Cotation du 29/05/2020 à 18h05 CAC 40 -1,59% 4 695,44
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Clôture Paris : le CAC40 rebondit de 2,4%

Clôture Paris : le CAC40 rebondit de 2,4%
Clôture Paris : le CAC40 rebondit de 2,4%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après avoir chuté de plus de 4% hier, le CAC40 a repris 2,4% ce mardi à 4.483 points, aidé par les publications du jour, à commencer par celle de BNP Paribas. Par ailleurs, les perspectives de déconfinement qui se rapprochent confortent l'idée d'un rebond des économies à l'arrêt : l'Italie a ainsi entamé lundi une première phase de reprise. On attend la France dès lundi prochain. L'Allemagne, déjà en partie déconfinée, pourrait autoriser pour sa part la réouverture des commerces de toute superficie, probablement à compter du 11 mai. Aux Etats-Unis, le gouverneur de l'Etat de New York a présenté lundi les grandes lignes d'une reprise progressive de l'activité économique dans son État, le plus durement touché par la maladie, tandis que son homologue de Californie annonçait que certains commerces pourraient être autorisés à rouvrir dès cette semaine...
Wall Street est aussi orienté en vive hausse ce mardi. Sur le Nymex, le baril de brut WTI rebondit encore de près de 18% sur les 24$. Le Brent de la mer du Nord regagne 11% à plus de 30$ sous les applaudissements de Donald Trump, qui tweete : "Les prix du pétrole augmentent bien alors que la demande repart!". L'once d'or consolide sur les 1.700$.

ECO ET DEVISES

Les marchés sont portés par un relatif apaisement des tensions sino-américaines, ainsi que des espoirs liés aux politiques de déconfinement... "Les Gouverneurs devraient laisser la construction des routes et des autoroutes commencer avant le début de la circulation intense, ce qui arrivera bientôt. Certains Gouverneurs n'ont jamais arrêté, ce qui s'est révélé très intelligent. Ils ont construit et réparé des routes pendant les longues périodes sans circulation. En outre, ils ont économisé de gros dollars!", a tweeté Trump il y a quelques instants.

Matthew Pottinger, conseiller adjoint à la sécurité nationale américaine, a indiqué hier lundi que les Etats-Unis ne considéraient pas de mesures punitives contre la Chine à propos de sa gestion de la pandémie de coronavirus. Ainsi, la posture adoptée est désormais plus modérée, alors que le président américain Donald Trump et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'étaient auparavant montrés bien plus agressifs, Pompeo disant disposer de "preuves immenses" concernant l'implication du laboratoire de Wuhan.
Les prises de positions au sein de l'administration Trump avaient auparavant fait craindre un retour de la guerre commerciale sino-américaine au pire moment, l'économie mondiale tentant péniblement de sortir de l'une des pires crises de son histoire.

Selon le rapport gouvernemental du jour aux Etats-Unis, le déficit commercial américain pour le mois de mars 2020 est ressorti à 44,4 milliards de dollars, contre un consensus de 44 milliards de dollars et un niveau révisé à -39,8 milliards de dollars pour le mois de février 2020.

L'indice Markit PMI américain final des services pour le mois d'avril 2020 est ressorti à 26,7, contre un consensus de place de 27 et un niveau de 39,8 sur le mois antérieur. L'indice 'flash' préliminaire était de 27. L'indice traduit ainsi, fort logiquement compte tenu du contexte économique et sanitaire, une très forte contraction de l'activité aux USA en avril dans le secteur des services. L'indice PMI composite d'avril s'est établi pour sa part à 27, contre 27,4 de consensus et 40,9 un mois plus tôt. Il montre aussi une contraction profonde.

L'ISM national américain des services pour ce même mois d'avril est pour sa part ressorti à 41,8, contre un consensus de 37,9 et un niveau de 52,5 un mois auparavant. Il dépasse donc les attentes, mais s'affiche tout de même très nettement sous la barre des 50 séparant expansion de contraction.
Sur les devises, l'euro revient en arrière ce soir à 1,0840/$.

VALEURS EN HAUSSE

Bonduelle (+10%) a publié un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 10,6% à données comparables à 761,2 millions d'euros mais a confirmé la suspension de ses objectifs financiers pour l'exercice en cours.

Total reprend 8% après des comptes trimestriels en net repli. Le bénéfice net ajusté fond de 35% à 1,78 milliard de dollars pour des revenus de 43,87 Mds$ contre 51,2 Mds$ un an plus tôt. Le groupe anticipe désormais une production comprise entre 2,95 et 3 mbj sur l'année, en repli de 5% par rapport aux prévisions précédentes compte tenu des mesures volontaires de réduction prises au Canada, des quotas exceptionnels décidés par l'Opep+, des baisses de demande locale de gaz et de la situation en Libye. La stabilisation du dividende et le renforcement des mesures d'économies font cependant passer au second plan la nette chute des résultats au premier trimestre.Grâce aux diverses mesures prises, le management espère maintenir le point mort cash organique à moins de 25$ le baril en 2020.

Trigano : +8% avec Onxeo, Rexel

Albioma : +6% suivi de Capgemini, M&P, Europacorp, Akwel, Ingenico

Interparfums : +5% avec ALD, ABC, Edenred, Bouygues, Nexans, Eramet, CGG et Saint-Gobain

Orpea : +4% avec Veolia, Ipsen

BNP Paribas gagne 4%. La banque de la rue d'Antin n'a pas été épargnée par la chute des marchés financiers au premier trimestre et son coût du risque s'est envolé mais les résultats sont ressortis légèrement supérieurs aux attentes de la place. Sur les trois premiers mois de l'année, le bénéfice net a fondu de 33,2% à 1,28 milliard d'euros rapporté à un produit net bancaire de 10,89 MdsE (-2,3%). A l'image de la SocGen, la BNP a enregistré une forte hausse de son coût du risque au premier trimestre, ce dernier s'envolant de 85,4% à 1,4 MdE. BNP Paribas, qui peut compter sur son modèle diversifié et intégré, estime l'impact de la crise sanitaire à 568 ME sur son PNB au premier trimestre et anticipe un recul de 15 à 20% de son résultat net, part du groupe, sur l'ensemble de l'exercice 2020.

Korian : +4% suivi de BigBen, Natixis, Schneider, Wendel, Aubay, SoiTec

EssilorLuxottica (+3%) a réalisé un chiffre d'affaires consolidé pour le premier trimestre 2020 de 3.784 millions d'euros, en baisse de 10,1% par rapport au chiffre d'affaires du premier trimestre 2019 (-10,9% à taux de change constants), montrant une bonne résistance dans le contexte d'une crise mondiale sans précédent.

VALEURS EN BAISSE

Lagardère (-6%) : Arnaud Lagardère a remercié les actionnaires du groupe présents à l'assemblée générale du jour, ayant voté "sans appel en faveur de la gérance". Toutes les résolutions proposées par le fonds activiste Amber Capital ont ainsi été rejetées par les actionnaires, dont celle concernant la nomination au conseil de surveillance de Patrick Sayer, ou encore celle de révoquer Jamal Benomar en tant que membre du conseil de surveillance. Les actionnaires se sont opposés au renouvellement du mandat de Martine Chêne au conseil de surveillance. Ils ont en revanche ratifié la cooptation de Nicolas Sarkozy au conseil. Selon le co-gérant, aucun projet d'abandon du statut de société en commandite n'a été soumis au conseil de surveillance.

Transgene : -6% avec Balyo (-5%)

Spie : -3% avec Neoen

Virbac : -2% avec Scor et Pernod Ricard

Savencia : -1% suivi de Eutelsat

Elior (-0,8%) a fait état d'un Ebita ajusté de 51 millions contre 122 millions un an plus tôt pour un chiffre d'affaires de 2,459 milliards d'euros, en repli de 5,2% par rapport à l'année précédente avec un recul de la croissance organique de 6,2%. Elior, qui a entamé des discussions constructives avec ses banques de référence afin d'obtenir une suspension du test de covenant auquel sont soumis les emprunts seniors du Groupe au 30 septembre 2020 et au 31 Mars 2021, estime l'impact de la crise sur l'Ebita ajusté à environ 30% pour l'ensemble de l'année 2019-2020, après la mise en oeuvre des mesures d'atténuation.

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