerciale sino-américaine. Le groupe d'Elon Musk avait déjà abaissé ses prix afin de séduire la clientèle sur le premier marché automobile mondial, la Chine.

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