Cotation du 18/04/2019 à 18h05 CAC 40 +0,31% 5 580,38
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Clôture Paris : le CAC 40 termine février dans le vert !

Clôture Paris : le CAC 40 termine février dans le vert !
Clôture Paris : le CAC 40 termine février dans le vert !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Malgré le retour de nombreux nuages, le CAC 40 est parvenu à reprendre 0,29% ce jeudi, à 5.240 points en clôture. L'escalade des tensions entre l'Inde et le Pakistan, les doutes persistants concernant la mise en place d'un accord commercial sino-américain, ou encore l'absence d'accord au terme du nouveau sommet réunissant les Etats-Unis et la Corée du Nord n'ont donc pas empêché l'indice parisien de regagner encore quelques points. Du côté des valeurs, Vivendi tire son épingle du jeu ce jeudi (spéculations relatives à l'avenir d'Universal Music), tandis qu'Engie corrige (lanterne rouge du CAC 40) après ses résultats annuels. Outre-Atlantique, Wall Street s'affiche en légère baisse pour le moment, malgré un PIB du quatrième trimestre plus solide que prévu.

Sur l'ensemble du mois de février, le CAC 40 a repris quasiment 5% !

ECO ET DEVISES

La lecture préliminaire (seconde estimation sur trois) du PIB américain pour le quatrième trimestre 2018 est ressortie en progression de 2,6% en rythme annualisé, contre +2,2% de consensus de place et +3,4% pour le troisième trimestre. L'indice de prix rattaché au PIB a augmenté sur un rythme de 1,8%, contre 1,7% de consensus. Ainsi, le PIB affiche un ralentissement du fait du shutdown au quatrième trimestre, mais il dépasse les attentes de marché.

Petite hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis. Selon les données du Département américain au Travail, ces dernières ont augmenté, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, de 8.000 la semaine passée à 225.000. Le consensus tablait sur 220.000.

L'indice manufacturier américain PMI de Chicago pour le mois de février 2019 est ressorti à 64,7, un très haut niveau d'un point de vue historique, contre un consensus de place de 56,1 et un niveau de 56,7 pour le mois de janvier 2019. L'indice du mois de février a notamment profité de la très forte progression des commandes nouvelles. Il signale une forte accélération de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région considérée.

L'attention des marchés reste en outre toujours focalisée sur les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui, si elles ont nettement progressé, semblent encore piétiner sur de nombreux points non résolus... Mercredi, Robert Lighthizer, le représentant américain au commerce, s'est montré prudent, en soulignant d'une part qu'il restait du chemin à faire, et en insistant d'autre part sur l'importance de faire respecter l'accord lorsqu'il sera signé. Lors d'une audition devant la chambre des représentants, M. Lighthizer a tout de même estimé que son équipe et lui-même "devraient être en mesure d'obtenir un accord qui contribuera à prendre un nouveau virage dans (leur) relation économique avec la Chine". Mais cet accord devra être "quantifiable" et "mis en oeuvre à tous les niveaux du gouvernement", a martelé le responsable américain, rappelant que par le passé, "dans de très rares cas, ils (les Chinois) avaient respecté leurs engagements". Interrogé sur ce qui ferait le succès d'un potentiel accord, il a cité sans hésitation "sa mise en oeuvre". S'il n'était pas appliqué véritablement, cela n'aurait aucune valeur, a-t-il fait valoir.

La situation semble également délicate en ce qui concerne les relations Trump-Kim. Le sommet de Hanoï s'est en effet conclu sans accord, montrant les limites des négociations façon Trump. Le leader nord-coréen, Kim Jong-un réclamait la levée totale et immédiate des sanctions visant son pays du fait de ses activités nucléaires. Trump a estimé que la Corée du Nord n'avait pas été en mesure de proposer la contrepartie adéquate. Néanmoins, comme à son habitude, le président américain a fait état de "discussions très productives", jugeant que les divergences devraient se résoudre entre les deux pays.

Les marchés subissent par ailleurs une certaine pression du fait des tensions géopolitiques entre l'Inde et le Pakistan - ce dernier ayant annoncé avoir abattu deux chasseurs de l'armée indienne.

Les dernières statistiques chinoises confirment quant à elles un ralentissement évident, puisque l'indice PMI manufacturier local est ressorti en zone de contraction pour le mois de février, au plus bas de trois ans.

Au quatrième trimestre 2018, le produit intérieur brut (PIB) français en volume progresse au même rythme qu'au troisième trimestre, avec une expansion de +0,3%, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). En moyenne sur l'année, l'activité ralentit en 2018, avec une expansion de 1,5% contre 2,3% en 2017.

Le ministre de l'Economie et des Finances a évalué jeudi à 0,2 point de croissance l'impact négatif cumulé pour l'économie française des perturbations enregistrées depuis le début du mouvement des "Gilets jaunes" mi-novembre. "C'est un coût qui est très élevé, c'est de l'ordre de 0,2 point de croissance trimestrielle donc, c'est important", a déclaré Bruno Le Maire sur Public Sénat, alors qu'il était interrogé sur les répercussions des quinze samedis de mobilisation qui se sont succédé depuis la mi-novembre.

En janvier 2019, les dépenses de consommation des ménages en biens rebondissent de 1,2% en volume en France, après un net repli en décembre (-1,5%). Ce rebond s'explique notamment par une hausse de la consommation d'énergie (+5,4%) et de biens fabriqués (+1,4%), malgré un repli de la consommation alimentaire (-0,9%).

Sur un an, les prix à la consommation en France augmenteraient de 1,3% en février 2019 après +1,2% en janvier, selon l'estimation provisoire réalisée fin février par l'INSEE. La légère hausse de l'inflation résulterait d'une accélération des prix alimentaires et de l'énergie, compensée en partie par un ralentissement des prix des services et par une baisse accentuée de ceux des produits manufacturés.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1384$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 57,1$ et le Brent s'affiche à 66,1$.

VALEURS EN HAUSSE

* Altran (+7,5%) a annoncé une performance robuste pour l'exercice 2018 marquée par une croissance organique forte, avec un accroissement des marges et un désendettement rapide. Le chiffre d'affaires ressort à 2,916 MdsE (+27,1% publié, +8% organique par rapport à 2017). La croissance organique à deux chiffres au S2 ressort à +10,9%. La marge opérationnelle est de 352 ME (+40,9% vs. 2017), soit 12,1%, +120 bps par rapport à 2017. La marge opérationnelle d'Aricent est rétablie à 18,2% au S2 et 17,8% pour la période consolidée. Le résultat net ajusté s'inscrit à 165 ME (+11,4% par rapport à 2017).

* Seb et Ipsos progressent aussi respectivement de 7,5 et 6,4% après leurs comptes 2018.

* Bureau Veritas (+6%) a publié des résultats annuels en progression et légèrement supérieurs au consensus. Le groupe confirme également ses objectifs 2020. Sur le dernier exercice, la firme a enregistré un résultat opérationnel ajusté de 758 millions d'euros, en progression de 8,4% à taux de change constant, matérialisant une marge opérationnelle ajustée de 15,8%, en hausse de 20 pb en organique. Le marché tablait sur 754 ME. Le chiffre d'affaires s'établit à 4,796 milliards d'euros, en progression de 2,3% et de 7% à taux de change constant (+4% en organique). Le bénéfice net augmente de 8% à 332,6 ME (+27,3% à change constant) alors que les flux de trésorerie disponibles bondissent de 45,8% à taux de change constant.

* Vivendi s'accorde 5,4%, porté essentiellement par les spéculations relatives à l'avenir d'Universal Music. Vincent Bolloré, premier actionnaire de Vivendi avec environ un quart du capital, sélectionne actuellement les banques conseils qu'il chargera de céder une part du capital d'Universal Music Group (UMG), ont indiqué deux sources proches de la question à Reuters. Les banques devraient être mandatées en mars en vue d'un lancement du processus au deuxième trimestre, mais des discussions informelles avec des candidats potentiels seraient déjà en cours.

* Genfit (+4,5%) a déposé un Document d'Enregistrement Form F-1 auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) dans le cadre de son projet d'introduction en bourse aux Etats-Unis sous forme d'American Depositary Shares (ADSs) - chacune d'entre elles représentant une action ordinaire. Dans le même temps, Genfit envisage l'émission d'actions ordinaires par voie de placement privé en Europe (y compris la France) et dans d'autres pays en dehors des Etats-Unis et du Canada. Tous les titres vendus dans le cadre de l'offre Globale seront émis par Genfit. Le nombre de titres proposés et la fourchette de prix de l'Offre Globale envisagée n'ont pas encore été déterminés. Genfit a procédé à une demande d'admission de ses ADS sur le Nasdaq Global Market sous le symbole 'GNFT', les actions ordinaires de Genfit étant cotées sur Euronext Paris sous ce même symbole.

* Carrefour (+2,5%) a dévoilé des résultats 2018 globalement en ligne avec les attentes du marché et a relevé son objectif de réduction de coûts. Le bénéfice opérationnel courant du premier distributeur européen ressort à 1,94 milliard d'euros (avant normes IAS 29), en recul de 3,4% en données publiées pour cause de baisse du real brésilien (+4,6% à taux de changes constants) pour un chiffre d'affaires de 85,2 MdsE, en hausse de +2,5% à changes constant. Le résultat net part du groupe ajusté repasse dans le vert, à 802 millions d'euros après une perte de 531 ME un an auparavant liée à des charges exceptionnelles massives. Le cash-flow libre, hors éléments exceptionnels, progresse de 14% à 1,088 milliard et la dette nette totalise 3,7 MdsE. Les solides résultats de la filiale brésilienne ont permis au groupe de compenser un nouveau recul en France, où les hypermarchés français ne sont toujours pas parvenus à redresser la barre. Le groupe propose le versement d'un dividende de 0,46 euro par action, stable par rapport à l'exercice 2017.

* BNP Paribas poursuit son rebond de 1,9%, enregistrant ainsi une cinquième séance consécutive dans le vert. Société Générale monte également de 1,7%, après avoir déjà affiché un rebond de plus de 3% hier.

VALEURS EN BAISSE

* Engie (-4,7%) a publié des résultats 2018 en croissance organique soutenue et a présenté un nouveau plan lui permettant de faire progresser son résultat net courant de 7% à 9% par an sur la période 2019-2021. Ce plan prévoit qu'il se développera en priorité dans les renouvelables et les "solutions clients". Il concentrera en outre ses investissements sur 20 pays et 30 métropoles, ce qui le conduira à quitter une vingtaine de pays en trois ans. Engie projette également un programme d'économies de 800 millions d'euros pour la période 2019-2021, en écho à celui de 1,3 milliard mis en oeuvre sur 2016-2018, ainsi que 11 à 12 milliards d'investissements de croissance et six milliards de cessions. Le groupe a en outre annoncé un objectif de résultat net récurrent part du groupe en croissance en 2019, compris entre 2,5 et 2,7 milliards d'euros, qui repose sur une fourchette indicative d'Ebitda de 9,9 à 10,3 milliards. Il va aussi mettre en place "à moyen terme" une nouvelle politique de dividende, avec un ratio de distribution de 65% à 75% de son résultat net part du groupe, le haut de cette fourchette étant visé pour 2019.

* Air France KLM perd encore 3,4%. Le gouvernement néerlandais a poursuivi mercredi sa montée au capital d'Air France-KLM, dévoilée 24 heures plus tôt. La Haye a ainsi annoncé avoir achevé son opération de rachat de parts d'Air-France KLM et en détenir désormais 14%, presque autant que le gouvernement français (14,3%, mais 22,7% des droits de vote). "L'Etat néerlandais a pris une participation de 14% dans Air France-KLM", a ainsi annoncé mercredi soir le gouvernement néerlandais dans un communiqué, précisant que "l'opération de rachat de parts d'Air-France-KLM est achevée". Mardi, La Haye avait révélé avoir acquis une participation de 12,68% du capital de la compagnie aérienne franco-néerlandaise afin de défendre ses intérêts. En réaction, l'action AF-KLM a plongé mercredi de 11,7% à la Bourse de Paris. L'irruption de l'Etat néerlandais dans Air France-KLM a suscité une vive réaction du gouvernement français qui a jugé cette opération "inamicale", "surprenante" et "contestable", digne d'un raider boursier, rompant ainsi avec les habituelles conventions du langage diplomatique pratiqué d'Etat à Etat. Le président Emmanuel Macron a demandé à La Haye de "clarifier ses intentions dans cette affaire...

* Technicolor perd 2,9%. Le chiffre d'affaires des activités poursuivies de Technicolor s'élève à 3.988 ME, en baisse de 3% à taux de change constants, avec un EBITDA ajusté de 266 ME comparé à 341 ME en 2017. Le chiffre d'affaires a augmenté de 3% à taux de change constants au cours du second semestre, grâce notamment à une hausse de 5% au dernier trimestre. Les coûts de restructuration s'élèvent à 62 ME à taux de changes courants, dont 34 ME pour le segment Maison Connectée et 26 ME pour la fermeture de sites aux États-Unis dans la Post Production et les Services DVD. Le Résultat net des activités poursuivies est de -224 ME contre -168 ME en 2017. Aucun dividende ne sera versé... Les flux de trésorerie des activités poursuivies hors R&I s'élèvent à -43 ME, en baisse de 143 ME à taux de change constants, avec un flux de trésorerie positif de 94 ME au deuxième semestre. La société a décidé de ne plus fournir de prévisions chiffrées spécifiques pour l'année ou les suivantes.

* Sur le CAC40, TechnipFMC cède aussi 2,3% avec STMicroelectronics (-2,1%) ou encore Valeo (-1,6%).

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