Cotation du 10/08/2020 à 18h05 CAC 40 +0,41% 4 909,51
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Clôture Paris : le CAC40 rechute de 4,71%

Clôture Paris : le CAC40 rechute de 4,71%
Clôture Paris : le CAC40 rechute de 4,71%
Crédit photo © Reuters
(Boursier.com) —

LA TENDANCE

Le CAC40 a rechuté lourdement de 4,71% ce jeudi, de retour à 4.815 points en clôture. La cote américaine souffre aussi ce soir, en repli de 4% sur le DJ, et le baril de brut WTI abandonne 7% de retour sous les 37$ sur le Nymex... Les opérateurs ont pris le prétexte de perspectives économiques très déprimées fournies hier soir par la Fed de Jerome Powell pour sécuriser certaines positions après le récent rallye. La banque centrale US a promis hier soir de continuer à soutenir l'économie pendant plusieurs années après la crise du coronavirus, qui pourrait selon la banque se solder par une chute du produit intérieur brut des Etats-Unis de 6,5% cette année et porter le taux de chômage à 9,3% en fin d'année. L'objectif de taux des fonds fédéraux sera maintenu à son niveau (proche de zéro) jusqu'en 2022 au moins...
En outre, les investisseurs sont (très) préoccupés par la reprise du nombre de cas des contaminations aux Etats-Unis après 5 semaines de déclin. Selon un dernier bilan, le nombre de personnes contaminées aux Etats-Unis a dépassé les 2 millions hier mercredi. Ashish Jha, dirigeant de l'institut de santé mondiale de Harvard, a affirmé sur CNN que le nombre de morts aux Etats-Unis continuerait de grimper si aucune mesure drastique n'était prise. Le spécialiste pense que "même si nous stabilisons les choses", il est "raisonnable de s'attendre à atteindre les 200.000 décès à un moment donné en septembre" aux USA. "Et cela est seulement pour courant septembre. La pandémie ne s'arrêtera pas en septembre", a pronostiqué l'expert.

ECO ET DEVISES

L'indice américain des prix à la production du mois de mai 2020 est ressorti en augmentation de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre +0,1% de consensus de place et -1,3% rapporté un mois avant. Hors alimentaire et énergie, le PPI américain a reculé toutefois de 0,1% par rapport au mois d'avril, en ligne avec les attentes du consensus. En glissement annuel, ce PPI de mai a baissé de 0,8% (+0,3% hors alimentaire et énergie).

La progression du nombre de chômeurs aux Etats-Unis ralentit encore mais reste impressionnante... Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 6 juin, que les inscriptions au chômage ont atteint 1,542 million, en repli de 355.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 1,877 million. Elles ressortent globalement en ligne avec les attentes du marché puisque le consensus était positionné à 1,55 million.
La moyenne à quatre semaines ressort à 2,002 millions, en repli de 286.250. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 30 mai s'établit à 20,93 millions, en recul de 339.000 sur sept jours.
Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

Même si le pire semble passé, la Réserve fédérale s'est placée dans l'optique d'une reprise économique lente, qui exigera de maintenir les taux directeurs proches de zéro jusqu'à la fin 2022. Le président de la Fed Jerome Powell a indiqué que "nous ne pensons même pas à penser à relever les taux"... Lors de sa conférence de presse, il a ajouté que les "mois qui viennent seront cruciaux pour comprendre ce qui se passe vraiment dans l'économie", en insistant sur les "grandes incertitudes" pesant sur l'avenir.
Sur les devises, l'euro reste ferme à 1,1380/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

ArtMarket remonte de 17%, suivi de ID Logistics (+2%) et Lumibird (+1%)

VALEURS EN BAISSE

Renault et PSA Groupe relâchent 14 et 10%.
La fusion avec Fiat Chrysler (FCA) va faire l'objet d'une enquête approfondie de la Commission européenne, ont affirmé mercredi soir des sources citées par le 'Financial Times' et l'agence 'Reuters'. Selon ces sources, les deux groupes auraient refusé d'offrir des concessions dans le but d'apaiser les inquiétudes du régulateur européen sur leur rapprochement.

Figeac Aero retombe de 12% avec Airbus et Safran qui reculent de 10 et 8%.

TechnipFMC reperd 12%, suivi de Klepierre (-11%)

Société Générale et BNP Paribas reperdent aussi 9,5 et 7%.

CGG : -9,5% avec SES, Faurecia, Rexel, Manitou et Elior

Air France KLM : -8,5% en compagnie de Elis, Maurel&Prom, ADP, Valeo

Europcar reperd 7,7%. Après S&P, Moody's a, à son tour, dégradé la note crédit du spécialiste de la location de voitures. L'agence a ramené sa notation de 'B2' à 'Caa1' (risque élevé) en l'assortissant d'une perspective 'stable'. Une décision qui reflète "les effets de long terme que la pandémie de coronavirus aura sur la demande de location de voitures, ce qui se traduira par une faiblesse au moins jusqu'en 2021 des mesures de crédit et de cash-flow d'Europcar... Si les liquidités sont suffisantes à ce stade grâce aux prêts garantis par l'État que la société a reçus jusqu'à présent, la marge de manoeuvre est limitée quant à une évolution négative importante par rapport à notre scénario de base".

Compagnie des Alpes : -7,5% avec Natixis, Lisi, Eramet, LafargeHolcim, M6, Tarkett et Sodexo (-7%)

Edenred (-6,5%) a annoncé le succès d'une émission obligataire pour un montant de 600 millions d'euros, d'une durée de 9 ans (échéance : 18 juin 2029), assortie d'un coupon de 1,375%. Cet emprunt obligataire permet au Groupe de renforcer ses ressources financières et d'allonger la maturité moyenne de sa dette dans des conditions favorables. Edenred affectera le produit net de l'émission de cet emprunt obligataire aux besoins généraux de l'entreprise, ainsi qu'au refinancement de l'obligation de 250 millions d'euros (coupon de 2,625%) arrivant à échéance fin octobre 2020.

Kering : -6,5% avec Coface, Ipsen, Lagardere, Bouygues et Thales

Soitec (-1,5%) anticipe désormais un chiffre d'affaires 2021-2022 d'environ 800 ME contre environ 900 ME précédemment. Les revenus sur l'exercice en cours sont eux attendus un niveau stable à périmètre et taux de change constants alors que la marge d'EBITDA de l'Électronique est anticipée autour de 30%. Sur l'exercice 2019-2020, le groupe a fait état d'une marge d'EBITDA de l'Électronique de 31% pour un chiffre d'affaires, déjà connu, de 597,5 ME en hausse de 35% (+28% à périmètre et taux de change constants). Le résultat net a augmenté de 22% à 109,7 ME.

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