Cotation du 21/02/2020 à 18h05 CAC 40 -0,54% 6 029,72
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Clôture Paris : le CAC40 recule encore (un peu)

Clôture Paris : le CAC40 recule encore (un peu)
Clôture Paris : le CAC40 recule encore (un peu)
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Encore une légère baisse de la bourse de Paris ce vendredi, à l'image de la séance de jeudi. Le CAC40 cède finalement 0,39% en clôture à 6.069 points. Le palmarès est resté animé par les nombreuses publications annuelles avec du bon (Tarkett, EDF, Esi Group...) et du moins brillant (Technicolor, Eutelsat, Recylex...).
Sur le front économique en Europe ce vendredi, le PIB allemand préliminaire du quatrième trimestre est ressorti inférieur aux attentes des analystes, mauvaise surprise en partie compensée par des révisions antérieures. Le PIB trimestriel allemand est donc ressorti stable, contre +0,1% de consensus. Le PIB 'flash' européen, également publié ce jour, a fait ressortir comme prévu une expansion de +0,1%.

ECO ET DEVISES

En ligne avec le consensus des économistes, les ventes de détail aux Etats-Unis pour le mois de janvier 2020 ont augmenté de 0,3% en comparaison du mois antérieur, après une hausse révisée à +0,2% (contre +0,3% précédemment) sur le mois de décembre 2019. Hors automobile, les ventes de détail ressortent également en progression de 0,3%, en ligne avec les attentes, après un gain de +0,6% pour le mois de décembre. Enfin, hors automobile et essence, les ventes ont grimpé de 0,4%, contre +0,3% de consensus.
Les prix à l'import du mois de janvier 2020, qui viennent également d'être publiés, sont ressortis stables en comparaison du mois antérieur, contre -0,2% de consensus. Les prix à l'export se sont appréciés de 0,7%, alors que le consensus était celui d'une stabilité.

Les chiffres de la production industrielle américaine publiés par la Fed pour le mois de janvier n'ont pas surpris. La production a reculé de 0,3% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus, après une baisse de 0,4% un mois avant. La production manufacturière a régressé de 0,1% contre -0,2% de consensus (+0,1% pour la lecture révisée de décembre). Le taux d'utilisation des capacités s'est établi à 76,8%, en ligne avec le consensus.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois de février 2020 est enfin ressorti à 100,9, contre 99,7 de consensus de place et 99,8 pour la lecture finale de janvier.

L'indice boursier composite chinois SSE a terminé ce matin en hausse de 0,38% à 2.917 pts, mais les opérateurs demeurent nerveux, à l'écoute de données peu claires concernant l'évolution du coronavirus, suite au changement de méthodologie intervenu concernant la province du Hubei.
Selon la National Health Commission chinoise, 121 nouveaux décès ont été dénombrés hier, liés au virus Covid-19, ainsi que 5090 nouveaux cas. Depuis le début de l'épidémie, le virus a donc fait 1.380 morts selon la commission chinoise de santé, alors que près de 64.000 cas d'infection sont maintenant recensés. Bloomberg relève que ces derniers chiffres traduisent une forte baisse en comparaison des 14.840 nouveaux cas rapportés une journée auparavant par la province de Hubei, foyer initial de l'épidémie, qui avait alors revu sa méthodologie de calcul des cas contaminés...
Ce vendredi, l'Organisation mondiale de la santé, qui demeure en alerte, a constaté qu'il n'y avait pas de changement majeur dans la trajectoire de l'épidémie.
Selon le dernier consensus Reuters sur le sujet, résultant d'une étude conduite du 7 au 13 février, le PIB chinois devrait augmenter sur un rythme de 4,5% au premier trimestre 2020, contre +6% sur le trimestre antérieur. Il s'agirait alors de la plus faible croissance en Chine depuis la crise financière. La croissance attendue sur l'année 2020 ressort à 5,5% désormais contre 6,1% en 2019, d'après la même étude. Il s'agirait pour l'économie chinoise de la plus mauvaise performance depuis 1990 au moins.
Le pétrole remonte ce soir au-dessus de 57$ le brent, l'euro se stabilise à 1,0840/$.

VALEURS EN HAUSSE

ESI Group (+11,5%) a enregistré sur 12 mois proforma un chiffre d'affaires de 146,2 ME en croissance de +7,8% et de +5,6% à données identiques.
La croissance sur 12 mois proforma est portée par l'activité Licences (115,9 ME, +8,4% et +6% tcc), pilier du modèle commercial du groupe avec 79% du chiffre d'affaires total.

Tarkett bondit de 11%, les investisseurs saluant la publication meilleure qu'attendue du spécialiste du revêtements de sols et l'objectif d'une amélioration de la marge d'EBITDA ajusté en 2020. La priorité du management est de relancer la croissance en Amérique du Nord et restaurer la rentabilité du segment. Le groupe propose par ailleurs un dividende de 0,24 euro par action, représentant un taux de distribution de 40% en ligne avec la politique de distribution définie dans le plan stratégique Change to Win.

EDF (+9,7%) a dévoilé des résultats annuels de très bonne facture, portés par des conditions de prix favorables en France et au Royaume-Uni ainsi que par les énergies renouvelables. Le groupe énergétique a réalisé en 2019 un résultat net courant de 3,9 milliards d'euros, en hausse de +57,9%, pour un chiffre d'affaires de 71,3 milliards, en progression de 4% et de 3,5% en organique. L'Ebitda augmente de 8,5% en organique à 16,7 MdsE. Le cash-flow ressort positif à hauteur de 1,8 MdE - hors projet d'EPR britannique d'Hinkley Point et coûts liés au compteur communicant Linky, et le bénéfice net part du groupe est multiplié par 4,4 à 5,2 milliards d'euros. Le consensus 'Bloomberg' attendait un Ebitda de 16,3 milliards d'euros pour des revenus de 70,35 MdsE.

TF1 gagne 6%, dopé par une solide publication annuelle. Le groupe audiovisuel a enregistré en 2019 un résultat opérationnel courant de 255,1 millions d'euros, en progression de 56,3 ME. Le taux de marge opérationnelle courante est en augmentation significative sur cette même période à 10,9%, en hausse de 2,2 points par rapport à l'année précédente, confirmant l'atteinte de l'objectif d'un taux de marge opérationnelle courante à deux chiffres en 2019. Le résultat net part du Groupe s'établit à 154,8 ME, en croissance de 27,4 ME. Le management vise en 2020 un taux de marge opérationnelle courante à 2 chiffres et un coût des programmes à 985 ME. Le Conseil d'Administration propose le versement d'un dividende de 0,50 euro par action, représentant 68% du résultat net.

Ipsen : +4,5% suivi de Rexel, de FDJ (+3,8%) et de Getlink

M6 gagne 3,5% dans le sillage d'une publication annuelle supérieure aux attentes de la place. Le groupe de médias a publié jeudi soir un résultat opérationnel courant (EBITA) 2019 de 284,4 ME (+7%), au plus haut historique, pour un chiffre d'affaires de 1,456 milliard d'euros, en hausse de +2,4%, soutenu par la croissance des recettes publicitaires plurimédia (+3,8%). La marge opérationnelle s'élève à 19,5% (+0,8 point par rapport à 2018) et atteint son plus haut niveau depuis 19 ans. Le résultat net des activités poursuivies est stable, à 174 ME. Le directoire proposera à l'Assemblée Générale Mixte, convoquée le 28 avril, de distribuer un dividende de 1 euro par action, stable par rapport à 2018.

Renault prend la tête sur un rebond de 3% à 35,8 euros après un début de séance en baisse. Renault a dévoilé des résultats 2019 en net retrait même si le constructeur a atteint ses objectifs, revus en octobre, avec une marge opérationnelle de 4,8% et un free cash-flow opérationnel de l'Automobile positif (153 ME). Sur l'exercice 2019, la firme enregistre une marge opérationnelle de 2,662 milliards d'euros (4,8% du chiffre d'affaires) en repli de -950 ME, pour des revenus de 55,54 MdsE, en repli de 3,3% (-2,7% à taux de change comparable). Les volumes ont reculé de 3,4% à 3,8 millions de véhicules Le résultat net, part du Groupe, tombe même dans le rouge à -141 ME, soit la première perte depuis la crise financière de 2007-2008. Renault vise cette année un chiffre d'affaires du même ordre qu'en 2019 (à taux de change constants), une marge opérationnelle du Groupe de 3% à 4%, et un free cash-flow opérationnel de l'Automobile positif avant prise en compte des coûts de restructurations. Cette guidance ne tient pas compte d'éventuels impacts liés à la crise sanitaire du Coronavirus.

Bic : +2% avec Nexity, Akka, Tikehau, Neoen, Séché, Inventiva et Bouygues

Gecina : +1% suivi de Haulotte, Ingenico, Aubay, Carrefour, Icade

VALEURS EN BAISSE

Technicolor plonge de 20% après les comptes 2019. Le groupe a surtout annoncé le lancement prochain d'une augmentation de capital de 300 ME. Les actionnaires seront réunis le 23 mars 2020 en assemblée générale extraordinaire afin d'approuver les résolutions relatives à cette augmentation de capital. Il est prévu que l'émission soit lancée au cours du second trimestre 2020, sous réserve de l'approbation des actionnaires de Technicolor, des autorités réglementaires et des conditions de marché. RWC Partners et Bpifrance Participations qui détiennent respectivement à la date du présent communiqué 10,13% et 5,27% du capital social de Technicolor, soutiennent la nouvelle équipe de direction et le Plan Stratégique 2020-2022, et se sont engagés à souscrire pour un montant proportionnel à leur participation actuelle.

Eutelsat (-6,5%) a dégagé un EBITDA de 496 millions d'euros au 31 décembre 2019 contre 518 millions d'euros un an plus tôt, en baisse de 4,4%. La marge d'EBITDA s'établit à 77,8% (77,9% à taux de change constant), comparé à 78,8% l'année précédente, ce qui reflète la baisse du chiffre d'affaires ainsi que la hausse des coûts liés à l'application de Haut Débit Fixe, qui est partiellement compensée par une forte discipline en matière de coûts sur les activités historiques. A ce stade, le plan d'économies de coûts "LEAP 2", qui vient tout juste d'être lancé et qui a pour objectif de générer des économies additionnelles de 20 à 25 millions d'euros d'ici 2021-22, n'a pas encore généré d'économies.

Voluntis : -6%, suivi de Geci, Akwel

Recylex : -4,5% suivi de Solocal,

Kering subit de nouveau des prises de bénéfices (-2,5%). Credit Suisse a revalorisé au passage Kering de 540 à 595 euros.

Airbus recule encore de 2,5%. Morgan Stanley a réduit son objectif de cours de 170 à 150 euros ('surpondérer') et Goldman Sachs de 186 à 171 euros ('acheter').

SoiTec : -2% avec CGG, Valeo, AST Groupe

L'Oréal cède 1%. Barclays a dégradé le dossier à 'sous-pondérer' tout en réduisant son objectif de cours de 273 à 248 euros, suivi de Mersen, IPSOS, STM, LVMH et Crédit Agricole après les comptes 2019.

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