Cotation du 17/09/2021 à 18h05 CAC 40 -0,79% 6 570,19
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Clôture Paris : le CAC40 remonte après la BCE

Clôture Paris : le CAC40 remonte après la BCE
Clôture Paris : le CAC40 remonte après la BCE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Les décisions de la Banque centrale européenne ce jeudi ont été bien reçues en bourse avec un CAC40 qui est remonté finalement de 0,24% à 6.684 pts après sa baisse de la matinée.
La BCE a décidé, sans attendre son homologue américaine, de réduire (un peu) son soutien monétaire. La Banque centrale européenne va ainsi ralentir ses achats d'obligations sur les marchés, un premier pas vers le retrait des mesures exceptionnelles mises en oeuvre au début de la crise sanitaire. "Pas de tapering mais un recalibrage" selon Christine Lagarde...

ECO ET DEVISES

Le Conseil des gouverneurs estime que des conditions de financement favorables peuvent être maintenues avec un rythme légèrement plus faible d'achats nets d'actifs au titre du programme d'achats d'urgence face à la pandémie (PEPP), par rapport aux deux derniers trimestres... Le PEPP, créé en mars de l'an dernier, reste doté d'une enveloppe de 1.850 milliards d'euros au total. La BCE a par ailleurs laissé ce jour ses taux inchangés, le taux de refinancement restant à zéro et le taux de dépôt à -0,5%. Les marchés prévoyaient un statu quo sur les taux et une baisse des achats d'actifs à 70 milliards par mois... Les annonces du jour de la BCE ne surprennent donc guère.

Christine Lagarde a indiqué que le rebond de l'activité de 2,2% au deuxième trimestre avait été plus important que prévu et place la zone euro sur la voie d'une forte croissance au troisième trimestre. Cette reprise s'appuie sur le succès des campagnes de vaccination en Europe, qui ont permis une réouverture significative de l'économie. La BCE table désormais sur une croissance de 5% cette année contre 4,6% attendu précédemment. Le PIB devrait ensuite progresser de 4,6% en 2022, soit légèrement moins que les 4,7% espérés précédemment, puis de 2,1% en 2023. Par rapport aux dernières prévisions de juin, les projections d'inflation ont également été rehaussées pour 2021, à +2,2% contre +1,9% auparavant, mais aussi pour 2022 (+1,7% contre +1,5%). La hausse des prix est anticipée à +1,5% en 2023 (vs +1,4%).
Lagarde estime que l'accélération actuelle de l'inflation est largement temporaire et que les facteurs qui la sous-tendent devraient s'atténuer l'année prochaine. La hausse de l'inflation sous-jacente ne sera que graduelle à moyen terme, précise la présidente de la BCE.

L'Institution considère que les risques pesant sur les perspectives économiques sont globalement équilibrés. "L'activité économique pourrait dépasser nos attentes si les consommateurs deviennent plus confiants et épargnent moins que prévu actuellement. Une amélioration plus rapide de la situation au niveau de la pandémie pourrait également conduire à une expansion plus forte que celle envisagée actuellement. Si les goulets d'étranglement de l'offre durent plus longtemps et se traduisent par des hausses de salaires plus importantes que prévu, les pressions sur les prix pourraient être plus persistantes. Dans le même temps, les perspectives économiques pourraient se détériorer si la pandémie s'aggrave, ce qui pourrait retarder la poursuite de la réouverture de l'économie, ou si les pénuries d'approvisionnement s'avèrent plus persistantes que prévu actuellement et freinent la production".

En résumé, l'économie de la zone euro est clairement en train de rebondir. Toutefois, la vitesse de la reprise continue de dépendre de l'évolution de la pandémie et des progrès en matière de vaccination. La légère amélioration des perspectives d'inflation à moyen terme et le niveau actuel des conditions de financement permettent de maintenir des conditions de financement favorables avec un rythme modérément plus faible d'achats nets d'actifs dans le cadre du PEPP. Les mesures de politique économique, y compris l'orientation prospective révisée sur les taux d'intérêt directeurs de la BCE, sont essentielles pour aider l'économie à s'engager dans une reprise durable et, en fin de compte, pour amener l'inflation sur l'objectif de 2%, conclut la dirigeante.
L'euro termine à 1,1830/$. Le pétrole remonte un peu à 72,75$.

VALEURS EN HAUSSE

Chargeurs (+11,6%) a publié ses comptes du premier semestre, tirant profit de la reprise et accélérant sa stratégie de conquête, avec un ROPA et un cash flow supérieurs aux attentes, à 34 millions d'euros (+50% en comparaison du S1 2019) et 58 millions d'euros. La qualité des actifs permet au groupe de surperformer ses marchés. Chargeurs indique qu'il s'agit du deuxième meilleur semestre depuis 2015. Le chiffre d'affaires atteint 372,4 millions d'euros, en croissance organique de 11,6% par rapport au S1 2019, avec d'excellentes performances de Chargeurs Protective Films et de Chargeurs Healthcare Solutions. Le groupe évoque également d'importants succès commerciaux chez Chargeurs Museum Solutions. L'Ebitda est de 12,4% du CA, en hausse de 240 points de base par rapport au S1 2019. La dette nette est réduite à 88,7 ME, avec près de 400 ME de ressources financières disponibles.
Le groupe fournit une comparaison par rapport au S1 2019. Alors que le CA augmente de 14,2%, l'Ebitda progresse de 42,5% à 46,3 ME et le résultat opérationnel des activités progresse de 50%. Le résultat net part du groupe triple en comparaison du S1 2019, à 24,7 millions d'euros. Le cash flow opérationnel atteint 58 ME, contre 0,5 ME deux ans avant.
Un acompte sur dividende au titre de l'exercice 2021 est fixé à 0,48 euro, soit l'acompte le plus important depuis 2015, alors que 2021 est attendu, après l'exercice exceptionnel de 2020, comme "l'un des meilleurs millésimes de l'histoire récente de Chargeurs", tant en termes de CA que de résultat opérationnel des activités et de résultat net.
Le groupe considère que la persistance de la crise sanitaire ne permettra, dans les secteurs les plus exposés, qu'une reprise progressive dans les prochains mois, qui ne devrait pleinement se matérialiser qu'en 2022. Faisant l'hypothèse que la reprise se généralisera d'ici le début d'année prochaine, le groupe exprime "un haut niveau de confiance pour 2022", qui devrait bénéficier par ailleurs des changements accélérés mis en place pendant la crise. Le groupe entend par ailleurs capitaliser sur ses importantes liquidités disponibles pour accélérer sa stratégie d'acquisitions ciblées et créatrices de valeur. Chargeurs confirme les objectifs 2025 du programme 'Leap Forward', un CA d'au moins 1,5 milliard d'euros et un résultat opérationnel des activités de 150 ME, avec un endettement net très maîtrisé.

Figeac Aéro (+6%) a annoncé la conclusion ce jour d'un accord engageant en vue de l'entrée d'Ace Capital Partners, filiale de Tikehau Capital, à son capital, sous réserve de la réalisation de certaines conditions suspensives. Dans le contexte de crise du secteur aéronautique et de dégradation du trafic aérien, la conclusion de cet accord permettrait de renforcer les fonds propres de Figeac Aéro, de diversifier sa structure actionnariale en s'adossant sur le long terme à Ace, spécialisée dans le secteur aéronautique et de favoriser son rebond économique.
Aux termes de cet accord, Tikehau Capital, au travers de sa filiale Ace, s'est engagée à souscrire à une augmentation de capital d'un montant de 35 ME (prime d'émission incluse) qui lui serait réservée et à acquérir des actions Figeac auprès de M. Maillard. Ces opérations, qui sont indissociables, seront réalisées l'une et l'autre sur la base d'un prix par action Figeac de 5,60 euros. Le prix d'émission des actions nouvelles fait ressortir une prime de 4% par rapport au dernier cours de l'action (soit 5,41 euros au 7 septembre 2021) et de 7% et 3% par rapport à la moyenne des cours pondérée par les volumes de l'action sur le marché Euronext Paris au cours des, respectivement 30 et 90, dernières séances de bourse précédant le 8 septembre 2021.

Jacquet Metals : +5% avec Nicox (+4%), Interparfums, Navya et Avenir Telecom

Nanobiotix (+4%) présentait une trésorerie et équivalents au 30 juin 2021 de 102,3 Millions d'euros, ce qui devrait permettre de financer les plans de développement jusqu'au premier trimestre 2023. Ce montant comprend le paiement initial de 16,5 Millions d'euros (20 Millions de dollars) associé à la collaboration avec LianBio débutée en mai 2021. Comme annoncé précédemment, PharmaEngine était éligible et a reçu un paiement de 2,1 Millions d'euros (2,5 Millions de dollars) à la suite de l'annonce de la collaboration avec LianBio et a reçu 3,3 Millions d'euros (4 Millions de dollars) dans le cadre de la réalisation de diverses étapes administratives liées à l'arrêt de cette collaboration.
PharmaEngine pourra recevoir un montant supplémentaire de 1 Million de dollars en frais administratifs et un paiement final de 5 Millions de dollars lors d'une deuxième approbation réglementaire d'un produit contenant NBTXR3 ainsi que des redevances à un chiffre faible, pour une durée limitée, en cas d'approbation dans les territoires concernés.

Atari : +3% suivi de Catana, Safran, Inventiva, Vallourec, Altarea

Somfy (+2%) Le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 805 Millions d'euros sur le premier semestre, en hausse de 41,5% (40,8% à données comparables) par rapport à l'an dernier sur la même période. Il s'est inscrit en hausse de 28,7% au premier trimestre et de 53,4% au deuxième trimestre, à données comparables. L'effet change et l'effet périmètre (Répar'stores) se compensent partiellement.
L'activité a bénéficié d'un effet de base très favorable en mars et avril ainsi que du dynamisme des marchés et a fait preuve d'une résistance face aux tensions sur les approvisionnements.
Toutes les régions ont terminé le semestre avec des performances remarquables, affichant des chiffres d'affaires en hausse supérieure à 10%. L'Afrique et Moyen?Orient, l'Amérique du Nord, l'Amérique Latine et l'Europe du Sud se distinguent particulièrement avec des croissances supérieures à 50%. Le chiffre d'affaires de Dooya, filiale chinoise consolidée par mise en équivalence, est ressorti, quant à lui, à 117,7 Millions d'euros sur le semestre, en forte augmentation de 43% en termes réels et de 43,9% à données comparables. Il a crû fortement en Chine (+49,5% à données comparables), pays qui a été lourdement pénalisé par la crise sanitaire en début d'année dernière, mais aussi dans le reste du Monde (+40,4% à données comparables).
Le résultat opérationnel courant s'est établi à 213,8 Millions d'euros sur le semestre, en hausse exceptionnelle de 108,3% par rapport à l'an dernier sur la période correspondante, et a représenté ainsi 26,6% du chiffre d'affaires, soit une augmentation de 860 points de base.
Retraitée de l'effet périmètre et de l'effet change, la marge opérationnelle courante ressort à 27,5%.
Dans un contexte de hausse des prix des matières premières et des coûts de transport, le groupe a bénéficié au premier semestre de sa politique de couverture robuste qui lui a permis d'en limiter les effets. Il continue de profiter d'un mix produits positif et de la reconduction d'économies non récurrentes comme les frais de déplacement. À noter également le maintien des investissements dans le digital, et la reprise des dépenses marketing qui n'atteignent néanmoins pas leur niveau habituel.

Rexel : +2% avec Icade, SES Imagotag, Genfit

LafargeHolcim : +2% avec Aramis, LVMH

Eramet : +1,5% suivi de Airbus, Saint-Gobain, Argan, Virbac, Imerys, Dior, M6, IPSOS

VALEURS EN BAISSE

Valneva : -5,6% suivi d'Axway (-4,5%)

GTT : -4% suivi de Atos (-3%) et Ose

Trigano : -2% avec Vinci, Alstom

Rallye : -1,5% avec Sanofi, Ubisoft, Ipsen, Lagardère, Carrefour, Eiffage, Veolia, Casino, Nexans, Faurecia

Boiron (-0,7%) Après un fort recul de 41,8% au premier trimestre, le chiffre d'affaires du deuxième trimestre de Boiron est en progression de 1,8%. Les ventes cumulées du semestre sont en baisse de 25,1%, dans le contexte du déremboursement de l'homéopathie en France et de la crise sanitaire mondiale.
Le résultat opérationnel du premier semestre s'élève à -11 ME vs. 1,5 ME. Sur le second semestre, Boiron anticipe la poursuite de la baisse des ventes de médicaments à nom commun par rapport à 2020, suite au déremboursement des médicaments homéopathiques en France.
L'évolution des ventes de spécialités devrait s'améliorer, même si elle dépendra de la durée et de l'ampleur de la crise sanitaire. En cumul sur l'année, la société anticipe une baisse significative du chiffre d'affaires.
Le résultat opérationnel de l'année bénéficiera de l'effet de base de la réorganisation en France provisionnée en 2020, d'une première partie des économies consécutives à cette réorganisation, et de la poursuite des économies sur les charges opérationnelles.
Boiron s'attend à un résultat opérationnel annuel positif, bien qu'en recul par rapport à l'année 2020.

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