Cotation du 22/03/2019 à 10h18 CAC 40 -0,95% 5 327,89
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Clôture Paris : le CAC40 commence bien la semaine

Clôture Paris : le CAC40 commence bien la semaine
Clôture Paris : le CAC40 commence bien la semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40, après trois séances consécutives de correction, pour une perte cumulée de 2,4%, a rebondi de 1,06% en ce début de semaine, repassant ainsi la barre des 5.000 points, à 5.014 pts en clôture. Les marchés sont portés ce lundi par les nouveaux espoirs concernant les négociations commerciales sino-américaines, alors que les discussions reprennent aujourd'hui à Pékin. Les opérateurs font fi pour le moment des dernières déclarations pessimistes, voire inquiétantes, de la dirigeante du FMI, Christine Lagarde, au sujet d'une possible "tempête économique mondiale"... Rappelons par ailleurs que la semaine sera à nouveau marquée par une quantité importante de publications d'entreprises des deux côtés de l'Atlantique.

ECO ET DEVISES

La Chine fait le voeu que les négociations commerciales avec les Etats-Unis produisent "un bon résultat", a déclaré ce lundi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, citée par Reuters avant une nouvelle semaine de discussions. Les négociations ont repris ce jour à Pékin entre experts. Elles impliqueront jeudi et vendredi le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer. Le vice-Premier ministre chinois Liu He sera leur interlocuteur majeur. Washington désire en particulier obtenir des concessions de la Chine en matière de respect de la propriété intellectuelle. De plus, Kellyanne Conway, conseillère senior à la Maison Blanche, a déclaré sur Fox News qu'une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping n'était pas exclue. "C'est possible. Il veut rencontrer le Président Xi très bientôt", a assuré Conway dans une interview. La conseillère s'est montrée par ailleurs optimiste concernant l'issue ultime des négociations commerciales. Interrogée sur la possibilité d'un proche accord entre les USA et la Chine, Conway a ainsi glissé : "Cela semble possible, absolument".

La dirigeante du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, n'y est pas allée de main morte ce week-end, à l'occasion d'un déplacement au World Government Summit de Dubaï - sommet sur la gouvernance réunissant de nombreux décideurs. Elle a prévenu du risque d'une "tempête économique mondiale" susceptible d'être déclenchée par un simple 'éclair'. En vrac, Lagarde s'alarme de l'endettement de certaines nations et des perspectives économiques moroses, mais aussi, bien évidemment, de la redoutée guerre commerciale sino-américaine et de l'augmentation des droits de douane. Baisse des recettes et creusement ou diminution trop lente des déficits fragilisent les finances des nations, malgré des réformes parfois importantes en termes de dépenses et de recettes. "Quand il y a trop de nuages, il suffit d'un éclair pour déclencher la tempête", a lancé la patronne du FMI, exhortant les gouvernements à se préparer au choc. Christine Lagarde a précisé que l'expansion économique mondiale était plus lente qu'attendu. Elle a dénombré "quatre nuages" pesant sur le monde, à savoir les tensions commerciales, le Brexit, le resserrement des taux et le ralentissement économique chinois. La directrice du FMI avoue n'avoir "aucune idée de ce que cela va donner", mais assure que l'impact est déjà tangible sur le commerce, les taux d'emprunt et les marchés. Pire, la remontée des taux se produit alors que les Etats, les ménages et les entreprises affichent déjà de lourds fardeaux d'endettement. Lagarde juge que l'affrontement commercial entre Washington et Pékin, en particulier, pèse déjà notablement sur l'économie mondiale.

Les incertitudes sur le Brexit commencent réellement à peser sur l'économie britannique. Selon les données de l'Office national de la statistique, la croissance a ralenti à 0,2% au quatrième trimestre 2018 après +0,6% au cours des trois mois précédents. Le consensus tablait sur une hausse du PIB de 0,3%. Sur le seul mois de décembre, l'économie s'est contractée de 0,4%, soit le repli le plus marqué depuis le vote des britanniques en faveur du Brexit. Le ralentissement appuyé lors de la fin d'année s'est produit alors que les entreprises ont réduit leurs investissements pour un quatrième trimestre consécutif, le plus long déclin depuis la crise financière. En glissement annuel, la croissance marque également le pas avec une progression limitée à 1,3% contre 1,6% au T3.

La croissance de l'économie française devrait légèrement accélérer au premier trimestre 2019 puisque selon la première estimation de la Banque de France, le PIB devrait croître de 0,4% sur la période. L'Insee avait indiqué fin janvier que le PIB français avait progressé de 0,3% au quatrième trimestre 2018. La BdF annonce par ailleurs que l'indice du climat des affaires dans l'industrie a perdu 3 points en janvier, à 99.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1282$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 51,3$ et le Brent s'affiche à 61$.

VALEURS EN HAUSSE

* CGG sort la tête de l'eau, en hausse de 7,4% ce lundi après plusieurs séances dans le rouge...

* Technicolor (+6,9%) a reçu une offre ferme pour l'acquisition de ses activités de Recherche & Innovation (R&I) et annonce être entré en négociations exclusives avec InterDigital, société de recherche et développement dans le domaine des technologies mobiles. Pour rappel, InterDigital a acquis en 2018 les activités de Licences de Brevets de Technicolor.

* Sur le CAC40, Atos monte de 2,9% avec Publicis (+3,1%) ou encore TechnipFMC (+2,9%).

* STMicroelectronics reprend 2,7% après deux séances consécutives de correction.

* Airbus gagne 2%. Goldman Sachs a revalorisé l'avionneur de 127 à 142 euros avec une opinion "achat". Le broker intègre Airbus à sa liste de convictions.

* Total (+0,6%). Le PDG du groupe pétrolier, Patrick Pouyanné, s'est dit dimanche favorable au retour d'une taxe flottante sur les produits pétroliers, permettant de moduler la taxation en fonction des variations des cours, sujet à l'origine du mouvement des "Gilets jaunes" contre la vie chère.

* Euronext (+0,1%) a relevé son offre sur la Bourse d'Oslo de 145 à 158 couronnes par action, surenchérissant ainsi sur celle de l'opérateur américain Nasdaq.

VALEURS EN BAISSE

* Coil plonge de 34,9%. Après les pics des années 2016 et 2017, les ventes de la société se sont sensiblement repliées en 2018 dans une conjoncture dominée par la hausse des incertitudes économiques et par la volatilité de la demande. Le chiffre d'affaires de l'exercice 2018 s'est établi à 24,9 ME, soit un niveau "conforme à l'objectif révisé de la société", en recul de 16% en comparaison de l'année antérieure. Compte tenu de la prudence du management et de l'absence de perspectives de redressement sensible à court ou moyen terme, Portzamparc maintient ce jour son opinion à 'alléger' sur le dossier, avec un objectif réduit de 11,7 de 9 euros.

* Geci International chute encore de 10,9% après avoir déjà dégringolé de 12,5% vendredi dernier, dans le sillage d'une publication du troisième trimestre 2018-19.

* Sequana poursuit sa chute, de 10,2%, après deux séances consécutives de forte baisse dans le sillage de la confirmation par la Cour d'appel de Londres, en grande partie, de la décision rendue en 1ère instance par la High Court of Justice dans le litige opposant Sequana au groupe British American Tobacco.

* Sur le CAC40, ArcelorMittal redonne aussi 1,1% après déjà deux séances de nette baisse.

* Pernod Ricard perd 0,5%. AlphaValue a pourtant relevé son avis d'"alléger" à "renforcer" en visant 162 euros. Deutsche Bank a relevé le curseur de 147 à 158 euros, en restant à "conserver".

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