Cotation du 06/07/2022 à 18h05 CAC 40 +2,03% 5 912,38
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Clôture Paris : le CAC 40 reperd 0,81%

Clôture Paris : le CAC 40 reperd 0,81%
Clôture Paris : le CAC 40 reperd 0,81%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après deux séances de rebond, la cote parisienne est repartie en baisse de 0,81% à 5.916 points ce mercredi sur fond de craintes persistantes concernant le devenir de l'inflation. La cote américaine reste aussi volatile, à l'écoute du discours de Jerome Powell face au Congrès US, alors que les craintes de récession grandissent à vue d'oeil dans la foulée des avertissements d'Elon Musk ou encore de Goldman Sachs sur le sujet... Les cours du brut reviennent à 111$ le brent, tandis que l'euro remonte sur les 1,06/$.

ECO ET DEVISES

Jerome Powell, le président de la Fed, s'exprimait donc cet après-midi devant la commission bancaire du Sénat américain, avant une audition similaire devant la Chambre des représentants demain jeudi... Il a bien évidemment été questionné sur l'inflation record qui continue de galoper.
J. Powell a affirmé que la banque centrale américaine poursuivra la hausse des taux afin de contenir l'inflation, après cette hausse de trois quarts de point, la plus forte en près de trois décennies... Il a réaffirmé l'engagement de la Fed à lutter contre cette inflation (8,6% aux USA selon les derniers chiffres pour le mois de mai) au plus haut de 41 ans. "Durant l'année passée, l'inflation a clairement surpris à la hausse, et des surprises supplémentaires pourraient être en vue", a commenté le patron de la Fed qui se montre toutefois confiant concernant la résistance de l'économie américaine face au durcissement monétaire, alimentant les espoirs "d'atterrissage maîtrisé". Il juge l'économie américaine toujours très solide, et capable de faire face à une politique monétaire plus dure : "L'économie américaine est bien positionnée pour gérer des hausses de taux supplémentaires", lance ainsi Powell, évoquant une économique "très forte" malgré ce début de durcissement et une inflation pesante, sans exclure complètement un risque de récession à moyen terme.
Le rythme des prochaines hausses de taux dépendra des indicateurs et de l'évolution des perspectives économiques. "Nous prendrons nos décisions réunion après réunion", a expliqué le leader de la banque centrale américaine, qui maintient donc le cap, alors même que la marge de manoeuvre de l'institution monétaire US semble de plus en plus limitée...

Auparavant, tout comme Joe Biden, la Secrétaire au Trésor et ex-patronne de la Fed, Janet Yellen, avait estimé que la récession "n'est pas inévitable", mais que l'inflation est "trop élevée"... Dans une interview accordée à ABC, la Secrétaire au Trésor a discuté de la croissance et de l'inflation, faisant remarquer que la récession n'était donc "pas du tout inévitable", alors que la Fed prend des mesures de plus en plus agressives. Elle s'attend à ce que la croissance américaine ralentisse dans une transition naturelle vers une croissance régulière et stable, et pense que Jerome Powell peut atteindre son objectif de réduire l'inflation tout en maintenant un marché du travail solide. Cette inflation est "inacceptablement élevée", juge Yellen, qui note que la priorité absolue du président Biden est de la faire baisser. Elle constate que "les impacts des prix de l'énergie représentent en réalité la moitié de l'inflation". Elle évoque par ailleurs les efforts de l'administration Biden pour endiguer les nouvelles hausses des prix du pétrole. Interrogée sur les appels au Congrès pour des exonérations de la taxe sur l'essence, elle répond que Biden veut alléger le fardeau des ménages et que c'est en effet une idée "à considérer". Elle déclare également que l'administration envisage de lever certains tarifs de l'ère Donald Trump sur les produits chinois...

En Europe, notons que l'inflation britannique annoncée ce matin a également accéléré en mai pour atteindre son niveau le plus élevé depuis mars 1982 avec la flambée des prix alimentaires. D'après l'ONS, l'indice britannique des prix à la consommation a augmenté de 9,1% sur un an le mois dernier, en ligne avec les attentes, contre 9% en avril. Il s'agit pour l'heure du taux le plus élevé pour un pays membre du G7, ce qui complique encore le travail déjà délicat de la Banque d'Angleterre. Le ministre des Finances Rishi Sunak a déclaré que le gouvernement britannique faisait tout son possible pour lutter contre cette envolée des prix. La BoE avait précisé la semaine dernière que l'inflation devrait rester supérieure à 9% au cours des prochains mois avant de culminer à plus de 11% en octobre.

Du côté de la BCE, l'outil attendu pour éviter une fragmentation, écartement trop important des rendements obligataires entre les pays de la zone euro, ne devra pas interférer avec l'objectif de l'institution de contrôler l'inflation, a affirmé ce jour le vice-président de l'institution, Luis de Guindos... L'instrument anti-fragmentation "ne devrait pas interférer avec l'approche globale de la politique monétaire, qui devrait être axée sur la lutte contre l'inflation", a indiqué Luis De Guindos lors d'un événement à Madrid. Lors de sa réunion d'urgence la semaine dernière, le Conseil des gouverneurs avait demandé aux équipes de la BCE "d'accélérer les travaux devant aboutir à la création de cet outil contre la fragmentation des marchés obligataires de la zone euro"...

VALEURS EN HAUSSE

DBV Technologies se distingue encore en hausse de 6%. Par courrier reçu le 14 juin à l'AMF, la société de droit américain Baker Bros Advisors LP, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré avoir franchi en hausse, le 13 juin, par suite de la souscription à une augmentation de capital de la société DBV Technologies, les seuils de 20% du capital et des droits de vote de la société. Elle détient, pour le compte de ces fonds, 23.468.169 actions DBV Technologies représentant autant de droits de vote, soit 24,96% du capital et des droits de vote de la société.

Aramis : +4% avec Guerbet, Medincell, Showroomprivé (+3,5%)

Waga : +3% avec TFF, Ipsen, Lysogène

Claranova : +2,5% avec Bassac, Nexity, Capgemini, LNA et Worldline

Tarkett grimpe de 2% contre la tendance de marché, bénéficiant de son statut de 'situation spéciale' en bourse.

Pernod Ricard : +1,8% suivi de Ramsay, Bureau Veritas, Atos

Amundi +1,6%, alors que le groupe a annoncé son plan "Ambitions 2025" qui passe par une forte croissance organique, environ 5% de croissance moyenne annuelle du résultat net, une efficacité opérationnelle avec le maintien d'un coefficient d'exploitation inférieur à 53% après synergies Lyxor, un rendement attractif pour les actionnaires avec un taux de distribution supérieur ou égal à 65% (soit environ 3 MdsE de dividendes ordinaires cumulés) et enfin un capital excédentaire attendu à environ 2 MdsE, utilisé pour financer des opérations de croissance externe ou versé aux actionnaires.

Orange : +1,5% avec Stedim, Vinci, BioMerieux

Sanofi : +1% avec Hermes, Icade, Bic, Engie, Gecina

VALEURS EN BAISSE

ArcelorMittal chute de 9,5%. Le titre du numéro un mondial de l'acier subit une note de JP Morgan qui a dégradé sa recommandation à 'neutre' en visant 32,5 euros. La banque se montre prudente en amont des résultats du deuxième trimestre.

CGG : -7% avec Eramet, Elior (-6%)

Carrefour cède 7%, alors que de source de marché, Bernstein a abaissé sa recommandation à 'sous-performance', contre 'performance de marché', et réduit son objectif de cours à 16,5 euros.

Rexel chute de 5,7%, suite à un article accusateur de Mediapart à propos de "l'évasion fiscale suisse des géants français du matériel électrique". "Les premiers distributeurs mondiaux du matériel électrique Sonepar et Rexel ont créé de discrètes sociétés suisses pour toucher de l'argent des industriels, dont Schneider et Legrand. La justice soupçonne un lien avec l'entente présumée sur les prix mise en place par ces entreprises", détaille Mediapart.

Lagardere : -5,7% continue de se dégonfler suivi de Derichebourg, Vallourec (-5%), Nexans, Somfy

Technip Energies : -4,5% avec McPhy, Casino, LFE (-4%)

Bolloré : -3% avec Arkema, Scor, Airbus, SoiTec, TotalEnergies (-2,8%)

Dassault Aviation : -2,5% avec JC Decaux et ADP

Accor perd -1,7%. Le groupe a précisé ce jour demeurer en Russie, le groupe y détenant 60 hôtels et y employant 4.000 salariés, indique l'agence Reuters. Le groupe considère par ailleurs qu'il faut faire la distinction entre le Kremlin et la population russe, et ajoute qu'il ne gagne pas d'argent en Russie.

Crédit Agricole fléchit de 1,6%. Le groupe lance son plan à moyen terme à horizon 2025 "Ambitions 2025". Ce Plan vise à produire, pour Crédit Agricole S.A., un résultat net part du groupe supérieur à 6 milliards d'euros et à renforcer encore la rentabilité, avec un retour sur fonds propres tangibles supérieur à 12%.

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