Cotation du 25/01/2021 à 18h05 CAC 40 -1,57% 5 472,36
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Clôture Paris : le CAC40 chute encore de 1,36% !

Clôture Paris : le CAC40 chute encore de 1,36% !
Clôture Paris : le CAC40 chute encore de 1,36% !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après avoir cédé 0,6% hier, le CAC40 a encore chuté de 1,36% ce jeudi, passant nettement sous les 4.200 pts, à 4.150 pts en clôture. L'indice parisien, qui évolue à présent sur ses niveaux du début du mois de février dernier, affiche désormais une baisse de plus 3% depuis le début de l'année 2014... Le contexte géopolitique est de plus en plus pesant sur les marchés, alors que la Russie a décidé de riposter aux sanctions économiques occidentales dans le cadre de la crise ukrainienne. En Europe, la BCE a maintenu le statu quo sur ses taux directeurs, conformément aux attentes des économistes.... De son côté, Wall Street hésite actuellement, malgré des inscriptions hebdomadaires au chômage plus faibles que prévu.

ECO/DEVISES

La production industrielle allemande s'est appréciée de 0,3% en juin, en-deçà des attentes du consensus (+1,2%), après le trou d'air de mai (-1,8%). Sur un an, la production de nos voisins est en baisse de -0,5%.

La Banque centrale européenne a maintenu le statu quo sur ses taux directeurs à la mi-journée, conformément aux attentes des économistes. Le taux de refinancement reste donc positionné à 0,15%, le taux de facilité marginale à 0,40% et le taux de dépôt à -0,10%. Le gouverneur de la BCE, Mario Draghi, a estimé que le scénario économique restait globalement inchangé, passant par une reprise modérée et inégale de l'économie de la zone euro, "avec des taux d'inflation faibles et une certaine atonie de la dynamique monétaire et du crédit". Les anticipations inflationnistes sont toujours solidement ancrées à moyen et long terme. Les LTRO ciblés qui vont intervenir dans les mois qui viennent "vont donner une plus grande souplesse à notre politique monétaire", a ajouté le patron de la BCE lors de la conférence de présentation de la décision. Le dispositif est destiné à "détendre encore davantage les conditions d'emprunt" et à "encourager la fourniture de crédit à l'économie réelle", ce qui favorisera la remontée de l'inflation.

Draghi a aussi fait savoir que les travaux en vue de rachats directs sur le marché des ABS s'intensifiaient, de façon à renforcer la courroie de transmission de la politique monétaire. "Dans les mois à venir, nous allons conserver dans une grande mesure une orientation monétaire accommodante", a-t-il ajouté, en rappelant que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels "pendant une période prolongée". Le conseil des gouverneurs est "unanime dans son engagement à utiliser les instruments atypiques dans le cadre de son mandat, si ceux-ci s'avèrent nécessaires pour contrer les risques d'une période prolongée d'inflation faible", a-t-il encore souligné. Dans son analyse économique, Mario Draghi a également cité le contexte géopolitique tendu comme facteur possible de pression à la baisse sur la croissance de la zone euro...

La Commission européenne va examiner la décision d'embargo de la Russie sur une série de produits agricole et alimentaires, a déclaré ce jeudi un porte-parole. "Nous nous réservons le droit de prendre une mesure appropriée", a précisé Frédéric Vincent devant la presse. Les fruits, légumes, viandes, poissons, lait et produits laitiers en provenance des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège vont être interdits à l'importation par le Kremlin, qui brandissait depuis plusieurs jours la menace de sanctions contre ses opposants dans le conflit l'opposant à Kiev. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a fait cette annonce jeudi, précisant que mesure est applicable à partir de dès maintenant et pour une durée d'un an.

Dmitri Medvedev a précisé que les avions des compagnies aériennes ukrainiennes ne seraient plus autorisés à transiter par la Russie. Le gouvernement russe étudie une disposition similaire pour les vols des compagnies aériennes américaines et européennes à destination de l'Asie et du Pacifique. Le Kremlin entend ainsi pénaliser les économies de ses opposants dans le conflit opposant la Russie à l'Ukraine. L'interdiction de certains produits pourrait avoir de lourdes conséquences sur un pays qui importe 40% de sa nourriture, selon les données du 'Financial Times'. Elle est aussi de nature à renforcer une inflation déjà élevée (7,9% au premier semestre). Il est également évident que la disparition d'un tel client aura d'importantes conséquences sur les exportateurs agricoles occidentaux.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, pour la semaine close le 2 août, ont agréablement surpris en ressortant à 289.000 seulement, contre 304.000 de consensus et 303.000 une semaine plus tôt. La moyenne à quatre semaines ressort également sous la barre des 300.000, à 293.500 environ. Il s'agit de ce point de vue du plus bas niveau mensuel observé depuis huit années aux Etats-Unis !

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,3354$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 96,8$ et le Brent s'affiche à 104,7$.

VALEURS EN HAUSSE

* Euronext gagne 3,3%, alors l'opérateur boursier européen a généré un chiffre d'affaires trimestriel qui augmente de +5,2% sur une base ajustée à 116,3 ME. Le groupe se dit "tout à fait confiant" dans sa capacité à réaliser 60 ME d'économies et travaille sur un ambitieux programme destiné à accélérer le calendrier.

* Capgemini résiste en hausse de 0,3%, après avoir aligné 4 séances de baisse.

* Valeo monte aussi de 0,3% ce jeudi.

VALEURS EN BAISSE

* CGG perd encore 4,4%, un plancher de près de 10 ans. Le titre du groupe parapétrolier avait à peine rebondi hier après 6 séances consécutives dans le rouge. CGG continue d'ailleurs à faire l'objet de grosses positions vendeuses de la part de hedge funds comme AQR Capital Management qui a encore augmenté sa position courte nette à 3,11% du capital le 5 août contre 2,96% du capital le 24 juillet et 2,66% le 18 juillet. Le hedge fund britannique Marshall Wace a lui aussi augmenté sa position vendeuse à 1,13% du capital le 5 août contre 0,91% le 1er août.

* Iliad cède 2,9%. Le retrait de Sprint de la course au rachat de T-Mobile US laisse Iliad comme seul prétendant à la filiale de Deutsche Telekom. Pourtant, personne ne parle de "boulevard" qui s'ouvre devant les ambitions américaines du groupe français. D'abord, parce qu'il se murmure que son offre est jugée trop basse par l'opérateur allemand. Ensuite, car les analystes doutent des synergies colossales annoncées par Xavier Niel, 10 milliards de dollars, alors qu'il est communément admis que les fusions transfrontalières sont peu génératrices d'économies. Enfin, parce que Deutsche Telekom n'a pas vraiment de pression pour céder sa branche mobile étatsunienne.

* Mersen perd 2,9%. Natixis a relevé à l'achat sa recommandation sur le titre, pour un objectif cependant ajusté de 25 à 23 euros. La baisse du titre offre une valorisation plus intéressante, tandis que le groupe devrait commencer à recueillir les fruits de son recentrage et à bénéficier de son plan 2015. L'analyste concède malgré tout que l'environnement reste mitigé dans la chimie.

* Orange recule de 2,8% avec Bouygues (-2,1%).

* Renault chute de 2,2% avec Michelin (-2,6%) et Peugeot (-3,8%).

* Crédit Agricole pers aussi 2,1% avec BNP Paribas (-1,5%), Natixis (-1,3%) ou encore Société Générale (-1%).

* Nexity cède 1,7%. Comme promis par le gouvernement, les conditions d'attribution et les modalités des prêts à taux zéro (actuellement connus sous le nom de PTZ+) viennent d'être révisées afin d'élargir la distribution de cette aide aux primo-accédants d'un logement neuf.

* Air France KLM perd encore 0,4% après une lourde série de baisses ces derniers jours. La compagnie aérienne a opéré 249 vols au-dessus de la Sibérie au cours de la semaine dernière, selon les données collectées par Bloomberg auprès de Flightradar24. Autant dire que les menaces russes de fermer l'espace aérien sibérien aux transporteurs occidentaux a de quoi inquiéter les dirigeants de la compagnie franco-néerlandaise. Lufthansa et ses filiales (Swiss et Austrian) auraient aussi de quoi se plaindre, avec 220 vols hebdomadaires, comme British Airways (93 vols). Parmi les acteurs plus petits, Finnair et son port d'attache Helsinki aurait aussi beaucoup à perdre. Même si de nombreux vols empruntent cette route sibérienne, ils ne constituent qu'une goutte d'eau dans le programme des grandes compagnies. Pour Lufthansa, cela représente environ 1% du trafic. Mais la liaison dessert des centres importants (Tokyo, Séoul ou Hong Kong pour British Airways, la Chine pour Air France...) et souvent rentables. A l'heure où les bénéfices des compagnies sont étriqués, cela est loin d'être négligeable. Des alternatives existent, explique un expert cité par Bloomberg, en passant plus au sud par le Kazakhstan, la Mongolie et la Chine, mais cela implique des surcoûts.

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