Cotation du 22/10/2020 à 14h44 CAC 40 -0,10% 4 849,04
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Clôture Paris : le CAC40 corrige de 2,11%

Clôture Paris : le CAC40 corrige de 2,11%
Clôture Paris : le CAC40 corrige de 2,11%
Crédit photo © Reuters

LA TENDANCE

(Boursier.com) — L 'indice CAC40 a rechuté de 2,11% à 4.837 points ce jeudi en clôture, dans une ambiance plombée par le renforcement des mesures sanitaires un peu partout en Europe pour tenter de faire face à la seconde vague épidémique. Le calendrier électoral américain n'aide pas non plus la prise de risque... Encore une fois, ce sont les secteurs les plus exposés à la crise sanitaire qui reculent nettement : le tourisme et l'aérien en tête... A l'inverse, Unibail a profité d'un regain de forme spéculatif après l'arrivée en fanfare de Xavier Niel dans ce dossier.

ECO ET DEVISES

Les craintes des marchés portent par ailleurs sur le plan de relance de l'activité aux Etats-Unis. Il est en effet de moins en moins probable qu'un accord soit trouvé avant l'élection du 3 novembre. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a prévenu hier qu'un "deal" sur un nouveau plan allait être effectivement difficile à conclure avant l'élection, ce qui a le mérite de la franchise. Selon Mnuchin, républicains et démocrates seraient encore très éloignés sur certaines questions, comme l'aide aux Etats. Le 'gap' entre les propositions des deux clans a été réduit à environ 400 milliards de dollars, ce qui demeure conséquent. Selon Bloomberg, des questions telles que l'aide à la santé ou la répartition des crédits fiscaux subsistent par ailleurs.
Nancy Pelosi, 'speaker' démocrate de la Chambre des représentants, a par ailleurs indiqué qu'elle "ne ressentait pas de pression" pour se rapprocher de la proposition de 1.800 milliards de dollars de la Maison blanche. Il faut dire que Donald Trump a déclaré tout récemment sur Twitter qu'il désirait lui-même un "grand" plan de relance... Le président américain laisse encore entendre ce jour sur Fox Business que la Maison blanche pourrait rehausser sa proposition actuellement logée à 1.800 milliards de dollars, ou du moins qu'il serait d'accord avec un tel relèvement du plan de stimulus, mais il ajoute qu'il sera très dur de faire quelque chose avec Pelosi... Trump affirme également qu'il n'y aura plus de mesures de confinement. Il promet en outre de réduire l'imposition des classes moyennes s'il est réélu...
Les républicains du Sénat, eux, ne sont pas forcément de cet avis concernant le package de relance, ce qui accroît la confusion. Ils doivent voter la semaine prochaine sur un 'mini-plan' de 500 milliards de dollars, qui devrait être encore bloqué par les démocrates.

Le rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur le stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 9 octobre, qui vient d'être publié, fait ressortir une correction de 3,8 millions de barils des stocks de brut hors réserve stratégique en comparaison de la semaine antérieure, une baisse de 1,6 MB des stocks d'essence et un recul de 7,2 MB pour les distillés.
Le baril de brut WTI cède 3% à 39,85$. L'indice dollar regagne 0,4% face à un panier de devises.

VALEURS EN HAUSSE

Unibail : +14%. Le conseil de surveillance d'Unibail-Rodamco-Westfield a exprimé son "profond désaccord" avec les propositions avancées par un consortium d'investisseurs européens conduit par Xavier Niel et Léon Bressler et a réitéré son soutien unanime au plan stratégique de la direction actuelle.
Le conseil de surveillance du groupe d'immobilier commercial "exprime son profond désaccord avec ces propositions, qui ajoutent une incertitude et un risque importants dans le contexte actuel compliqué", écrit URW dans un communiqué. "Le conseil de surveillance réitère son soutien unanime et son attachement à RESET, un plan exhaustif et bien calibré, qui est le fruit d'un examen approfondi des options stratégiques du groupe", ajoute-t-il...

Virbac (+7%) a rehaussé à nouveau ses prévisions annuelles, à commencer par le chiffre d'affaires qui pourrait se situer dans une fourchette comprise entre 0% et +3% sur l'année 2020 à périmètre réel (post cession de Sentinel) et à taux constants (dans la fourchette haute de -3% à 0% précédemment). Le groupe anticipe un impact défavorable des changes sur le chiffre d'affaires d'environ 30 ME lié à la forte dépréciation des devises de la zone Amérique latine et Asie-Pacifique. Le ratio de " résultat opérationnel courant avant amortissement des actifs issus d'acquisitions sur chiffre d'affaires" devrait, quant à lui, se situer dans une fourchette comprise entre 13% et 15% sur l'année 2020 à périmètre réel et à taux constants (12% à 13% précédemment).

Casino : +6,7% avec Genfit (+4%)

FDJ (+4%) a publié son activité du troisième trimestre 2020 et ses nouvelles perspectives pour l'ensemble de l'année. Sur le trimestre, la dynamique enregistrée depuis mi-juin s'est accélérée, engendrant une croissance des mises de +6%, avec un été atypique au cours duquel FDJ a bénéficié de facteurs favorables, notamment un calendrier de manifestations sportives fourni à la suite du décalage de nombreux événements initialement prévus au deuxième trimestre. Sans nouvelle dégradation significative de l'environnement sanitaire, qui se traduirait par de nouvelles fermetures de points de vente ou l'annulation et le report des principales compétitions sportives, le groupe FDJ anticipe une légère progression des mises au quatrième trimestre. Globalement, les mises annuelles ressortiraient à environ 16 milliards d'euros, soit un recul limité à -6%.

Klepierre : +3,5% avec Carmila

SII : +2,5% suivi de Eutelsat, Mercialys

Safran : +1% avec Neurones, Wavestone, Transgene

VALEURS EN BAISSE

Manitou : +9% suivi de Haulotte (-7%) avec Vallourec (-6%) et Tarkett

Vilmorin : -5,5% avec Accor, Eurazeo, AKKA, K&B

GL Events cède 5,5%, portant ses pertes depuis le premier janvier à environ 70%. Le spécialiste de l'évènementiel a une nouvelle fois revu à la baisse son objectif de chiffre d'affaires 2020, à environ 500 ME, contre 600 ME annoncés précédemment, alors que le résultat net part du Groupe devrait ressortir à -65 ME à fin 2020 contre de l'ordre de -50 ME estimés auparavant.

AXA : -4% suivi de Guerbet, Navya, Legrand, Orpea, SG, Solocal, Elior

Plastic Omnium abandonne plus de 3%. Le flux vendeur sur le dossier est nourri par une note d'UBS qui a dégradé la valeur à 'neutre' en visant 25 euros. Le marché est assez partagé sur l'équipementier automobile puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 5 analystes sont à l''achat' et 5 à 'conserver'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 23,12 euros. Le groupe présentera ses comptes trimestriels jeudi prochain.

Ipsen : -3% avec Vicat, Stef

Publicis (-2,5%) a publié des résultats un peu meilleurs que prévu au troisième trimestre, fort d'un repli moins marqué qu'attendu de son activité dans le contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19. Le groupe publicitaire mondial a expliqué que ses clients avaient bien accueilli ses campagnes ciblées, fondées sur l'analyse de vastes bases de données. Publicis a réalisé un chiffre d'affaires de 2,34 milliards d'euros au troisième trimestre (-5,6%), supérieur au consensus établi par le groupe à partir des prévisions de 20 analystes, qui tablait en moyenne sur un recul de près de 9%. La société a su attirer de nouveaux clients au cours des 18 derniers mois, comme Kraft-Heinz, TikTok et Reckitt Benckiser. Ces nouveaux clients ont permis à Publicis de limiter son recul en Amérique du Nord, le premier marché de la société en termes de revenus, accusant une baisse de 3% (contre -7,1% pour le consensus).

Air France KLM n'échappe pas à la baisse généralisée des marchés ce jeudi avec un titre qui cède 1,9%. Les nouvelles mesures annoncées en Europe pour tenter de freiner la propagation du coronavirus plombent en premier lieu le secteur du tourisme et des transports. Alors que la compagnie franco-néerlandaise ne devrait pas échapper à une recapitalisation afin de renforcer son bilan, Martin Vial, le commissaire aux participations de l'Etat, a réitéré l'engagement de la France à soutenir le groupe aérien. Les outils, le montant et le calendrier seront discutés avec la direction d'AF-KLM, a indiqué Martin Vial à la presse. Ce renforcement à venir déterminera l'évolution de la gouvernance de la société, a ajouté le patron de l'Agence des participations de l'Etat. "Il n'y a pas de problème de liquidités pour le groupe", a souligné le commissaire.

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