Cotation du 22/02/2019 à 18h05 CAC 40 +0,38% 5 215,85
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Clôture Paris : le CAC40 stoppe sa descente

Clôture Paris : le CAC40 stoppe sa descente
Clôture Paris : le CAC40 stoppe sa descente
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après trois séances consécutives de correction, le CAC 40 a repris 0,49% ce mardi, à 4.786 points en clôture. Les marchés ont salué aujourd'hui les annonces de la Chine relatives à d'éventuelles mesures de soutien à la croissance du pays alors que les dernières statistiques semblent confirmer un ralentissement de la deuxième puissance économique mondiale. Du côté du Brexit, les investisseurs attendent le verdict, ce soir, du parlement britannique concernant l'accord de divorce entre le Royaume-Uni et l'UE. Outre-Atlantique, Wall Street tente également un rebond pour le moment, malgré les comptes trimestriels mitigés de JP Morgan et Wells Fargo.

ECO ET DEVISES

L'économie allemande a crû pour la neuvième année consécutive en 2018 mais la croissance a clairement perdu de son dynamisme au cours des derniers mois. Sur l'ensemble de l'année passée, le PIB, ajusté des prix, a augmenté de 1,5% après avoir progressé de 2,2% au cours des deux millésimes antérieurs. Malgré ce ralentissement, l'économie allemande a dépassé en 2018 son taux de croissance moyen des dix dernières années (+1,2%), précise l'Office fédéral de la statistique. La croissance a été stimulée par une hausse de 4,5% des dépenses d'équipement. La consommation privée a augmenté de 1% et les dépenses publiques ont grimpé de 1,1%. L'excédent budgétaire a atteint 1,7% du PIB.

Pas de surprise au niveau de l'inflation du mois de décembre en France. L'Insee vient en effet de confirmer ses données provisoires. L'indice des prix à la consommation est ainsi resté stable sur un mois, après un repli de 0,2% en novembre. En glissement annuel, l'inflation ralentit à +1,6% en décembre après +1,9% en novembre et +2,2% en octobre. La baisse de l'inflation résulte d'un ralentissement des prix de l'énergie, des services et du tabac et d'un recul plus prononcé de ceux des produits manufacturés. En revanche, les prix de l'alimentation accélèrent. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) aux normes européennes se redresse à peine sur le mois (+0,1% après -0,2% en novembre). Sur un an, il croît de 1,9% après +2,2% le mois précédent.

En Europe toujours, la soirée sera mouvementée avec le vote de la Chambre des communes britannique sur l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne négocié entre Londres et Bruxelles. Il faudra 318 voix à Theresa May pour faire passer cet accord de retrait, mais les spécialistes tablent sur un rejet et le début d'une période incertaine. En cas de rejet du texte, Theresa May sera tenue de présenter un "Plan B" sous trois jours parlement ouvrés, soit le 21 janvier au plus tard. Lundi, la Première ministre a assuré ne pas avoir l'intention de demander un report du Brexit, pas plus que de démissionner en cas de rejet de l'accord. Pour elle, un refus du projet entraînerait le plus probablement "une paralysie du Parlement qui conduirait à un abandon du Brexit", a-t-elle mis en garde...

Du côté de la Chine, les chiffres décevants de la balance commerciale chinoise annoncés hier avaient plombé la tendance, mais les autorités locales semblent réagir, puisque le Premier ministre Li Keqiang a précisé aujourd'hui que la Chine avait atteint l'objectif 2018 de croissance et cherchait à confirmer son expansion au premier trimestre en parvenant à un bon début d'année. Autrement dit, la Chine devrait procéder à de nouvelles actions de stimulus économique, afin de compenser l'impact de la guerre commerciale avec les Etats-Unis. A court terme, les autorités chinoises devraient agir afin de soutenir la seconde économie mondiale. L'objectif est celui d'un "bon début" de premier trimestre, selon la National Development & Reform Commission (NDRC) locale. La Banque centrale chinoise et le ministère des finances ont également assuré de cette volonté de relance.

Le 'shutdown', fermeture partielle des administrations aux Etats-Unis, prend racine, au point que le Président américain Donald Trump a même dû commander du 'fast-food' pour accueillir l'équipe de football des Clemson Tigers à la Maison Blanche. Ses cuisiniers étaient en effet en arrêt à cause du fameux shutdown. La fermeture partielle dure depuis le 22 décembre, soit 24 jours, un triste record dans l'histoire américaine...

Sur le front économique aux États-Unis ce mardi, l'indice des prix à la production du mois de décembre 2018 est ressorti en retrait inattendu de 0,2% contre un consensus stable en comparaison du mois antérieur. Il se replie de 0,1% hors alimentation et énergie, contre +0,2% de consensus.

L'indice Empire State de la Fed de New York pour le mois de janvier 2019 est ressorti décevant à 3,9 (consensus 12), contre 10,9 pour sa lecture du mois antérieur.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1395$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 51,9$ et le Brent s'affiche à 60,2$.

VALEURS EN HAUSSE

* Interparfums (+8%) a revu en hausse ses objectifs 2018 afin de tenir compte d'une "excellente activité de fin d'année", portée notamment par les parfums Coach aux Etats-Unis. Le concepteur de parfums sous licence prévoit désormais un chiffre d'affaires annuel d'environ 450 millions d'euros, en progression de près de 7%, alors qu'en novembre il avait dit tabler sur un chiffre d'affaires d'un peu plus de 430 millions. Interparfums prévoit aussi une marge opérationnelle 2018 qui devrait atteindre 13,5% à 14%, contre 13,5% attendus en novembre.

* Sur le CAC40, Capgemini remonte de 3,7% avec Airbus (+2,6%) ou encore Safran (+2%).

* PSA Groupe (+1,3%) a publié une hausse de 6,76% de ses ventes mondiales en volume en 2018, soit un nouveau record de 3,88 millions de véhicules écoulés. Le constructeur affiche en particulier un bond de 30,6% de ses ventes sur le continent européen, qui a représenté l'an passé plus de 80% des ventes mondiales du groupe.

* STMicroelectronics (+1,3%) évolue comme souvent au gré des nouvelles au sujet de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

VALEURS EN BAISSE

* Air France KLM chute de 5,2%. Une pression vendeuse à mettre en relation avec une note de la Deutsche Bank qui a dégradé sa recommandation sur la compagnie aérienne de 'conserver' à 'vendre', en ne visant plus que 8 euros contre 9,40 euros jusqu'ici...

* Iliad(-5,1%). L'opérateur télécoms fait les frais d'une note de Kepler Cheuvreux qui a coupé son objectif de cours de 125 à 100 euros tout en réitérant son conseil 'réduire'.

* Plus forte baisse du CAC40 ce mardi, Valeo recule de 3,4%, au lendemain d'un rebond de 4,2%.

* Tarkett cède 3,1%. Le groupe a annoncé la nomination de Fabrice Barthélemy à la présidence du Directoire. Fabrice Barthélemy, 50 ans, est membre du Directoire depuis 2008, en qualité de Directeur Financier de 2008 à 2017, puis de Président de la division Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMEA) & Amérique latine. Depuis septembre 2018, il assurait également les fonctions de Président du Directoire par intérim du groupe spécialisé dans les revêtements de sol et de surfaces sportives.

* Bien orienté hier, Carrefour rend 0,7% avant la publication des ventes annuelles mardi prochain.

* Jefferies reste acheteur sur Orange (-0,7%) mais réduit son cours cible de 17,50 à 16,50 euros.

* Renault (-0,3%). C'est une première : le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, s'est exprimé pour la première fois dans la presse française depuis l'incarcération de Carlos Ghosn par la justice japonaise, le 19 novembre dernier. Ainsi, dans un entretien publié lundi soir sur le site internet des 'Echos', le dirigeant de Nissan charge l'ex-président de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi : il affirme que le conseil d'administration de Renault, lorsqu'il aura accès au dossier complet sur Carlos Ghosn, tirera les mêmes conclusions que Nissan, à savoir que ce dernier s'est livré à des activités répréhensibles. "Tout ce que je souhaite, c'est que les administrateurs de Renault aient eux aussi accès au dossier complet, aux faits", a dit Hiroto Saikawa dans une interview au journal économique. "Je pense que, lorsque ce sera le cas, ils tireront la même conclusion que nous".

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