Cotation du 18/02/2020 à 10h36 CAC 40 -0,63% 6 047,68
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Clôture Paris : le CAC40 de retour au-dessus des 6.000 pts

Clôture Paris : le CAC40 de retour au-dessus des 6.000 pts
Clôture Paris : le CAC40 de retour au-dessus des 6.000 pts
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC40 a aligné une quatrième séance de rebond ce jeudi, de retour au-dessus des 6.000 points à 6.036 pts, en hausse de 0,86%, aidé par les nombreuses publications de résultats annuels, pour la plupart bien accueillies à l'image de celles d'ArcelorMittal, Total, Société Générale, Publicis ou Sanofi.
Les investisseurs ont aussi été surpris par l'annonce de Pékin d'une baisse des droits de douane sur quelque 1.700 produits américains afin d'aider l'économie chinoise à surmonter l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV qui paralyse une partie de l'activité du pays...

ECO ET DEVISES

Sur le front économique ce jour aux USA, la dernière étude de la firme Challenger concernant les destructions de postes annoncées a fait ressortir 67.735 annonces de licenciements en janvier 2020, contre 32.843 sur la période antérieure.
Le Département américain au Travail a fait état, pour la semaine close au 1er février, d'inscriptions au chômage au nombre de 202.000, contre 215.000 de consensus et 217.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure... Le rapport mensuel gouvernemental sur la situation de l'emploi aux États-Unis sera communiqué demain (consensus 158.000 créations de postes non-agricoles en janvier pour 3,5% de chômage).

La productivité non-agricole du quatrième trimestre 2019 aux USA (lecture avancée) a progressé sur un rythme de 1,4%, contre +1,5% de consensus. Les coûts unitaires du travail ont également augmenté sur un rythme de 1,4%, contre +1,5% de consensus.

CNBC, citant le Ministère chinois des Finances, a donc expliqué que la Chine allait réduire de moitié les tarifs douaniers sur de nombreux produits importés des Etats-Unis, ces mesures devant prendre effet le 14 février. Ainsi, certaines taxes seront réduites de 10% à 5%, d'autres de 5% à 2,5%. Les ajustements concerneraient environ 75 milliards de dollars de produits américains soumis à ces tarifs en septembre. Ces mesures traduiraient le développement "sain et stable" du commerce sino-américain... Quoi qu'il en soit, ces bons gestes laissent l'espoir, à terme, d'une levée totale des tarifs douaniers réciproques que se sont infligés Washington et Pékin.
Dans le même temps, les spécialistes continuent d'ajuster logiquement en baisse leurs estimations de croissance concernant la Chine pour 2020, face à l'impact économique du virus et malgré les mesures de relance décidées ou envisagées par Pékin. UBS a par exemple revu son estimation à 5,5%, contre 6% auparavant...
L'euro passe ce soir sous les 1,10/$ à 1,0985, alors que le pétrole remonte à 55,50$ le Brent.

VALEURS EN HAUSSE

Valbiotis (+31%) a démarré la séance en hausse d'environ 50% au-dessus des 5 euros après l'annonce d'un partenariat stratégique global à long terme avec Nestlé Health Science pour le développement et la commercialisation de son composé TOTUM-63, combinaison brevetée de cinq extraits végétaux, conçue pour réduire le risque de développer un diabète de type 2 chez les prédiabétiques. Selon les termes de l'accord, Valbiotis accorde à Nestlé Health Science les droits commerciaux exclusifs et mondiaux d'utiliser TOTUM-63 sur le marché du prédiabète et du diabète de type 2. L'accord définit un certain nombre de marchés prioritaires pour une commercialisation mondiale. En contrepartie de ces droits, Nestlé Health Science s'engage à verser un paiement initial de 5 millions de francs suisses, auxquels s'ajouteront des paiements d'étapes liés au développement et aux ventes pouvant atteindre 66 millions de francs suisses ainsi que des royalties progressives sur les ventes nettes. La société de bourse Portzamparc a relevé son objectif de cours de 7,5 à 10,5 euros.

ArcelorMittal (+11%) a fait état de résultats en net repli au quatrième trimestre 2019 ainsi que d'une lourde perte annuelle. Sur les trois mois clos fin décembre, le numéro un mondial de l'acier a enregistré un Ebitda de 925 millions de dollars contre 1,951 Md$ un an plus tôt pour des revenus de 15,5 Mds$ contre 18,3 Mds$ sur l'exercice précédent. La perte nette ressort à 1,9 Md$ contre 1,2 Md$ au quatrième trimestre 2018. Sur l'ensemble de l'année 2019, la firme essuie un déficit massif de 2,45 Mds$ contre un bénéfice de 5,15 Mds$ en 2018 pour un chiffre d'affaires de 70,62 Mds$, en baisse de 7,1%. L'Ebitda est quasiment divisé par deux, à 5,2 Mds$. "Certains signes indiquent que le ralentissement de la demande réelle commence à se stabiliser et, grâce à un environnement stocks favorable, nous prévoyons une augmentation de la consommation apparente d'acier sur nos principaux marchés en 2020. Les besoins de trésorerie de l'entreprise devraient s'élever à environ 4,5 Mds$ (contre 5 Mds$ en 2019, principalement en raison de la baisse des investissements prévus)", indique l'entreprise en guise de perspectives. Outre l'optimisme du management pour 2020, les opérateurs apprécient également la réduction de la dette nette à 8,4 milliards d'euros, le niveau le plus faible depuis la fusion entre Arcelor et Mittal en 2006.

Ekinops : +8% avec Hexaom, Adocia (+6%) et SMCP (+5%)

Sanofi gagne près de 4% malgré l'annonce d'une perte trimestrielle. Sur les trois mois clos fin décembre, le groupe pharmaceutique a essuyé un déficit de 10 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 9,608 MdsE, en progression de 6,8% à données publiées (+4,7% à TCC), soutenu par les ventes de Dupixent (679 millions d'euros, +135%). Le résultat net des activités a progressé de 18,4% à 1,684 milliard d'euros, sur fond d'une croissance à deux chiffres des ventes de sa division de spécialité Genzyme (+19,7%) et de l'activité de vaccins (+22%). Le groupe table sur une croissance de son bénéfice par action d'environ 5% à changes constants en 2020.

Coface : +3,5% avec Eramet, Ingenico, Worldline, Renault, Voltalia

Crédit Agricole : +2,5% suivi de Recylex, Imerys, Atos

Peugeot : +2% avec AKKA, SQLI, Maurel & Prom, Capgemini et Spie

Total (+1%) a dévoilé des résultats supérieurs aux attentes du marché au quatrième trimestre à la faveur d'une hausse de sa production. Sur les trois mois clos fin décembre, la major pétrolière enregistre un bénéfice net ajusté quasi stable à 3,17 milliards de dollars (2,71 Mds$ de consensus) et un résultat opérationnel net ajusté des secteurs de 3,9 Mds$. Le bénéfice net ressort à 2,6 Mds$ et le cash-flow net atteint 2,628 Mds$. La production d'hydrocarbures a été de 3,113 millions de barils équivalent pétrole par jour (kbep/j), en hausse de 8% sur un an.

Société Générale gagne 1% après ses comptes annuels. Le résultat net est attendu en hausse en 2020 par rapport à 2019 avec des revenus en légère croissance dans l'environnement actuel, une baisse des frais de gestion, une baisse du coefficient d'exploitation, un effet ciseaux positif. Société Générale vise une amélioration de son ROTE en 2020.

Publicis gagne 0,2%, les investisseurs saluant la confirmation des objectifs 2020 après l'annonce d'un repli de 2,3% de la croissance organique en 2019. Sur le quatrième trimestre, le groupe publicitaire a vu cette contraction atteindre 4,5%, mais le marché tablait sur un repli encore plus prononcé de 4,9%. Le numéro trois mondial du secteur a donc confirmé viser une évolution organique de son chiffre d'affaires comprise entre -2% et +1% cette année. "Notre transformation est désormais finalisée, à la fois en termes d'actifs et d'organisation. Nous avons aujourd'hui un positionnement unique pour apporter à nos clients ce dont ils ont besoin pour réussir dans un monde de plus en plus dominé par les plateformes, comme en témoignent nos succès récents avec Disney et Novartis", a déclaré le président du directoire, Arthur Sadoun.

Carmat (+7%) a annoncé que l'autorité de santé des États-Unis (FDA) a entièrement approuvé sa demande d'exemption des dispositifs expérimentaux pour lancer une étude clinique de faisabilité. Le protocole a été modifié et portera sur 10 sujets éligibles à la transplantation, au sein d'un réseau de 7 centres cliniques américains de renom.

VALEURS EN BAISSE

Scor cède 4%. Sur l'exercice 2019, les primes brutes émises par Scor Global P&C atteignent 7,1 milliards d'euros, correspondant à une croissance de 15,8% à taux de change constants, avec une croissance de 16,2% en réassurance et 14,4% en assurance de spécialités.

Nexans : -3% avec P&V, Klepierre (-2,5%) et DBV

Synergie : -2% suivi de Burelle, K&B

Interparfums : -1% avec Cie des Alpes, Ipsen, Nexity, BioMerieux

Hermès (-1%) prévoit le lancement au mois de mars d'une gamme de rouges à lèvres, signant ainsi son arrivée sur le marché des cosmétiques où sont déjà présents plusieurs de ses concurrents, à commencer par Chanel. Hermès, qui commercialise déjà des parfums mais qui est surtout connu pour sa maroquinerie, entend amplifier progressivement sa présence sur ce segment extrêmement lucratif. Le moins cher des tubes de Hermès sera vendu 62 euros, a annoncé le fabricant des célèbres sacs Birkin et il sera entièrement conçu par ses soins, contrairement à ce que font certains de ses concurrents qui sous-traitent cette activité.

Iliad, qui venait d'aligner trois séance de hausse avec près de 15% de gains à la clef, subit quelques prises de bénéfices ce jeudi, en retrait de 1%. AlphaValue a dégradé sa recommandation sur la valeur d''accumuler' à 'réduire' tout en ajustant sa cible de 126 à 127 euros. Les analystes sont assez partagés sur l'opérateur télécoms puisque, selon le consensus Bloomberg, 11 sont à l''achat', 10 à 'conserver' et un à 'vendre'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 137,37 euros.

Elis : -0,5%, Thales, CNP, Vinci, Thales

Dassault Systèmes (-0,2%). Les analystes pointent du doigt la faible croissance organique du groupe au quatrième trimestre à l'image d'Oddo BHF qui évoque une certaine mollesse des revenus dans les logiciels, le secteur automobile et un certain ralentissement en Chine. Les orientations pour l'exercice 2020 sont "satisfaisantes à tous les niveaux", bien que le premier trimestre semble "assez prudent", ajoute le broker. Ce dernier (à 'acheter') croit comprendre que la situation du marché et le pipeline de l'éditeur de logiciels restent faibles pour le premier trimestre, bien que le groupe s'attende à rattraper son retard au cours du reste de l'année. La société table sur un bpa ajusté compris entre 0,90 et 0,95 euro sur les trois mois clos fin mars là où le consensus était positionné à 0,98 euro.

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