Cotation du 14/12/2018 à 14h48 CAC 40 -0,99% 4 848,35
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Clôture Paris : le CAC40 décroche brutalement !

Clôture Paris : le CAC40 décroche brutalement !
Clôture Paris : le CAC40 décroche brutalement !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40 a plongé de 3,31% ce jeudi, repassant sous les 4.800 points, à 4.780 points en clôture, et enregistrant une troisième séance consécutive de baisse. L'indice parisien, désormais en recul de 10% depuis le début de l'année 2018, retrouve ainsi ses niveaux de février 2017... L'aversion au risque reste vive sur les marchés, sur fond de fortes inquiétudes autour du commerce et plus globalement de la croissance mondiale. A cela s'ajoute la rechute de plus de 4% des prix du pétrole. Les ministres de l'énergie des pays membres de l'OPEP et certains de leurs alliés, Russie en tête, se réunissent aujourd'hui à Vienne pour décider d'une éventuelle coupe dans leur production de brut. Outre-Atlantique, Wall Street, qui était fermé hier et qui avait plongé de plus de 3% mardi, poursuit sa descente à bon rythme actuellement, digérant par ailleurs une quantité importante d'indicateurs économiques contrastés et ce, à la veille du rapport mensuel sur l'emploi US.

ECO ET DEVISES

La confusion règne toujours sur le front commercial, entre Washington et Pékin, malgré l'accord de "cessez-le-feu" précédemment conclu. Les deux superpuissances doivent s'abstenir de nouvelles sanctions réciproques deux mois durant. Trump, s'épanchant hier et avant-hier sur le sujet, n'a pas su convaincre, bien au contraire. Le Président américain s'est en effet montré confiant quant à la conclusion finale d'un accord, tout en menaçant de nouveau la Chine de nouvelles taxes en cas d'échec...

La mauvaise nouvelle du jour concerne l'arrestation surprise de Meng Wanzhou, directrice financière du groupe chinois Huawei et accessoirement fille du fondateur, arrêtée le 1er décembre à Vancouver, au Canada, et qui risque une extradition vers les Etats-Unis. Cette arrestation est liée à une violation des sanctions contre l'Iran instaurées par Washington, a déclaré une source informée de la situation. Voilà qui va ajouter de l'eau au moulin de la guerre commerciale Etats-Unis/Chine !

L'indice Markit PMI final des services américains pour le mois de novembre 2018 est ressorti meilleur que prévu, à 54,7 contre un consensus de place de 54,4. La lecture flash (initiale) du mois de novembre se situait à 54,4, tout comme le consensus. L'indicateur de novembre traduit donc toujours une expansion assez solide de l'activité dans les services américains, puisque l'indicateur ressort très largement supérieur à la barre fatidique des 50 qui sépare l'expansion de la contraction de l'activité.

L'indice ISM des services américains ('non-manufacturier') pour ce même mois de novembre 2018 a lui aussi dépassé le consensus des économistes de la place. Il s'établit ainsi à 60,7, contre un consensus de 59,1 et un niveau de 60,3 pour la période antérieure. Ici encore, l'indice dépasse donc les attentes et reflète une vive expansion de l'activité dans les services aux Etats-Unis.

Les commandes industrielles US du mois d'octobre 2018 sont ressorties quant à elles en retrait de 2,1% en comparaison du mois antérieur, contre -1,9% de consensus de place et +0,2% pour la lecture révisée du mois de septembre.

Le déficit commercial américain du mois d'octobre 2018, qui vient juste d'être publié, est ressorti un peu plus lourd que prévu, creusé à 55,5 milliards de dollars, contre un consensus de place de 55 Mds$ et un niveau de 54,6 milliards de dollars un mois auparavant (lecture révisée).

Les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage US pour la semaine close au 1er décembre 2018, qui viennent aussi d'être annoncés, ne devraient pas plus réconforter. Les inscriptions sont au nombre de 231.000, contre un consensus de place de 225.000 et un niveau révisé à 235.000 pour la semaine précédente.

Les chiffres révisés de la productivité trimestrielle US non-agricole pour le T3 n'ont pas offert de grande surprise. La productivité a augmenté sur un rythme de 2,3% (conforme au consensus), tandis que les coûts unitaires du travail se sont appréciés de +0,9% (+1,1% de consensus).

D'après le dernier rapport d'ADP concernant l'emploi privé non-agricole américain pour le mois de novembre 2018, les créations de postes non-agricoles sont ressorties au nombre de 179.000, contre un consensus de place de 195.000 et un niveau de 225.000 pour le mois antérieur. Les petites entreprises ont généré 46.000 postes en novembre, contre 119.000 pour les moyennes et 13.000 pour les grandes. La production de biens a créé 16.000 emplois, contre 163.000 pour les secteurs de services.

L'étude de la firme Challenger, Gray & Christmas relative aux destructions de postes annoncées par les entreprises américaines pour le mois de novembre a fait pour sa part ressortir 53.073 licenciements programmés, contre 76.644 pour le mois antérieur. Sur les mois d'octobre et novembre, en cumul, les destructions de postes se chiffrent donc à 128.717, au plus haut niveau depuis 2008 ! En glissement annuel, les destructions d'emplois de novembre grimpent de 51%. Les annonces de licenciements pour le mois de novembre sont les plus élevées depuis 2012.

Le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de novembre 2018 sera communiqué demain à 14h30. Le consensus ressort à 190.000 créations de postes non-agricoles, 183.000 créations dans le privé et 3,7% de taux de chômage, pour 62,8% de participation à la force de travail.

Alors que les membres de l'Opep sont réunis à Vienne pour décider d'une éventuelle coupe de leur production, aucun accord ne pourrait être conclu aujourd'hui, ont rapporté plusieurs délégués à 'Bloomberg'. Il faudra donc peut-être patienter jusqu'à demain pour une éventuelle annonce, une fois que les pays extérieurs au cartel se joindront aux discussions. Avant que le meeting du jour ne débute, le ministre saoudien de l'énergie, Khalid Al-Falih, a déclaré à la presse que la réduction de la production de l'Opep+ ne devrait pas être "trop importante" et qu'une baisse d'un million de barils par jour serait suffisante. Il n'y a pas encore d'accord et la Russie étudie toujours ses options, a ajouté le ministre. L'Iran a de son côté indiqué qu'elle ne participera à aucun accord tant qu'elle fait l'objet de sanctions tandis que le ministre irakien a dit qu'une baisse de 1,3 million de barils par jour était également à l'étude. Le dirigeant s'est par ailleurs montré optimiste quant à la capacité de l'OPEP à stabiliser les prix du pétrole.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1364$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 50,6$ et le Brent s'affiche à 59$.

VALEURS EN HAUSSE

* Genfit (+5,9%) a annoncé des résultats positifs de l'étude de Phase 2 évaluant elafibranor dans la Cholangite Biliaire Primitive (PBC).

* Sans surprise, aucune valeur du CAC40 n'a fini dans le vert ce jeudi...

VALEURS EN BAISSE

* Latecoere (-18,3%) a abaissé mercredi sa prévision de rentabilité pour 2019, l'équipementier aéronautique prévoyant notamment des coûts de démarrage et d'investissements supplémentaires qui pèseront sur sa marge d'exploitation.

* Atos chute de 6,5% avec Crédit Agricole (-4,8%) ou encore ArcelorMittal (-6,1%).

* CapGemini chute de 6,4%. Une note d'analyste explique en bonne partie le courant vendeur signalé ce jeudi sur la SSII. Barclays a en effet dégradé de "supondérer à "pondération en ligne" en ne visant plus que 106 euros contre 125 euros précédemment. Cette dégradation est relativement indolore pour la physionomie du consensus de place, avec toujours des brokers majoritairement positifs sur Capgemini, pour un objectif moyen légèrement inférieur à 125 euros.

* STMicroelectronics reperd 5,9% . L'arrestation au Canada de Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei, risque (déjà) de mettre à mal la trêve commerciale conclue ce week-end entre Pékin et Washington. Plus globalement, cette annonce remet au centre du jeu la bataille technologique entre Pékin et Washington. En bourse, elle a déjà des répercussions sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement des fabricants de produits technologiques.

* Emporté par la rechute du baril, TechnipFMC abandonne 5,7%. Total perd aussi 2,9%, avec CGG (-7,3%) et Vallourec (-6,8%).

* Sanofi (-3,1%) a annoncé aux syndicats son intention de supprimer 670 emplois dans ses fonctions support en France, a-t-on appris mercredi auprès d'un représentant syndical.

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