Cotation du 18/04/2019 à 18h05 CAC 40 +0,31% 5 580,38
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Clôture Paris : le CAC40 finit en légère baisse, lesté par le commerce

Clôture Paris : le CAC40 finit en légère baisse, lesté par le commerce
Clôture Paris : le CAC40 finit en légère baisse, lesté par le commerce
Crédit photo © Benoît Tessier / Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Les opérateurs ont hésité tout au long de la séance, mais le CAC40 a finalement clôturé dans le rouge ce jeudi, pour revenir sur les 5.378 points (-0,07%). Le regain de forme de Wall Street, dopé par l'envolée d'Apple avant sa 'keynote', n'a pas empêché les flux vendeurs de l'emporter sur le fil, dans un contexte marqué par les incertitudes sur le Brexit et le regain de tension dans les négociations commerciales sino-américaines.

Pékin réclamerait désormais, comme préalable à sa signature d'un accord, une levée des droits de douane sur les biens chinois exportés vers les Etats-Unis. En outre, le gouvernement chinois chercherait à faire inclure dans le texte que les éléments de l'accord devront être compatibles avec les lois chinoises. En attendant la reprise des négociations au plus haut niveau la semaine prochaine, Donald Trump ne semble pas prêt à de telles concessions, et compte bien maintenir la pression sur la Chine grâce aux droits douaniers imposés à quelque 250 milliards de dollars de marchandises chinoises depuis 2018.

Sur le front monétaire, la banque centrale américaine a maintenu comme prévu hier soir ses taux directeurs à 2,25%-2,50%. Elle a par ailleurs révisé à la baisse son objectif de taux des 'fed funds' pour la fin 2019, de 2,9% à 2,4%, ce qui signifie qu'elle ne prévoit donc plus désormais de hausse de taux cette année, comme l'anticipaient déjà les marchés financiers compte-tenu du ralentissement de la croissance mondiale... Un biais "dovish" qui eu pour effet de plomber le dollar, même si les statistiques favorables publiées ce jeudi ont redonné du tonus au billet vert.

Concernant le Brexit enfin, le Conseil européen travaille à éviter une sortie brutale du Royaume-Uni de l'Union européenne, à huit jours de la date butoir pour le divorce. Theresa May a demandé hier officiellement à l'UE un report de trois mois du Brexit, jusqu'au 30 juin, afin de se donner du temps pour convaincre les députés de voter un accord de sortie déjà rejeté par deux fois. La Commission juge que le report ne pourrait durer au-delà du 23 mai (début des élections européennes), ou alors aller bien au-delà. L'acceptation ou le refus de la demande de May nécessite une décision à l'unanimité des 27.

ECO ET DEVISES

Du côté des statistiques du jour outre-Atlantique, les inscriptions au chômage et l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie ont agréablement surpris. Les inscriptions nouvelles au chômage pour la semaine close au 16 mars sont ressorties ainsi au nombre de 221.000, contre un consensus de 225.000 et un niveau (révisé) de 230.000 pour la semaine antérieure.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de mars 2019 s'est pour sa part établi à 13,7, contre un consensus de 5,5 et un niveau antérieur négatif de 4,1. Cet indicateur traduit donc le retour à une forte expansion de l'activité manufacturière dans la région considérée.

Enfin, l'indice des indicateurs avancés américains du Conference Board pour le mois de février 2019 est ressorti en progression de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de place de +0,1%, et après une évolution quasiment nulle pour le mois de janvier 2019.

Sur le front des changes, la volatilité reste élevée avec un euro qui retombe vers 1,1340 dollar (-0,7%) après son envolée de la veille.

Du côté du pétrole, le Brent pour livraison mai temporise à 67,87 dollars, sur fond de prises de bénéfices (-0,9%) après sa hausse de la veille. Pour rappel, les stocks de brut aux Etats-Unis, dévoilés mercredi, se sont inscrits en baisse de 9,6 millions de barils sur la semaine close le 15 mars, hors réserve stratégique et en comparaison de la semaine antérieure.

VALEURS EN HAUSSE

* Stallergenes Greer (+41,7% à 36,70 euros) : Ares Life Sciences, principal actionnaire de Stallergenes Greer, contrôlé par la famille Bertarelli, a annoncé une offre d'acquisition d'environ 730 millions d'euros sur le laboratoire français, à un prix de 37 euros par action faisant ressortir une prime de près de 43% sur les derniers cours cotés.

* Parmi les plus fortes hausses du CAC40, Bouygues gagne 1,5% à 32,44 euros, dopé par une note positive d'analyste. Après mis à jour de son modèle et de ses projections, MainFirst vient en effet de remonter son opinion sur Bouygues de "neutre" à "surperformance". Quant à l'objectif de cours, il est rehaussé de 35 à 37 euros, tout en restant encore inférieur à la cible moyenne des analystes qui suivent la valeur (38,36 euros).

* STMicroelectronics a bondi de 4,4% à 14,85 euros. Le fabricant de semi-conducteurs a été porté par l'actualité sectorielle, en particulier par la publication trimestrielle supérieure aux attentes de Micron Technology, sur fond de vigueur de la demande pour ses composants destinés aux centres de données. La firme américaine a par ailleurs indiqué que le creux du cycle était en vue et qu'elle tablait sur une accélération de la demande en fin d'année.

* Maurel et Prom (+3,8% à 3,82 euros) a vu son excédent brut d'exploitation (EBE) 2018 s'élever à 245 M$ en progression de 30% en raison de la maîtrise des coûts opérationnels et de la progression de l'activité en Tanzanie fortement contributive. Le résultat opérationnel s'établit à 126 M$. La quote-part du Groupe dans le résultat des sociétés mises en équivalence s'établit à 31 M$ contre 56 M$ en 2017 malgré une progression de la performance opérationnelle de Seplat (20,46% M&P) en 2018. Le résultat net dégagé par Seplat en 2017 était particulièrement élevé en raison de la reconnaissance d'un produit d'impôt différé. Après prise en compte des éléments ci-dessus, le résultat net est en forte progression à hauteur de 62 M$. Le conseil d'Administration a décidé de proposer à la prochaine Assemblée générale, qui se tiendra le 13 juin 2019, le paiement d'un dividende de 10 M$ (soit environ 0,05 $ par action) au titre de l'exercice 2018.

* Somfy (+5,1% à 75,8 euros). Kepler Cheuvreux qui a débuté le suivi de la valeur à l'achat avec un objectif fixé à 92 euros

* Gaussin bondit de 12,5% à 0,275 euro après un gros contrat portant sur 86 AGV Performance 65 tonnes, un véhicule 100% autonome et 100% électrique, sélectionné par l'opérateur du port de Singapour, dans le cadre du projet d'extension Tuas Megaport.

* Le Bélier gagne 2,3% à 33,15 euros. L'Ebitda 2018 s'établit à 53,8 ME. Il se contracte de -7,3% (58,1 ME en 2017). La marge sur chiffre d'affaires reste cependant élevée, à 15% (16,7% en 2017). Le résultat opérationnel s'établit à 33,4 ME (35,3 ME en 2017). Globalement, le résultat net s'inscrit en hausse de +11,8%, à 27,2 ME.

* Lanson-BCC s'adjuge 2,9% à 28,4 euros. Le résultat opérationnel 2018 atteint 21,88 ME contre 20,39 ME, +7,3%. Le résultat net s'élève à 12,69 ME, +8,9%, soit un taux de marge nette de 4,6%.

VALEURS EN BAISSE

* Les valeurs bancaires ont pesé sur la tendance en Europe. A Paris, BNP Paribas et la Société Générale ont perdu près de 2,5% chacun, suivis par Crédit Agricole (-1,7%). Le secteur financier a été sans surprise lésé par la perspective de l'absence de relèvement de taux de la Fed cette année, des taux d'intérêt bas pénalisant les marges des banques. La banque centrale américaine, qui a réaffirmé hier soir son engagement à être "patiente", ne table désormais plus que sur une seule hausse de taux d'ici 2021 et n'évoque plus la nécessité de resserrer sa politique monétaire pour prévenir une accélération de l'inflation.

* SMCP a été sanctionné en bourse (-6,1% à 14,8 euros) malgré l'annonce de résultats 2018 en nette progression. Les prévisions du propriétaire des marques de mode Sandro, Maje et Claudie Pierlot sont jugées prudentes par les opérateurs alors que le groupe vise une croissance de son chiffre d'affaires comprise entre +9% et +11% à taux de change constant contre une hausse de 13% l'an passé. La firme table par ailleurs sur une marge d'EBITDA ajustée stable après une hausse d'un point en 2018, à 16,9%.

* Elior Group (-4,4% à 12,05 euros) est entré récemment en discussions exclusives avec PAI Partners concernant une cession potentielle de ses activités de concessions regroupées au sein de sa filiale Areas. Cette revue des options stratégiques est relative aux activités de restauration de concession.

* Cellnovo s'est effondré de 53% à 0,54 euro. En cause, un problème de robustesse pour le Système Gen3 (micro-pompe à insuline connectée) qui a induit un coût de service plus élevé qu'attendu pour les partenaires distributeurs et freine un déploiement immédiat à grande échelle de la nouvelle solution... Résultat, le management a lancé un gros avertissement sur les ventes et les résultats à venir. Pis encore, la société considère que de fortes incertitudes affectent son financement à court et moyen terme. Dans ce contexte, Cellnovo a mandaté une société de conseil pour l'aider à explorer l'ensemble des options stratégiques et financières du groupe.

* Plus forte baisse du CAC40, EssilorLuxottica perd 6,6% sous les 100 euros. Rien ne va plus entre Essilor et Luxottica, dont la fusion entre égaux, réalisée en 2018, tourne à l'affrontement depuis plusieurs semaines. La tension est montée d'un cran, mercredi soir, avec la publication d'un communiqué cinglant de Delfin, le fonds de Leonardo Del Vecchio, PDG et premier actionnaire du nouvel ensemble EssilorLuxottica, leader mondial de l'optique ophtalmique et de la lunetterie. Delfin accuse ainsi la partie française de "violation claire des accords" et "des règles de gouvernance de la société". Le fonds prend acte du fait que le conseil d'administration de la société, réuni lundi, n'a débouché sur aucune décision pour régler le différend qui oppose Essilor à Leonardo Del Vecchio, fondateur de Luxottica et détenteur de 31% du nouvel ensemble.

* Sodexo perd 2,6% à 97,78 euros. Goldman Sachs a dégradé le groupe de restauration collective à 'vendre' en visant 89 euros.

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