Cotation du 27/10/2020 à 18h05 CAC 40 -1,77% 4 730,66
  • PX1 - FR0003500008

Clôture Paris : le CAC40 reperd 3,76%

Clôture Paris : le CAC40 reperd 3,76%
Clôture Paris : le CAC40 reperd 3,76%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC0 a rechuté de 3,76%, de retour à 4.353 points ce mercredi en clôture, mettant fin à une série de 5 séances consécutives de hausse. La perspective d'une récession historique, le Fonds monétaire international tablant désormais sur une contraction de 3% du PIB mondial cette année, hante de nouveau le marché et plombe le pétrole de retour à 27$ le baril brent, en chute de 8%. L'accord conclu dimanche entre l'OPEP et d'autres grands pays, dont la Russie, les Etats-Unis et le Canada, pour réduire la production de pétrole mondiale semble déjà loin... Si un 'deal' semblait indispensable pour tenter de rééquilibrer le marché, il apparaît malgré tout loin d'être suffisant pour faire face à l'effondrement de la demande. Dans son dernier rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie estime que la consommation mondiale de pétrole va chuter de 9% cette année, un record ! "Une décennie de croissance de la demande sera anéantie en 2020, lorsque la consommation chutera d'un peu plus de 9 millions de barils par jour", explique l'AIE.
A Wall Street où les indices s'étaient emballés un peu vite concernant la sortie de crise sanitaire et la reprise économique qui s'en suivrait, retombe aussi lourdement ce mercredi de près de 3% sur le DJ.

ECO ET DEVISES

C'était à craindre... La consommation américaine a plongé au mois de mars, ressortant en recul de 8,7% en comparaison du mois de février 2020, alors que le consensus de marché n'était 'que' de -7,3%. Hors automobile, les ventes de détail aux États-Unis pour le mois de mars ont corrigé de 4,5% par rapport au mois précédent, contre -4,2% de consensus de place. Hors automobile et essence, enfin, les ventes de détail ont décliné de 3,1% par rapport au mois antérieur, contre -4,5% de consensus. La baisse globale de 8,7% de la consommation en mars est un triste record historique pour l'économie américaine.
L'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York, qui vient lui aussi d'être publié, est ressorti négatif de -78,2 ! Il était attendu à -35, après une lecture déjà lourdement négative de -21,5 sur le mois de mars. Cet indice Empire State ressort également au plus bas historique.

La production industrielle américaine du mois de mars 2020 est ressortie en retrait de 5,4% en comparaison du mois antérieur selon la Fed, contre -4,2% de consensus et +0,5% pour la lecture révisée du mois antérieur. La production manufacturière a chuté de 6,3% contre -4% de consensus (-0,1% en février). Le taux d'utilisation des capacités a décliné à 72,7%, contre 74% de consensus.

L'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois d'avril est ressorti à 30, très inférieur aux attentes du consensus (59), après une lecture de 72 pour le mois de mars 2020.

Le Livre Beige de la Fed, résumé des conditions économiques régionales, devrait être peu réjouissant. Il sera publié dans la soirée, à 20 heures...
Le Fonds monétaire international a estimé hier que la contraction de l'économie mondiale pourrait se chiffrer à 3% cette année, ce qui représenterait un choc sans précédent depuis la Grande Dépression. La Chine pourrait d'ailleurs annoncer vendredi, pour son premier trimestre, une première contraction de son économie depuis au moins 1992. Les économistes anticipent une contraction du PIB chinois de 6,5% au premier trimestre après une croissance de 6% au quatrième trimestre 2019, selon une enquête de Reuters.
L'euro campe ce soir sur les 1,09/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

Mauna Kea : +30% suivi de Navya (+15%) avec Atari (+11%) et Onxeo (+10%)

Transgene : +7% avec Lagardere (+4%), Archos et Thermador (+3,5%)

SES : +2,5% suivi de Crit, Trigano, Valneva, Virbac et Geci

Danone : +1% avec Hermes (+0,5%) avec Tikehau et DS

Sanofi (stable) et le Britannique GSK ont annoncé hier la signature d'une lettre d'intention en vue de développer un vaccin avec adjuvant contre le COVID-19, en faisant appel aux technologies innovantes des deux entreprises afin de remédier à la pandémie actuelle. Sanofi apportera à cette collaboration son antigène de la protéine S du COVID-19, obtenu par la technologie de l'ADN recombinant. Cette technologie a permis d'obtenir une réplique génétique exacte des protéines qui se trouvent à la surface du virus et la séquence d'ADN codant cet antigène a été combinée à l'ADN de la plateforme d'expression du baculovirus qui est à la base du vaccin recombinant contre la grippe de Sanofi, homologué aux Etats-Unis

VALEURS EN BAISSE

Gensight : reperd 15% avec Chargeurs (-14%)

Rexel : -11% suivi de Gl Events, P&V (-10%)

TechnipFMC et Vallourec reperdent plus de 10% et CGG plus de 9%.

Publicis : -9% avec Sodexo, Europacorp

Vinci reperd 8%. Le groupement Balfour Beatty-Vinci a remporté le contrat des lots de génie civil N1 et N2 du projet de ligne à grande vitesse HS2 au Royaume-Uni. Ces deux lots sont situés entre le tunnel Long Itchington Wood Green et Delta Junction / Birmingham Spur d'une part, et entre Delta Junction et la West Coast Main Line d'autre part. Le contrat atteint près de 5 milliards de livres sterling, soit environ 5,75 milliards d'euros.

CNP : -8% avec Airbus, Elis

Natixis : -8% suivi de Crédit Agricole, SG et BNP Paribas (-7%) côté bancaire

Renault : -8% avec JC Decaux

Coface : -7,5% suivi de Rubis, STM et Figeac

Accor perd 7%, après avoir déjà reculé de 3,7% hier. Le flux vendeur sur le dossier est à relier à une note de Morgan Stanley qui a dégradé la valeur à 'pondération en ligne' tout en ramenant son objectif de 48 à 32 euros. En revanche, Bernstein a réitéré son opinion 'surperformer' et son objectif de 35 euros. Contraint de fermer une grande partie de ses hôtels et de mettre au chômage les trois quarts de son personnel, le groupe hôtelier traverse, à l'image de l'industrie touristique, une période très compliquée. Sébastien Bazin, le PDG d'Accor, s'est malgré tout montré rassurant dernièrement, mettant en avant la solidité de son entreprise.

Bouygues : -7% avec Tarkett, Safran et Peugeot

Total perd plus de 6%. La major pétrolière a dévoilé des indicateurs en net retrait au premier trimestre, chute du brut oblige. Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe affiche ainsi une marge sur coûts variables (raffinage Europe) de 26,3$ par tonne, contre 30,2$ la tonne au quatrième trimestre 2019 et 33$ un an plus tôt. Cet indicateur représente la marge moyenne sur coûts variables réalisée par le raffinage de Total en Europe. Le prix moyen du Brent s'est établi à 50,1$ au premier trimestre contre 63,1$ au trimestre précédent et 63,1$ un an plus. Le prix moyen de vente gaz est ressorti à 3,35$ / Mbtu sur le trimestre clos fin mars, contre 3,76$ sur les trois mois précédents.

Haulotte (-3,5%) a affiché un chiffre d'affaires de 132,9 ME au premier trimestre de l'année 2020, contre 163,2 ME sur la même période de l'année précédente (qui avait constitué un premier trimestre record), ce qui représente une baisse de -19% entre les deux périodes et marque un retour au niveau de celui de 2018.

©2020,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !