Cotation du 09/04/2021 à 18h05 CAC 40 +0,06% 6 169,41
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Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 5.800 pts

Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 5.800 pts
Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 5.800 pts
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le marché parisien a fini en baisse de 0,82% à 5.782 pts, sous la pression venue de Wall Street qui se confirme dans le sillage de la remontée des taux longs américains. Le patron de la Fed a indiqué s'attendre à une hausse de l'inflation à court terme, mais a répété que la banque centrale américaine jugeait "appropriée" sa politique monétaire accommodante, et qu'elle ne comptait pas réagir avant que ses objectifs d'emploi et de prix soient atteint sur le long terme.

ECO ET DEVISES

Les chiffres de l'emploi aux États-Unis pour le mois de février 2021 ont été meilleurs que prévu. Le taux de chômage américain a reculé à 6,2%, contre un consensus FactSet de 6,4% et un niveau de 6,3% un mois avant. Surtout, les créations de postes non-agricoles sont ressorties au nombre de 379.000, deux fois plus que prévu, contre une lecture révisée à 166.000 pour le mois antérieur. La précédente lecture de janvier était de 49.000. Le salaire horaire moyen a comme attendu augmenté de 0,2% en comparaison du mois antérieur (+5,3% sur un an).
Les créations de postes dans le privé se sont établies au nombre de 465.000, contre 225.000 de consensus et 90.000 pour la lecture révisée (en hausse) de janvier. Les créations d'emplois manufacturiers ont été de 21.000. Le taux de participation à la force de travail est ressorti à 61,4% contre 61,5% de consensus.
En février, la majeure partie des gains d'emplois concerne les secteurs des loisirs et de l'hospitalité, avec 355.000 créations de postes, soit quasiment la totalité des créations du mois. La levée des restrictions sanitaires dans certaines régions du pays a ainsi généré des emplois de manière assez massive, dont quatre cinquièmes dans les services alimentaires et les débits de boissons (286.000 postes). Les activités d'hébergement ont créé 36.000 emplois, alors que les services de divertissement, jeu et loisirs ont généré 33.000 postes. Les services temporaires d'aide ont créé 53.000 emplois.

Les opérateurs ont aussi pris connaissance ce jour de la balance du commerce international des biens et services aux USA pour le mois de janvier, qui ressort déficitaire de 68,2 milliards de dollars, contre 67,5 milliards de consensus de marché.
Les chiffres du crédit à la consommation pour le mois de janvier seront annoncés à 21 heures (consensus +15 milliards de dollars).

Ce vendredi, le rendement du T-Bond 2031 grimpe encore à plus de 1,6% après sa poussée de la veille.
Du côté des prix du pétrole, après le statu quo inattendu des membres de l'OPEP+, les cours progressent encore à près de 66$ le baril sur le WTI (+3,5%) et 69$ pour le Brent de la mer du Nord. Au final, l'Opep+ continuera ainsi de produire environ 8 mbj de moins qu'avant la crise du coronavirus, contribuant à soutenir les cours dans un environnement où la demande redémarre progressivement en 2021 à la faveur des campagnes de vaccination...

Les opérateurs ont par ailleurs pris connaissance dans la matinée ce jour de nouveaux chiffres économiques en Allemagne, en France ou en Italie. Les commandes à l'industrie allemande ont rebondi de 1,4% en janvier, près de trois fois la hausse attendue par le marché. Elles avaient reculé de 2,2% en décembre. Les commandes intérieures ont diminué de 2,6% alors que celles provenant de l'international ont augmenté de 4,2%, précise l'Office fédéral de la statistique. En glissement annuel, les commandes, ajustées des prix et des effets calendaires, progressent de 2,5%. L'euro reflue ce soir sur les 1,19/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

2CRSI rebondit de 12,7% après sa correction récente à la révélation des grandes difficultés de l'un de ses principaux clients, Blade.

GL Events (+7%). Le groupe spécialisé dans l'évènementiel est tombé dans le rouge l'an passé, essuyant une perte nette de 74,3 ME contre un profit de 55,1 ME en 2019. GL Events anticipe un niveau d'activité toujours limité au 1er trimestre 2021. Au-delà, et sous réserve d'une évolution favorable des conditions sanitaires, la société estime que l'activité devrait se reprendre de façon différenciée selon les zones géographiques. Du fait des incertitudes pesant toujours sur la reprise d'activité, le Conseil d'administration a décidé de ne pas proposer de distribution de dividendes au titre de l'exercice 2020. La firme a annoncé par ailleurs l'entrée du fonds d'investissement Nexus Point au capital de GL Events Greater China, la holding portant les participations chinoises et hong-kongaises du groupe

Technip Energies (+5,6%). Outre la nouvelle hausse des cours du pétrole, le titre de la société d'ingénierie et de technologies pour la transition énergétique bénéficie du nouveau soutien d'un analyste puisque Kepler Cheuvreux a initié le suivi de la valeur avec un conseil 'acheter' et un objectif de 18 euros.

Maurel et Prom pointe aussi en progression de 5% avec le pétrole.

CGG (+4%). Après une ouverture dans le rouge, le titre a pris le chemin de la hausse en cours de matinée. Le groupe parapétrolier a essuyé une nouvelle perte en 2020 mais a vu ses comptes se redresser sensiblement au quatrième trimestre. Sur l'exercice clos, la firme a essuyé un déficit net de 438 M$ pour des revenus de 886 M$ (-35%). Le résultat net des activités poursuivies est ressorti à -376 M$ contre +126 M$ en 2019. "En 2021, à condition que les économies mondiales continuent de se redresser graduellement et que les prix du pétrole se stabilisent au-dessus de 50 $/baril, CGG devrait tirer parti de son programme de réduction de coûts, sa performance devrait se renforcer progressivement au second semestre et le Groupe devrait retrouver une génération de cash-flow net positive sur l'année", a précisé le management.

Akka: +3% avec Bonduelle et Somfy (+2,5%)

Lisi : +2% suivi de Veolia, Gorgé, SQLI

IPSOS : +1,5% avec McPhy et Total

Orange : +1% suivi de Sanofi, SG, Suez et Stef

VALEURS EN BAISSE

Voltalia : -6% avec Air France KLM, Neoen

Manitou (-5,5%). La firme a vu son résultat opérationnel récurrent reculer de 43% à 85 millions d'euros l'an passé, pour un chiffre d'affaires de 1,585 milliard d'euros, en baisse de -24%. Le résultat net part du groupe a atteint 40 ME (96 ME en 2019). Le Conseil d'administration a décidé de proposer à l'Assemblée générale des actionnaires, qui se tiendra le 17 juin 2021, le versement d'un dividende de 0,60 euro par action, permettant de rétablir un taux de distribution sur la période 2019 et 2020 plus en ligne avec les pratiques des années précédentes. Manitou anticipe un chiffre d'affaires 2021 en progression de plus de 15%. Le groupe vise aussi une progression du résultat opérationnel courant de l'ordre de 40 points de base.

Airbus : -5,5% suivi de Aubay (-4%), Lysogène et de Haulotte

P&V : -3,8% avec Nexans, Chargeurs (-3%) et Inventiva

Dassault Aviation (-3%). Guère épargné par la crise actuelle, le groupe a dévoilé des résultats annuels en fort repli mais supérieurs aux attentes du marché. L'avionneur enregistre ainsi un bénéfice net ajusté 2020 de 396 millions d'euros, en baisse de 51%, pour un chiffre d'affaires de 5,489 MdsE contre 7,37 MdsE en 2019. Cette diminution, conforme à sa prévision, s'explique principalement par la baisse du nombre de livraisons de Rafale Export (13 vs 26 en 2019) et de Falcon (34 Falcon vs 40 en 2019). La marge nette s'établit ainsi à 7,2% contre 11,1% un an plus tôt. Ce recul s'explique principalement par la baisse du résultat opérationnel et la moindre contribution de Thales au résultat net. Les prises de commandes s'élèvent à 3,463 MdsE à fin décembre contre 5,693 MdsE en 2019. Alors que "2021 sera une année encore profondément marquée par la pandémie et ses conséquences sanitaires et économiques", Dassault Aviation prévoit de livrer 25 Rafale et 25 Falcon. Le chiffre d'affaires sera en hausse.

STM : -2,5% suivi de Bolloré, Vinci et de Sodexo

Faurecia cède 2,7%. Stellantis a finalisé la distribution à ses actionnaires de la participation qu'elle détenait dans Faurecia, alors que la vente d'actions de l'équipementier automobile en octobre dernier par PSA avait rapporté 308 millions d'euros. La distribution est désormais soumise à l'approbation des actionnaires de Stellantis lors d'une assemblée générale extraordinaire le 8 mars. Elle sera accompagnée d'une distribution en nature de la part restante de 39% de Stellantis dans Faurecia. Pour chaque action Stellantis détenue au 16 mars, les actionnaires recevront donc un peu plus de 0,017 titre ordinaire Faurecia.

Eramet (-0,8%). L'Etat français, deuxième actionnaire du groupe minier, n'est pas favorable à un changement de direction, comme en a fait la demande cette semaine l'actionnaire principal, a déclaré à Reuters une source au fait du dossier. Selon les informations de 'L'Agefi', la famille Duval, première actionnaire du groupe minier, pousserait pour le départ de la PDG. En ce sens, elle aurait écrit à l'Agence des participations de l'Etat pour appuyer sa demande. Les Duval reprocheraient notamment à la dirigeante "la gestion des dossiers de la Société Le Nickel et d'Aubert & Duval, deux filiales d'Eramet en grandes difficultés". La forte hausse de la dette et la division par deux des capitaux propres au cours des dernières années seraient également pointées du doigt par la famille qui détient près de 37% d'Eramet.

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