Cotation du 26/04/2019 à 10h52 CAC 40 -0,06% 5 554,29
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Clôture Paris : le CAC 40 s'offre un beau rebond !

Clôture Paris : le CAC 40 s'offre un beau rebond !
Clôture Paris : le CAC 40 s'offre un beau rebond !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40 a enregistré un net rebond ce mardi, de 1,66%, à 5.083 points en clôture, profitant notamment de la progression de Wall Street, porté de son côté par la rencontre lundi soir entre le président américain Donald Trump, le leader de la Fed Jerome Powell, et le vice-président de la Banque centrale Richard Clarida. Cette invitation de Trump a ravivé les espoirs relatifs à la Fed, les investisseurs espérant désormais une souplesse monétaire durable de la part de la Banque. Trump livrera par ailleurs ce soir son discours sur l'Etat de l'Union au Congrès, auparavant reporté du fait du blocage administratif partiel ("shutdown"). L'évolution du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine pourrait y être abordée. Du côté des valeurs à Paris, c'est Saint-Gobain qui tire son épingle du jeu ce mardi. Outre-Atlantique, Alphabet rate le rebond malgré des comptes supérieurs aux attentes.

ECO ET DEVISES

Selon un communiqué de la Fed, Trump a invité Powell et Clarida à la Maison Blanche pour un dîner, afin de discuter des récents développements économiques et des perspectives d'expansion, d'emploi et d'inflation. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin était lui aussi convié. La Fed a assuré que les commentaires de Powell hier soir étaient conformes à ce qu'il avait précédemment indiqué lors de la réunion monétaire de janvier, au terme de laquelle la banque avait maintenu ses taux inchangés et signalé qu'elle allait limiter son processus de durcissement monétaire. La rencontre avec Trump constitue un développement très favorable, alors que le président américain n'avait eu de cesse, ces derniers mois, de tacler et critiquer ouvertement la politique de Powell. Durant ce dîner au plus haut niveau, le leader de la Fed a assuré au président américain que la politique de la Banque dépendait des données économiques nouvelles. Autrement dit, Powell n'entendrait pas se laisser influencer par Trump. Il semblerait pourtant, à la lecture de ses récentes déclarations nettement plus souples sur le plan monétaire, que le timonier de la Fed ait déjà quelque peu revu ses positions, inconsciemment ou non.

Trump fera ce soir son discours sur l'Etat de l'Union au Congrès. Il devrait en profiter pour souligner ses succès économiques, et en particulier les chiffres robustes de l'emploi américain. Trump devrait aussi saisir l'occasion de défendre une fois encore son projet de mur à la frontière avec le Mexique. Après un 'shutdown' de 35 jours (provisoirement levé jusqu'au 15 février), le président américain ne semble pas vouloir lâcher beaucoup de lest sur la question... D'autres sujets pourraient être évoqués, notamment le financement éventuel d'améliorations d'infrastructures, ainsi que les questions de santé et notamment le prix des médicaments sur ordonnances.

Les marchés continuent enfin de tabler sur la conclusion d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine avant la date-butoir du 1er mars. Le président américain Donald Trump s'est montré optimiste à ce sujet, estimant qu'il y avait "une bonne chance" qu'un accord soit scellé avec la Chine avant la fin de la trêve...

L'indice Markit PMI final des services américains pour le mois de janvier 2019 est ressorti à 54,2, en ligne avec le consensus de place, contre une lecture préliminaire (flash) également logée à 54,2 et un niveau de 54,4 à fin décembre 2018.

L'indice ISM des services américains ('non-manufacturier') pour le mois de janvier 2019 est quant à lui ressorti à 56,7, contre 57,1 de consensus de place et 58 pour la lecture révisée du mois antérieur. La précédente lecture du mois de décembre 2018 se situait à 57,6, et a donc été révisée en légère hausse.

Les deux indices publiés aujourd'hui signalent donc la poursuite d'une expansion toujours assez forte de l'activité dans les services aux États-Unis. Les deux indicateurs demeurent en effet largement supérieurs à la barre fatidique des 50 séparant la contraction de l'expansion de l'activité.

Les ventes au détail, corrigées des variations saisonnières, ont diminué de 1,6% dans la zone euro en décembre après avoir progressé de 0,8% au mois précédent. Sur un an, les ventes affichent une hausse de 0,8%, précise Eurostat. Le consensus tablait respectivement sur un repli de 1,6% et sur une progression de 0,5%.

L'Indice PMI Composite Final IHS Markit de l'activité globale dans la zone euro recule pour le cinquième mois consécutif en janvier et affiche son plus bas niveau depuis cinq ans et demi. Se redressant légèrement par rapport à son estimation flash (50,7), il se replie toutefois très légèrement de 51,1 en décembre à 51,0, ne signalant ainsi qu'une croissance modeste de l'économie de la zone euro en début d'année 2019. A 51,2, l'Indice PMI Final IHS Markit de l'activité de services est de son côté resté stable par rapport au plus bas de quarante-neuf mois enregistré en décembre.

L'activité a diminué pour un deuxième mois consécutif en janvier dans le secteur des services français, le taux de contraction atteignant son plus haut niveau depuis près de cinq ans. L'indice IHS Markit de l'activité de services se replie ainsi de 49 en décembre à 47,8. Cette détérioration de la conjoncture s'explique, selon les entreprises interrogées, par la faiblesse actuelle de la demande.

L'indice composite de l'activité globale (qui prend en compte le secteur manufacturier et les services) se replie pour sa part de 48,7 en décembre à 48,2, signalant un nouveau recul de l'activité des entreprises privées en janvier. S'il reste modéré, le taux de contraction affiche cependant son plus haut niveau depuis novembre 2014.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1407$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 54$ et le Brent s'affiche à 62,3$.

VALEURS EN HAUSSE

* Orpea s'offre un gain de 7,3%. Le titre du spécialiste des maisons de retraite est soutenu par une note de Kepler Cheuvreux qui a rehaussé de 'conserver' à 'acheter' sa recommandation sur la valeur en visant 115 euros.

* Saint-Gobain grimpe de 6,3%. Un flux acheteur à mettre en relation avec les derniers propos de Pierre-Andre de Chalendar. Sur 'France Info', le patron du spécialiste des matériaux de construction a affirmé que sa société allait bien. "Le cours de bourse ne reflète pas la bonne santé (ndlr : de l'entreprise)". Le dirigeant a indiqué que les résultats annuels attendus ce mois-ci "montreront une amélioration" de la situation. Les perspectives en France pour 2019 ne sont "pas si mauvaises" avec une activité de rénovation dynamique, notamment en matière d'efficacité énergétique, malgré le ralentissement attendu dans la construction. Si le groupe prévoit de supprimer des postes, le dirigeant a souligné que Saint-Gobain était en croissance : "nous redéployons un certain nombre de nos activités (...) Nous avons des recrutements réguliers. Nous allons gérer ces réorganisations dans le cadre de ce que nous faisons habituellement".

* Derichebourg gagne 4,9%. Derichebourg Energie, la filiale de Derichebourg Multiservices spécialisée dans les travaux en génie électrique, génie climatique et en maintenance multitechnique, annonce avoir réalisé l`acquisition de la société Vibey Energies.

* Sur le CAC40, Dassault Systemes grimpe aussi de 4,2%, avec L'Oréal (+3,8%), LVMH (+3%), ou encore AccorHotels (+2,8%).

* Ingenico reprend 2,6%. Barclays reste à "surpondérer" avec un objectif ajusté de 83 à 68 euros.

* TechnipFMC gagne 1,1%. MainFirst a démarré la couverture avec un conseil "surperformance" et un objectif de 26 euros.

* Sanofi (+1%) s'est félicité que l'essai de phase III consacré à l'isatuximab a atteint son critère d'évaluation principal de prolongation de la survie sans progression chez des patients atteints d'un myélome multiple récidivant/réfractaire.

* Renault (+0,6%). L'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi devrait travailler avec Google dans le développement des voitures autonomes et les services de mobilité. Selon les indiscrétions du 'Nikkei', les discussions sont dans leur phase finale et un accord devrait être dévoilé au printemps. Les trois constructeurs automobiles travailleront avec Waymo, filiale de Google. Waymo a déjà effectué des essais sur des voitures autonomes aux Etats-Unis sur une distance totale de plus de 10 millions de miles (16 millions de km), précise le journal nippon. L'ampleur des investissements à consacrer au développement des véhicules électriques et autonomes pousse nombre de constructeurs à rechercher des alliances.

VALEURS EN BAISSE

* Gensight chute encore de 9,3% après avoir déjà plongé de 21,7% hier, alors que le groupe avait annoncé les résultats préliminaires à 48 semaines de l'étude clinique de Phase III RESCUE avec GS010 chez des patients atteints d'une perte de vision inférieure à 6 mois due à une neuropathie optique héréditaire de Leber (NOHL).

* Bonduelle chute de 6,9%. La déception l'emporte nettement après la publication par Bonduelle d'un chiffre d'affaires de 724,5 ME sur le deuxième trimestre 2018-2019, en baisse de 0,7% en rythme annualisé. La performance organique sur la période est ressortie à -1%, pénalisée principalement par le recul de l'activité de l'américain Ready Pac Foods (RPF), alors qu'en Europe, les ventes du groupe sont en accélération.

* STMicroelectronics redonne 0,9% après deux séances consécutives de progression. STM fait les frais d'une actualité guère favorable dans le secteur des semi-conducteurs avec les prévisions prudentes d'AMS et Infineon Technologies. Si le second s'est contenté d'ajuster à la baisse son objectif de croissance, le premier a lancé un nouvel avertissement sur ses résultats et annoncé la suspension de son dividende.

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