Cotation du 16/11/2018 à 18h05 CAC 40 -0,17% 5 025,20
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Clôture Paris : le CAC 40 débute le second semestre dans le rouge

Clôture Paris : le CAC 40 débute le second semestre dans le rouge
Clôture Paris : le CAC 40 débute le second semestre dans le rouge
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le deuxième semestre 2018 commence mal en bourse... Le CAC40 a perdu ce lundi 0,88% à 5.276 points en clôture. Les tensions commerciales continuent malheureusement de plomber la tendance, alors que Donald Trump poursuit inlassablement ses invectives à l'encontre de ses partenaires. Ce weekend, le président américain a comparé les pratiques commerciales de l'UE à celles de la Chine. "L'Union européenne fait probablement autant de mal que la Chine, sauf qu'elle est plus petite", a-t-il expliqué sur Fox News. " (...) C'est terrible ce qu'ils nous ont fait. Nous aimons tous d'une certaine manière l'Union européenne, mais ces pays nous traitent très mal. Ils nous traitent très injustement"...

En Europe, l'incertitude politique règne en Allemagne, alors que le ministre de l'Intérieur (et président du parti CSU) menace de démissionner si Angela Merkel ne durcit pas sa position vis-à -vis des migrants, une situation qui pourrait aboutir dans le pire des cas à des élections anticipées outre-Rhin.

Par ailleurs, la Corée du Nord revient sur le devant de la scène alors que, selon plusieurs médias américains, les services de renseignements américains disposeraient d'informations selon lesquelles le pays tenterait de cacher une partie de son arsenal nucléaire...

ECO ET DEVISES

Le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est maintenu à 8,4% en mai dans la zone euro, stable par rapport à avril et en baisse par rapport au taux de 9,2% de mai 2017. Le chômage reste ainsi au plus bas depuis décembre 2008. Eurostat estime qu'en mai 13,656 millions de personnes étaient sans emploi dans la zone euro, soit 125.000 de moins par rapport à avril.

Nouveau ralentissement pour le secteur manufacturier français en juin. L'indice des Acheteurs PM IHS Markit, un indice composite établi sur la base de cinq indices individuels (nouvelles commandes, production, emploi, délais de livraison des fournisseurs et stocks des achats) et conçu pour mesurer la performance globale de l'industrie manufacturière, se replie de 54,4 à 52,5. Au plus bas depuis 16 mois, l'indice indique un net ralentissement de la croissance depuis la fin de l'année 2017. Il a par ailleurs été revu à la baisse par rapport à son estimation préliminaire (53,1).

A l'image de la situation en France, la croissance continue de ralentir dans le secteur manufacturier de la zone euro à la fin du 2ème trimestre 2018. L'Indice PMI final IHS Markit pour l'Industrie manufacturière tombe en effet sur un plus bas de 18 mois en juin, à 54,9 (55 en estimation flash). L'Indice n'a en outre cessé de se replier depuis le début de l'année, les fabricants ayant dû faire face aux ralentissements simultanés des croissances de la production et des nouvelles commandes.

L'indice PMI manufacturier américain du mois de juin 2018 est ressorti à 55,4, contre un niveau de 54,6 pour le consensus de place. L'indicateur recule légèrement en comparaison du mois de mai, puisqu'il était alors logé à 56,4. Néanmoins, l'indice reste largement supérieur à la démarcation des 50, ce qui traduit toujours une belle expansion.

L'indice ISM manufacturier américain du mois de juin 2018 a lui aussi agréablement surpris, puisqu'il atteint un niveau de 60,2, contre un consensus de 58,5 et un niveau de 58,7 sur le mois précédent. L'indice dépasse donc également le consensus, mais indique, contrairement au PMI, une accélération légère de l'activité manufacturière nationale. Quoi qu'il en soit, les deux indicateurs sont situés à des niveaux historiquement plutôt élevés, et traduisent une ferme expansion.

Les nouveaux prélèvements américains sur 34 Mds$ de produits importés de Chine prendront effet dans quelques jours (le 6 juillet) et seront suivis d'une réplique proportionnée de Pékin. Le conflit commercial entre USA et Chine semble donc bel et bien s'embourber. De son côté, l'Union européenne menace Washington de près de 300 Mds$ de 'tarifs', face aux récentes mesures protectionnistes. Enfin, le Canada va imposer des taxes additionnelles sur environ 13 Mds$ de produits américains.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1608$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 73,7$ et le Brent s'affiche à 77,8$.

VALEURS EN HAUSSE

* Recylex, qui a déjà flambé de 11,8% vendredi dernier, poursuit son ascension ce lundi, en hausse de 6,1%.

* Sur le CAC40, Danone monte de 1,2% avec Engie (+0,1%) ou encore Sanofi (+0,2%).

* IDI (+1,1%). Groupe Chevrillon et IDI sont être entrés en discussions exclusives avec Eurazeo, Financière de Blacailloux contrôlée par Bruno Chamoin (PDG d'Albingia) et les équipes de management représentées par la Financière de l'Elbe en vue de la cession de Financière Miro, holding de la compagnie d'assurance Albingia. Fondée en 1901 en Allemagne et présente en France depuis 1962, Albingia est aujourd'hui l'unique acteur indépendant dans l'assurance des entreprises sur le marché français.

* Vente-unique.com (+1%). Le titre du spécialiste de la vente en ligne de mobilier, d'articles de décoration et d'équipements de la maison est porté par la publication de comptes de bonne facture au titre du premier semestre 2017/2018 clos fin mars. L'Ebitda progresse légèrement (+4%), à 3,6 ME, soit 8,1% du chiffre d'affaires, et le résultat opérationnel courant augmente de 13% à 2,9 ME. Du côté des analystes, Midcap Partners Louis Capital Markets réitère son conseil "achat" tout en ajustant de 14,30 à 13,30 euros son objectif. Pour le bureau de recherche, les perspectives pour la fin d'exercice s'annoncent sous un jour favorable avec notamment deux très bons mois en avril et en juin.

VALEURS EN BAISSE

* Eurofins Scientific (-4,5%). Kepler Cheuvreux a dégradé la valeur de 'conserver' à 'alléger', malgré un objectif de cours rehaussé de 430 à 437 euros.

* Sur le CAC40, TechnipFMC recule de 3,3% avec Safran (-1,7%) ou encore Schneider Electric (-1,8%).

* Airbus (-2,5%). L'objet de livraisons annuelles d'A320neo semble avoir du plomb dans l'aile. Les problèmes rencontrés par le motoriste Pratt & Whitney devraient contraindre l'avionneur européen à livrer entre 30 et 40 unités de moins que prévu en 2018. Bloomberg, qui cite des personnes proches du dossier, précise qu'Airbus comptait expédier environ 210 appareils équipés de moteurs de la filiale d'United Technologies d'ici la fin de l'année.

* ArcelorMittal poursuit sa descente, désormais sous les 25 euros (-1,9%).

* Casino (-0,7%). Auchan Retail, METRO et le groupe Schiever ont annoncé un accord de coopération dans les achats, à l'international et en France.

* Carrefour (-0,9%) aligne une sixième séance consécutive dans le rouge. L'annonce d'un partenariat de long terme dans les achats avec Tesco ne permet pour le moment pas au distributeur de redresser la barre. L'accord, qui devrait être finalisé dans un délai de deux mois, couvrira les relations stratégiques avec les fournisseurs ainsi que l'achat en commun de produits de marque propre et de biens non marchands. Berenberg se montre plutôt circonspect suite à cette annonce. Le broker note qu'il a été historiquement très difficile de réaliser des synergies d'achat lors de transactions transnationales dans le secteur de la distribution alimentaire, compte tenu des thèmes d'achat distincts et de la négociation avec des bureaux régionaux distincts.

* PSA Groupe (-0,2%) et Renault (-0,7%). Très bon mois de juin pour le marché automobile français. A nombre de jours ouvrables identiques (21 jours), 252.222 immatriculations de voitures particulières neuves ont été enregistrées le mois passé, soit un bond de 9,2%. Sur le premier semestre, le Comité des constructeurs français d'automobiles note que le marché s'établit à 1.188.156 unités, en hausse de 4,7% en données brutes et de 5,5% à nombre de jours ouvrables comparable (124 jours, contre 125 sur les six premiers mois de 2017). PSA a continué de surfer sur le succès de ses SUV, amorcé chez Peugeot et qui gagne maintenant Citroën et DS. Les immatriculations du groupe ont augmenté de 19,1% le mois passé avec un bond de 38,7% chez la marque haut de gamme grâce au succès de son nouveau SUV DS7 Crossback. Renault a également connu un très bon mois de juin avec des immatriculations en hausse de 15,7%.

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