Cotation du 17/07/2018 à 18h05 CAC 40 +0,24% 5 422,54
  • PX1 - FR0003500008

Clôture Paris : le CAC40 s'offre un rebond

Clôture Paris : le CAC40 s'offre un rebond

Clôture Paris : le CAC40 s'offre un rebond
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC40 a fini sa course en hausse de 0,91% ce vendredi, à 5.323 pts en clôture. Les investisseurs, toujours préoccupés par la politique commerciale agressive de l'Administration Trump, ont salué aujourd'hui la décision de la Chine d'assouplir ses règles qui limitent les investissements étrangers dans différents secteurs du pays (industrie automobile, infrastructures, exploitation minière ou encore agriculture), à compter du 28 juillet. De leur côté, les dirigeants de l'Union européenne, réunis hier à Bruxelles, ont fini par trouver un accord sur les questions migratoires, évitant ainsi une nouvelle crise politique au sein de la zone...

Le CAC40 baisse néanmoins de 1,2% sur l'ensemble de la semaine et recule de 1,4% sur le mois de juin 2018. Sur l'ensemble du deuxième trimestre de l'année, l'indice parisien affiche tout de même une hausse de 3%, lui permettant ainsi d'enregistrer un timide gain de 0,2% sur le premier semestre...

Outre-Atlantique, Wall Street s'offre également un rebond ce vendredi, soutenu notamment par les résultats trimestriels de Nike, la nouvelle progression des prix du pétrole, et par le secteur bancaire US suite au verdict des "stress tests" de la Fed ouvrant la voie à davantage de redistributions aux actionnaires.

ECO ET DEVISES

L'inflation a légèrement accéléré en juin dans la zone euro. Selon les données préliminaires d'Eurostat, les prix à la consommation ont augmenté de 2% sur un an, contre 1,9% en mai. Une évolution en ligne avec les attentes du marché. L'inflation annuelle 'core' recule en revanche de 1,1% à 1%.

Evolution contrastée des prix à la consommation en juin en France. Selon les données provisoires de l'Insee, l'inflation annuelle accélérerait légèrement sur la période, à +2,1% après +2,0% en mai. Cette légère hausse de l'inflation proviendrait, comme le mois précédent, d'une accélération sur un an des prix de l'énergie et, dans une moindre mesure, des prix des produits alimentaires. En revanche, ceux des services décéléreraient. Enfin, les prix des produits manufacturés reculeraient au même rythme que le mois antérieur. En séquentiel, les prix à la consommation ne progresseraient que de 0,1% après +0,4% en mai. Cette moindre hausse résulterait d'un ralentissement des prix des produits énergétiques et d'un repli, saisonnier, des prix des produits alimentaires, souligne l'Insee. Calculée aux normes européennes, l'inflation annuelle accélérerait également légèrement, à +2,4% après +2,3% en mai.

La consommation des ménages est repartie de l'avant en mai en France. Après avoir chuté de 1,8% en avril, elle a rebondi de 0,9% le mois dernier. Le consensus tablait sur une progression limitée à 0,8%. Les achats de biens alimentaires et la consommation d'énergie sont en hausse, tout comme les achats de voitures et de téléviseurs. En revanche, les achats de vêtements et de chaussures diminuent fortement, précise l'Insee.

Sur le front économique aux USA ce vendredi, les revenus personnels des ménages pour le mois de mai 2018 sont ressortis en ligne avec les attentes, en progression de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% en avril. Les dépenses de consommation, quant à elles, ont grimpé de 0,2% par rapport au mois d'avril, contre +0,4% de consensus et +0,5% un mois avant. Enfin, l'indice des prix 'core PCE' a augmenté comme prévu de 0,2% par rapport au mois précédent.

L'indice final du sentiment des consommateurs américains pour le mois de juin 2018, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti inférieur aux attentes à 98,2, contre 99,1 de consensus de place et 99,3 pour sa lecture antérieure.

L'indice manufacturier PMI de Chicago pour le mois de juin 2018 est ressorti à 64,1, contre un niveau de 62,7 un mois auparavant et un consensus de place de 60,1. Ainsi, l'indicateur publié ce jour traduit une accélération de l'activité manufacturière dans la région. Il dépasse par ailleurs largement le consensus.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1670$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 74,2$ et le Brent s'affiche à 79,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* Coup de chaud sur Recylex qui grimpe de 11,8% à plus de 8 euros (8,66 euros).

* Claranova s'envole de 7,6%. Cette dynamique haussière est à mettre en perspective avec l'annonce par la société de la mise en oeuvre de son programme de rachat d'actions, en conformité avec l'autorisation accordée par l'Assemblée Générale du 30 novembre 2017. D'autant que ce lancement donne aussi l'occasion au management de réitérer sa confiance dans les perspectives de croissance "fortes et durables" du groupe.

* Nicox rebondit de 4,4% après quatre séances consécutives de correction. Le groupe a fait un point sur ses activités et les récents progrès de ses programmes et activités clés.

* Safran poursuit son rebond au-dessus des 100 euros, en hausse de 3,9% ce vendredi (104 euros).

* Sur le CAC40, Schneider Electric monte aussi de 2,3% avec Airbus (+2,2%) ou encore LVMH (+1,8%).

* Casino (+1,7%). Le distributeur bénéficie du soutien de deux analystes puisque Kepler Cheuvreux et Bank of America-Merrill Lynch ont rehaussé leur conseil sur le dossier de 'conserver' à 'acheter'.

* Séché Environnement rebondit de 1,7%. Oddo BHF a relevé de 'neutre' à 'acheter' sa recommandation sur la valeur tout en ajustant sa cible de 33 à 35 euros.

* AccorHotels (+0,4%) poursuit son offensive dans l'hôtellerie de luxe. Le groupe a engagé des négociations exclusives en vue d'acquérir une participation de 50% dans sbe Entertainment Group, notamment détenue par Cain International. Le montant de la transaction atteint 125 M$. Sam Nazarian restera actionnaire des 50% restants. Par ailleurs, AccorHotels participera pour 194 M$ à l'émission d'un titre de créance privilégiée destiné à rembourser la créance privilégiée existante, également détenue en partie par Cain International. L'investissement total d'AccorHotels dans le cadre de cette opération s'élèvera ainsi 319 M$. Soumise aux autorisations réglementaires habituelles, la transaction devrait être finalisée d'ici au 31 juillet prochain.

VALEURS EN BAISSE

* Avenir Telecom rechute de 14,4% au lendemain d'un rebond de 2,5%.

* Assystem (-7,6%) est sanctionné après son avertissement. Si le management vise toujours une croissance annuelle de son activité d'au moins 10% et un free cashflow 2018 supérieur à 5% du chiffre d'affaires, l'objectif d'une hausse d'au moins 10% de son résultat opérationnel d'activité n'est plus d'actualité. Le management n'anticipe plus qu'un résultat stable, avec un déséquilibre significatif entre le premier semestre et le second semestre se traduisant, par rapport aux périodes correspondantes de l'exercice 2017, par un recul au premier semestre et une progression au second semestre.

* M6 (-3,5%). Morgan Stanley s'inquiète pour les groupes TV traditionnels en Europe. La concurrence de plus en plus forte de Netflix et des autres acteurs OTT risque de mettre à mal le modèle des groupes de médias historiques, principalement basé sur la publicité. La banque américain estime ainsi que la publicité télévisée a probablement atteint un sommet et modélise une croissance nulle pour cette dernière dans les cinq prochaines années. En conséquence, MS pense que les bpa des groupes TV européens pourraient chuter de 40% d'ici cinq ans. Le broker dégrade en conséquent cinq groupes TV européens, dont M6 qu'il recommande désormais de 'sous-pondérer'. MS était déjà à 'sous-pondérer' sur TF1.

* Suez (-1,1%) échappe au rebond à Paris. Victime d'une dégradation de Berenberg jeudi, le titre du groupe "utilities" reste pénalisé par une note peu encourageante d'analyste en cette fin de semaine. Neutre sur le dossier, le Credit Suisse a en effet réduit ses estimations de résultats sur la période 2018-2020 d'environ 15% et a abaissé son objectif de 12 à 11,6 euros. Le broker juge les objectifs de court terme difficiles à atteindre mais réalisables. Les mandats de Jean-Louis Chaussade et Gérard Mestrallet se terminant en mai 2019, le CS craint par ailleurs pour la soutenabilité du dividende alors que la direction actuelle s'est engagée à maintenir un dividende plancher de 0,65 euro.

* Sur le CAC40, Renault recule de 0,7% avec Vivendi (-0,5%) ou encore Danone (-0,2%).

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com