Cotation du 14/06/2019 à 18h05 CAC 40 -0,15% 5 367,62
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Clôture Paris : le CAC40 grimpe vers les 5.300 pts

Clôture Paris : le CAC40 grimpe vers les 5.300 pts
Clôture Paris : le CAC40 grimpe vers les 5.300 pts
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC 40 a plutôt bien résisté ce mercredi, malgré les craintes grandissantes de ralentissement global, alimentées aujourd'hui par de faibles statistiques outre-Atlantique. L'indice phare parisien termine tout de même sa journée sur une progression de 0,45% à 5.292 pts... Les places financières tiennent donc bon, toujours soutenues par les espoirs monétaires. Les opérateurs ont pris également connaissance ce jour d'indices PMI contrastés en Europe et de ventes de détail en retrait, ce qui n'entame visiblement pas le moral des marchés. Ces derniers préfèrent en effet voir dans cette fragilité économique un motif évident de souplesse monétaire.

Le dossier italien a également refait parler de lui ce jour. L'Italie espère des discussions "constructives" avec Bruxelles, afin de parvenir à un accord sur ses objectifs budgétaires 2019. C'est du moins ce qu'a affirmé le président du Conseil Giuseppe Conte, réagissant à l'avertissement de la Commission européenne sur les finances du pays.

Sur le marché des changes, l'euro s'affiche à 1,1246$ ce jour. Les cours du brut creusent leurs pertes après la publication de ces données américaines. Sur le Nymex, le baril de brut WTI retombe de 4,5% à 51$. Le Brent perd 3% à 60$ le baril. D'après le Département américain à l'énergie, les stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, ont bondi de 6,8 millions de barils sur la semaine close le 31 mai, à 483,3 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli de 0,6 mb. Les stocks d'essence ont quant à eux progressé de 3,2 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés ont grimpé 4,6 millions de barils.

La cote américaine est orientée en timide hausse à la mi-séance ce mercredi, le S&P500 s'accordant 0,4% et le Nasdaq 0,3%, contre un gain de 0,5% du DJIA. La bourse de New York s'était envolée hier de plus de 2%, les marchés spéculant sur une baisse des taux suite aux propos de Jerome Powell. Ce dernier a indiqué que la banque centrale américaine agirait de manière "appropriée" face aux risques nés des tensions commerciales. Une légère détente s'est justement produite sur ces dossiers hier. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador s'est dit confiant dans la possibilité de parvenir à un accord avec Washington afin d'éviter des taxes à partir du 10 juin... D'autre part, la Chine a légèrement adouci le ton. Le ministère du Commerce a appelé à renouer le dialogue en vue de résoudre les différends avec les Etats-Unis... Enfin, Trump a évoqué hier la possibilité d'un accord commercial "phénoménal" avec le Royaume-Uni, dès que ce dernier sera sorti de l'UE.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a de son côté prévenu que les droits de douane appliqués ou évoqués par les Etats-Unis et la Chine pourraient plomber le PIB mondial de 0,5% en 2020.

Les marchés espèrent beaucoup de la Fed, tablant sur plusieurs baisses de taux cette année. La prochaine réunion de politique monétaire de la Fed se déroulera les 18 et 19 juin prochains. La probabilité de statu quo vient de diminuer fortement à 71% ce jour suite au rapport sur l'emploi d'ADP (contre 82% auparavant pour une fourchette maintenue à 2,25-2,5%), alors que celle d'un assouplissement d'un quart de point (à 2-2,25%) atteint maintenant plus de 29% selon l'outil FedWatch du CME Group. Ce même outil montre que les marchés tablent désormais sur plusieurs baisses de taux cette année. A l'issue de la réunion du 11 décembre, la dernière de l'année, le taux des fonds fédéraux aurait 10% de chances d'évoluer entre 2 et 2,25% (baisse de taux d'un quart de point), 28% de s'afficher entre 1,75 et 2% (baisse d'un demi-point), 36% de chances de ressortir entre 1,5 et 1,75% (baisse de trois quarts de point) et 21% de chances de s'établir entre 1,25 et 1,50% (baisse d'un point en comparaison des niveaux actuels).

Les créations d'emplois dans le secteur privé non-agricole américain pour le mois de mai 2019 sont ressorties extrêmement faibles, au nombre de 27.000, contre un consensus de place de 175.000 et un niveau révisé - en légère baisse - à 271.000 pour le mois d'avril 2019. Il s'agit donc d'une très mauvaise nouvelle sur le front économique aux Etats-Unis. Dans le détail, les petites entreprises américaines ont détruit 52.000 postes en mai, alors que les entreprises de taille moyenne ont créé 11.000 emplois. Les grandes entreprises, enfin, ont généré 68.000 postes. Le secteur de la production de biens a supprimé 43.000 emplois, tandis que le secteur des services a créé 71.000 postes.

L'indice Markit PMI final des services américains pour le mois de mai 2019 est ressorti à 50,9, en ligne avec le consensus des économistes de la place et conforme à sa lecture initiale. L'indice composite américain final du mois de mai est également situé à 50,9, conforme au consensus, contre 53 au mois d'avril. Ces chiffres sont plutôt préoccupants, puisqu'ils traduisent un ralentissement de l'expansion américaine en mai, au plus bas depuis cinq ans et demi si l'on excepte le mois de février 2016.

L'indice ISM des services américains pour le mois de mai 2019 est ressorti quant à lui largement supérieur aux attentes de marché, à 56,9 contre 55,8 de consensus et 55,5 un mois avant. L'ISM montre donc une accélération de la croissance dans les services aux USA en mai 2019, alors que l'indice Markit PMI final des services traduit au contraire un ralentissement de l'expansion de l'activité.

En Europe cette fois, l'indicateur IHS Markit PMI France pour le secteur des services du mois de mai 2019 a fait ressortir la plus forte croissance de l'activité depuis novembre dernier. L'indice final français du mois de mai s'établit à 51,5, contre 51,7 de consensus et 51,7 pour l'estimation initiale du mois de mai. L'indicateur était de 50,5 en avril. L'indice PMI composite français de l'activité globale s'est redressé de 50,1 en avril à 51,2, signalant une croissance modérée de l'activité du secteur privé français, mais néanmoins la plus forte depuis novembre dernier.

L'indice Markit PMI final européen des services s'est établi pour sa part à 52,9, contre 52,5 de consensus et 52,5 pour l'évaluation préliminaire. L'indicateur PMI allemand final des services est ressorti à haut niveau, à 55,4 contre 55 de consensus. L'indice italien des services est ressorti juste à l'équilibre, à 50 en mai ('en ligne'), alors que l'indicateur espagnol s'est élevé à 52,8 (consensus 52,5).

Les ventes au détail, corrigées des variations saisonnières, ont diminué de 0,4% dans la zone euro en avril après être restées stables le mois précédent. Le consensus tablait toutefois sur un repli légèrement plus marqué de 0,5%. En glissement annuel, les ventes affichent une hausse de 1,5%, en ligne avec les attentes.

Les prix à la production industrielle ont diminué de 0,3% dans la zone euro en avril après avoir reculé de 0,1% en mars. Sur un an, les prix ont augmenté de 2,6%. Le consensus tablait respectivement sur des hausses de 0,3% et de 3,2%.

Valeurs en hausse

EuropaCorp (+17,4%) connaît un nouvel épisode spéculatif assez intense ce jour. Rappelons que le groupe avait réagi fin mai, après une envolée boursière provoquée par les informations dévoilées par 'Les Echos'. La société de Luc Besson confirmait alors des discussions avec ses créanciers et le groupe Pathé, dans le cadre de la restructuration de sa dette et du renforcement de sa capacité financière par augmentation de capital.

Dassault Aviation (+2,2%) rebondit après une note de Goldman Sachs, qui a rehaussé de 'neutre' à 'achat' sa recommandation sur la valeur tout en portant sa cible de 1.529 à 1.542 euros. Les analystes sont désormais quasiment unanimes sur le dossier dans la mesure où sur les douze suivant le titre de l'avionneur répertoriés par Bloomberg, un seul est à 'conserver'.

Bourbon (+9,5%). Les créanciers principaux et loueurs de navires ont déposé une nouvelle offre visant à restructurer la dette. L'offre prévoit un apport de liquidités à hauteur de 120 millions d'euros, ainsi qu'une conversion en capital de plus de 1,4 milliard d'euros de dette - sur 2,7 milliards de dette totale. A l'issue de cette restructuration, les créanciers et loueurs disposeraient de 93% du capital. Le 'deal' permettrait une réduction de de plus de moitié de l'endettement du groupe.

Solocal (+4,9%) annonce qu'Olivier Regnard rejoindra le groupe le 1er juillet en tant que directeur financier. Il intègrera le Comité exécutif et reportera directement à Eric Boustouller, Directeur général de Solocal. Avant de rejoindre Solocal, et après une expérience chez Mauna Kea Technologies, il était depuis le premier trimestre 2018, directeur financier du groupe Europe Snacks.

Deinove (+4,4%) engage une collaboration avec Dow pour le développement conjoint d'un ingrédient cosmétique exclusif issu de sa collection d'extraits bactériens. Le géant américain des produits chimiques a en effet sélectionné l'un des extraits d'intérêt issus de la collection bactérienne de Deinove qui va désormais concevoir et optimiser un procédé de production dédié.

Euronext (+1%) a réussi son pari sur la bourse d'Oslo. La bourse paneuropéenne contrôle désormais, directement et par les engagements irrévocables de l'offre lancée le 14 janvier 2019 et déclarée inconditionnelle le 31 mai 2019, 61,4% du capital total émis et en circulation d'Oslo Bors VPS. Le règlement des actions déjà remises dans le cadre de l'offre devrait avoir lieu d'ici au 14 juin 2019. Les actions restantes pourront être apportées jusqu'au 28 juin.

LVMH (+2,2%). Le dirigeant de Louis Vuitton a une nouvelle fois rassuré le marché quant à la santé de l'activité en Chine, allant jusqu'à évoquer des "taux de croissance inouïs". De quoi apaiser les inquiétudes des plus pessimistes concernant l'évolution du marché chinois et l'impact de la guerre commerciale... Lors d'une réunion avec des analystes dont se fait écho Citi, Michael Burke a souligné que les consommateurs avaient acheté davantage de sacs à main et de montres chez eux qu'à l'étranger au cours des derniers mois...

Worldline (+7,2%) et Ingenico (+3,6%) décollent, dopés par une information venue d'Italie selon laquelle les deux sociétés seraient les cibles privilégiées de Sia en vue d'un rapprochement. Selon 'Il Sole 24 Ore', le spécialiste italien des paiements envisage un rapprochement avec un concurrent européen et Worldline est le "candidat le plus probable". Le quotidien souligne néanmoins que le groupe français affiche une capitalisation boursière de loin supérieure à la valorisation estimée de Sia. Ce dernier pourrait donc se tourner vers un candidat de taille plus modeste tel qu'Ingenico.

Genfit (stable) lance un essai de Phase 2 évaluant l'effet d'elafibranor sur la composition lipidique du foie dans la stéatose hépatique. L'étude a pour objectif de déterminer l'effet d'elafibranor, un double agoniste des PPAR alpha/delta, sur l'index de saturation des acides gras hépatiques.

Valeurs en baisse

Fleury Michon (-3%) a livré des précisions concernant le résultat opérationnel du 1er semestre, qui devrait ressortir dans le rouge. L'épidémie de peste porcine et ses impacts sur le cheptel chinois en particulier, a eu pour conséquence depuis plusieurs semaines une forte hausse du prix du porc et du jambon de porc. Le chiffre d'affaires du 1er semestre 2019 sera communiqué le 18 juillet. Les prévisions sont en recul, notamment en raison des ventes perdues consécutives au virus informatique.

Renault (-0,6%). Pour l'instant, aucune décision n'a été prise concernant le rapprochement avec FCA, et le conseil du constructeur français se réunit à nouveau ce mercredi en fin de journée. Le conseil continuera d'étudier "avec intérêt" la proposition de fusion "entre égaux" faite par Fiat, a indiqué hier le constructeur. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a mis en garde ce jour contre toute précipitation dans les discussions...

Arkema (-2,2%) a annoncé son intention d'émettre une nouvelle souche d'obligations super-subordonnées à durée indéterminée libellées en euros, incluant une première option de remboursement anticipé au gré de la société après 5,25 ans et portant intérêt à taux fixe réajustable. Arkema annonce également le lancement d'une offre contractuelle de rachat visant le rachat partiel de ses obligations super-subordonnées à durée indéterminée d'un montant de 700 ME ayant une première date de remboursement anticipé au gré de la société le 29 octobre 2020 portant intérêt à taux fixe réajustable, émises par la Société le 29 octobre 2014.

Ubisoft (-0,9%). L'allègement du groupe familial Guillemot au capital d'Ubisoft se confirme. Le groupe familial a ainsi déclaré à l'Autorité des marchés financiers avoir franchi en baisse, le 30 mai, le seuil de 25% des droits de vote d'Ubisoft, et détenir 20.151.317 actions représentant 30.873.254 droits de vote, soit 18,05% du capital et 24,95% des droits. Ce franchissement de seuil résulte d'une cession d'actions Ubisoft sur le marché. Guillemot Brothers Limited a pour sa part déclaré avoir franchi individuellement en baisse le seuil de 20% des droits.

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