Cotation du 26/10/2020 à 12h13 CAC 40 -0,38% 4 890,88
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Clôture Paris : le CAC résiste, malgré la contamination de Trump

Clôture Paris : le CAC résiste, malgré la contamination de Trump
Clôture Paris : le CAC résiste, malgré la contamination de Trump
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La bourse de Paris est finalement parvenue ce vendredi soir à clôturer symboliquement dans le vert, malgré la contamination de Donald Trump. Il s'avère en effet que les symptômes seraient pour l'heure mineurs. En outre, Nancy Pelosi insinue que la quarantaine du président américain pourrait accélérer la dynamique des négociations sur le plan de relance au Congrès. Ainsi, le CAC40 a effacé ses pertes ce soir pour terminer sur un gain de 0,02% à 4.824 pts, après avoir corrigé jusqu'à 4.757 pts au plus bas de la séance.

A noter que l'inflation 'core' est tombée au plus bas historique dans la zone euro en septembre. Selon les données préliminaires d'Eurostat, le taux d'inflation annuel a atteint -0,3% le mois dernier contre -0,2% en août et -0,2% de consensus. En séquentiel, les prix à la consommation affichent une hausse limitée à 0,1%. L'inflation annuelle core ressort quant à elle à 0,2% contre 0,4% en août. De quoi relancer les débats sur la politique monétaire de la BCE et ses conséquences sur les prix dans la région.

Concernant le Brexit, selon une source de Reuters, Michel Barnier a indiqué aux députés européens que les dernières discussions entre le Royaume-Uni et l'UE avaient permis des progrès dans certains domaines, mais que beaucoup de problèmes resteraient en suspens. Les discussions commerciales entre UE et Royaume-Uni se poursuivront à Londres la semaine prochaine et à Bruxelles la semaine suivante. Barnier laisse entendre que les discussions n'iraient pas au-delà des deux dernières semaines d'octobre.

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'aucun progrès majeur n'était ressorti des négociations entre L'Union européenne et la Grande-Bretagne, mais qu'elle restait confiante dans la conclusion d'un accord avant la fin de l'année.

Wall Street corrige sans panique ce vendredi, le DJIA perdant 0,6% désormais, le S&P500 0,8% et le Nasdaq 1,5%. Les contaminations de Donald Trump et de la Première Dame pèsent sur les marchés, mais les opérateurs gardent leur sang-froid. Le baril de brut WTI perd 2,5% à 37,7$, alors que le Brent de la mer du Nord cède 2,6% à 39,9$. L'once d'or fléchit de 0,2% à 1.912$. L'indice dollar gagne 0,1% face à un panier de devises de référence. L'euro se traite à 1,172$ (-0,2%).

Les chiffres de l'emploi américain publiés ce jour par le Département au Travail sont ressortis mitigés. Le taux de chômage a surpris en forte baisse à 7,9%, contre 8,2% de consensus et 8,4% un mois auparavant. En revanche, les créations de postes non-agricoles du mois de septembre sont ressorties au nombre de 661.000, ce qui ressort très inférieur au consensus FactSet (857.000). Pour le mois de juillet, les créations de postes ont été révisées en hausse de +27.000, à 1,761 million. Pour le mois d'août, la lecture est rehaussée de +118.000, à 1,489 million de créations d'emplois.

L'indice final du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de septembre est ressorti à 80,4, contre 79 de consensus de marché et 78,9 pour la lecture antérieure.

Les commandes industrielles américaines se sont établies en hausse de 0,7% au mois d'août 2020, en comparaison du mois antérieur, contre +1% de consensus et +6,5% pour la lecture révisée du mois antérieur.

"Ce soir, @FLOTUS et moi-même avons été testés positifs au COVID-19. Nous commençons immédiatement notre processus de quarantaine et de rétablissement. Nous allons surmonter cela ENSEMBLE!". Le tweet posté par le président américain Donald Trump a fait l'effet d'une bombe, et pèse ce jour sur les marchés. Le locataire de la Maison blanche avait précédemment indiqué que la conseillère Hope Hicks avait été testée positive au virus. Trump attendait alors les résultats de ses propres tests ainsi que ceux de la Première Dame.

Trump a donc été testé positif, ainsi que son épouse Melania Trump. La nouvelle intervient à un mois de l'élection présidentielle. "Comme trop d'Américains l'ont fait cette année, @potus (ndlr : Donald Trump) et moi-même sommes en quarantaine à domicile après avoir été testés positifs au coronavirus. Nous nous portons bien et j'ai reporté tous mes engagements à venir", a tweeté pour sa part Melania Trump.

Trump, qui brigue son second mandat lors de l'élection présidentielle du 3 novembre, avait précisé jeudi s'être déjà placé en quarantaine après que sa conseillère Hope Hicks eut été testée positive. Hope Hicks voyage bien souvent avec le leader de la Maison blanche dans l'avion présidentiel Air Force One. Elle l'a notamment accompagné dans l'Ohio cette semaine pour le premier des trois débats présidentiels puis dans le Minnesota pour un événement de campagne.

Trump, 74 ans, affiche un bon état de santé depuis son arrivée à la Maison blanche. Il est fréquemment testé pour le dépistage du coronavirus, mais a poursuivi ses déplacements ces derniers jours en vue de la présidentielle et prend ainsi part à de nombreux rassemblements. Le leader américain ne se déplacera évidemment pas en Floride ce vendredi comme il était initialement prévu. Le vice-président américain Mike Pence a également subi un test de dépistage dont le résultat est ressorti négatif, de même que le Secrétaire au Trésor Mnuchin.

Trump ne présenterait toutefois que de légers symptômes du virus, a déclaré un responsable de la Maison blanche. Deux personnes bien informées ajoutent que les symptômes du président américain évoquent ceux d'un rhume, selon le New York Times...

Enfin, Nancy Pelosi a affirmé que la quarantaine de Trump changeait la dynamique des négociations sur l'adoption du plan de relance négocié au Congrès, ce qui semble interprété comme un élément positif par les marchés, qui estiment que cela pourrait accélérer les choses.

Selon les derniers chiffres de l'Université Johns Hopkins, l'épidémie du nouveau coronavirus a fait 1,024 million de morts dans le monde, dont 207.818 aux Etats-Unis, 144.680 au Brésil et 99.773 en Inde. 34,4 millions de cas confirmés ont été recensés dans le monde depuis l'émergence du virus, dont 7,3 millions aux USA, 6,4 millions en Inde et plus de 4,8 millions au Brésil.

Face aux conséquences économiques du virus, l'administration Trump et les démocrates ne sont toujours pas parvenus à un compromis sur un nouveau plan de relance venant en aide aux Américains et aux entreprises. Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor, et Nancy Pelosi, dirigeante démocrate de la Chambre des représentants, se sont rencontrés hier sans succès. Pelosi s'est montrée très dubitative quant à la possibilité d'un accord. Les discussions avaient repris mercredi et Mnuchin s'était montré confiant, faisant état de progrès. Pelosi indique pour sa part que les deux clans partent de positions très éloignées...

Les négociations bloquent surtout sur la question du montant du plan, l'administration Trump se montrant nettement moins généreuse (ou dépensière) que les démocrates, qui voudraient aller jusqu'à 3.000 milliards de dollars. Chaque camp a fait tout de même un pas en direction de l'autre, les républicains remontant le curseur à 1.600 milliards de dollars et les démocrates l'abaissant à 2.200 milliards. Le plan démocrate a été adopté hier par la Chambre mais ne devrait pas en l'état franchir le Sénat majoritairement républicain.

VALEURS EN HAUSSE

* Iliad s'adjuge 2,6% au lendemain de l'annonce des résultats des enchères destinées à attribuer les fréquences mobiles 5G en France. La vente, organisée par l'Arcep, l'autorité de tutelles des télécoms, portait sur onze blocs de 10 MHz, mis en vente au prix minimum de 70 millions d'euros. Le prix final par bloc est ressorti à 126 millions d'euros à l'issue de 17 tours d'enchères. Dans le cadre de cette opération, Orange a obtenu la quantité la plus élevée de fréquences 5G, avec 4 blocs pour 854 millions d'euros, SFR (Altice) 3 blocs pour 728 ME, Bouygues Telecom (Bouygues) 2 blocs et Free (Iliad) 2 blocs, pour 602 ME chacun. Au global, l'Etat va récupérer près de 2,8 milliards d'euros à l'issue de ce processus.

* Orange (+1,8%) se félicite du résultat de ce processus d'enchères des fréquences 3,5GHz. Avec 90 MHz, Orange est donc l'opérateur français qui disposera de la quantité la plus élevée de fréquences 5G. Orange renforce ainsi sa position de No1 avec le portefeuille de fréquences le plus large du marché français : 257 MHz de fréquences au total. Le prix total des 90 MHz acquis par Orange est de 854 ME, avec un étalement des paiements sur 4 à 15 ans selon les blocs.

* EDF grimpe de 5,7%. Citant deux sources au fait du dossier, 'Reuters' indique que le groupe estime que la réforme de la régulation du parc nucléaire français aboutira rapidement et compte lancer sa propre réorganisation dans la foulée. Après un coup d'arrêt dû à l'épidémie liée au coronavirus, la France a repris ces derniers mois ses discussions avec la Commission européenne autour de son projet de réforme du dispositif de l'Accès régulé à l'électricité nucléaire historique (Arenh), visant à garantir la couverture des coûts d'EDF tout en préservant les consommateurs de hausses de prix trop importantes. La direction de l'électricien public, qui réclame de longue date cette réforme, pense que les discussions aboutiront "très vite", potentiellement d'ici à "quelques semaines ou quelques mois", selon les sources de l'agence.

* Vinci (+4,4%) a présenté à l'entreprise espagnole Grupo ACS une proposition non engageante permettant l'ouverture de négociations portant sur l'acquisition de sa division Industrial Services, dont le holding de contrôle est la Société ACS Servicios, Communaciones y Energia SA. Le périmètre d'acquisition inclurait, outre les activités d'ingénierie et travaux, les participations détenues dans huit concessions et PPP relatives principalement à des projets dans le domaine de l'énergie ainsi que la plateforme de développement de nouveaux projets dans le secteur des énergies renouvelables. En données proforma non auditées, ces activités ont représenté en 2019 un chiffre d'affaires d'environ 6,3 MdsE. La proposition a été examinée par le Conseil d'administration de Grupo ACS, qui s'est déclaré ouvert aux négociations. La finalisation reste conditionnée à la réalisation de due diligence. Celles-ci incluront l'examen des éléments destinés à préparer un plan de carve out des activités qui ne seraient pas cédées à Vinci, notamment la société Zero-E ainsi que 15 concessions. La valeur indicative des activités du périmètre visé par la proposition de Vinci ressortirait, en valeur d'entreprise, à environ 5,2 milliards d'euros, desquels 2,8 MdsE minimum seraient payés en cash, le complément pouvant être payé en actions ou en cash.

* Tarkett (+7,4%) grimpe encore, après s'être envolé de 28% mardi suite au relèvement des objectifs du groupe. Du côté des analystes, AlphaValue a confirmé son conseil 'achat' et a ajusté son objectif de 14,9 à 15,2 euros. Selon le consensus 'Bloomberg', 8 analystes recommandent d''acheter' l'action alors qu'un est à 'conserver' et un à 'vendre'. L'objectif à douze mois est fixé à 13,41 euros.

* Engie (+0,3%) réunit son conseil d'administration en vue de désigner son nouveau directeur général huit mois après l'éviction d'Isabelle Kocher. L'énergéticien désirait se doter d'un nouveau dirigeant en septembre, mais ses plans ont été bousculés par l'offre de rachat de Veolia sur l'essentiel de sa participation dans Suez, ajoute Reuters. Catherine MacGregor est favorite pour prendre la direction du groupe. Elle fait actuellement partie de l'équipe dirigeante de TechnipFMC et dispose d'une solide expérience internationale après avoir passé 23 ans chez Schlumberger. Parmi les autres candidats, figurent Gwenaëlle Avice-Huet, directrice générale Amérique du Nord d'Engie, ainsi que le directeur général adjoint de Saint-Gobain Laurent Guillot, l'ex-directrice générale adjointe de Suez Marie-Ange Debon et la PDG de la RATP Catherine Guillouard.

VALEURS EN BAISSE

* Elior (-10,9%) a subi de plein fouet la crise du coronavirus, qui a affecté la fréquentation de ses restaurants d'entreprise, désertés par des salariés de plus en plus souvent en télétravail... Jeudi, le groupe a ainsi présenté aux partenaires sociaux un plan de sauvegarde de l'emploi, qui prévoit la suppression de 1.888 postes au sein de sa branche restauration d'entreprise, soit 20% des effectifs de cette branche, qui emploie 9.500 salariés en France, au sein d'Elior Entreprises et Arpège.

* Korian (-10,3%) est entré en négociation exclusive avec Antin Infrastructure Partners, un fonds d'investissements spécialisé dans le domaine des infrastructures, en vue de l'acquisition d'Inicea, 3e opérateur psychiatrique privé en France, pour une valeur totale d'environ 360 millions d'euros, dont environ 140 ME d'investissement immobilier. Pour financer la transaction, Korian va lancer une augmentation de capital de 400 ME. Elle sera lancée dès que seront réunies les conditions de marché appropriées et avant la fin de l'année 2020.

* STMicroelectronics cède 1,1%. Le Credit Suisse a revalorisé STM de 28,5 euros à 33 euros tout en restant à 'superformer'. A la suite du point trimestriel de la société, le courtier a revu ses estimations à la hausse. STM reste l'un des choix favoris du broker helvète dans le secteur car il trouve toujours le groupe franco-italien bien placé pour surperformer le marché des semis analogiques de 1,5 à 2 fois à moyen terme grâce à l'amélioration du portefeuille de produits, à la dynamique clients et à l'optionnalité autour des nouvelles technologies (SiC et GaN).

* Solocal chute de pratiquement 15% avec l'arrivée des actions gratuites.

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