Cotation du 20/03/2019 à 15h24 CAC 40 -0,61% 5 392,90
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Clôture Paris : le CAC40 en apnée

Clôture Paris : le CAC40 en apnée
Clôture Paris : le CAC40 en apnée
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40 a fini sa course parfaitement stable ce jeudi, à 5.196 points en clôture, après avoir une nouvelle fois franchi timidement les 5.200 points en séance. Les opérateurs, qui surveillent toujours attentivement l'évolution des discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis sur fond de craintes relatives la santé de l'économie mondiale, ont une fois encore dû digérer une quantité importante de publications d'entreprises cotées. Bouygues a ainsi tiré son épingle du jeu. A contrario, TechnipFMC s'affiche comme la lanterne rouge de l'indice parisien. Hors CAC 40, la vedette du jour se nomme Vallourec ! De son côté, Eramet décroche lourdement...

ECO ET DEVISES

Les États-Unis et la Chine auraient commencé à définir des engagements de principe sur les questions les plus délicates de leur différend commercial, croit savoir Reuters, citant des sources proches des négociations. Il s'agirait ainsi des progrès les plus importants réalisés à ce stade, après une guerre commerciale de sept mois. Les deux plus grandes économies du monde se sont pour mémoire infligées des droits de douane réciproques, affectant des centaines de milliards de dollars de marchandises. Alors que des discussions commerciales de haut niveau se tiennent ce jeudi et demain vendredi à Washington, les deux superpuissances restent loin du compte en ce qui concerne les demandes formulées par Trump en vue de réformes structurelles de l'économie chinoise, ajoute Reuters. Néanmoins, les grandes lignes de ce qui pourrait constituer un accord commenceraient à émerger des pourparlers, ont indiqué des sources de l'agence, alors que les deux parties cherchent un accord avant la date-butoir 1er mars - correspondant à la fin de la trêve de 90 jours que le président Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient conclue en Argentine l'année dernière.

Lors de sa réunion de la fin janvier, la Réserve fédérale a décidé que le fait d'adopter une attitude patiente posait "peu de risques à ce stade", a rapporté le compte-rendu de cette réunion, publié hier soir. Les membres de la Fed ont estimé, selon ces 'Minutes', que "les pressions inflationnistes étaient modérées et que la valorisation des actifs était moins tendue que quelques mois plus tôt". Face à une série de risques et d'incertitudes dans les perspectives économiques, "les participants ont pris en compte une série de considérations justifiant une approche patiente de la politique monétaire". "Cette approche patiente aurait l'avantage de donner à la Fed l'occasion d'étudier la réponse de l'activité et de l'inflation à ses récentes actions pour normaliser sa politique monétaire, a précisé le compte-rendu. Les banquiers centraux se sont interrogés sur la possibilité de relever encore deux fois les taux plus tard cette année si les conditions macro-économiques évoluaient positivement d'ici là. "De nombreux participants ont observé que si les incertitudes se réduisaient, le Comité devrait réexaminer le terme de "patient" et pourrait alors utiliser un autre vocabulaire".

Le prochain rendez-vous de la BCE pourrait marquer une nouvelle étape de la politique monétaire en Europe. Selon le compte rendu de la dernière réunion de l'Institution publié à la mi-journée, les membres du Conseil des gouverneurs devront se prononcer sur la question de savoir si le ralentissement de la zone euro est suffisamment persistant pour compromettre les perspectives de croissance et d'inflation à moyen terme et nécessite la mise en place de nouveaux financements bancaires à long terme (LTRO). "Aucune conclusion claire n'a pu être tirée quant aux implications d'un ralentissement de la croissance à court terme sur les perspectives d'activité à moyen terme", peut-on lire dans le document de la BCE. "Toute nouvelle opération potentielle devrait refléter l'objectif de politique monétaire à atteindre... Même si des décisions sur le sujet ne doivent pas être prises dans la précipitation, les analyses techniques requises pour définir les différentes options concernant de futures opérations de liquidités doivent être réalisées rapidement". Le document fait également état d'une inflation plus faible en raison de la baisse des prix du pétrole et des services intérieurs. Des craintes que cette nouvelle faiblesse, si elle devait persister, ne commence à peser sur les anticipations d'inflation ont été manifestées.

Le ralentissement de l'inflation est confirmé en France. Selon les données définitives de l'Insee, les prix à la consommation ont progressé de 1,2% en janvier après +1,6% en décembre. La baisse de l'inflation résulte d'un ralentissement des prix de l'énergie. En revanche, les prix des services, de l'alimentation et du tabac accélèrent. Enfin, ceux des produits manufacturés baissent légèrement moins que le mois précédent. En séquentiel, les prix à la consommation se replient de 0,4%, après une stabilité en décembre. Harmonisée aux normes européennes, l'inflation annuelle ralentit également nettement, à +1,4%, après +1,9% en décembre. Une évolution en ligne avec les attentes du marché. Sur un mois, les prix se replient de 0,6%, après +0,1% le mois précédent.

Petit signe d'amélioration pour le secteur privé français en février. L'Indice Flash Composite de l'activité globale dans l'Hexagone se redresse en effet à 49,9 sur le mois (48,2 en janvier), sur un plus haut de 3 mois. L'indice relatif à l'activité de services s'établit à 49,8 (47,8 en janvier) et celui relatif à l'industrie manufacturière se redresse à 51,4 (51,2 en janvier), sur un plus haut de 5 mois. A noter que les trois indices ressortent supérieurs aux attentes du marché.

Le secteur manufacturier pèse sur l'activité du secteur privé de la zone euro. La production manufacturière de la région s'est en effet repliée pour la première fois depuis juin 2013, de telle sorte que la croissance globale a exclusivement reposé sur le secteur des services. Porté par une amélioration de la conjoncture en Allemagne et par une stabilisation de l'activité en France, le secteur des services de la zone euro a enregistré sa plus forte croissance depuis trois mois en février. Au global, l'indice PMI Flash Composite de l'activité globale dans la zone euro atteint 51,4 (51 en janvier) contre 51,1 de consensus. Par secteur, l'indice PMI Flash de l'activité de services se redresse à 52,3 (51,2 en janvier), sur un plus haut de 3 mois, tandis que l'indice PMI Flash de la production manufacturière tombe à 49,2 (50,5 en janvier), au plus bas depuis 69 mois.

Plusieurs statistiques viennent d'être publiées outre-Atlantique. Les commandes de biens durables du mois de décembre 2018 sont ressorties en croissance de 1,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1% et un gain de +0,7% un mois auparavant. Hors transport, ces commandes se sont appréciées de 0,1%, contre +0,2% de consensus de place et -0,2% pour la lecture révisée du mois antérieur.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de février 2019 est ressorti quant à lui particulièrement décevant, négatif de -4,1, contre un consensus de +14 et une lecture de +17 pour le mois antérieur. Cet indicateur signale une contraction de l'activité manufacturière dans la région considérée.

Net repli des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis. Selon les données du Département américain au Travail, ces dernières ont reculé, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, de 23.000 la semaine passée à 216.000. Le consensus tablait sur une petite baisse à 228.000.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1334$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 57$ et le Brent s'affiche à 67,1$.

VALEURS EN HAUSSE

* Vallourec s'envole de 24,2% ! Le résultat brut d'exploitation a fortement progressé, en hausse de 148 ME par rapport à 2017, pour s'établir à 150 ME. La perte d'exploitation a été réduite de 206 ME à -277 ME. Le résultat net, part du Groupe est une perte de 502 ME à comparer à une perte de 537 ME en 2017... La direction a précisé qu'il n'y aurait pas d'augmentation de capital.

* Fnac Darty grimpe de 7%. Le résultat opérationnel courant a progressé de +10% à 296 ME sous l'effet conjugué des synergies et de la qualité de l'exécution opérationnelle. Le résultat net publié des activités poursuivies passe de 125 ME en 2017 à 150 ME en 2018, soit +20%.

* Wendel grimpe de 6,5%. Le titre de la holding est porté par l'annonce de la cession d'une participation d'environ 40% dans Allied Universal, leader des services de sécurité en Amérique du Nord, sur la base d'une valeur d'entreprise de plus de 7 milliards de dollars. A la suite de l'opération, Wendel devrait recevoir environ 350 M$ en numéraire, soit, compte tenu des distributions précédentes, un montant supérieur à son investissement initial total dans Allied Universal. Wendel conservera environ 18% d'AU.

* Air France KLM poursuit sur sa lancée, en hausse de 4,5%. Les analystes continuent à s'ajuster sur le dossier après les résultats dévoilés hier matin par le transporteur. Macquarie a ainsi rehaussé son objectif de 10,2 à 11,25 euros tout en réitérant son conseil 'neutre'. Barclays, également 'neutre', a ajusté sa cible de 10 à 9,7 euros alors qu'Oddo BHF a confirmé sa recommandation 'acheter' et son objectif de 12,7 euros. Alphavalue est pour sa part passé d''acheter' à 'accumuler' en augmentant sa cible de 12,4 à 12,5 euros. Enfin, UBS ('neutre') a revalorisé le titre de 10,15 à 10,9 euros.

* Bouygues progresse de 3,6%. Le résultat opérationnel du Groupe est de 1,776 MdE (1,519 MdE en 2017), en progression de 17%. Il comprend 265 ME de résultats non courants dont 250 ME liés aux plus-values de cession de sites Mobile et d'infrastructures FTTH chez Bouygues Telecom (113 ME de résultats non courants en 2017). Le résultat net part du Groupe de 2018 s'établit à 1,311 MdE, en hausse de 229 ME sur un an. Hors éléments exceptionnels, le résultat net part du Groupe s'élève à 1,047 MdE, en progression de 15% sur un an.

* Veolia prend 1,7%. Le groupe a publié un chiffre d'affaires de 25.911 ME, en hausse de +6,5% et +4,7% en organique. L'EBITDA ressort à 3.392 ME, en hausse de 7,3% ,dont +8,4% au T4. Avec 302 ME d'économies réalisées en 2018, le groupe est en ligne avec l'objectif initial. L'EBIT courant s'inscrit à 1.604 ME, en croissance de 9,7%. Le résultat net courant pdg est de 675 ME, en hausse de 14,7% hors plus-values. La proposition de hausse du dividende est de 10% à 0,92 euro. Les objectifs du groupe sont "pleinement confirmés", souligne la direction.

* Sur le CAC40, Pernod Ricard gagne aussi 1,3% avec Danone (+1,4%).

* AXA monte de 1,1%. L'assureur fait état d'un résultat net 2018 en forte baisse, plombé par de lourdes charges exceptionnelles liées notamment à l'introduction en Bourse de ses activités d'assurance vie et de gestion d'actifs. Le bénéfice net de l'assureur ressort ainsi à 2,14 MdsE (-66%) sur la période pour un chiffre d'affaires en hausse de 4% à 102,9 milliards d'euros (à change constant). Le résultat opérationnel progresse de 6% à 6,2 milliards d'euros (à change constant). Le consensus était calé sur des revenus proche de 102 MdsE et un résultat net ajusté de 5,94 MdsE, selon les données compilées par Bloomberg. Le ROE courant reste stable dans l'ensemble, et s'établit à 14,4%.

* Atos gagne 0,2%. Le résultat net s'est élevé à 703 millions d'euros, soit une hausse de +5,8% par rapport à 2017. Le résultat net part du Groupe a atteint 630 millions d'euros, en augmentation de +5,0% par rapport à 2017. Ainsi, le Bénéfice par Action et le Bénéfice par Action Dilué se sont respectivement élevés à 5,95 euros (5,72 euros en 2017) et 5,95 euros (5,70 euros en 2017). Le Bénéfice Normalisé par Action et le Bénéfice Normalisé par Action Dilué se sont respectivement élevés à 8,56 euros (8,24 euros en 2017) et 8,56 euros (8,21 euros en 2017).

VALEURS EN BAISSE

* Eramet recule de 16,3%. Le résultat net part du Groupe se monte à 53 ME, incluant une provision non courante de 65 ME afin de prendre en compte le coût du traitement de la revue des processus qualité au sein de la division Alliages Haute Performance. Ce résultat net part du groupe chute de 74% en comparaison de l'année antérieure...

* TechnipFMC cède 6,8%. Le groupe a annoncé un chiffre d'affaires en baisse de 9,8% à 3,32 milliards de dollars au quatrième trimestre, ainsi qu'une perte nette de 2,26 milliards de dollars, soit cinq dollars par action, contre 153,9 milliards (33 cents par action) un an plus tôt. Cette perte inclut une charge de 2,22 milliards de dollars, représentant 4,91 dollars par action. Après ajustement, la perte nette s'établit à 39 millions de dollars, soit neuf cents par action, contre un bénéfice de 90,9 millions (20 cents par action) un an auparavant. L'Ebitda ajusté, qui exclut les charges et les crédits avant impôts, représente 342,4 millions de dollars, en baisse de 34,8%, tandis que la marge d'Ebitda ajusté est de 10,3%, en recul de 3,95 points de base.

* Iliad chute de 5,8%. Il faut dire que l'actualité n'est pas très porteuse pour le groupe de Xavier Niel. Outre les propos peu engageants du directeur financier d'Orange et de Martin Bouygues sur la consolidation du marché français, l'opérateur télécoms aurait également vu sa croissance en Italie ralentir entre août et décembre. Selon 'Il Sole 24 Ore', qui cite des chiffres sur la portabilité des numéros mobiles, Iliad, qui détenait 3% du marché transalpin en septembre, pourrait avoir du mal à atteindre son objectif de 10% alors que les concurrents ont réduit leurs prix.

* AccorHotels recule de 3,7%. L'excédent brut d'exploitation (EBE), en hausse de 8% à données comparables, a atteint 712 millions d'euros, un chiffre conforme aux 700 à 720 millions anticipés par le groupe en octobre 2018. La cession de 65% du capital d'AccorInvest a permis au groupe d'enregistrer une plus-value de 2,4 milliards d'euros, aboutissant à un résultat net, part du groupe de 2,233 milliards.

* Valeo chute de 0,7% avant la publication de ses comptes annuels ce soir.

* Orange (stable). Le groupe s'attend à un ralentissement de la croissance de son résultat d'exploitation cette année après une accélération en 2018, sous l'effet d'une concurrence toujours vive sur ses principaux marchés en France et en Espagne et de l'arrêt d'un coup de pouce fiscal. Le numéro un français des télécoms a signé l'an dernier un Ebitda ajusté de 13,01 milliards d'euros en hausse de 2,7% (après +2,1% en 2017) pour un chiffre d'affaires en amélioration de 1,3% à 41,38 milliards, une performance légèrement supérieure au consensus du marché compilé par Infront Data.

* Getlink (stable). Le Groupe confirme son intention d'accélérer sa politique de dividende au service de ses actionnaires. Ainsi, il proposera à son assemblée générale de le porter à 36 centimes d'euro par action au titre de l'exercice 2018, soit une augmentation de 20% par rapport à 2017. Concernant le Brexit et l'incertitude qui l'entoure toujours à ce jour, l'ex Eurotunnel considère qu'elle est de nature à affecter son activité sur les premières semaines qui suivront cette date. Le Groupe fixe son objectif financier d'un EBITDA 2019 de 560 millions d'euros dans le cadre d'un "no deal" ou de 575 millions d'euros, en cas d'accord, au taux de change de 1£=1,128 Euro.

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