Cotation du 11/12/2018 à 13h29 CAC 40 +1,97% 4 835,84
  • PX1 - FR0003500008

Clôture Paris : le CAC 40 préserve les 5.000 points

Clôture Paris : le CAC 40 préserve les 5.000 points
Clôture Paris : le CAC 40 préserve les 5.000 points
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC 40, qui avait retrouvé les 5.000 points hier en clôture, a terminé sa course en légère baisse de 0,05% ce vendredi, à 5.003 points. Les opérateurs restent prudents en attendant la fin du G20. Le président américain Donald Trump rencontrera son homologue chinois Xi Jinping samedi soir à Buenos Aires, à l'occasion du sommet. A ce stade, il est très difficile de mesurer les chances des deux dirigeants de parvenir à un accord commercial... Les dernières données économiques montrent par ailleurs une poursuite de l'essoufflement de l'économie chinoise sur fond de guerre commerciale. Selon le China Daily, voix officielle de Pékin en langue anglaise, les deux premières puissances mondiales sont en mesure de parvenir à un accord commercial lors de ce G20 à condition que Washington soit "raisonnable" dans les discussions visant à désamorcer les tensions...

Le CAC40 gagne 1,1% sur la semaine, mais recule de 1,7% sur l'ensemble du mois de novembre 2018.

ECO ET DEVISES

Le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 2% en novembre contre 2,2% en octobre, annonce Eurostat dans son estimation initiale. L'inflation annuelle 'core', qui exclut les éléments les plus volatiles, recule de son côté de 1,1% à 1%. Le consensus tablait respectivement sur 2,1% et 1,1%. Bien que l'inflation se maintienne près de l'objectif de la BCE (un peu moins de 2%) depuis plusieurs mois, la hausse des coûts énergétiques explique l'essentiel de cette tenue des prix. Certains analystes estiment ainsi que la BCE pourrait être amenée à annoncer de nouvelles mesures de soutien à l'économie lors de sa réunion du mois prochain. D'autant que l'activité européenne montre de sérieux signes d'essoufflement. La mise en place d'une nouvelle série de prêts à long terme (LTRO) a notamment été évoquée ces dernières semaines.

A l'image de la situation en Allemagne, l'inflation a également été moins vigoureuse en France en novembre. Sur un an, la hausse des prix à la consommation ralentirait à +1,9% après +2,2% en octobre, annonce l'Insee dans son estimation provisoire. La baisse de l'inflation résulterait d'un ralentissement des prix des services, de l'énergie, de l'alimentation et du tabac. Ceux des produits manufacturés reculeraient un peu moins que le mois précédent. En séquentiel, les prix à la consommation diminueraient de 0,2%, après une augmentation de +0,1% en octobre. En données harmonisées aux normes européennes, l'indice des prix à la consommation ralentirait également, à +2,2% après +2,5 % en octobre, et contre 2,3% de consensus. Sur un mois, il se replierait de 0,2%, après +0,1% le mois précédent.

Concernant les "minutes" de la Fed publiées hier soir, le compte-rendu a montré que l'institution prévoit toujours une hausse des taux d'intérêt en décembre, mais aussi qu'elle apparaît de plus en plus divisée sur l'évolution de la trajectoire monétaire à venir en 2019, suggérant donc une possible pause. Mercredi déjà, le président de la Fed Jerome Powell avait adopté un ton plus "colombe", en affirmant que les taux étaient désormais "juste en dessous" du "niveau neutre" qui permet à l'économie de continuer à croître sans être ni restreinte, ni trop stimulée.

L'indice PMI de Chicago pour le mois de novembre 2018 est ressorti à 66,4, contre 58 de consensus de place et 58,4 un mois auparavant.

L'essoufflement de l'économie chinoise semble en outre se poursuivre, alors que l'indice PMI manufacturier officiel est tombé à 50 en novembre, ce qui traduit une stagnation de l'activité (une première depuis plus de deux ans)...

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1322$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 50,3$ et le Brent s'affiche à 58,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* Altice gagne 15,9%. Comme le laissaient entendre les dernières rumeurs, Altice Europe va bien céder une partie de ses infrastructures dédiées à la fibre. Le groupe de Patrick Drahi est entré en négociations exclusives avec Allianz Capital Partners, AXA Investment Managers-Real Assets et OMERS Infrastructure pour leur vendre 49,99% de SFR FTTH pour un montant de 1,8 milliard d'euros, sur la base d'une valorisation de 3,6 milliards d'euros. La transaction devrait être finalisée au premier semestre 2019.

* Sur le CAC40, Air Liquide monte de 2,5% avec Sanofi (+1,2%) ou encore Danone (+0,8%).

* Total progresse de 1,5%. Un porte-parole de la CGT Total a annoncé jeudi soir la suspension du mouvement de grève qui touche depuis une semaine plusieurs raffineries du groupe en France.

* Edenred monte de 0,7%. Le groupe a fait part du succès d'une émission obligataire pour un montant de 500 millions d'euros, d'une durée de 7 ans (échéance : 6 mars 2026), assortie d'un coupon de 1,875%.

* Air France KLM (stable). Le groupe réfléchit à une fermeture de Joon, la plus récente de ses compagnies aériennes, a appris Reuters de plusieurs sources au sein du groupe, une décision qui pourrait aider son nouveau PDG Ben Smith à remédier à la sous-performance chronique d'Air France.

VALEURS EN BAISSE

* Iliad(-4,3%). Très attendue par la communauté Free mais également par les marchés, Iliad devrait présenter sa nouvelle box le 4 décembre. La maison-mère de Free a envoyé une invitation aux médias pour un "événement" dont elle ne dévoile pas l'objet mardi prochain. Mais il ne fait guère de doute que l'opérateur présentera sa nouvelle box (la FreeboxV7). Son lancement, d'abord annoncé fin 2017-début 2018, a été retardé à plusieurs reprises. Les dirigeants avaient dernièrement indiqué que l'appareil serait présenté avant noël.

* Carrefour cède encore 3,1% après avoir déjà reculé de 2% hier.

* Sur le CAC40, Bouygues perd aussi 2,2% avec TechnipFMC (-1,7%).

* Fin de semaine difficile pour le compartiment automobile en bourse. Valeo (-1,3%), Faurecia (-6,2%), PSA Groupe (-0,3%) ou encore Renault (-0,5%) sont à la peine alors que HSBC, citant les "incertitudes politiques/macro-économiques" pour l'industrie en 2019, a revu sa copie à la baisse sur la plupart des constructeurs et équipementiers. Le broker explique que les marchés européens et américains sont en haut de cycle et que si la croissance mondiale reste tirée par les marchés émergents, "la visibilité sur la Chine est faible". En outre, le Brexit et les tensions commerciales posent des "risques politiques importants", tandis que les coûts liés au respect de règles plus strictes en matière d'émissions et le passage à des modèles électriques constituent un fardeau pour les acteurs du secteur.

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com