Cotation du 19/07/2019 à 18h05 CAC 40 +0,03% 5 552,34
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Clôture Paris : le CAC40 en légère hausse

Clôture Paris : le CAC40 en légère hausse
Clôture Paris : le CAC40 en légère hausse
Crédit photo © Benoît Tessier / Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

La bourse de Paris a encore progressé de 0,34% à 5.382 pts ce lundi dans un marché calme, après sa belle fin de semaine dernière. La cote américaine, stimulée la semaine dernière par les espoirs de baisse des taux de la Fed, profite aussi ce lundi d'une actualité des fusions et acquisitions dominée par le rapprochement Raytheon / United Tech et le rachat de Tableau Software par Salesforce, ainsi que de l'accord commercial annoncé entre les Etats-Unis et le Mexique...

ECO ET DEVISES

Selon le Département américain au travail, les ouvertures de postes pour le mois d'avril 2019 se sont chiffrées à 7,449 millions, contre un consensus de 7,4 millions et un niveau révisé à 7,474 millions pour le mois de mars.
Il s'agit d'une nouvelle un peu plus favorable concernant le marché américain du travail, après des créations de postes non-agricoles pour le mois de mai 2019 annoncées vendredi à seulement 75.000, contre un consensus de place de 180.000. Le taux de chômage était resté stable en mai à 3,6%, contre 3,7% de consensus. Le taux de participation à la force de travail (62,8%) et le ratio emploi sur population (60,6%) étaient ressortis inchangés en mai. Les créations de postes du mois de mars 2019 avaient été révisées en baisse, de 189.000 à 153.000. Les créations du mois d'avril avaient été ajustées également à la baisse à 224.000, contre 263.000.

Sur le front commercial, le président américain Donald Trump a affirmé hier que la Maison blanche allait dévoiler en temps utiles les détails de l'accord scellé avec le Mexique sur la question des frontières et de l'immigration illégale... "Nous avons entièrement signé et documenté une autre partie très importante du deal Immigration et Sécurité avec le Mexique, que les USA demandaient d'obtenir depuis de nombreuses années. Elle sera révélée dans un futur pas si distant et demandera un vote du corps Législatif mexicain!", a indiqué Trump. "Nous n'anticipons pas de problème avec le vote, mais, si pour une quelconque raison, l'approbation ne venait pas, les Tarifs seraient restaurés!"

Trump réagissait ainsi aux informations de presse selon lesquelles le Mexique n'aurait en fait pas pris d'engagement tangible pour contrôler l'immigration. "Désormais nous avons pleinement confiance, surtout après avoir parlé à leur président hier", a insisté Trump, cité par Reuters. "Il va être très coopératif et il va faire le travail", a asséné encore le dirigeant américain. "Nous sommes tombés d'accord sur certaines choses qui n'ont pas été mentionnées dans la presse hier", a glissé Trump, un brin mystérieux... L'accord supposé a quoi qu'il en soit permis vendredi, après trois jours de pourparlers, de lever l'épée de Damoclès des droits de douane sur les importations mexicaines.

Dans le même temps, les négociations sino-américaines sont quant à elles au point mort, ce qui ne semble pas perturber outre mesure les marchés financiers... Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé hier que l'administration Trump pourrait revenir sur les restrictions imposées au colosse chinois des équipements télécoms Huawei en cas de progrès dans les discussions avec Pékin. "Si nous progressons sur le commerce, il sera peut-être prêt à faire certaines choses concernant Huawei s'il obtient certaines garanties de la Chine à ce sujet", a affirmé Mnuchin sur CNBC à propos du Président Trump. Le secrétaire au Trésor a cependant souligné également les questions de sécurité nationale.

Mnuchin a assuré que les Etats-Unis voulaient toujours trouver un accord commercial avec la Chine... Trump est plus agressif, puisque sur CNBC, il juge qu'il trouvera un accord avec la Chine avec l'aide des tarifs douaniers qui 'dévasteraient' actuellement le pays. Le leader de la Maison blanche s'attend toujours à rencontrer Xi Jinping, son homologue chinois, à la fin du mois, lors du G20 d'Osaka au Japon.
Sur le marché des changes, l'indice dollar avance de 0,3% à 96,9. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI prend 0,4% à 54,2$.

VALEURS EN HAUSSE

* Rallye : remonte de 13% avec Amoeba et Inside Secure (+11%)

* Mauna Kea : +9% avec AST Groupe (+8%) et Pixium (+6%)

* Esso : +4% avec les pétrolières Vallourec, Technip FMC (+3%)

* Atari : +3% suivi de Mersen, Faurecia, Eramet, Iliad, Manutan

* Renault poursuit son rebond de 2,5% après avoir été victime du retrait surprise de l'offre de fusion de Fiat Chrysler à 30 milliards d'euros en fin de semaine dernière. Le groupe italo-américain, qui a mis en cause les conditions politiques en France, a pris cette décision alors que l'Etat français avait demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan... "Il est devenu clair que les conditions politiques en France ne sont actuellement pas réunies pour qu'une telle combinaison voie le jour avec succès", a déclaré FCA.
Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé hier dimanche qu'il était "essentiel" à ses yeux que Renault et Nissan renforcent leur alliance au moment où l'industrie automobile subit l'une des plus importantes mutations de son histoire avec le développement des véhicules électriques et connectés. S'exprimant à l'issue d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Fukuoka, dans le sud du Japon, Bruno Le Maire a expliqué que les synergies dégagées par Renault et son partenaire Nissan contribueraient à ce que les deux groupes soient dans le peloton de tête de cette révolution technologique du 21e siècle. "L'objectif de l'Etat français a toujours été depuis le début de renforcer l'alliance entre Renault et Nissan", a-t-il déclaré à la presse. "Il est essentiel, non seulement de préserver, mais de renforcer cette alliance...", a-t-il ajouté en précisant que les modalités de ce renforcement relevaient des dirigeants de Renault et Nissan.

* STM : +2% avec Tarkett, Korian, Valeo, CGG et Boiron

* Crédit Agricole gagne 2%. La Deutsche Bank, à l''achat' sur le Crédit Agricole, affirme que la journée investisseurs constitue un soutien au titre et à son argumentaire d'investissement... Si la banque peut effectivement atteindre (elle le peut selon le broker) un RoTE de 11% selon Bâle 4 en 2022, le courtier pense que cela confirmerait alors que CASA devrait se négocier sur un multiple beaucoup plus élevé (beaucoup plus proche du 'tangible book value') qu'actuellement (environ 0,75x PTBV 2020). De plus, la DB pense que l'objectif d'un résultat net d'au moins 5 milliards d'euros en 2022 est raisonnable. Par rapport au consensus actuel, il implique en effet une hausse d'environ 5%. En outre, l'analyste note qu'il pourrait y avoir d'autres éléments de soutien au titre comme le fait que l'objectif de croissance assigné à la collecte d'actifs pourrait être dépassé et que la direction a insisté pendant la journée sur la prudence de ses prévisions concernant les coûts du risque. L'objectif est fixé à 14,2 euros.

* Thales gagne 0,5% après une la plus importante opération de rapprochement dans le secteur de la Défense aux Etats-Unis. Raytheon Company et United Technologies vont se rapprocher dans le cadre d'une fusion entre égaux. L'entité combinée, qui portera le nom de Raytheon Technologies Corporation, aura une valeur d'entreprise de plus de 85 milliards de dollars alors que ses revenus globaux sont estimés à environ 74 Mds$. Elle ne comprendra pas les activités de climatisation Carrier et la division ascenseurs Otis d'United que le groupe s'est déjà engagé à vendre.

VALEURS EN BAISSE

* Eurofins termine en baisse de 3%. Les investisseurs réagissent à la mise au point du laboratoire d'analyses pharmaceutiques, alimentaires et environnementales à propos de la cyberattaque avec rançon dont il a été victime en début de mois. Le groupe français a indiqué ce matin que cet incident ayant perturbé ses systèmes informatiques pourrait avoir "un impact significatif" sur ses comptes, même s'il est trop tôt pour déterminer le manque à gagner sur les revenus qui sera remboursé par les assureurs. Une semaine plus tôt, Eurofins avait annoncé avoir été victime d'un logiciel de rançon ayant perturbé la bonne marche de ses affaires, sans qu'il n'existe aucune preuve de transfert non autorisé ou d'utilisation abusive des données.

* Plastivaloire : recule aussi de 3% avec Supersonic et Somfy

* Sanofi cède 1,5%. Dans le cadre d'une étude de phase III évaluant des adultes atteints de diabète de type 2 inadéquatement contrôlé par des agonistes des récepteurs GLP-1, Soliqua/Suliqua (insuline glargine 100 unités/ml et lixisénatide) a atteint l'objectif principal de l'étude en permettant aux patients d'obtenir une réduction statistiquement supérieure du taux de glycémie moyen (HbA1c) après 26 semaines, comparativement aux patients maintenus sous agoniste des récepteurs GLP-1. L'étude LixiLan-G a inclus comme comparateur un agoniste des récepteurs GLP-1 administré chaque jour ou une fois par semaine. La plupart des patients passés sous un traitement par Soliqua ont atteint un taux moyen de glycémie (HbA1c) inférieur à 7%, la valeur cible recommandée par l'ADA, comparativement à ceux qui ont poursuivi leur traitement par agoniste des récepteurs GLP-1. Les patients passés sous Soliqua ont également été plus nombreux à atteindre le critère d'évaluation composite de l'étude, à savoir un taux d'HbA1c inférieur à 7%, sans épisode d'hypoglycémie symptomatique documenté (faible concentration de sucre dans le sang).

* Engie : -1% suivi de Groupe Crit, Mercialys

* Air Liquide recule de 0,5%. Le groupe a annoncé ce lundi la signature d'un accord avec son client Fujian Shenyuan New Materials Co. Ltd, pour la cession de sa filiale Air Liquide Fuzhou Co. Ltd., qui détient et exploite un ensemble d'unités dédiées de gaz industriels situé à Fujian (dans le sud-est de la Chine). Cette transaction permettra à Air Liquide de renforcer sa capacité d'investissement dans ses grands bassins industriels, y compris en Chine, et dans d'autres activités à fort potentiel. Cette décision est également en ligne avec les Objectifs Climat d'Air Liquide.

* Avenir Telecom (-0,4%) a dégagé sur son exercice 2018-2019 une perte opérationnelle de 5 millions d'euros, contre 2,8 millions d'euros lors de l'exercice précédent, malgré l'impact de commandes non facturées. Le résultat net annuel ressort à -4,7 millions d'euros, grâce au produit résiduel des activités non poursuivies sur les exercices précédents (0,2 million d'euros). Afin d'améliorer la flexibilité financière et de soutenir son plan de développement, Avenir Telecom a mis en place, après la clôture de l'exercice, un financement obligataire d'un montant maximum de 7 millions d'euros sur 24 mois. Une première tranche d'obligations convertibles en actions a été émise le 5 avril, permettant de renforcer la trésorerie de 2,35 millions d'euros.

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