Cotation du 22/08/2019 à 18h05 CAC 40 -0,87% 5 388,25
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Clôture Paris : le CAC 40 tient le choc, Wall Street corrige

Clôture Paris : le CAC 40 tient le choc, Wall Street corrige
Clôture Paris : le CAC 40 tient le choc, Wall Street corrige
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'indice phare parisien, le CAC 40, est parvenu finalement à s'offrir un sursaut technique après trois séances de correction. Il clôture ce mercredi sur un gain de 0,61% à 5.266 points, après avoir brièvement franchi les 5.300 pts durant la séance. Le marché parisien, qui n'avait pas bénéficié hier du rebond de Wall Street, a donc rattrapé son retard, sans toutefois que ne soient levées les nombreuses incertitudes planant toujours actuellement sur les marchés.

Le rebond de la cote américaine (+1,3% hier soir sur le S&P500 et +1,39% sur le Nasdaq) tourne d'ailleurs court ce mercredi à mi-parcours, après une nouvelle série de tweets de Donald Trump, taclant surtout la Fed mais aussi la Chine. Le DJIA retombe maintenant de 1,2%, le S&P500 de 0,8% et le Nasdaq de 0,6%. Walt Disney déçoit avec des comptes inférieurs aux attentes.

Rechute du brut

Sur le marché des changes, l'euro prend 0,2% à 1,1225$. L'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vers face à un panier de devises, corrige de 0,2% à 97,4. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI plonge de 4% à 51,4$ sur le Nymex. D'après le Département américain à l'énergie, les stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, ont augmenté de 2,4 millions de barils sur la semaine close le 2 août, à 438,9 millions de barils. Le consensus tablait sur un recul. Les stocks d'essence ont quant à eux progressé de 4,4 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés ont grimpé de 1,5 million de barils.

Les banques centrales s'activent

La banque centrale de Nouvelle-Zélande a annoncé aujourd'hui une baisse surprise de 50 points de base de ses taux. La banque affirme, évoquant les risques économiques, qu'elle pourrait maintenir une politique très accommodante plus longtemps que prévu... Inde et Thaïlande ont également réduit ce mercredi leurs taux pour stimuler la croissance.

Trump fait encore des siennes

Évidemment, ce concours de souplesse monétaire n'a pas échappé à Donald Trump, qui en a profité, comme de coutume, pour 'allumer' la Fed sur Twitter. "Trois Banques Centrales de plus réduisent les taux. Notre problème n'est pas la Chine - Nous sommes plus forts que jamais, l'argent se déverse aux U.S. alors que la Chine perd des compagnies par milliers au profit d'autres pays, et que leur monnaie est assiégée - Notre problème est une Réserve Fédérale qui est trop fière pour admettre son erreur d'avoir agi trop rapidement et resserré de manière excessive sa politique (et d'admettre que j'avais raison!). Ils doivent Réduire les Taux de manière plus importante et rapide, et arrêter leur resserrement quantitatif ridicule MAINTENANT. La courbe des taux affiche une marge trop large, et sans inflation! L'incompétence est une chose terrible à regarder, particulièrement quand il serait possible de s'occuper des choses 'siii' facilement. Nous GAGNERONS néanmoins, mais cela serait nettement plus facile si la Fed avait compris, ce qui n'est pas le cas, que nous étions en compétition avec d'autres pays, tous désirant profiter à nos dépens!", s'est ému le leader de la Maison blanche.

Enlisement sur le front commercial

Concernant le conflit sino-américain, la tension était retombée quelque peu hier avec la décision de la Banque populaire de Chine de fixer un taux pivot quotidien pour le yuan à un niveau légèrement supérieur aux attentes. Les commentaires de certains responsables de la Maison blanche concernant le désir de Washington de poursuivre les négociations avaient aussi calmé les esprits...

Le conseiller économique de la Maison blanche, Larry Kudlow, a affirmé que Trump désirait toujours un accord avec la Chine - du moins s'il s'agit d'un "bon accord" - et qu'il demeurait flexible sur la question des tarifs, selon l'évolution des discussions commerciales. Trump avait auparavant menacé la Chine de taxes additionnelles de 10% s'appliquant à 300 milliards de dollars de marchandises supplémentaires au 1er septembre. Pékin avait répliqué en suspendant ses importations de produits agricoles américains et en laissant le yuan se déprécier sous les 7 contre dollar, une première depuis 2008.

La banque centrale chinoise a par ailleurs démenti ce jour les rumeurs d'une éventuelle réduction des taux directeurs à compter du 10 août. La Banque populaire de Chine précise que ces rumeurs sont sans fondement et a demandé une enquête policière...

'Stats' contrastées en Europe

En Europe, la production industrielle allemande, ajustée des prix, des variations saisonnières et calendaires, est retombée de 1,5% en juin, selon l'Office fédéral de la statistique. Dans son estimation préliminaire, Destatis précise que la baisse de la production sur un an atteint 5,2%. Le consensus tablait respectivement sur un repli de 0,5% et sur un recul de 3,1%... Le déficit commercial de la France s'est pour sa part dégradé en juin après sa progression du mois de mai, avec le retour en forte baisse des exportations. Selon les statistiques CVS/CJO publiées par les Douanes, le déficit commercial de la France est ressorti à 5,19 milliards d'euros en juin, contre -3,28 MdsE en mai.

L'actualité entreprises est encore une fois assez limitée en cette première semaine d'août. On notera néanmoins les publications de quelques grands noms de la cote sur le Vieux continent... Des résultats peu reluisants pour les banques ABN Amro, Unicredit et Commerzbank. Le géant des mines et du négoce Glencore n'a guère plus séduit.

Valeurs en hausse

Hexaom (+2,9%). L'ex-Maisons France Confort progresse ce soir, porté par une publication intermédiaire encourageante. Malgré le contexte difficile dans la construction de maisons individuelles (CMI), le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 417,8 ME au 1er semestre 2019, en hausse de 1,7% par rapport à la même période de 2018. Dans le détail, l'activité Rénovation a progressé de 14,2% sur le semestre, une croissance drivée par la dynamique favorable du segment B2B, dont les prises de commandes avaient plus que doublé en 2018, tandis que l'activité CMI s'inscrit stable.

LafargeHolcim (+1,2%). Une semaine après la publication de ses comptes du 1er semestre 2019, lesquels ont mis en évidence un doublement de son bénéfice malgré la contraction de son périmètre en Asie, le cimentier fait toujours l'objet d'ajustements de la part des analystes. Le dernier à dégainer est JP Morgan qui, dans une note envoyée ce jour à ses clients, a reconduit son opinion "surperformance", même si son objectif de cours est légèrement rogné, de 63 à 61 francs suisses.

EssilorLuxottica (+3,2%). Quelques jours seulement après l'annonce du rachat du groupe néerlandais GrandVision, le numéro un mondial des lunettes et verres optiques a encore de l'appétit. Dans un entretien accordé à 'Bloomberg', Hubert Sagnières affirme : "GrandVision n'était qu'un premier pas... Nous ne nous arrêterons pas là et nous avons les moyens de procéder à davantage d'acquisitions". Le vice-PDG délégué du groupe souligne que les investisseurs peuvent s'attendre à ce que le groupe développe aussi bien son réseau de détail et en ligne que ses moyens de production de lunettes. EssilorLuxottica veut s'étendre en Asie, Afrique et Amérique latine, a également précisé le dirigeant. MainFirst a par ailleurs initié le suivi du dossier avec un conseil 'surperformer'.

LVMH (+2,1%) et Hermès (+1,7%) se redressent. Les valeurs de l'industrie du luxe profitent du regain d'appétit pour le risque des investisseurs pour reprendre un peu de hauteur. Hermès a annoncé l'ouverture le 12 septembre 2019 de sa première adresse dans la ville de Stuttgart, "témoignage fort de sa confiance dans le marché allemand après 12 ans dans le grand magasin Breuninger".

Airbus (+1,7%) devrait ouvrir une nouvelle ligne d'assemblage de l'A321neo à Toulouse, l'avionneur européen accélérant la refonte de son organisation industrielle dans la foulée de la fin du programme du très gros porteur A380 prévue en 2021, a rapporté Reuters.

Valeurs en baisse

Europcar Mobility Group (-1,1%) a signé un accord avec les trois fondateurs de Fox Rent A Car, l'un des plus importants acteurs indépendants de location de véhicules aux Etats-Unis, pour acquérir 100% de son capital. Cette acquisition stratégique, qui sera la dernière du programme de M&A transformationnel du groupe débuté il y a 3 ans, marque une étape clé dans la mise en oeuvre de 'SHIFT 2023', sa feuille de route visant à atteindre 4 MdsE de CA et 15 millions de clients actifs à horizon 2023.

ArcelorMittal (-1,6%) ne profite finalement pas de l'accalmie boursière du jour. Le titre reste proche de ses plus bas niveaux depuis trois ans. Côté brokers, AlphaValue reste acheteur sur le dossier mais avec un cours cible ajusté de 16,90 à 15,70 euros. Kepler Cheuvreux est quant à lui repassé d''acheter' à 'conserver' avec un cours cible ajusté de 23 à 15 euros.

Carrefour (-1,2%). L'actualité sectorielle est marquée par la publication trimestrielle d'Ahold. Les comptes du distributeur belgo-néerlandais, très présent aux Etats-Unis, sont ressortis globalement conformes aux attentes des analystes malgré la grève qui a touché ses magasins américains en avril. Le groupe a confirmé ses objectifs annuels.

Bonduelle (-4,2%). Malgré la publication d'un chiffre d'affaires 2018-2019 conforme aux attentes à 2,777 MdsE, stable d'une année sur l'autre, et la confirmation de l'objectif d'une stabilité de la rentabilité opérationnelle courante à périmètre et change constants sur l'exercice écoulés, le groupe agroalimentaire a fait état de vents contraires pour le nouveau millésime, avec en particulier l'impact des canicules sur les récoltes actuelles.

Publicis (-0,5%) pointe au plus bas depuis la fin de l'année 2012 en bourse de Paris, alors que le numéro trois mondial de la publicité a revu, mi-juillet, son objectif de croissance annuelle.

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