Cotation du 12/12/2018 à 18h05 CAC 40 +2,15% 4 909,45
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Clôture Paris : le CAC 40 plonge encore !

Clôture Paris : le CAC 40 plonge encore !
Clôture Paris : le CAC 40 plonge encore !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

La purge continue à Paris, dans le sillage de la brutale dégringolade des indices américains hier soir et asiatiques ce matin.... Après une chute de plus de 2% hier, le CAC 40 a encore plongé de 1,92% ce jeudi, à 5.106 points en clôture. L'indice parisien, qui affiche désormais une baisse de près de 8% depuis fin septembre et un recul de près de 4% sur 2018, reste toutefois au-dessus de ses plus bas annuels inscrits en mars dernier (autour de 5.040 points). Les préoccupations sur les marchés demeurent sensiblement les mêmes que ces derniers jours : inquiétudes concernant la croissance mondiale, situation en Italie, contexte de hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis, dégradation des relations commerciales sino-américaines, risques autour des économies chinoises et émergentes... Les prix du pétrole poursuivent également leur correction, plombés par les nouvelles anticipations de la croissance mondiale, avec un baril WTI qui retombe actuellement sur les 71,4$.

ECO ET DEVISES

Faut-il s'alarmer, après une chute de plus de 800 points de l'indice Dow Jones hier soir et un plongeon des valeurs technologiques ? Pas à en croire Donald Trump, qui pense qu'il s'agit là d'une simple 'correction' des marchés financiers et non pas d'un krach. "En fait, c'est une correction que nous attendions depuis longtemps, mais je suis vraiment en désaccord avec ce que fait la Fed", a indiqué Trump devant les reporters en Pennsylvanie.

Le Président américain s'en est encore pris à la Fed, qui relève les taux trop rapidement à son goût. "Je pense que la Fed fait une erreur. Ils sont tellement durs. Je pense que la Fed est devenue folle", a même lancé Trump devant les journalistes, alors que la Banque centrale américaine, désormais dirigée par Jerome Powell, s'apprête à remonter ses taux pour la quatrième fois de l'année le 19 décembre. Il était extrêmement rare, jusqu'à l'élection de Trump, qu'un président américain critique ouvertement la Fed, supposée être indépendante.

L'indice américain des prix à la consommation pour le mois de septembre 2018 est ressorti en progression de 0,1% en comparaison du mois antérieur et en hausse de 2,3% en glissement annuel. Le 'CPI' hors alimentaire et énergie a pour sa part progressé de 0,1% par rapport au mois d'août et de 2,2% en comparaison de l'an dernier.

Le Département US au Travail vient d'annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont progressé de 7.000 la semaine passée à 214.000. Le consensus tablait sur 207.000.

Comme attendu, le gouvernement allemand a revu à la baisse ses prévisions de croissance. Il ne table plus que sur une progression du PIB de 1,8% cette année et en 2019 contre des objectifs antérieurs de respectivement 2,3% et 2,1%. "Les tendances protectionnistes" et les "conflits commerciaux internationaux" sont une source d'incertitude pour les perspectives économiques et "nuisent à toutes les personnes impliquées", a déclaré le ministre de l'Economie, Peter Altmaier. La raison principale de la réduction des prévisions est "un environnement externe plus faible", a souligné le ministre.

Les prix à la consommation sont repartis à la baisse en septembre en France. L'indice IPC recule de 0,2% sur le mois après avoir progressé de 0,5% en août. L'Insee explique que ce repli résulte de celui, saisonnier, des prix des services (-1,5% après +0,3%). En revanche, les prix des produits manufacturés accélèrent (+1,3% après +1,1%) après la fin, en août, des soldes d'été sur le territoire métropolitain. Les prix de l'alimentation sont également plus dynamiques que le mois précédent (+0,6% après +0,3%). Enfin, ceux de l'énergie augmentent de 0,9% sur le mois après une stabilité en août. Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 2,2%, après +2,3% en août. Des données conformes aux attentes du marché. L'indice ICPH affiche également une baisse de 0,2% en séquentiel mais il progresse de 2,5% sur un an.

Pierre Moscovici tentera jusqu'au bout de convaincre le gouvernement italien de respecter les règles européennes. "J'essayerai jusqu'à la fin de convaincre le gouvernement, et en particulier le ministre des Finances, qu'il est dans l'intérêt de l'Italie de se rapprocher des règles communes", a déclaré le Commissaire européen lors d'un entretien accordé à 'Bloomberg Télévision'. "En tant que commissaire, j'ai le devoir d'être neutre".

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1558$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 71,4$ et le Brent s'affiche à 81$.

VALEURS EN HAUSSE

* Visiomed rebondit de 8,3%. La société estime faire l'objet d'une spéculation baissière sur son cours de bourse dans des volumes atypiques et a évoqué la mise en place de solutions de financement alternatives aux OCABSA.

* Ingenico flambe de 7,8%. Les analystes sont logiquement nombreux à revenir sur le dossier après que Natixis eut "confirmé son intérêt à explorer la logique d'un rapprochement industriel de ses activités de paiement avec celles du groupe Ingenico". Bryan Garnier estime que le leader mondial des solutions de paiement intégrées n'est pas vendeur pour le moment. Le groupe est confronté à des difficultés, mais il est trop tôt pour que le PDG, Philippe Lazare, abandonne ou montre qu'il a déjà réussi à transformer la société. Le leader mondial des solutions de paiement intégrées indique pour sa part "avoir fait l'objet d'approches préliminaires en vue d'une opération stratégique". La société explique avoir "initié une revue de ses options stratégiques et de leurs mérites respectifs. Dans ce cadre, Ingenico Group se refusera à tout commentaire additionnel".

* Ubisoft (+3,5%) bénéficie d'une actualité porteuse avec notamment le carton du dernier opus d'Assassin's Creed. Le groupe a indiqué hier qu'Assassin's Creed Odyssey avait enregistré sur sa semaine de lancement la meilleure performance de l'histoire de la franchise sur l'actuelle génération de consoles. Cette annonce laisse Louis Capital Markets Midcap Partners très optimiste au regard de l'excellent retour des joueurs qui devrait soutenir les ventes sur les semaines suivantes. Le broker est à l'achat avec un objectif de cours de 107 euros.

* STMicroelectronics remonte de 1,9% après un plongeon de près de 6% hier.

* PSA Groupe résiste au-dessus des 20 Euros (+0,6%) après plusieurs séances consécutives de correction.

* Carrefour poursuit son parcours à contre-sens, en hausse de 0,3% ce jeudi, après avoir déjà rebondi de près de 2% hier.

VALEURS EN BAISSE

* Archos plonge de 12,9%. Le groupe fait appel au marché pour financer le virage stratégique engagé depuis plusieurs mois et soutenir les activités de recherche et développement de la société en matière d'intelligence artificielle et de blockchain. Archos cherche à lever 4 millions d'euros, voire jusqu'à 4,7 ME, via l'émission de nouvelles actions à hauteur de 0,40 euro chacune, soit avec une décote faciale de 32,2% par rapport au cours de clôture de l'action Archos du 9 octobre.

* Sur le CAC40, Axa chute de 3,5% avec Veolia (-3,2%) ou encore Safran (-2,6%).

* Les pétrolières refluent avec le baril. TechnipFMC cède 2,6% et Total perd 3,4%. CGG recule aussi de 5,6%.

* Getlink (-1,8%) annonce avoir réalisé un troisième trimestre historique avec 'Le Shuttle Freight', grâce notamment à un nouveau mois de septembre solide où le record de septembre 2017 a été égalé avec près de 139.000 camions transportés. Depuis le 1er janvier, près de 1,26 million de camions ont traversé la Manche avec Le Shuttle Freight.

* Valeo reperd encore 1,6% après avoit déjà cédé près de 3% hier.

* Faurecia (-1,4%) affiche une hausse trimestrielle de ses ventes de 8,3% hors incidence négative des taux de change de 2,4% (principalement due à la livre turque, au réal brésilien et au peso argentin) et confirme "pleinement" ses objectifs pour l'exercice 2018, tels que revus à la hausse en juillet 2018 lors de l'annonce des résultats du premier semestre 2018 (voir le communiqué de presse du 20 juillet 2018) : croissance des ventes d'au moins +8% (à taux de change constants) ou d'au moins 600 points de base au-dessus de la croissance de la production automobile mondiale; Marge opérationnelle d'au moins 7,2% des ventes; Cash-flow net supérieur à 500 millions d'euros; Bénéfice par action supérieur à 5 euros.

* LVMH reste en baisse de 1,2%. Raymond James a réduit son objectif de 331 à 316 euros mais reste à 'surperformer', tout comme Oddo BHF qui ajuste la mire de 315 à 310 euros en réitérant son opinion 'acheter'.

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