Cotation du 27/01/2021 à 18h05 CAC 40 -1,16% 5 459,62
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Clôture Paris : le CAC40 termine proche des 5.600 pts

Clôture Paris : le CAC40 termine proche des 5.600 pts
Clôture Paris : le CAC40 termine proche des 5.600 pts
Crédit photo © Reuters

LA TENDANCE

(Boursier.com) — Sans véritable tendance de fond en matinée, le CAC40 est remonté dans l'après-midi pour terminer en hausse 0,56% à 5.598 pts, après sa pause d'hier en attendant la réouverture des marchés américains... pour une demi-séance. Rappelons que c'est Thanksgiving aux Etats-Unis et que bon nombre d'investisseurs ont pris un week-end prolongé. Wall Street est orienté ce soir en légère progression, sur ses sommets ou presque... Le baril de brut WTI cède en revanche 1% sur le Nymex à 45,25$, alors que les opérateurs attendent fébrilement la prochaine décision de l'Opep+ sur ses quotas de production. L'once d'or recule de 1,3% à 1.781$.

ECO ET DEVISES

L'optimisme persiste concernant les potentiels vaccins contre le coronavirus, malgré quelques doutes sur les résultats d'AstraZeneca du fait du manque de détails concernant le protocole le plus réussi de son étude, consécutif en fait à une erreur de dosage. Donald Trump, comme à son habitude, se montre pour sa part confiant quant à la livraison des vaccins, dont le processus devrait selon lui débuter la semaine prochaine. Les tendances à l'échelle mondiale concernant le nouveau coronavirus demeurent quant à elles assez préoccupantes, en particulier aux USA où les hospitalisations approchent de la barre des 90.000. En Europe, des signes de stabilisation sont décelés. En Asie, Tokyo (forte hausse des patients sévèrement atteints) et la Corée du Sud (infections au plus haut depuis mars) préoccupent.
AstraZeneca a indiqué en début de semaine que son candidat vaccin développé en collaboration avec l'Université d'Oxford, affichait jusqu'à 90% d'efficacité selon des résultats préliminaires d'un essai clinique de phase III. Le taux moyen d'efficacité ressort à 70%, mais il est donc monté à 90% dans une branche de l'étude. Deux protocoles ont donné des résultats différents, avec 62% d'efficacité pour un groupe vacciné par deux doses à un mois d'écart et curieusement, 90% pour des volontaires ayant reçu une demi-dose puis une dose à un mois d'intervalle. Il serait donc possible qu'une dose initiale plus faible entraîne une meilleure efficacité du vaccin.

Justement, le directeur général du laboratoire a estimé hier jeudi que le vaccin nécessitait une étude supplémentaire, suite à certains avis critiques concernant les résultats. La procédure est toutefois attendue rapide, avec un plus petit nombre de patients selon Pascal Soriot. Cela ne devrait donc pas affecter l'approbation des régulateurs de l'UE ou du Royaume-Uni. L'accord américain pourrait prendre un peu plus de temps. La nouvelle étude servira à mieux évaluer l'efficacité du vaccin au dosage plus faible du protocole ayant donné 90% de résultat. L'Organisation mondiale de la Santé a déclaré qu'elle attendait impatiemment la publication complète des données afin de mieux appréhender les performances du candidat vaccin d'Oxford et AstraZeneca.
En outre, le fabricant du vaccin russe Spoutnik V contre Covid-19 a proposé hier à AstraZeneca de le combiner avec sa propre version pour en augmenter l'efficacité. Les autorités russes estiment que Spoutnik V est efficace à 92%.

Sur le front commercial cette fois, Bloomberg rapporte que la France et l'Allemagne tentent des contacts préliminaires avec l'équipe du président-élu Joe Biden afin de normaliser les relations commerciales entre Washington et Bruxelles. Les questions sont diverses et concerneraient notamment le secteur aérien ou les tarifs sur l'acier et l'aluminium, ainsi que les fameuses 'compagnies digitales' internationales. La réforme de l'Organisation mondiale du commerce pourrait aussi être discutée. L'euro culmine ce soir à 1,1955/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

Gensight : +17% suivi de SMCP (+11%)

EDF remonte aussi de 11%, dopé par la spéculation entourant son projet de réorganisation... Selon 'Les Echos' qui citent plusieurs sources, "les planètes commencent à s'aligner" entre la Commission européenne et les pouvoirs publics français pour refondre la réglementation de l'électricité nucléaire et l'organisation de son champion EDF". Une information qui va dans le sens des dernières déclarations de Barbara Pompili. Il y a deux semaines, la ministre de l'Écologie a en effet déclaré, lors d'une audition au Sénat, que les discussions entre Paris et Bruxelles sur une nouvelle réglementation du nucléaire en France sont en voie d'achèvement.
L'Etat, qui détient 84% d'EDF, cherche à obtenir l'approbation des autorités européennes pour réformer l'industrie du nucléaire et donner davantage de moyens à l'électricien national. La réglementation actuelle permet à des concurrents comme Total et Engie d'acheter plus d'un quart de la production nucléaire française d'EDF à 42 euros le mégawattheure. Un montant jugé insuffisant par EDF pour financer la maintenance des réacteurs et investir dans de nouveaux. Selon le quotidien, "EDF devrait pouvoir bénéficier dans les années à venir de la garantie d'un prix fixe versé pour la vente de l'ensemble des mégawattheures produits par ses centrales". Si aucun accord n'a encore été trouvé, "le nouveau prix devrait se situer entre 45 et 50 euros".
Quant à la réorganisation stricto-sensu, deux projets seraient encore sur la table. "Le premier, favorisé par EDF, consisterait à filialiser ses activités commerciales et hydrauliques, en dessous d'une tête de groupe qui porterait les activités nucléaires, 'EDF Bleu'". Le second, imaginé sur le modèle de la SNCF, "se traduirait par la séparation du groupe en trois piliers, sous un holding de tête : un EDF Bleu regroupant le nucléaire et RTE, les barrages dans un EDF Azur et un EDF Vert regroupant les énergies renouvelables, Enedis et les activités commerciales de vente d'électricité".
Cette réorganisation continue à être contestée par une partie des salariés de l'électricien national. Hier, un mouvement de grève a entrainé une baisse marquée de la production d'électricité d'origine nucléaire en France, selon les données compilées par le gestionnaire des lignes à haute tension RTE. Selon EDF, la part des salariés grévistes a atteint 31,7%.
Parmi les derniers avis de brokers sur le dossier, Citigroup a réhaussé son cours cible de 12,30 à 14,90 euros, de quoi aider le sursaut boursier du jour.

Abivax : +6% suivi de Innate, Cegedim et de Nicox (+5,5%)

Vallourec : +4,5% suivi de Trigano, Geci, IPSOS, Eramet, Alstom et Valneva

Solocal (+4,5%) a publié un point d'activité détaillant plus particulièrement l'impact du reconfinement en vigueur en France depuis le 30 octobre. L'impact sur l'activité du groupe est nettement inférieur à celui constaté au printemps 2020, avec une baisse des ventes sur le mois de novembre de l'ordre de -10% par rapport à la même période en 2019. Au printemps dernier, les trois premières semaines du confinement avaient enregistré des prises de commande Digitales inférieures de -68%, -78% et -61% par rapport aux mêmes semaines de l'année 2019, tandis qu'au titre des trois premières semaines du mois de novembre le groupe a enregistré des prises de commande Digitales comprises entre +5% et -25% par rapport aux mêmes semaines de l'année 2019. Le carnet de commandes total s'élève à 280 millions d'euros au 31 octobre, en baisse de 5% par rapport au 30 septembre 2020. A ce jour, malgré la prudence qu'impose la crise sanitaire actuelle en France, le groupe maintient ses perspectives 2020 et ses ambitions pour 2021...

Nexans : +3,5% avec SII

Poxel : +2% en compagnie de Genfit, Plastic Omnium, DBV, Valeo, Pernod Ricard, STM et Boiron

VALEURS EN BAISSE

Europcar retombe de 14,6% avec Abionyx (-8%) eticade (-7%)

Balyo : -4% avec Voluntis (-3%) et JC Decaux (-2,5%) avec Tessi et Klepierre

Bolloré : -1,5% suivi de Nexity, P&V, ADP, Rallye

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