Cotation du 19/02/2020 à 18h05 CAC 40 +0,90% 6 111,24
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Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 6.000 points

Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 6.000 points
Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 6.000 points
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC40 a aligné une 4ème séance de baisse consécutive ce jeudi, de retour sous les 6.000 points pour la première fois depuis le 8 janvier, en repli de 0,65% en clôture. Jusqu'à présent, l'indice parisien avait toujours réussi à préserver ce niveau symbolique en clôture depuis le début de l'année.
La propagation mondiale rapide du virus venu de Chine, dans l'attente du diagnostic de l'Organisation mondiale de la santé qui a repoussé de 24H son estimation du risque, a continué d'inciter les investisseurs à la plus grande prudence.
Mais le coronavirus n'est pas le seul souci des investisseurs qui ont été refroidi hier par le ton de Donald Trump sur le commerce avec l'Europe, lequel a menacé d'imposer des droits de douane de 25% sur les automobiles importées de l'UE en cas d'absence d'accord de part et d'autre de l'Atlantique...

ECO ET DEVISES

Les opérateurs restent prudents à Wall Street aussi ce soir, en léger recul.
D'après le Département américain au Travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 18 janvier 2020 sont ressorties au nombre de 211.000, contre 214.000 de consensus et 204.000 une semaine auparavant...
L'indice des indicateurs avancés américains du mois de décembre 2019 a reculé de 0,3% en comparaison du mois antérieur selon le Conference Board, alors que le consensus était logé à -0,2% sur la période. La lecture révisée du mois de novembre 2019 est quant à elle ressortie à +0,1%, alors que la précédente estimation était celle d'une stabilité.

L'indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour le mois de janvier est ressorti négatif à -1, signalant une légère contraction de l'activité.

Le dernier rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 17 janvier 2020, a fait ressortir des stocks de brut hors réserve stratégique comme prévu en léger repli de 0,4 million de barils en comparaison de la semaine antérieure, ainsi qu'une augmentation de 1,7 MB des stocks d'essence et qu'une baisse de 1,2 MB pour les produits distillés. Le baril recule ce soir sous les 62$ le brent. L'euro campe à 1,1050/$ entre banques.

De son côté, la Banque centrale européenne a opté pour le statu quo monétaire. Comme anticipé, la BCE a décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureraient inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%. Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce qu'il ait constaté que les perspectives d'inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2% sur son horizon de projection, et que cette convergence se reflète de manière cohérente dans la dynamique d'inflation sous-jacente.
Le Conseil des gouverneurs continuera d'effectuer des achats nets dans le cadre de son programme d'achats d'actifs (asset purchase programme, APP) à un rythme mensuel de 20 milliards d'euros. Le Conseil des gouverneurs prévoit d'y avoir recours aussi longtemps que nécessaire pour renforcer les effets accommodants de ses taux d'intérêt directeurs, et d'y mettre fin peu avant qu'il ne commence à relever les taux d'intérêt directeurs de la BCE... Le Conseil entend poursuivre les réinvestissements, en totalité, des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre de l'APP pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d'intérêt directeurs de la BCE et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire. Comme attendu, le Conseil a également décidé de lancer une évaluation de la stratégie de politique monétaire de la BCE.

Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a expliqué que "les données reçues depuis notre dernière réunion sont conformes à notre scénario de base d'une croissance continue, mais modérée, de l'économie de la zone euro. La croissance de l'emploi et l'augmentation des salaires, bien qu'en ralentissement, continuent de soutenir la résilience de l'économie de la zone euro... " La faiblesse du secteur manufacturier reste en revanche un frein à la dynamique de croissance de la région. "Si l'évolution de l'inflation reste globalement modérée, certains signes indiquent une augmentation modérée de l'inflation sous-jacente, conformément aux attentes", souligne la dirigeante.
"Les mesures de politique monétaire en cours favorisent des conditions de financement favorables pour tous les secteurs de l'économie. En particulier, des conditions d'emprunt plus faciles pour les entreprises et les ménages soutiennent les dépenses de consommation et les investissements des entreprises", indique la patronne de la BCE. "Compte tenu des perspectives d'inflation toujours modérées, la politique monétaire doit rester très accommodante pendant une période prolongée pour soutenir les pressions inflationnistes sous-jacentes et l'évolution de l'inflation globale à moyen terme. Le Conseil des gouverneurs est prêt à adapter tous ses instruments, le cas échéant, pour faire en sorte que l'inflation se rapproche durablement de son objectif, conformément à son engagement en faveur de la symétrie. Nous suivrons de près l'évolution de l'inflation et l'impact des mesures de politique monétaire en cours sur l'économie. Notre 'forward guidance' garantira que les conditions financières s'adapteront en fonction de l'évolution des perspectives d'inflation", précise Christine Lagarde.
"Les risques entourant les perspectives de croissance de la zone euro, liés aux facteurs géopolitiques, à la montée du protectionnisme et aux vulnérabilités des marchés émergents, restent orientés à la baisse... mais les risques sont devenus moins prononcés, car une partie de l'incertitude entourant le commerce international se dissipe".

VALEURS EN HAUSSE

Adocia : +14%, suivi de Immerion (+13%)

STMicroelectronics bondit de 6,5%. Le groupe a enregistré au T4 un chiffre d'affaires net de 2,75 milliards de dollars, une marge brute de 39,3%, une marge d'exploitation de 16,7% et un résultat net de 392 millions de dollars, soit 0,43 dollar par action après dilution. Sur l'exercice fiscal 2019, le chiffre d'affaires net du groupe s'inscrit à 9,56 milliards de dollars, la marge brute à 38,7% et la marge d'exploitation à 12,6%. Le résultat net ressort au final à 1.032 millions de dollars.
L'entreprise, qui fournit des entreprises telles qu'Apple et Huawei Technologies, a notamment profité de la forte demande pour ses puces dans le secteur des télécoms. L'unité a vu son bénéfice opérationnel bondir de 39,1% au quatrième trimestre à 281 millions de dollars. La marge d'exploitation a atteint 25,9% contre 20,5% un an plus tôt. Sur le premier trimestre 2020, STM anticipe des revenus de 2,36 milliards de dollars, en hausse de 13,7% en variation annuelle mais en baisse de 14,3% en variation séquentielle, et une marge brute de 38%, dont environ 80 points de base au titre de charges liées aux capacités de production inutilisées.

Soitec rebondit de 4,6% après sa correction d'hier dans le sillage de ses comptes.

Voltalia : +3,6% avec Prodways (+2,7%), BigBen Wavestone (+2,5%)

Verallia : +2% avec Abivax

Elior gagne 1,5%. HSBC a débuté la couverture d'Elior avec une recommandation 'acheter' et une cible de 15,6 euros.

Getlink (+1,5%) a enregistré un chiffre d'affaires 2019 en très légère hausse à 1,085 Milliard d'euros à taux de change constant.

Suez : +1% avec SQLI, Stef, Alstom, Carrefour, Safran, Engie et Ubisoft

VALEURS EN BAISSE

Archos : -7,5% avec Geci

Genomic : -6% avec Tikehau, Solocal

Renault : Plus forte baisse du CAC40, Renault perd 5,5%, au plus bas depuis 2012. Citigroup a dégradé le titre du constructeur automobile à 'vendre' tout en coupant son objectif de cours de 52 à 30 euros. Selon le broker, les attentes du consensus sur les volumes du marché sont trop élevées pour 2020. Il considère que les bilans de Daimler et de Renault sont "clairement" risqués compte tenu de la situation du secteur et de la faible génération de liquidités. Les deux entreprises risquent de réduire leurs dividendes et de potentiellement lever des capitaux.
Concernant plus précisément Renault, Citi affirme que le marché n'a pas encore pris conscience de "l'énormité des défis" auxquels le groupe est confronté. La firme est plus vulnérable à la volatilité des volumes de voitures en raison de son modèle économique intégré verticalement.

Europcar : -5% suivi de Eramet, Amoeba, Guerbet (-4%)

Valeo : -3,5% avec Faurecia, ADP, Mersen (-3%)

Kering : -3%. Le secteur du luxe reste chahuté par les craintes de ralentissement des flux touristiques avec LVMH en baisse de 2,5%

Air France KLM : -2,5% suivi de Genfit, Innate, Rexel, Innate et TechnipFMC

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