Cotation du 23/01/2019 à 18h05 CAC 40 -0,15% 4 840,38
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Clôture Paris : le CAC 40 s'envole de 2,7% !

Clôture Paris : le CAC 40 s'envole de 2,7% !
Clôture Paris : le CAC 40 s'envole de 2,7% !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40 s'est envolé de 2,72% ce vendredi, à 4.737 points en clôture, effaçant ainsi ses pertes de début d'année 2019 (l'indice avait clôturé 2018 à 4.730 pts). Les opérateurs ont salué aujourd'hui les propos rassurants de Jerome Powell concernant la possible flexibilité de la politique de la Fed en matière de taux d'intérêt. L'indice parisien s'est aussi laissé porter par Wall Street en cette fin de semaine alors que les derniers chiffres de l'emploi américain sont ressortis particulièrement solides. Enfin, l'annonce de nouvelles négociations commerciales dans quelques jours entre les Etats-Unis et la Chine a également incité les opérateurs à effectuer des achats à bons comptes après une séance noire hier outre-Atlantique, marquée notamment par le plongeon de 10% du titre Apple...

ECO ET DEVISES

Le Patron de la Fed Jerom Powell, intervenant aujourd'hui l'occasion d'un événement de l'American Economic Association, a confirmé son optimisme économique, et a toutefois nuancé le propos concernant l'évolution future des taux, ce qui semble plaire aux marchés. Jerome Powell a affirmé une fois encore que la Fed écoutait attentivement les inquiétudes concernant les risques de marché. La Banque centrale entend, selon lui, demeurer patiente, et reste prête à mener une politique flexible. "Nous sommes toujours prêts à changer de posture de politique (monétaire)", affirme encore Powell, qui assure que la Fed est capable d'ajuster rapidement cette politique en fonction des nouveaux développements.

Nouvelles négociations commerciales en vue entre les USA et la Chine. Les échanges auront lieu à Pékin les 7 et 8 janvier. Après une année 2018 marquée par l'escalade des menaces commerciales et des sanctions réciproques, Washington et Pékin vont donc tenter de renouer le dialogue, dans cette période de trêve. Une équipe américaine menée par le représentant adjoint du commerce des États-Unis, Jeffrey Gerrish, se rendra donc à Pékin pour mener des discussions espérées 'positives et constructives' avec des intervenants chinois. C'est du moins ce qu'affirme le ministère chinois au Commerce dans un communiqué. Les dates ont été confirmées ce jour. Les détails des discussions ne sont cependant pas connus.

L'indice IHS Markit PMI final des services américains pour le mois de décembre 2018 est ressorti solide, à 54,4 contre un consensus de place de 53,5. Il était de 53,4 pour sa lecture antérieure (lecture flash du mois de décembre) et de 54,7 un mois auparavant. Certains éléments du rapport du jour sont toutefois mitigés, puisque la croissance du 'new business' ressort au plus bas depuis octobre 2017, et que la confiance des entreprises s'affiche au plus bas d'un an. La croissance de l'activité, enfin, est la plus faible en trois mois. Dans le même temps, l'étude monte également un apaisement des pressions inflationnistes durant le mois de décembre, la chute des prix du pétrole ayant permis de compenser les pressions sur les coûts provenant des 'tarifs' (taxes douanières) et celles relatives aux salaires.

D'après le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis, pour le mois de décembre 2018, les créations de postes non-agricoles sont ressorties à très haut niveau. Elles s'établissent à 312.000, atomisant ainsi un consensus logé à 184.000. En revanche, le taux de chômage remonte quelque peu à 3,9%, contre 3,7% un mois avant et 3,7%, également, pour le consensus de place. D'après le Département américain au travail ce jour, les gains en matière d'emploi ont concerné la santé, les services alimentaires, les débits de boissons, la construction, l'industrie manufacturière et le commerce de détail. Les créations de postes du mois de novembre ont été révisées en hausse à 176.000, contre 155.000 précédemment évalué. Les créations du mois d'octobre ont été également relevées à 274.000, contre 237.000 auparavant estimé. Compte tenu de ces révisions, le gain mensuel moyen des trois derniers mois est donc ressorti à 254.000... Le salaire horaire moyen pour le mois de décembre progresse enfin un peu plus que prévu, en hausse de 0,4% en comparaison du mois antérieur (+0,3% attendu) et de 3,2% en glissement annuel. Il s'agit de la plus forte progression des salaires depuis 2009.

Le net repli des prix de l'énergie contribue au ralentissement du taux d'inflation au sein de la zone euro. Selon les chiffres préliminaires d'Eurostat, l'inflation annuelle a ainsi atteint 1,6% en décembre, contre 1,9% le mois précédent, et +1,8% de consensus. L'inflation annuelle 'core', qui exclut les éléments les plus volatils, est stable à 1%.

Notamment pénalisé par la situation en France, l'Indice PMI Composite Final IHS Markit de l'activité globale dans la zone euro se replie de 52,7 en novembre à 51,1 en décembre. Un niveau inférieur à son estimation flash (51,3) qui signale la plus faible croissance de l'économie de la zone euro depuis plus de quatre ans. L'Indice PMI Final IHS Markit de l'activité de services recule de son côté pour le troisième mois consécutif et affiche en décembre son plus bas niveau depuis plus de quatre ans. À 51,2 (contre 53,4 en novembre), il n'indique en outre qu'un taux de croissance modeste.

Perturbé par le mouvement des "Gilets jaunes", le secteur des services français enregistre en décembre son premier repli mensuel depuis deux ans et demi. Le volume des nouvelles affaires enregistre également sa première diminution depuis février 2016, celle-ci reflétant notamment un recul des nouvelles affaires à l'export. L'indice titre IHS Markit des services ressort ainsi à 49 contre 55,1 en novembre et 49,6 en première estimation. Plus globalement, l'indice PMI composite s'établit à 48,7 en décembre, en net repli par rapport au mois précédent (54,2) et inférieur à son estimation initiale (49,3).

Selon les données provisoires de l'Insee, les prix à la consommation ont progressé de 1,6% sur un an en décembre après +1,9% en novembre et +2,2% en octobre. La baisse de l'inflation résulterait d'un ralentissement des prix de l'énergie, des services et du tabac et d'un recul plus prononcé de ceux des produits manufacturés. En revanche, les prix de l'alimentation accéléreraient, précise l'Insee. Sur un mois, les prix à la consommation seraient stables, après un repli de 0,2 % en novembre. Harmonisée aux normes européennes, l'inflation annuelle ressortirait à +1,9%, après +2,2% en novembre et contre +2% de consensus.

La Banque centrale chinoise a annoncé ce vendredi une réduction du coefficient des réserves obligatoires de liquidités que les banques doivent détenir de 100 points de base. La baisse des ratios RRR ('reserve requirement ratios') des établissements financiers locaux est la première de l'année 2019, mais la cinquième en un an. Cette réduction se fera en deux étapes, les 15 et 25 janvier. Les ratios RRR sont actuellement de 14,5% pour les grandes banques chinoises et 12,5% pour les établissements de plus petite taille. Cette initiative doit permettre de dégager, en net, 800 milliards de yuans (117 milliards de dollars) pour stimuler le crédit.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1408$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 48,3$ et le Brent s'affiche à 57,2$.

VALEURS EN HAUSSE

* Nicox bondit de 17,3%. La société spécialisée en ophtalmologie a annoncé que son partenaire licencié avait reçu l'approbation au Canada de VYZULTA (solution ophtalmique de latanoprostène bunod), 0,024%. Cette approbation a été annoncée hier par Bausch + Lomb, leader de la santé oculaire, filiale de Bausch Health Companies Inc. et partenaire exclusif mondial de Nicox pour VYZULTA, indiqué pour la réduction de la pression intraoculaire (PIO) chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d'hypertension oculaire.

* La remonté du pétrole permet à Vallourec de reprendre 7,8% avec CGG (+5,2%).

* Sur le CAC40, ArcelorMittal s'envole de 6,6% avec Airbus (+4,8%), Crédit Agricole (+5,2%) ou encore BNP Paribas (+4,8%).

* TechnipFMC grimpe aussi de 5,4% avec Total progresse de 2,5%.

* Elis (+4,5%) a finalisé l'acquisition de 100% de A-Vask A/S. Groupe familial danois, A-Vask A/S dispose de deux usines multiservices à Aabenraa (Sud du Danemark) et à Taastrup (région de Copenhague) avec une clientèle dans le secteur de l'Hôtellerie et le secteur public. La société a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires d'environ 8 millions d'euros. Xavier Martiré, Président du directoire d'Elis, a déclaré: "L'acquisition de A-Vask A/S permet à Elis de compléter son portefeuille clients dans l'Hôtellerie et le secteur public et de renforcer sa position au Danemark. L'accompagnement des deux actionnaires permettra de faciliter l'intégration de la société au sein du Groupe et de transférer les bonnes pratiques. Cette acquisition illustre notre stratégie de développement et contribuera à la poursuite de la croissance rentable d'Elis".

* Wendel (+2,2%) a annoncé avoir conclu un accord pour acquérir 4,8% du capital de Stahl auprès de Clariant, pour un montant de 50 millions d'euros. À la suite de cette acquisition, Wendel augmente sa participation dans Stahl à environ 67% du capital. Clariant détient désormais environ 14,5% de Stahl et renonce à son poste d'administrateur ainsi qu'à ses droits de veto spécifiques. Le reste du capital de Stahl reste détenu par BASF (environ 16% des parts), par le management de la société ainsi que d'autres actionnaires minoritaires. Cette transaction contribue positivement à la création de valeur de Wendel, estime ce dernier. Wendel est actionnaire de long terme de Stahl depuis juin 2006 et contrôle seul la société depuis 2009.

* Pernod Ricard est en hausse de 1,5%. Le groupe de spiritueux n'est guère pénalisé par une note de Bernstein qui a dégradé la valeur à 'sous-performer'. Le broker, qui a également abaissé sa recommandation sur Diageo, pense que les fortes tendances organiques se poursuivront en 2019, mais note que les deux groupes se négocient avec une prime "exceptionnellement élevée" par rapport à leurs pairs.

VALEURS EN BAISSE

* TF1 recule de 1,7% et M6 cède 2,2%, pénalisés par une note de Morgan Stanley. Dans une note sectorielle, Morgan Stanley indique être toujours négatif sur les valeurs des médias en Europe, estimant que les investissements nécessaires dans les services de vidéos à la demande vont peser sur les free cash-flow, les résultats et la distribution de dividendes. La banque américaine réitère ainsi son conseil 'sous-pondérer' sur la M6 tout en réduisant sa cible de 14 à 11,4 euros. Morgan Stanley reste également à 'sous-pondérer' sur TF1 avec un objectif abaissé de 7,1 à 5,6 euros.

* Aucune valeur du CAC40 n'a terminé sa course dans le rouge ce vendredi soir...

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