Cotation du 18/03/2019 à 18h05 CAC 40 +0,14% 5 412,83
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Clôture Paris : le CAC 40 reprend son souffle

Clôture Paris : le CAC 40 reprend son souffle
Clôture Paris : le CAC 40 reprend son souffle
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Encore bien orienté en début de séance, profitant toujours des dernières bonnes nouvelles sur le front budgétaire US ("shutdown") et commercial (Etats-Unis/Chine), le CAC 40 a piqué du nez en début d'après-midi ce jeudi, plombé par les chiffres décevants de la consommation américaine en fin d'année... L'indice parisien a ainsi perdu 0,23%, à 5.062 pts en clôture (sommet "intraday" de 5.117 pts), après trois séances consécutives de rebond (pour un gain cumulé de plus de 2%). Du côté des sociétés, les opérateurs ont globalement plutôt bien accueilli une avalanche de publications : Legrand, Schneider Electric, Airbus ou encore Capgemini s'affichent ainsi parmi les plus fortes progressions du CAC 40 aujourd'hui. Unibail-WFD est en revanche la lanterne rouge... Outre-Atlantique, Wall Street corrige également pour le moment, malgré le rebond de Cisco dans le sillage de sa publication trimestrielle. Les perspectives sans grand relief de Coca-Cola plombe en revanche le titre sur les marchés US.

ECO ET DEVISES

D'après le rapport gouvernemental du jour aux États-Unis, les ventes de détail pour le mois de décembre 2018 sont ressorties en retrait de 1,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +0,1% et une progression de 0,1% un mois auparavant. Hors automobile cette fois, les ventes de détail chutent de 1,8% en décembre 2018, alors que le consensus était celui d'une relative stabilité. Un mois avant, les ventes de détail hors automobile étaient ressorties inchangées. Enfin les ventes de détail hors automobile et essence ont régressé de 1,4% pour le mois de décembre 2018, en comparaison du mois antérieur, contre +0,4% de consensus de place et +0,5% pour le mois précédent. Les révisions concernant le mois de novembre 2018 sont par ailleurs négatives. La croissance globale des ventes de détail est ajustée à +0,2% à +0,1%. Hors automobile, la performance est stable, alors qu'une croissance de 0,2% avait été précédemment estimée.

Donald Trump envisagerait désormais de repousser de 60 jours la date-butoir du 1er mars pour l'augmentation des tarifs douaniers appliqués aux importations chinoises, affirme aujourd'hui l'agence Bloomberg, citant des sources anonymes. Il s'agirait bien évidemment de se donner plus de temps pour peaufiner un accord commercial exhaustif. Trump a également confié hier aux journalistes que les négociations progressaient "très bien". En revanche, notons tout de même que l'éditeur en chef du 'Global Times' chinois, Hu Xijin, citant une source proche des discussions, a estimé sur Twitter que les spéculations relatives à cette extension étaient "inexactes".

Légère hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis. Selon les données du Département américain au Travail, ces dernières ont progressé, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, de 4.000 la semaine passée à 239.000. Le consensus tablait sur une petite baisse à 225.000.

Pas de surprise pour la croissance européenne au quatrième trimestre 2018. Le PIB, corrigé des variations saisonnières, a bel et bien progressé de 0,2% dans la zone euro sur la période, soit au même rythme qu'au trimestre précédent. Sur un an, la croissance atteint 1,2% après +1,6% au troisième trimestre 2018, précise Eurostat. Sur l'ensemble de l'année, le PIB a augmenté de 1,8% dans la zone euro après une hausse de 2,4% en 2017.

Les derniers chiffres du commerce chinois sont assez intéressants ce jeudi. L'excédent commercial de la Chine avec les États-Unis pour le mois de janvier 2019 s'est tassé à 27,3 milliards de dollars, alors qu'il était de 29,9 milliards de dollars pour le mois de décembre 2018. Cet excédent était ressorti, en 2018, au plus haut niveau en plus de dix ans. Les chiffres révélés par les douanes chinoises montrent que les importations en provenance des USA ont fortement décliné, de 41% en glissement annuel, à 9,2 milliards de dollars. Ces importations ressortent ainsi au plus bas niveau, en dollars, depuis février 2016. Dans le même temps, les exportations vers les Etats-Unis ont reculé de 2,4% pour ressortir à 36,5 milliards de dollars, au plus bas niveau depuis avril 2018. En janvier, les exportations chinoises ont grimpé de plus de 9% en glissement annuel, alors que les spécialistes tablaient pour beaucoup sur une baisse. Les importations chinoises de janvier ont reculé de 1,5% en comparaison de l'an dernier, alors que le consensus établi par Reuters se situait à -10%.

L'économie allemande a calé en fin d'année dernière. Après un premier semestre assez dynamique, le PIB, ajusté des variations saisonnières, des prix et des effets calendaires, a reculé de 0,2% au troisième trimestre puis est resté stable au cours des trois derniers mois de 2018, vient d'annoncer l'Office fédéral de la statistique. Le marché tablait sur une légère progression de 0,1%. En glissement annuel, la croissance se limite à 0,9%. Si Berlin a profité d'une demande intérieure assez solide, le commerce extérieur a pesé sur l'activité.

Le Congrès américain doit valider ce jeudi le compromis mettant un terme, provisoirement au moins, au conflit budgétaire entre Républicains et Démocrates. Le projet de loi n'accorde pas au président Trump sa demande de financement de 5,7 milliards de dollars pour la construction du mur à la frontière avec le Mexique, mais il aurait le mérite d'éviter un nouveau blocage administratif partiel en finançant jusqu'à la fin du mois de septembre les agences fédérales menacées d'un retour au 'shutdown'. Il s'agit donc d'une nouvelle course contre la montre, Sénat et Chambre des Représentants devant valider la législation ce soir, afin de donner à Trump le temps d'étudier les mesures et de promulguer la loi. Les négociateurs parlementaires ont apporté hier mercredi les touches finales au projet. Donald Trump doit signer l'accord avant minuit, demain vendredi, pour épargner aux États-Unis un nouveau blocage administratif.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1277$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 53,9$ et le Brent s'affiche à 64,1$.

VALEURS EN HAUSSE

* Suspendu ces deux derniers jours, Terreïs s'envole logiquement pour sa reprise de cotation (+34,4%). Le groupe a annoncé la cession d'un portefeuille de 28 actifs immobiliers pour un prix de 1,7 milliard d'euros (hors droits) à Swiss Life AG. Suite à cette opération, le management propose le versement d'un dividende pour l'ensemble des actionnaires (25 euros) et le lancement d'une offre publique de rachat d'actions, éventuellement suivi d'une offre de retrait obligatoire, à hauteur de 35 euros par titre. Au global, les actionnaires vont ainsi percevoir 60 euros par action.

* DBV Technologies s'envole de 9,2%. Le groupe a fait le point sur le parcours réglementaire de Viaskin Peanut pour le traitement des enfants âgés de 4 à 11 ans allergiques à l'arachide. Des progrès importants ont été réalisés, permettant une resoumission de la BLA au troisième trimestre 2019.

* Ipsen (+7,7%). "Ipsen s'affiche comme l'une des plus belles de croissance rentable du secteur pharmaceutique"... En une formule, Pierre Vaurice, analyste à Midcap Partners Louis Capital Markets, résume bien le sentiment qui se dégage au sein de la communauté financière après la publication des comptes d'Ipsen, dont la teneur a dépassé les attentes du consensus.

* Legrand gagne 7,1%. Avec +4,9% de croissance organique de ses ventes en 2018, le groupe dépasse l'objectif qu'il s'était fixé pour l'année qui était proche de +4%. L'effet de l'accroissement du périmètre de consolidation est également très soutenu à +7,8%. Hors effet de change, la croissance du chiffre d'affaires ressort ainsi à +13% en 2018, son meilleur niveau depuis 2006. Le résultat opérationnel ajusté progresse de +9,7%, à plus de 1,2 MdE, et la marge opérationnelle ajustée avant acquisitions atteint 20,2% du chiffre d'affaires, en ligne avec l'objectif 2018 qui était compris entre 20% et 20,5%. Le résultat net part du Groupe est en forte hausse de +23,3% et le cash-flow libre normalisé progresse de +21,5%, pour représenter 14,9% du chiffre d'affaires.

* Imerys (+6,6%). Le résultat courant net, part du Groupe, par action, s'inscrit en hausse de +6,2% à 4,5 euros. Le résultat net, part du Groupe progresse de +52% à 559,6 ME en 2018 (368,2 ME en 2017).

* Nexans (+4,5%). Le résultat net part du Groupe ressort à 14 millions d'euros contre 125 millions d'euros en 2017. Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale des actionnaires la distribution d'un dividende au titre de l'exercice 2018 de 0,30 euro par action.

* Schneider Electric (+3,7%). Le chiffre d'affaires s'inscrit à 25,7 milliards d'euros, +7% en organique avec un EBITA ajusté en hausse organique de 10% à 3,9 milliards d'euros, soit une marge de 15,1%, en amélioration organique de 50 points de base. Le Résultat net s'inscrit à un niveau record de 2,3 milliards d'euros, en hausse de +9%. Le dividende proposé ressort à 2,35 euros par action, en hausse de +7%.

* Capgemini (+3,2%). Le résultat net part du Groupe ressort par voie de conséquence à 730 millions d'euros pour l'année 2018, en baisse par rapport aux 820 millions d'euros enregistrés en 2017 du fait de la charge d'impôt plus élevée. Le bénéfice par action (non dilué) pour l'exercice 2018 est de 4,37 euros. Le résultat normalisé par action est de 5,74 euros et s'établirait à 6,06 euros en retraitant la charge transitoire d'impôt ce qui représente un niveau proche (-3%) de celui de l'année 2017. Le free cash-flow organique s'établit en hausse à 1.160 millions d'euros et dépasse l'objectif de 1.000 millions d'euros visé en début d'année. Le Groupe bénéficie sur l'exercice 2018 d'une amélioration de 65 millions d'euros de son besoin en fonds de roulement liée à une baisse de 2 jours du délai moyen de recouvrement des créances clients (DSO).

* Airbus (+2,7%) a annoncé jeudi des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre, qui ont toutefois été ternis par l'annonce de l'arrêt de son programme emblématique de très gros porteur A380, lancé il y a une douzaine d'années. Le leader européen de l'aéronautique, l'espace et la défense a annoncé pour le quatrième trimestre un Ebit ajusté de 3,096 milliards d'euros, en hausse de 56% sur un an, après avoir accéléré son rythme de livraisons d'appareils à la fin de l'année afin de rattraper son retard. Le chiffre d'affaires du groupe a, pour sa part, progressé de 11% à 23,3 milliards. Les analystes tablaient sur un Ebit ajusté de 2,292 milliards avec un chiffre d'affaires de 22,372 milliards, selon un consensus réalisé par Reuters. Le consensus établi par Airbus tablait pour sa part sur un Ebit ajusté de 2,36 milliards et un chiffre d'affaires de 22,818 milliards. Airbus table sur 880 à 890 livraisons d'appareils en 2019 avec une hausse de 15% de son résultat d'exploitation.

* Renault (+1,6%) a dévoilé un chiffre d'affaires en repli de 2,3 % à 57,42 MdsE. A taux de change comparables, le chiffre d'affaires aurait été en hausse de 2,5 %. La marge opérationnelle du Groupe, à 3,61 MdsE, représentant 6,3% du chiffre d'affaires contre 6,6% en 2017. Hors impact IFRS 15, la marge opérationnelle aurait été de 6,5 %, en retrait de 0,1 point par rapport à 2017. Le résultat d'exploitation du Groupe ressort à 2,99 MdsE, contre 3,81 MdsE un an plus tôt. Cette baisse s'explique notamment par l'impact de la crise en Argentine et de provisions liées au programme de dispense d'activité de fin de carrière en France. Enfin le résultat net atteint 3,45 MdsE contre 5,31 MdsEs. Ce repli provient principalement de la moindre contribution de Nissan, en baisse de 1,28 MdE. Cette dernière avait notamment bénéficié en 2017 de produits non récurrents à hauteur de 1 021 millions d'euros.

* EDF (+0,7%). Jean-Bernard Lévy devrait bien être reconduit à la tête d'EDF. Confirmant les dernières rumeurs à ce sujet, l'Elysée a annoncé souhaiter la prolongation de Jean-Bernard Lévy au poste de PDG de l'électricien.

VALEURS EN BAISSE

* Après avoir chuté de 8,5% hier, Stallergènes Greer cède encore 6,3% ce jeudi. L'afflux d'ordres de vente fait suite à l'avertissement sur résultat réalisé hier avant bourse par le laboratoire spécialisé dans le traitement des allergies. Le groupe franco-britannique a prévenu que son EBITDA devrait ressortir dans le bas de la fourchette annoncée initialement, qui se situait à 40-50 millions d'euros.

* Unibail-WFD (-5,7%). Le résultat net récurrent par action ajusté est de 12,92 Euros, au-dessus des prévisions, en croissance de +7,2% par rapport à 2017. Les loyers nets à périmètre constant progressent de +4% en Europe continentale, soit +260 points de base au-dessus de l'indexation, +3,4% au Royaume-Uni et -1,6% aux Etats-Unis. Le coût moyen de la dette est de 1,6% avec une maturité moyenne de 7,5 années. L'actif net réévalué (ANR) EPRA se situe à 221,80 Euros, en hausse de +5,1%.

* Après trois séances consécutives de rebond, Natixis rechute de 4,7%.

* Sur le CAC40, EssilorLuxottica perd également 3,1% avec Michelin (-2%) ou encore BNP Paribas (-2,3%).

* Air France KLM redonne 2,8% alors que la Commission européenne a autorisé le projet d'acquisition du contrôle en commun de Virgin Atlantic par Air France-KLM, Delta et le groupe Virgin. La Commission est parvenue à la conclusion que l'opération ne poserait pas de problème de concurrence au sein de l'Espace économique européen. La décision porte sur le projet d'acquisition, par Air France-KLM, d'une participation de contrôle conjoint de 31% dans Virgin Atlantic Limited, qui conduira à l'acquisition du contrôle en commun de Virgin Atlantic par Air France-KLM, Delta Air Lines Inc. et le groupe Virgin.

* Crédit Agricole (-0,8%). Le résultat net part du Groupe publié est de 4,4 MdsE (3,649 MdsE en 2017), soit une progression de +20,6%. Hors éléments spécifiques, le résultat net part du Groupe sous-jacent augmente de +12,2% par rapport à celui de l'ensemble de l'année 2017, à 4,405 MdsE, au-dessus de l'objectif fixé dans le cadre du Plan à Moyen Terme Ambitions 2020 (4,2 MdsE), qui est atteint avec un an d'avance. Le bénéfice par action sous-jacent atteint 1,39 euro par action, en hausse de +13,8% par rapport à celui de l'ensemble de l'année 2017.

* Air Liquide (-0,4%). Le résultat net part du Groupe s'établit à 2.113 millions d'euros en 2018, en progression de +4,2% par rapport au résultat net "récurrent" de 2017 qui exclut les éléments exceptionnels et l'impact de la réforme fiscale américaine qui étaient sans effet sur la trésorerie. Il est en hausse de +8,7% en excluant également l'effet change.

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