Cotation du 19/11/2018 à 17h41 CAC 40 -0,79% 4 985,45
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Clôture Paris : le CAC40 s'offre un très timide rebond...

Clôture Paris : le CAC40 s'offre un très timide rebond...
Clôture Paris : le CAC40 s'offre un très timide rebond...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après trois séances consécutives dans le rouge, pour une perte de plus de 3%, le CAC 40 a repris timidement 0,16% ce vendredi, à 5.252 points en clôture. Alors que les Etats-Unis et le Canada tentent toujours péniblement de parvenir à un accord commercial, la période de consultation publique concernant une nouvelle série de prélèvements portant sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises supplémentaires a pris fin hier. Les spécialistes estiment que l'administration Trump devrait rapidement mettre en oeuvre ces nouvelles taxes. Par ailleurs, Donald Trump a laissé entendre que la prochaine étape pourrait prendre la forme d'un bras de fer commercial avec le Japon... De son côté, Wall Street s'affiche en ordre dispersé actuellement, avec notamment une tentative de rebond pour le Nasdaq. Sur le front économique, les derniers chiffres de l'emploi US, globalement solides, mettent en lumière une poussée de l'inflation salariale...

ECO ET DEVISES

D'après le Département américain au travail ce vendredi, les créations de postes non-agricoles du mois d'août 2018 sont ressorties au nombre de 201.000, contre 195.000 de consensus de place et 147.000 pour la lecture révisée (en baisse) du mois de juillet. Le taux de chômage américain est ressorti quant à lui stable à 3,9% en août, contre 3,8% de consensus. Les créations de postes dans le secteur privé non-agricole ont été au nombre de 204.000, contre 190.000 de consensus et 153.000 pour la lecture révisée du mois antérieur. Le secteur manufacturier a détruit 3.000 postes en août, après en avoir créé 18.000 en juillet. Le taux de participation à la force de travail s'est établi à 62,7%, contre 62,8% de consensus. Le salaire horaire moyen a grimpé de 0,4% en comparaison du mois antérieur et de 2,9% en comparaison de l'an dernier. Le consensus était respectivement de 0,3% et 2,8%.

Le PIB, corrigé des variations saisonnières, a progressé de 0,4% dans la zone euro au deuxième trimestre, annonce Eurostat. Une évolution en ligne avec l'estimation flash et identique à celle observée au cours des trois premiers mois de l'année. En glissement annuel, la croissance est en revanche revue légèrement à la baisse, à 2,1%, contre 2,2% annoncé initialement.

Les mauvais signaux se multiplient en Allemagne. Dernier exemple en date, la production industrielle qui a, de façon surprenante, reculé de 0,8% en juillet après avoir déjà baissé de 0,7% (contre -0,9% annoncé initialement). Le marché tablait sur une hausse de 0,2%. En glissement annuel, la production, ajustée des effets calendaires et des prix, affiche une progression limitée à 1,1% contre une augmentation de 2,6% anticipée par le consensus. Du côté du commerce extérieur, les exportations de la première économie européenne ont reculé de 0,9% en juillet (en données corrigées des variations saisonnières et des effets calendaires) contre une hausse de 0,3% attendue. Les importations ont pour leur part progressé de 2,8%. L'excédent commercial ressort ainsi à 15,8 MdsE contre 20 MdsE de consensus.

Contrairement à l'Allemagne, la France a enregistré une solide production industrielle en juillet, en hausse de 0,7%, soit le même rythme que le mois précédent. Le consensus tablait sur une progression limitée à 0,2%. Le déficit commercial s'est par ailleurs réduit à 3,5 milliards d'euros sur la période après -6,1 MdsE en juin. Les exportations ont augmenté de 1,2% à 41,3 MdsE alors que les importations ont chuté de 4,4% à 44,8 MdsE.

La défiance des investisseurs vis-à-vis des pays émergents s'est accentuée ces derniers jours, plongeant les devises et les Bourses de nombreux pays dans une spirale baissière. Cet été, la crise s'est étendue à un nombre croissant de pays, en premier lieu la Turquie, l'Argentine, le Brésil, mais aussi l'Afrique du Sud et plus récemment l'Indonésie. Symptôme de l'inquiétude croissante des investisseurs, l'indice boursier MSCI des pays émergents est entré jeudi en terrain baissier, caractérisé par une chute de plus de 20% par rapport à ses derniers sommets inscrits en janvier 2018. L'indice est désormais revenu à son plus bas niveau depuis le printemps 2017. L'accélération de la déroute de nombreuses devises émergentes face au dollar aggrave les difficultés de ces pays, qui font souvent face à des difficultés intérieures, et possèdent une importante dette, privée et/ou publique, libellée en dollars. La chute des monnaies locales renchérit donc le coût de cette dette, mais aussi celui des importations, avec des conséquences inflationnistes non négligeables...

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1579$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 67,4$ et le Brent s'affiche à 76,2$.

VALEURS EN HAUSSE

* Bourbon, qui avait plongé de près de 13% hier, reprend 8,8%.

* Plus forte hausse du CAC40, Kering gagne 3,9%. Goldman Sachs a revalorisé la valeur de 590 à 605 euros, en reconduisant son avis "achat".

* Sur le CAC40, Carrefour gagne aussi 2,8% avec Bouygues (+1,6%) ou encore Safran (+1,1%).

* April gagne 2,8%. Le groupe affiche, pour les six premiers mois de l'année 2018, un chiffre d'affaires consolidé de 492,1 ME, en croissance de 7,5% en publié par rapport à l'année précédente, et un résultat opérationnel courant en progression de 10,6% à 42,2 ME. Le chiffre d'affaires grimpe de 7% en proforma. La marge brute augmente de 4% à 221,6 ME. Le résultat net part du groupe s'apprécie de 15,4% à 27,5 ME.

* Secoué au cours des deux dernières séances, Iliad rebondit ce vendredi, sur un gain de 2,3%. Un flux acheteur à mettre en relation avec une note d'Oddo BHF qui évoque un possible rachat de l'opérateur suite à la réorganisation des intérêts de l'actionnaire majoritaire et fondateur, Xavier Niel. Le broker cite 3 scénarios crédibles : un accord de grande envergure dans les télécoms en association avec KKR (Fastweb, KPN), un accord avec un groupe média (Lagardere Studios) ou un rachat des actionnaires minoritaires d'Iliad. Selon le courtier, un rachat est clairement possible même avec une prime de 50%. Une sortie de la cote ferait sens et est possible financièrement.

VALEURS EN BAISSE

* La pression reste forte sur Altran. Après avoir chuté de 8% jeudi dans le sillage d'une publication semestrielle marquée par une forte baisse du flux de trésorerie disponible, le titre du spécialiste des services d'ingénierie et de recherche et développement abandonne encore 5,8%. Invest Securities a dégradé le dossier de 'neutre' à 'vendre' tout en réduisant sa cible de 1 euro, à 7,30 euros. Kepler Cheuvreux a pour sa part reconduit son opinion 'conserver' mais a abaissé son objectif de 11 à 10 euros. Bryan Garnier se montre plus positif puisqu'il conseille toujours d''acheter' la valeur et maintient sa 'fair value' à 17 euros. La croissance devrait s'accélérer progressivement, tandis que l'amélioration de la rentabilité et l'intégration d'Aricent sont sur la bonne voie, selon le courtier.

* EuropaCorp, en baisse de 3,9%, enregistre une quatrième séance consécutive dans le rouge.

* Sur le CAC40, Sodexo recule aussi de 2,3% avec Société Générale (-1,4%) ou encore Saint-Gobain (-1,4%).

* Legrand perd 1,6% avec Schneider Electric (-4,9%) et Rexel (-3,4%). Les autorités française enquêtent sur une possible entente illicite dans le secteur de la fabrication et de la distribution de matériel électrique. Ainsi, quatre grands acteurs du secteur, Legrand, Rexel, Sonepar et Schneider Electric ont été l'objet jeudi de 12 perquisitions dans le cadre d'une enquête ouverte le 7 juin dernier, selon une source judiciaire citée par l'agence 'Reuters'.

* STMicroelectronics perd encore 0,2%. Le secteur des semi-conducteurs a fortement contribué à tirer l'indice Nasdaq à la baisse jeudi soir à Wall Street (-0,9%). L'indice de Philadelphie des semi-conducteurs a ainsi chuté de 2,6%, après une conférence organisée par Citigroup, qui a mis en évidence un risque de ralentissement du secteur au 2ème semestre 2018. Les intervenants de cette conférence ont indiqué que le rebond attendu des ventes de "semis" au 2ème semestre serait sans doute plus modeste que prévu.

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