Cotation du 18/07/2018 à 18h05 CAC 40 +0,46% 5 447,44
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Clôture Paris : le CAC40 s'offre (enfin) un rebond avec le pétrole !

Clôture Paris : le CAC40 s'offre (enfin) un rebond avec le pétrole !
Clôture Paris : le CAC40 s'offre (enfin) un rebond avec le pétrole !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après cinq séances consécutives de baisse, pour une perte cumulée de près de 4%, le CAC40 a rebondi de 1,34% ce vendredi, à 5.387 pts en clôture. L'indice parisien a notamment profité du vif rebond des prix du pétrole aujourd'hui, avec un baril WTI qui retrouve quasiment les 68$ (+3,6%). L'Opep et ses alliés seraient tombés d'accord pour accroître leur production d'environ un million de barils par jour. Néanmoins, aucun chiffre de hausse de production n'est présent dans le communiqué final. L'Organisation doit encore se réunir demain avec ses partenaires...

Outre-Atlantique, Wall Street s'affiche actuellement en ordre dispersé, alors que Donald Trump poursuit sa guerre commerciale. Le président américain menace désormais de taxer de 20% les voitures européennes importées aux Etats-Unis si l'Europe ne supprime pas rapidement ses barrières douanières : "construisez-les ici ! ", hurle-t-il (sur Twitter...).

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC40 perd un peu plus de 2%.

ECO ET DEVISES

La croissance française a bel et bien bien ralenti à 0,2% au premier trimestre 2018 après +0,7% au cours des trois mois précédents. Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages progressent quasiment au même rythme qu'au quatrième trimestre (+0,1% après +0,2%), tandis que la formation brute de capital fixe perd en dynamisme (FBCF: +0,2% après +0,9%). Au total, l'Insee note que la demande intérieure finale hors stocks ralentit et contribue moins à la croissance: +0,2 point après +0,4 point. Les exportations se replient légèrement (-0,3% après +2,4%) et les importations sont quasi stables (-0,1% après +0,3%). Au total, la contribution du solde extérieur à la croissance du PIB est légèrement négative : -0,1 point après +0,6 point. De leur côté, les variations de stocks sont stables et ne contribuent donc pas à la progression du PIB.

La reprise de la croissance dans le secteur privé de la zone euro accélère légèrement selon les données PMI Flash de juin. L'Indice PMI IHS Markit Composite de l'activité globale se redresse ainsi de 54,1 à 54,8, signalant une progression de la croissance par rapport au creux de 18 mois enregistré en mai. L'indice affiche toutefois son 2ème plus faible niveau depuis 17 mois, le rythme d'expansion économique s'étant fortement affaibli par rapport à celui enregistré entre décembre 2017 et janvier 2018, souligne IHS Markit. A l'image de la France, la situation diverge entre les activités de services et manufacturières. L'Indice PMI Flash dans le secteur des services se redresse ainsi à 55 (53,8 en mai), sur un plus haut de 4 mois, alors que l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière recule de 55,5 en mai à 55, au plus bas depuis 18 mois.

La croissance du secteur privé français s'accélère en juin, portée par un regain d'activité dans le secteur des services. L'Indice Flash Composite de l'activité globale dans l'Hexagone ressort ainsi à 55,6 contre 54,2 en mai, sur un plus haut de 2 mois. L'Indice Flash de l'activité de services se redresse également, à 56,4 en juin (54,3 en mai), mais l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière tombe sur un plus bas de 16 mois, à 53,1 (54,4 en mai). Si les indices Composites et Services ressortent supérieurs aux attentes du marché, l'indice lié à l'activité manufacturière déçoit.

L'indice flash PMI composite américain du mois juin 2018 est ressorti à 56, selon l'évaluation de Markit. Le consensus était de 56,3. L'indice manufacturier a atteint 54,6 contre 56,5 de consensus, et l'indicateur des services s'est établi à 56,5, contre 56,2 de consensus.

Face à des signes de ralentissement conjoncturel, le FMI s'apprête à revoir en légère baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, dans son prochain rapport attendu en juillet. Jusqu'ici, le Fonds monétaire international tablait sur une croissance de 2,4% en 2018 et de 2% en 2019... Le FMI va ainsi tenir compte des risques accrus découlant des tensions commerciales internationales (notamment des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis sur leurs importations d'acier), des sanctions contre la Russie et l'Iran, ainsi que de la prochaine sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a expliqué jeudi Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.

Le baril de pétrole s'enflamme alors que l'Opep et ses alliés seraient tombés d'accord pour accroître leur production. Selon le ministre saoudien de l'énergie cité par Bloomberg, le cartel augmentera, au global, sa production d'un million de barils par jour. La croissance réelle devrait néanmoins se limiter à 600.000 barils par jour alors que plusieurs pays qui ont récemment sous-produit auront du mal à revenir rapidement à niveaux supérieurs d'exploitation tandis que d'autres producteurs ne seront pas autorisés à prendre part à cet accord. Il s'agit en tous cas d'une bonne nouvelle pour les pays tels que les États-Unis et la Chine qui réclament une révision à la hausse des quotas d'exploitation du cartel pour faire face à l'augmentation des prix de l'or noir. D'autant que l'Iran menaçait de voter contre tout accord.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1635$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 67,9$ et le Brent s'affiche à 74,6$.

VALEURS EN HAUSSE

* Nanobiotix flambe de 50% après avoir dévoilé hier soir des résultats positifs pour la Phase II/III pour son essai évaluant NBTXR3 dans les Sarcomes des Tissus Mous. L'essai a atteint son critère d'évaluation principal concernant le taux de réponse pathologique complète. L'essai a atteint son critère d'évaluation secondaire concernant l'opérabilité des patients (taux de chirurgie R0). NBTXR3 a démontré une supériorité et des bénéfices cliniques significatifs par rapport au standard de soin. Le profil de sécurité du produit est confirmé. Côté analystes, Jefferies salue cette avancée clinique en réitérant son avis "achat" et en visant 24 euros sur Nanobiotix. Le bureau de recherche voit un potentiel considérable pour NBTXR3 dont les débouchés thérapeutiques pourraient couvrir une importante panoplie de cancers.

* TechnipFMC gagne 5,7%. D'autres valeurs pétrolières se distinguent : Total gagne 3,3% avec CGG (+3,7%) ou encore Vallourec (+4,2%).

* Airbus reprend 2,1%. Le groupe met une nouvelle fois en garde le Royaume-Uni en cas de 'hard Brexit'. Très présent outre-Manche où il emploie plus de 14.000 personnes, le géant de l'aéronautique indique qu'il sera obligé de "reconsidérer ses investissements au Royaume-Uni, et sa présence à long terme dans le pays" si le Royaume-Uni sort de l'Union européenne en 2019 sans un accord sur le commerce futur. Airbus, qui fabrique des ailes pour tous ses avions commerciaux au Royaume-Uni, estime qu'une sortie brusque du pays du marché unique et de l'union douanière entraînera une "perturbation et une interruption importantes" de la production britannique. "En d'autres termes, un scénario sans accord menace directement l'avenir d'Airbus au Royaume-Uni", a déclaré Tom Williams, directeur général adjoint d'Airbus Commercial Aircraft.

* Du côté des bancaires, BNP Paribas gagne 1,3% avec Crédit Agricole (+1%) ou encore Société Générale (+0,8%).

* Kering (+1,2%) a entamé des discussions avec M. Christopher Kane sur les conditions dans lesquelles le designer britannique pourrait reprendre le contrôle total de la marque éponyme. Christopher Kane et Kering souhaitent en tout état de cause continuer à collaborer dans le but de garantir une transition progressive et harmonieuse.

* Atos (+0,8%) a remporté un nouveau contrat avec Supercomputing Wales, le centre national de recherche de calcul intensif du Pays de Galles. Celui-ci donnera naissance au tout premier Centre d'Excellence de supercalcul développé conjointement entre Atos et Dell EMC. Ce partenariat permettra à un consortium d'universités du Pays de Galles, dont les universités de Cardiff, Swansea, Aberystwyth et Bangor, de disposer d'installations de calcul à haute performance et de capacités de recherche en matière de Big Data.

VALEURS EN BAISSE

* Avenir Telecom (-4,5%). Le résultat opérationnel consolidé s'élève à 29,8 ME contre 2,8 ME un an plus tôt. Il intègre des autres produits et charges, à hauteur de 27,8 ME, liées aux abandons de créances consenties par les établissements de crédit et les principaux fournisseurs dans le cadre du plan de continuation mis en oeuvre. Le bénéfice net ressort à 30,7 ME contre 1,3 ME sur l'exercice précédent. Le bénéfice net dégagé sur l'exercice permet d'améliorer significativement les fonds propres qui passent en un an de -41,5 ME à -10,6 ME.

* STMicroelectronics perd encore 1,7% ce vendredi, désormais proche des 20 euros, toujours plombé par les tensions commerciales internationales.

* Veolia perd 1,2%. Le titre était déjà pénalisé hier par la dégradation de recommandation des analystes de Jefferies. Sur le CAC40, Valeo perd aussi 0,2%.

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