Cotation du 23/10/2019 à 18h05 CAC 40 -0,07% 5 653,44
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Clôture Paris : le CAC40 reperd 1,18%

Clôture Paris : le CAC40 reperd 1,18%
Clôture Paris : le CAC40 reperd 1,18%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après trois séances de rebond, le CAC40 a reperdu 1,18% à 5.456 points ce mardi soir en clôture. La publication d'un bon indice en Allemagne tôt ce matin avait aidé dans un premier temps la tendance à l'ouverture, ce dernier affichant une hausse de 0,3% après un recul de 0,3% le mois précédent... Le consensus tablait sur une stabilité. Mais rapidement, la prudence a repris le dessus dans l'attente de nouvelles déclarations concernant la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis en vue de la reprise des négociations prévues à partir de jeudi à Washington. C'est d'ailleurs dans une semaine, le 15 octobre, qu'un nouveau tour de vis doit être opéré sur les produits chinois importés dont les droits de douane passeront de 25 à 30%...

ECO ET DEVISES

Les craintes liées aux négociations commerciales plombent aussi les indices à Wall Street ce soir, les marchés jugeant peu probable qu'un accord global et satisfaisant puisse être conclu à court terme entre Washington et Pékin...
Le département américain au Commerce a annoncé hier le placement sur liste noire d'une trentaine d'organismes publics ou de groupes chinois, dont la société de vidéosurveillance Hikvision. L'administration américaine évoque à ce sujet la participation à une répression des Ouïghours dans la région du Xinjiang. L'agence Reuters indique que le bureau de la sécurité publique de la région autonome, 19 autres agences gouvernementales ainsi que huit entreprises sont concernés...
En outre, d'après les informations de Bloomberg, l'administration Trump envisagerait d'interdire aux fonds de pension de l'Etat fédéral d'investir dans des valeurs chinoises cotées sur les marchés américains.

Ces sanctions interviennent alors que les opérateurs doutent désormais de la volonté réelle de la Chine de parvenir à un accord commercial global avec les États-Unis, après des mois d'un rude affrontement par 'tarifs' douaniers interposés. L'éventail des sujets que les négociateurs chinois seraient susceptibles d'aborder dans les discussions qui doivent reprendre cette semaine se serait réduit considérablement, selon des hauts représentants chinois cités par Bloomberg.
Donald Trump a par ailleurs affirmé hier devant la presse qu'il espérait bien que Pékin trouve une issue humaine à la crise en cours à Hong Kong, qui pourrait donc constituer une autre pierre d'achoppement...

Le vice-Premier ministre chinois Liu He, principal négociateur commercial de Pékin, aurait précisé à des responsables américains en visite en Chine son intention de présenter une offre ne comprenant aucun engagement de réforme de la politique industrielle chinoise, selon Bloomberg. Les négociateurs doivent se rencontrer à Washington jeudi et vendredi pour un nouveau volet de discussions.
Hier, la Maison blanche a confirmé qu'une délégation chinoise de haut niveau, menée par Liu He, était attendue jeudi aux Etats-Unis pour de nouvelles négociations sur le commerce entre les deux premières économies du monde, à quelques jours de la date prévue du relèvement des droits de douane sur des milliers de produits chinois importés.

Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison blanche, a rassuré en déclarant à 'Fox News' que des progrès étaient "possibles" cette semaine. Il a répété que l'exclusion des entreprises chinoises des marchés boursiers américains n'était "pas sur la table", après des informations de presse parues la semaine dernière à ce sujet...
De son côté, la Chine laisse donc planer un doute sur la possibilité d'un large accord commercial. Selon des sources citées par Bloomberg, la Chine considérerait que Trump est affaibli politiquement par la procédure de destitution ouverte contre lui par les démocrates du Congrès. Pékin pourrait donc en profiter pour tenter de décrocher un accord a minima, en considérant qu'un accord, quel qu'il soit, redresserait la cote de confiance du président américain auprès de son opinion publique.

Si les États-Unis mettaient à exécution la prochaine hausse des tarifs douaniers, la quasi-totalité des importations provenant de la Chine seraient alors soumises à des taxes supplémentaires. Selon la banque suisse UBS, cela entraînerait un ralentissement important de la croissance au premier semestre 2020 "avec des risques élevés de récession" aux Etats-Unis... De son côté, la National Association for Business Economics (NABE), dans une étude dévoilée hier lundi, table pour sa part sur un ralentissement de la croissance américaine à +1,8% l'an prochain, ce qui marquerait la première année de croissance inférieure à 2% sous la présidence Trump.
La parité euro/dollar atteint 1,0955$ ce soir. Le baril de Brent recule à 57,90$.

VALEURS EN HAUSSE

Electro Power : +12,5% avec Amoeba (+7%)

Manitou : +3% avec Haulotte et Waveston (+2%)

Argan (+1,5%) suivi de Cie des Alpes, ABC et Nexity

Infotel : +1% suivi de Xilam et de Thales (+0,5%)

VALEURS EN BAISSE

Atari : -16%. D'après le site britannique d'actualité technologique 'The Register', l'architecte de l'Atari VCS, Rob Wyatt, aurait tout simplement quitté le projet... Pire, la console rétro tant attendue du groupe de divertissement interactif pourrait ne jamais être lancée, affirme le site ! Wyatt prétendrait même n'avoir pas été payé depuis six mois. "Le départ pourrait remettre en question toute l'affaire", indique The Register. L'architecte en question dit avoir démissionné officiellement vendredi. Ce vétéran de l'industrie, l'un des membres fondateurs de l'équipe Xbox, affirme à The Register qu'"Atari n'a pas payé les factures depuis six mois" à son équipe de conseil en design Tin Giant, qui travaillait sur la VCS. "En tant que petite entreprise, nous avons eu de la chance de survivre aussi longtemps", précise Wyatt. The Register, connu pour ses critiques incendiaires, estime qu'il est désormais peu évident de savoir si Atari sera en mesure de mener le projet à son terme. La tâche de finalisation du hardware reviendrait à SurfaceInk, autre prestataire que The Register n'a pas été en mesure de joindre. Wyatt a démenti que son départ ait quelque chose à voir avec la formation d'une autre compagnie, The Last Gameboard, qui doit développer son propre système de jeu vidéo.
The Register nuance un peu son propos en ajoutant qu'il n'est pas évident de savoir pourquoi Atari n'aurait pas payé ses factures à Tin Giant comme l'affirme Wyatt... Le lancement de la console reste quant à lui l'un des trois objectifs opérationnels d'Atari en 2019-2020, avec l'expansion du portefeuille de jeux et les projets - blockchain et casinos en ligne notamment - à l'intersection du divertissement et des technologies digitales...
Le groupe a publié en séance ce jour un bref communiqué "en réponse à des communications de tiers". "Atari confirme que, comme annoncé dans le communiqué du 30 septembre 2019 et lors de l'Assemblée générale du même jour, le projet Atari VCS se poursuit selon son calendrier précédemment annoncé". Atari indique sobrement qu'il "continuera de communiquer le moment venu, au fur et à mesure de l'avancée des étapes du processus industriel qui restent à compléter".

DBV : -12% avec Pixium

Geci : -7% avec EOS, SQLI (-5%)

Imerys : -4% avec Somfy, Trigano, Beneteau, Saint-Gobain

AKKA : -3% suivi de Schneider, PSA et Natixis

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