Cotation du 14/12/2018 à 18h05 CAC 40 -0,88% 4 853,70
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Clôture Paris : le CAC40 rechute de 1,38%

Clôture Paris : le CAC40 rechute de 1,38%
Clôture Paris : le CAC40 rechute de 1,38%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC40 a chuté de 1,38% ce jeudi, à 5.167 points en clôture, dans le sillage de Wall Street. Les opérateurs redoutent la guerre commerciale qui se profile entre les Etats-Unis et la Chine. Donald Trump devrait en effet mettre en place des mesures punitives sur environ 50 Mds$ d'importations en provenance de Chine. Le pays est accusé de concurrence déloyale et de vol de propriété intellectuelle. Hier soir, la Fed a comme prévu rehaussé ses taux d'intérêt. Jerome Powel s'est une nouvelle fois montré optimiste en ce qui concerne l'économie et confiant quant à la maîtrise de l'inflation. Les nouvelles anticipations de la Banque centrale américaine laissent pour le moment entrevoir deux hausses supplémentaires du taux des Fed Funds cette année et non trois comme on pouvait le craindre...

ECO ET DEVISES

La croissance du secteur privé français ralentit en mars. L'Indice désaisonnalisé Flash Composite IHS Markit de l'activité globale dans l'hexagone ressort à 56,2, contre 57,3 en février. Il continue néanmoins de signaler un fort taux d'expansion, par ailleurs nettement supérieur à sa moyenne historique. Le consensus tablait sur un indice à 57. L'Indice Flash de l'activité de services se replie à 56,8 en mars (57,4 en février), sur un plus bas de 7 mois et l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière tombe à 53,6 (55,9 en février), au plus bas depuis 12 mois.

A l'image de la France, la croissance ralentit nettement dans la zone euro selon les indices PMI Flash IHS Markit du mois de mars. L'indice PMI Flash Composite de l'activité globale dans l'Eurozone ressort ainsi à 55,3 en mars, contre 57,1 en février, au plus bas depuis janvier 2017, et inférieur au niveau de 56,7 attendu par le consensus. L'Indice PMI Flash de l'activité dans les services se replie de 56,2 à 55, sur un plus bas de cinq mois, et l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière tombe à 56,6 (58,6 en février), sur un plancher de 8 mois.

La Banque d'Angleterre a laissé, comme attendu, ses taux d'intérêts inchangés à la mi-journée mais le prochain resserrement pourrait bien avoir lieu dès le mois de mai.

Hier soir, la Réserve fédérale américaine n'a quant à elle pas révélé de surprise, procédant à une hausse d'un quart de point de son principal taux directeur, le taux des fonds fédéraux, désormais situé dans une fourchette allant de 1,50% à 1,75%. Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) a estimé hier soir que les perspectives économiques des États-Unis s'étaient renforcées durant les derniers mois. La Fed a ainsi rehaussé ses prévisions de croissance pour 2018 et 2019. Elle a également jugé que l'inflation devrait remonter dans les prochains mois pour se stabiliser autour de l'objectif de 2% à moyen terme... La réunion du FOMC était la première sous la présidence de Jerome Powell, qui a succédé à Janet Yellen début février. Les marchés attendaient donc avec impatience de connaître la stratégie de Powell, qui s'est montré direct et optimiste lors de sa conférence de presse, sans pour autant s'afficher comme un 'faucon' en matière de politique monétaire. Les nouvelles projections économiques publiées mercredi soir par la banque centrale montrent en tout cas que les membres de la Fed ont relevé leurs prévisions de croissance, mais aussi d'inflation et de taux à horizon de trois ans. Le taux des 'fed funds' est attendu par la Fed à 2,1% à la fin 2018 (ce qui n'impliquerait "que" deux autres tours de vis cette année), puis à 2,9% à la fin 2019 (via 3 tours de vis). Jusqu'à présent, les projections laissaient entendre que la Fed procéderait à 3 relèvements cette année, mais à seulement 2 l'an prochain...

Les inscriptions hebdomadaires américaines au chômage pour la semaine close au 17 mars 2018 sont ressorties au nombre de 229.000, contre un consensus de 225.000 et un niveau de 226.000 pour la semaine précédente, selon le Département US au Travail.

L'indice FHFA (Federal Housing Finance Agency) des prix de l'immobilier pour le mois de janvier est ressorti en progression de 0,8% en comparaison du mois antérieur, contre +0,4% pour la lecture révisée du mois antérieur. En glissement annuel, l'indicateur a grimpé de 7,3%, contre +6,7% un mois avant.

L'indice flash PMI composite américain de Markit pour le mois de mars 2018 est ressorti inférieur aux attentes, à 54,3, alors que le consensus de place était logé à 55,2 sur la période. Le précédent indicateur ressortait à 55,9. Le rapport du jour signale donc un ralentissement de l'expansion. L'indice manufacturier s'établit à 55,7 (consensus 55,4), tandis que l'indice des services se monte à 54,1 (consensus 55,7).

L'indice des indicateurs avancés américains pour le mois de février 2018 est ressorti en progression de 0,6% en comparaison du mois antérieur, alors que le consensus des économistes était quant à lui situé à +0,3%. L'évolution de l'indicateur du mois de janvier a été révisée pour sa part à +0,8%, contre +1% précédemment évalué.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,2314$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 64,5$ et le Brent s'affiche à 63,1$.

VALEURS EN HAUSSE

* Esso (+1,8%) va distribuer 1,50 Euro de dividende. La hausse des cours moyens du pétrole l'année dernière a permis à la société de dégager 13,14 milliards d'euros de revenus, en progression de 18% par rapport à 2016. Le prix moyen du baril s'est en effet établi pour le Brent à 54 dollars environ en 2017 contre 44 dollars environ en 2016. Le résultat opérationnel ajusté est en légère progression à 139 ME, mais le résultat net hors effet de stocks n'atteint que 87 ME contre 94 ME en 2016.

* Sur le CAC40, Carrefour qui gagne 0,5% avec Pernod Ricard (+0,2%). Carrefour va contrer l'offensive numérique de Leclerc dans la capitale en s'appuyant sur le réseau de magasins dont son rival est dépourvu, a annoncé Marie Cheval dans 'Les Echos'. Plus globalement, la nouvelle offre en ligne du groupe sera disponible d'ici la fin de l'année.

VALEURS EN BAISSE

* Wendel (-9,6%) a dégagé 200 ME de résultat net part du groupe en 2017. Le dividende proposé est en hausse de +12,8%, à 2,65 euros. L'Actif Net Réévalué à 167,3 euros par action au 7 mars, ressort en progression de + 3,3% sur douze mois.

* Archos rechute de 7,7% après deux séances de rebond pour un gain de plus de 14%.

* Guillemot redonne 7,5% au lendemain d'un rebond de 7,5% dans le sillage de ses résultats.

* Parmi les plus fortes baisses du jour sur le CAC40, on retrouve STMicroelectronics (-4,5%), ArcelorMittal (-3,8%), TechnipFMC (-3,7%) ou encore Schneider Electric (-2,9%).

* Ingenico trébuche de 3,3%, plombé par une note de Kepler Cheuvreux. Le broker a dégradé Ingenico d''acheter' à 'conserver' après avoir revu à la baisse ses estimations, trouvant que les prévisions annuelles du groupe sont trop exigeantes. "Alors qu'Ingenico pourrait mollement débuter l'année, les prévisions annuelles paraissent difficiles à atteindre et nécessiteraient une croissance organique à deux chiffres au second semestre", explique l'analyste.

* Saint-Gobain (-2,5%). La saga Sika s'arrêtera-t-elle en 2018 ? Oui, si l'on en croit le Français, qui s'attend à un jugement définitif dans cette affaire d'ici la fin de l'année. Interrogé sur BFM Business, le PDG Pierre-André de Chalendar s'est dit confiant quant à l'issue des décisions de justice, mais a tenu à rappeler que la stratégie du groupe ne se limitait pas à l'entreprise suisse.

* Les bancaires sont mal orientées, avec Société Générale (-2,2%), Crédit Agricole (-1,5%) ou encore BNP Paribas (-1,8%).

* Trigano (-1,9%) affiche une croissance organique de près de 20% au premier semestre fiscal, avec des ventes qui atteignent 1,1 MdE. Les résultats de la période sont attendus en hausse. Les carnets de commandes restent à haut niveau.

* Sanofi (-0,6%). Le fonds Nordic Capital ne serait plus en course pour le rachat des génériques européens de Sanofi, car il considère que le prix à payer est trop élevé, a appris le 'Financial Times' de deux personnes au fait des négociations. L'investisseur avait prévu de s'allier à l'américain Blackstone pour enchérir sur ce dossier dont le vendeur espérerait retirer jusqu'à 2 MdsE.

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