Cotation du 21/11/2018 à 18h05 CAC 40 +1,03% 4 975,50
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Clôture Paris : le CAC 40 reperd un peu de terrain

Clôture Paris : le CAC 40 reperd un peu de terrain
Clôture Paris : le CAC 40 reperd un peu de terrain
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40, qui ne parvient pas à retrouver les 5.000 points, a enregistré une nouvelle baisse de 0,22% ce mardi, à 4.978 points en clôture. En Europe, les derniers indicateurs confirment un ralentissement de la croissance en zone euro et mettent particulièrement en lumière les difficultés économiques de l'Italie... Du côté des valeurs, BNP Paribas s'affiche comme la plus forte baisse de l'indice parisien aujourd'hui, après la publication des comptes du troisième trimestre. Aux Etats-Unis, Wall Street tente un rebond actuellement, dans un marché toujours nerveux, alors que les publications trimestrielles restent nombreuses...

ECO ET DEVISES

Le ralentissement de l'activité dans la zone euro est confirmé. Il est même plus important qu'anticipé par le marché. Au cours du troisième trimestre, le PIB, corrigé des variations saisonnières, a augmenté de 0,2% après avoir progressé de 0,4% au cours des trois mois précédents. Selon les données préliminaires d'Eurostat, la croissance annuelle s'est également essoufflée à 1,7% après +2,2% au deuxième trimestre. Le consensus tablait respectivement sur des hausses de 0,4% et 1,8%. La Commission européenne a annoncé séparément une dégradation du sentiment économique dans la zone euro en octobre pour le 10e mois consécutif, à 109,8 points contre 110,9 en septembre. Il s'agit de la plus forte baisse de cet indicateur depuis le mois de mars.

L'inflation accélère en Allemagne. Selon les données préliminaires de l'Office fédéral de la statistique, l'inflation annuelle a atteint 2,5% en octobre, après +2,3% en septembre, du jamais vu depuis septembre 2008 ! En séquentiel, les prix à la consommation progressent de 0,2%, soit davantage que la hausse de 0,1% attendue par le marché. En données harmonisées aux normes européennes, l'inflation annuelle atteindrait 2,4%, contre 2,2% le mois précédent, au plus haut depuis février 2012. L'inflation dans l'ensemble de la zone euro sera dévoilée demain matin. Elle est également attendue en progression malgré le ralentissement de la croissance économique dans la région.

Le PIB français a progressé de 0,4% au troisième trimestre 2018 selon l'INSEE, après +0,2%. Les dépenses de consommation des ménages se redressent (+0,5% après -0,1%). La formation brute de capital fixe croît presque aussi vivement qu'au trimestre précédent (FBCF : +0,8% après +0,9%). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) accélère : elle contribue à la croissance du PIB pour 0,5 point au troisième trimestre après 0,2 point le trimestre précédent. Les importations ont ralenti au troisième trimestre (+0,3% après +0,7%), tandis que les exportations accélèrent (+0,7% après +0,1%). Au total, le solde extérieur a contribué positivement à la croissance du PIB : +0,1 point, après -0,2 point au deuxième trimestre. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (-0,2 point après +0,2 point).

Gros coup de mou pour la consommation des ménages à la rentrée. Selon les données de l'Insee, les dépenses de consommation ont reculé de 1,7% en volume en septembre après une augmentation de 1,1% en août. Cette baisse s'explique par le net repli de la consommation des biens fabriqués (-2,5%) et énergétiques (-1,2%), et le nouveau recul de la consommation alimentaire (-0,9%). Le consensus tablait sur un repli limité à 0,4%. Sur l'ensemble du troisième trimestre, la consommation des ménages en biens se redresse néanmoins par rapport au trimestre précédent (+0,6% après 0,3%).

Très attendues, les données de l'activité italienne au troisième trimestre ne sont pas très rassurantes. Le PIB transalpin est en effet resté stable sur les trois mois clos fin septembre alors que le consensus tablait sur une hausse de 0,2%. C'est la première fois depuis la fin 2014 que l'économie ne progresse pas en variation trimestrielle. Istat évoque une contraction de l'activité industrielle mais une croissance dans l'agriculture et les services. Toujours selon les données préliminaires d'Istat, le PIB affiche une croissance de 0,8% sur un an contre +1,2% au deuxième trimestre et 0,9% attendu par le marché. Le gouvernement table sur une croissance de 1,2% cette année et s'est fixé un objectif de 1,5% pour 2019. Ces premières estimations pour le troisième trimestre ne devraient que renforcer la défiance de l'UE vis-à-vis de Rome alors que Bruxelles a déjà demandé au gouvernement populiste italien de revoir son projet de budget 2019.

L'indice de confiance des consommateurs américains pour le mois d'octobre 2018 est ressorti à 137,9, d'après le Conference Board ce jour, contre un consensus de place de 136,3 et un niveau révisé (en baisse) à 135,3 pour le mois de septembre 2018.

Le Président américain Donald Trump a beau répéter à qui veut l'entendre qu'il ne veut pas influencer la Banque centrale américaine, cela y ressemble tout de même fort. Le leader américain vient ce mardi de tweeter un commentaire de Scott Wren, stratège senior des marchés actions mondiaux chez Wells Fargo, déclarant : "Si la Fed faisait machine arrière et commençait à parler de manière un peu plus accommodante, je pense que nous reviendrions aussi vite à l'objectif allant de 2.800 à 2.900 (points) que nous avions pour le S&P500".

D'après trois personnes familières de la question citées par l'agence Bloomberg, les Etats-Unis se prépareraient à annoncer début décembre de nouveaux tarifs douaniers qui porteraient sur la totalité des importations chinoises restantes, en cas d'échec des discussions prévues le mois prochain entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.En cas d'annonce début décembre d'une nouvelle liste de produits chinois taxés, la mise en oeuvre effective des prélèvements douaniers supplémentaires pourrait intervenir début février. Elle concernerait alors environ 257 milliards de dollars de produits chinois importés additionnels, d'après deux sources de Bloomberg. Ainsi, les USA appliqueraient alors des taxes supplémentaires à la totalité des importations chinois, qui représentent plus de 500 milliards de dollars. Le Président américain, interviewé par Fox News, a affirmé : "Je pense que nous trouverons un grand accord avec la Chine, et il doit être grand car ils ont asséché notre pays".

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1362$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 66,6$ et le Brent s'affiche à 76,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* Sequana bondit de 29% après avoir été massacré ces dernières semaines.

* Valeo monte encore de 3,7% après avoir déjà grimpé de 9,3% hier.

* Suez (+3,6%) affiche un chiffre d'affaires, au 30 septembre, de 12,70 MdsE, avec une croissance organique de +3,8%, marquant une nouvelle progression au troisième trimestre après +3% au premier semestre. L'EBIT au 30 septembre 2018 s'établit à 963 ME, soit une croissance organique de +7,5%, en ligne avec le premier semestre et une progression de +13,3% à changes constants et hors impact de l'allocation du prix d'acquisition de GE Water (PPA). Suez confirme ses perspectives pour l'année 2018 à savoir notamment une croissance du chiffre d'affaires à changes constants de 9%, une progression de l'EBIT de 10% à changes constants avant prise en compte de l'effet de l'allocation du prix d'acquisition de GE Water. Veolia en profite pour progresser de 4,2%, en tête du CAC40.

* Nicox (+3,4%) a décidé de reporter son projet de double cotation au Nasdaq en raison de la grande volatilité des marchés financiers, estimant qu'il ne serait pas dans l'intérêt de ses actionnaires pour le moment.

* Capgemini (+1,8%) tient aujourd'hui à Londres une journée consacrée aux analystes financiers et aux investisseurs institutionnels. "Le Groupe y exposera en particulier sa stratégie de gestion de son portefeuille d'offres et son approche résolument orientée client, qui sont des facteurs clés de sa croissance, sa rentabilité et sa résilience. Ces thématiques seront illustrées par des interventions de sociétés de premier plan dont Capgemini accompagne la transformation digitale". A cette occasion, Capgemini réitère son ambition d'atteindre à moyen terme un taux de marge opérationnelle comprise entre 12,5% et 13% et une croissance organique comprise entre 5% et 7%.

* Wendel (+0,2%) a annoncé son intention de céder 4,73% du capital de Bureau Veritas (-2,8%). À l'issue de l'opération, Wendel détiendra environ 35,8 %1 du capital et 51,9 % des droits de vote de la société. Cette cession permettra d'augmenter sensiblement le flottant et la liquidité de Bureau Veritas tout en permettant à Wendel de demeurer son actionnaire majoritaire.

VALEURS EN BAISSE

* BNP Paribas perd 2,8%. Première banque française à publier ses résultats du troisième trimestre, BNP Paribas a dévoilé des comptes mitigés. Si le résultat net de l'établissement de la rue d'Antin a progressé de 4%, à 2,124 milliards d'euros, légèrement supérieur au consensus (2,04 MdsE), il ressort stable hors éléments exceptionnels. Le résultat d'exploitation recule de 7,9% à 2,389 MdsE pour un produit net bancaire en diminution de 0,4% à 10,352 MdsE (10,55 MdsE de consensus). Le coût du risque, à 686 ME, augmente de 2,7%.

* Sur le CAC40, ArcelorMittal recule aussi de 2,5% avec Kering (-1,4%) ou encore Airbus (-2%).

* DBV Technologies (-2,4%) annonce sa position de trésorerie au 30 septembre. La position de trésorerie de DBV Technologies s'établit à 153,9 millions d'euros, comparée à 137,9 millions d'euros au 31 décembre 2017.

* Dans le sillage de BNP Paribas, Société Générale cède 1,6% et Crédit Agricole recule de 1,6%.

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