Cotation du 05/12/2019 à 16h29 CAC 40 +0,27% 5 815,20
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Clôture Paris : le CAC 40 se stabilise...

Clôture Paris : le CAC 40 se stabilise...
Clôture Paris : le CAC 40 se stabilise...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40, qui avait plongé hier sur des niveaux plus revus depuis 2 ans, plombé notamment par les annonces, moins accommodantes que prévu, de la Fed mercredi soir, s'est finalement stabilisé ce vendredi, en hausse de 0,04% à 4.694 points en clôture. Outre-Atlantique, Wall Street s'affiche actuellement en ordre dispersé, après la révision en légère baisse du PIB US du troisième trimestre, tandis que Donald Trump menace les démocrates de "shutdown" de longue durée en cas de vote "contre la sécurité des frontières" américaines... Sur l'ensemble de la semaine, le CAC40 affiche une perte de 3,3%...

ECO ET DEVISES

Donald Trump a déclaré sur Twitter : "Les démocrates, dont nous avons besoin des votes au Sénat, voteront probablement contre la sécurité des frontières et le mur, même s'ils savent que c'est désespérément nécessaire. Si les Dems votent non, il y aura un 'shutdown' qui durera très longtemps. Les gens ne veulent pas des frontières ouvertes et du crime!". Si aucun accord n'est trouvé d'ici à vendredi minuit, le financement de plusieurs administrations US ne sera plus assuré...

Le front de la guerre commerciale a aussi refait surface et de nouveau inquiété les investisseurs avec les accusations émises par les Etats-Unis selon lesquelles la Chine mène des opérations d'espionnage économique. Le ministère chinois des Affaires étrangères a fermement rejeté ces accusations et a demandé à Washington de retirer l'acte d'accusation visant deux ressortissants chinois soupçonnés de piratage. Après l'épisode Huawei, c'est un nouveau caillou dans la chaussure du rapprochement entre les deux plus puissantes économies du monde.

Le rapport gouvernemental du jour fait ressortir une révision en légère baisse de la croissance économique américaine pour le troisième trimestre 2018, sur un rythme annualisé de +3,4%, contre une estimation antérieure de +3,5% et un consensus de 3,5% également. Ainsi, la progression du PIB est revue en légère baisse pour cette troisième et dernière évaluation. L'indice des prix rattaché au PIB a pour sa part augmenté de 1,8%, contre +1,7% de consensus et +1,7% pour l'estimation antérieure. Enfin, les dépenses réelles de consommation se sont établies en augmentation de 3,5%, contre +3,6% de consensus et +3,6% pour l'évaluation précédente.

Les commandes de biens durables pour le mois de novembre 2018, qui viennent également d'être dévoilées, se sont établies en croissance de 0,8% en comparaison du mois antérieur, contre +1,4% de consensus et -4,3% au mois d'octobre. Hors transport, ces commandes ont même reculé de 0,3% en comparaison du mois précédent, contre +0,3% de consensus et +0,4% un mois plus tôt.

L'indice final du sentiment des consommateurs américains pour le mois de décembre 2018, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti à 98,3, contre un consensus de place de 97,5 et un niveau antérieur de 97,5 également pour sa lecture préliminaire.

Les revenus personnels des ménages américains pour le mois de novembre 2018 sont quant à eux ressortis en augmentation de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus de place. Les dépenses de consommation personnelles des ménages ont grimpé en revanche de 0,4% en novembre, ce qui dépasse les attentes de marché (+0,3%), après une croissance révisée en hausse à 0,8% pour le mois d'octobre. Enfin, l'indice des prix 'core PCE' rattaché aux dépenses, très suivi par la Fed, s'est apprécié de +0,1% en comparaison du mois antérieur (+0,2% de consensus) et de +1,9% en glissement annuel, par rapport à novembre 2017.

La croissance britannique vient d'être confirmée à 0,6% au troisième trimestre. Une évolution en ligne avec les attentes. En glissement annuel, le PIB affiche une hausse de 1,5%, comme indiqué initialement par l'Office national de la statistique. La mauvaise nouvelle vient en revanche du déficit du compte courant du Royaume-Uni qui a atteint son plus haut niveau en deux sur les trois mois clos fin septembre.

Le déficit s'est ainsi creusé pour un troisième trimestre consécutif pour atteindre 26,5 milliards de livres, soit l'équivalent de 4,9% du PIB. De quoi soulever de nouvelles questions quant à sa viabilité, alors que la zone doit faire face à la perspective d'une sortie chaotique de l'Union européenne dans moins de 100 jours.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1400$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 46$ et le Brent s'affiche à 53,8$.

VALEURS EN HAUSSE

* DBV Technologies (+14,1%) rebondit et regagne une petite partie du terrain perdu hier après son écroulement de presque 70%.

* Europcar rebondit de 8,2%. Europcar Mobility Group a annoncé la mise en oeuvre, à compter du 21 décembre 2018, d'un nouveau programme de rachat de ses propres actions. Les achats porteraient sur un montant pouvant aller jusqu'à 45 millions d'euros, soit un maximum de 6,6 millions d'actions d'Europcar Mobility Group représentant environ 4% du capital social, et seraient effectués au cours des six prochains mois en fonction des conditions de marché. Ces opérations de rachat seront réalisées à un prix ne pouvant dépasser 10 euros par action.

* Le secteur automobile en profite pour rebondir : Valeo remonte de 6,4% avec PSA Groupe (+2,5%).

* Faurecia reprend 4,9%. AlphaValue a revu sa copie sur l'équipementier en retenant des hypothèses plus pessimistes qu'auparavant, tant sur les ventes que sur les marges. Il en résulte un nouvel objectif de cours de 36,40 euros, abaissé de 15% par rapport à sa 'fair value' précédente (43,10 euros). Malgré tout, le bureau d'analyse indépendant reste à l'achat sur Faurecia en considérant que les cours actuels 'pricent' déjà une récession pour le marché automobile du même ordre que celle de la fin de la précédente décennie.

* Sur le CAC40, STMicroelectronics monte aussi de 3% avec Vivendi (+1,1%) ou encore TechnipFMC (+1,8%).

* Renault (+1,2%). Le parquet de Tokyo a de nouveau placé Carlos Ghosn en état d'arrestation vendredi, accusant l'ex-président de Nissan d'avoir fait passer dans les comptes du constructeur japonais des pertes sur des investissements personnels de plus de 1,8 milliard de yens (14,1 millions d'euros) en 2008. Cela signifie que le PDG de Renault et de l'alliance Renault-Nissan pourrait être maintenu en détention pendant une nouvelle période de dix jours, après avoir déjà passé un mois en prison depuis son arrestation le 19 novembre pour des accusations de malversations financières.

* Société Générale (+0,5%) a annoncé jeudi un accord de cession de sa participation de 35% dans La Banque Postale Financement à sa maison-mère La Banque Postale. L'entité commercialise des produits et services de crédit à la consommation aux clients de La Banque Postale.

VALEURS EN BAISSE

* Technicolor plonge de 12,8% après un nouvel avertissement. Le groupe prévoit désormais un EBITDA ajusté 2018 compris entre 265 millions d'euros et 275 millions d'euros, en ligne avec le consensus à date. Cette estimation résulte de la poursuite de la croissance des activités de Services de Production, en particulier de l'activité Effets Visuels pour le cinéma et la télévision, de l'accélération du programme de transformation de Maison Connectée et de revenus résiduels provenant de l'activité de Licences de Brevets, compensant une fin d'année difficile sur le marché des DVD.

* Pas de rebond pour Genfit qui chute encore de 7,1% pour sa quatrième séance consécutive de nette correction.

* Rémy Cointreau (-3%) a annoncé la signature d'un accord relatif à la cession de ses filiales de distribution en République Tchèque et en Slovaquie à la société Mast-Jägermeister SE.

* Safran poursuit sa descente et perd encore 1,4% ce vendredi, désormais sous les 103$.

* Sur le CAC40, Atos perd aussi 0,9% avec Schneider Electric (-1,7%) ou encore Capgemini (-1,5%).

* Sanofi recule de 0,6%. Le Bureau de la concurrence a mis fin à son enquête sur de prétendues pratiques d'abus de position dominante reprochées à certains fabricants de médicaments de marque, notamment Celgen, Pfizer Canada et Sanofi-Aventis Canada. Le régulateur a enquêté sur les politiques et pratiques qui auraient prétendument empêché les fabricants de médicaments génériques d'accéder à des échantillons de médicaments de marque, aussi appelés produits de référence canadiens (PRC). Après un examen minutieux des faits, le Bureau a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments de preuve pour démontrer un empêchement ou une diminution sensible de la concurrence. De ce fait, pour le moment, le Bureau ne peut conclure qu'il y a eu infraction à la Loi sur la concurrence.

* Crédit Agricole (-0,4%) et Crédit Agricole CIB ont confirmé hier avoir reçu une communication de griefs de la Commission Européenne dans le cadre de son enquête sur une éventuelle infraction au droit de la concurrence sur le marché secondaire des obligations SSA (Supranational, Sub-Sovereign et Agencies) libellées en dollars américains.

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