Cotation du 17/05/2022 à 18h05 CAC 40 +1,30% 6 430,19
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Clôture : Paris se reprend de 0,51%

Clôture : Paris se reprend de 0,51%
Clôture : Paris se reprend de 0,51%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A Paris, les investisseurs ont profité de la forte baisse d'hier et surtout d'une série de 4 séances nettement négatives pour se replacer à bon compte, ce mardi. Soutenu par une riche actualité d'entreprises, le CAC40 reste toutefois assez timoré en clôture, se reprenant finalement de +0,51%, à 6.116,91 points.

A Wall Street, le marché reste fragile et volatil sur fond de hausse des taux d'intérêt et de ralentissement de la croissance mondiale. La situation sanitaire en Chine, qui perturbe les chaînes d'approvisionnement et fait craindre une baisse marquée de la demande, pèse aussi depuis de longues séances sur la tendance outre-Atlantique. Le Dow Jones recule de -0,06% à 32.227 points, tandis que l'indice large S&P 500 gagne maintenant +0,1% mais encore sous les 4.000 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, remonte de +0,49%, à 11.679 pts.

ECO et DEVISES

Les investisseurs restent focalisés sur les futures hausses de taux directeurs des Banques centrales, après des gestes haussiers la semaine dernière de la part de la Réserve fédérale américaine, de la Banque d'Angleterre et de la Banque centrale australienne. Face à une forte inflation, encore accentuée par la guerre en Ukraine, les marchés anticipent la poursuite d'un durcissement de politique monétaire, notamment aux Etats-Unis, où les marchés à terme tablent sur un nouveau tour de vis de 50 points de base en juin, suivi d'au moins une autre hausse de 50 pb en juillet, voire en septembre, selon l'outil FedWatch de CME Group.

Les chiffres de l'inflation en avril seront publiés mercredi aux Etats-Unis, en Chine, en Allemagne et en France.
Outre-Atlantique, le consensus table sur un léger ralentissement de la hausse des prix à 8,1% en avril sur un an après 8,5% en mars, la plus forte hausse depuis 1981. Le rythme de progression de l'IPC 'core', qui exclut les éléments les plus volatils, devrait également ralentir à 6% sur un an après 6,5% en mars.
La croissance du PIB français, qui avait été nulle au 1er trimestre, devrait redémarrer au 2e trimestre malgré les conséquences du conflit ukrainien et de la crise du coronavirus, pour atteindre une modeste progression de 0,25% par rapport au 1er trimestre, selon l'Insee. Dans sa dernière note de conjoncture, publiée lundi, l'institut de la statistique précise que l'acquis de croissance à la mi-année pour 2022 serait de +2,6%, après +7,0% sur l'ensemble de 2021. A ce stade de l'année, les données disponibles suggèrent un scénario de croissance modeste plutôt que de contraction de l'activité.

En Allemagne, le moral des investisseurs s'est légèrement amélioré en mai. Leurs prévisions sur l'évolution de la conjoncture économique sont un peu moins pessimistes qu'auparavant. L'indice mesurant le sentiment des investisseurs est remonté à -34,3 après -41 en avril.

Le baril de pétrole se dégonfle encore... Le WTI redonne -2,77%, passant sous les 100$ à 99,72$. Le baril de Brent recule de -2,68% à 102,43$.

Le Bitcoin se reprend de +0,4%, revenant au-dessus des 31.000$. La principale cryptomonnaie a plongé sous les 30.000$, faisant les frais de l'aversion générale au risque des investisseurs, face à l'accumulation des dangers -confinements sanitaires en Chine, guerre en Ukraine, inflation, hausse des taux...- qui a lourdement pesé sur les cours de Bourse.

L'euro pointe à 1,0537.

VALEURS EN HAUSSE

* Trigano (+3,73% à 119,70 euros). Trigano a pu compenser l'évolution de ses coûts de fabrication par des hausses de tarifs appropriées au premier semestre de son exercice 2021-2022, suivant un calendrier lui permettant de préserver ses marges. Le résultat opérationnel courant consolidé s'est élevé à 179,3 ME et représente 12% du chiffre d'affaires (11,1% en 2020/2021). Compte-tenu d'un résultat financier de 6,8 ME, d'une charge d'impôt sur les sociétés de 46,6 ME et de la contribution positive des sociétés mises en équivalence (2,2 ME), le bénéfice net consolidé s'établit à 141,3 ME (114,4 ME en 2020/2021) et représente 7,34 euros par action.

* Euroapi (+5,06% à 14,5 euros). La société spécialisée dans la fabrication des molécules chimiques pour médicaments aligne une 3e séance de vive progression. L'entreprise issue de Sanofi a fait ses débuts sur le marché parisien vendredi à un cours de 12 euros. Le titre continue à bénéficier du soutien d'analystes qui commencent à suivre le dossier. Ce matin, ce sont la Deutsche Bank et Oddo BHF qui ont initié la couverture d'Euroapi avec un avis positif. La DB, à l'achat' avec un objectif de 20 euros, explique que compte tenu de sa position de leader sur des marchés à croissance structurelle et de ses initiatives pour devenir plus efficace suite à la scission de Sanofi, l'entreprise est bien équipée pour atteindre son objectif de croissance forte et rentable à l'avenir.

* Veolia (+1,15% à 25,56 euros). Avec Saur, Veolia viennent de signer une promesse unilatérale d'achat en vertu de laquelle Saur s'est engagée à acquérir des activités de Veolia dans les services mobiles de l'eau en Europe, qui font partie des remèdes antitrust exigés par la Commission européenne. Le montant de la vente des actifs en question s'élève à environ 190 millions d'euros.

* Theravet (+3,64% à 4,27 euros). Le groupe a conclu un accord exclusif de distribution avec Veterinary Instrumentation, une entreprise mondiale de santé animale spécialisée dans l'instrumentation orthopédique et chirurgicale. "Cet accord constitue une avancée significative pour la distribution de la gamme de produits BIOCERA-VET au Royaume-Uni, le troisième plus grand marché européen avec plus de 16 millions d'animaux de compagnie (chiens et chats), ainsi qu'en Irlande", se félicite Theravet.

* Eurazeo (+2,11% à 67,8 euros). L'investisseur long terme a annoncé que son fonds Eurazeo Sustainable Maritime Infrastructure (ESMI) a déjà franchi des étapes importantes de son engagement visant à soutenir la transition de l'industrie maritime mondiale vers une économie neutre en carbone d'ici 2050. Avec un total de 200 millions d'euros collectés, le rythme de la levée de fonds confirme l'attractivité d'ESMI. Le fonds a déjà atteint plus de la moitié du volume ciblé.
Le total investi contribuera à financer trois actifs principaux : des navires équipés de technologies respectueuses de l'environnement qui utilisent des carburants plus efficaces ou alternatifs, des équipements et infrastructures portuaires innovants visant à favoriser la transition écologique, ainsi que des actifs qui soutiennent le développement des énergies renouvelables en mer.

* Airbus Group (+0,85% à 104,6 euros). Outre des données d'activité plutôt solides en avril avec la livraison de 48 appareils, le géant de l'aéronautique est dopé par une note de la Société Générale qui est passée à l''achat' sur la valeur tout en relevant sa cible de 126 à 132 euros. Le marché est clairement positif sur le groupe toulousain puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 22 analystes sont à 'achat', 3 à 'conserver' et aucun à 'vendre'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 149,14 euros.

* Alstom (+1,23% à 23,04 euros). Au lendemain du très beau contrat décroché par le groupe ferroviaire en Allemagne, Stifel reste assez dubitatif sur le dossier mais en débute le suivi avec un avis 'conserver' et une cible de 23 euros. Si Alstom continue d'être un chouchou parmi les analystes, le courtier ne voit que peu de points positifs à l'histoire, si ce n'est que le titre a déjà beaucoup chuté (-52% sur un an). Situé bien en-deçà du consensus, le broker pense que les synergies issues de l'accord avec Bombardier se matérialiseront plus tard que prévu, que la pression sur les coûts des intrants entravera les efforts pour revenir aux marges d'avant la pandémie pour l'activité principale d'Alstom et que Bombardier n'atteindra pas la rentabilité d'Alstom de sitôt. Enfin, le courtier ne croit guère en l'objectif d'un taux de conversion du résultat net ajusté en flux de trésorerie libre supérieur à 80%.

* Stellantis (+0,97% à 12,85 euros). Le constructeur automobile bénéficie d'une étude de Berenberg qui passe 7 constructeurs au crible. Le secteur automobile est sur "un biais positif" au milieu des inquiétudes du marché concernant la faiblesse de la demande, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, ou encore l'inflation des coûts après le pic des marges en 2021. L'analyste débute notamment la couverture de Stellantis, BMW et General Motors avec un avis 'achat' mais est à 'conserver' sur Volkswagen, Renault, Ford et Tesla. Le broker estime que la force de fixation des prix et des carnets de commandes "profonds" doivent aider les groupes automobiles à générer des flux de trésorerie disponibles et à financer la transformation des "entreprises traditionnelles vers l'arène électrifiée". En outre, des volumes tendus devraient soutenir les prix pendant une récession "modérée", selon Berenberg.

* Innate Pharma (+0,48% à 2,51 euros). Le groupe a dévoilé une position de trésorerie de 131,7 ME au terme du 1er trimestre 2022. Elle n'inclue pas le paiement d'étape de 50 M$ à recevoir d'AstraZeneca. "Au 1er trimestre, nous avons continué à faire progresser notre portefeuille, et plus particulièrement monalizumab, notre anticorps anti-NKG2A, dont le développement clinique continue d'avancer avec notamment le traitement au mois d'avril du premier patient dans un essai de Phase 3 dans le cancer du poumon localement avancé. Cela a déclenché un paiement d'étape de 50 M$ de la part d'AstraZeneca et permet par conséquent de renforcer notre position de trésorerie et financer nos programmes jusqu'en 2024", indique Mondher Mahjoubi, Président du Directoire d'Innate Pharma. "Nous continuons d'exécuter notre stratégie pour tirer le meilleur parti de notre portefeuille produit et apporter des traitements innovants pour les patients atteints de cancer, avec au second semestre de nouvelles données cliniques pour lacutamab et l'avancée de notre plateforme ANKET".

* Pharmagest Interactive (+0,65% à 77,7 euros). La société change de nom et devient Equasens. Cette nouvelle identité consacre l'interopérabilité des solutions proposées entre les patients et les professionnels et établissements de santé et renforce le positionnement du groupe autour de sa stratégie "Patient Centré" initiée depuis plus de 10 ans.

VALEURS EN BAISSE

* EssilorLuxottica (-5,1% à 144,1 euros). Le lunettier est le plus mal loti du CAC40 ce mardi, puisqu'il en ferme la marche. Ce repli fait écho à l'avertissement lancé par l'Américain National Vision (-25,3%). La société, dont les revenus ont décliné au 1er trimestre, a abaissé ses prévisions 2022 alors qu'elle fait face à de forts vents contraires liés à la crise sanitaire. D'ailleurs, le dossier décroche de plus de 10% à Wall Street. "Il y a une lecture croisée négative pour EssilorLuxottica à partir de l'annonce de National Vision, puisque l'Amérique du Nord est l'un de leurs plus grands marchés et a été le principal moteur de croissance en 2021", explique à 'Bloomberg' Jelena Sokolova, analyste chez Morningstar. "Il faut s'attendre à une certaine normalisation de la demande sur ce marché dans les années à venir".

* Renault (-0,36% à 22,37 euros). Mobilize, la marque de Renault qui propose des services flexibles autour de la mobilité, présente aujourd'hui sa stratégie pour projeter le groupe au-delà de l'automobile, générer des revenus récurrents et atteindre l'objectif de réaliser 20% du chiffre d'affaires de Renault Group d'ici à 2030. Grâce à l'utilisation des données, Mobilize peut proposer des services de mobilité, d'énergie, de financement, d'assurance, de paiements, de maintenance et de reconditionnement, et réduire le coût d'usage pour ses clients.
En outre, Geely Automobile Holdings et Renault Group ont conclu un accord selon lequel Geely Auto souscrira 34,02% des actions de Renault Korea Motors (RKM) par un mécanisme d'augmentation de capital. Ce partenariat doit renforcer la collaboration entre Geely Automobile Holdings et Renault dans les projets futurs autour du lancement d'une toute nouvelle gamme de véhicules pour le marché sud-coréen.

* Thales (-1,18% à 116,8 euros). Il s'agit de la 5e séance dans le rouge du groupe d'électronique de défense, mais le repli global est limité à 7%.

* Getlink (-0,55% à 17,075 euros). Au mois d'avril, l'activité reste bonne. Le Shuttle Freight a transporté 128.980 camions, soit une hausse de +14% sur un an. L'activité a été portée par l'arrêt des navires de P&O entre le 17 mars et le 26 avril. Depuis le 1erjanvier, près de 504.000 camions ont traversé la Manche à bord des Navettes (+20%). Le Shuttle a transporté 204.069 véhicules de tourisme, réalisant ainsi son meilleur mois depuis l'été 2020, avec plus de 131.000 traversées pendant les vacances de Pâques (8-24 avril) dont 36.592 traversées au cours du weekend de Pâques (entre le 15 et le 18 avril), et confirmant la tendance haussière observée au premier trimestre. Près de 500.000 véhicules de tourisme ont traversé la Manche à bord des Navettes depuis le 1er janvier contre 153.168 à la même époque en 2021.

* Eiffage (-1,92% à 90,92 euros). Le groupe de BTP publiera ses revenus trimestriels après la clôture du marché.

* Eutelsat (-1,42% à 10,4 euros). Eutelsat et la société Tuvalu Telecommunications Corporation (TTC) ont conclu un contrat portant sur les ressources en orbite du satellite Eutelsat 172B en vue de favoriser le déploiement des réseaux d'entreprise servant aux besoins des différents organismes publics et des principales PME des îles Tuvalu. Grâce à cet accord pluriannuel, Tuvalu Telecommunications Corporation pourra s'appuyer sur la couverture du satellite Eutelsat 172B pour concrétiser son engagement en faveur de la lutte contre la fracture numérique dans les zones géographiques enclavées.

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