Cotation du 09/12/2019 à 18h05 CAC 40 -0,59% 5 837,25
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Clôture Paris : le CAC 40 avachi sur les 5.900 pts

Clôture Paris : le CAC 40 avachi sur les 5.900 pts
Clôture Paris : le CAC 40 avachi sur les 5.900 pts
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC 40 a fait du surplace ce vendredi autour des 5.900 points, clôturant sans vigueur à 5.905 pts (-0,13%) avec l'absence d'une partie des opérateurs outre-Atlantique pour ce long week-end de Thanksgiving. Sur la semaine, le CAC40 progresse tout de même de 0,2% après avoir atteint mercredi un nouveau sommet annuel.

Sur le marché des changes, l'euro se traite actuellement à 1,102$ (+0,1%), tandis que l'indice dollar régresse de 0,1% à 98,3 face à un panier de devises de référence. Le baril de brut WTI trébuche de 4% à 55,8$ sur le Nymex, sur fond de surproduction en Russie. Le Brent de la mer du Nord corrige de 3,5% à 61$.

La menace de réponses fermes lancée par Pékin suite à la promulgation aux USA de la loi de soutien aux manifestants de Hong Kong a inquiété. Pourtant, un peu plus tôt cette semaine, les marchés misaient encore sur la "dernière ligne droite" - promise par Trump - des négociations de l'accord commercial de phase 1 entre les Etats-Unis et la Chine. Le temps presse, alors que l'entrée en vigueur de taxes douanières additionnelles sur plus de 150 milliards de dollars de marchandises chinoises importées aux USA est attendue le 15 décembre. La mise en place de ces nouveaux "tarifs" constituerait un signal très négatif pour la suite des négociations et pour les marchés financiers.

Wall Street, fermé hier jeudi pour Thanksgiving, rouvre pour une demi-séance ce vendredi. Alors que la journée boursière est donc déjà largement entamée sur la cote américaine, le S&P500 perd 0,2%, le DJIA 0,3% et le Nasdaq 0,2%. La fin de semaine est donc délicate, du fait des nouvelles tensions entre Washington et Pékin sur le dossier hongkongais, tensions qui pourraient perturber des négociations commerciales déjà interminables. Il n'y avait pas de statistique marquante outre-Atlantique ce jour, après l'avalanche de publications de mercredi comprenant une révision en hausse du PIB du troisième trimestre à +2,1% en rythme annualisé. La séance américaine est écourtée ce vendredi, la clôture intervenant à 19 heures.

Donald Trump a promulgué mercredi une loi qui soutient les manifestants pro-démocratie à Hong Kong. La Chine a réagi en prévenant de possibles 'contre-mesures' si Washington interférait encore dans ses affaires internes, évoquant là une "ingérence grave". Le gouvernement hongkongais a manifesté son opposition à la loi promulguée par Trump, qui enverrait un mauvais signal aux manifestants. Ce 'Hong Kong human rights and democracy Act' avait été adopté il y a quelques jours unanimement par le Sénat américain, puis à une écrasante majorité par la Chambre des représentants. Selon cette législation, le département d'Etat doit vérifier une fois l'an que Hong Kong affiche assez d'autonomie pour pouvoir profiter d'un traitement commercial spécial des Etats-Unis. Le texte comprend par ailleurs de possibles sanctions en cas de violation des droits humains... "J'ai signé ces législations par respect pour le président Xi, la Chine et le peuple de Hong Kong", a ajouté Trump dans un communiqué. "Elles sont promulguées dans l'espoir que les Dirigeants et les Représentants de la Chine et de Hong Kong pourront régler à l'amiable leurs différends pour mener à une paix durable et une prospérité pour tous".

En Europe, les données de l'inflation ont montré une accélération. L'inflation a grimpé dans l'ensemble de la zone euro. Le taux d'inflation annuel dans la région est en effet estimé à 1,0% en novembre, contre 0,7% en octobre, selon la première estimation d'Eurostat. Le consensus était positionné à +0,9%. En séquentiel, les prix à la consommation affichent en revanche un recul de 0,3%. Très suivie, l'inflation annuelle 'core' ressort à 1,3%, contre +1,2% le mois précédent, et plus haut depuis sept mois.

Le taux de chômage dans la zone euro est tombé au plus bas depuis juillet 2008 en octobre, à 7,5%. Il s'établissait à 7,6% en septembre et à 8% en octobre 2018. Eurostat estime qu'en octobre, 15,583 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage dans l'UE28, dont 12,334 millions dans la zone euro. Par rapport à septembre, le nombre de chômeurs a diminué de 31.000 dans la zone euro.

En Allemagne, on notera une baisse surprise du nombre de demandeurs d'emploi. Selon les données de l'Office fédéral du Travail, le nombre de chômeurs a diminué de 16.000 en novembre alors que le marché tablait sur une hausse de 6.000. Le taux de chômage s'est maintenu proche de ses plus bas historiques, à 5%. Cette vigueur du marché de l'emploi outre-Rhin devrait quelque peu calmer les appels répétés à un plan de relance budgétaire dans la première économie de la zone euro.

Le PIB français a bien progressé de 0,3% au troisième trimestre, soit au même rythme qu'aux deux trimestres précédents. Les dépenses de consommation des ménages accélèrent (+0,4% après +0,2%) tandis que la formation brute de capital fixe reste dynamique (+1,2% après +1,3%). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB à hauteur de +0,6 point, après +0,5 point au trimestre précédent, selon l'Insee.

Selon les données provisoires de l'Insee, les prix à la consommation augmenteraient de 1,0% en novembre, après +0,8% le mois précédent. Cette hausse de l'inflation résulterait d'un dynamisme plus marqué des prix du tabac, des services et de l'alimentation, et d'une moindre baisse de ceux de l'énergie. En revanche, les prix des produits manufacturés baisseraient davantage qu'en octobre. Sur un mois, les prix à la consommation seraient en hausse de 0,1%, après une stabilité en octobre. L'indice des prix à la consommation harmonisé aux normes européennes atteindrait de son côté 1,2% après +0,9 % en octobre. Le consensus était positionné à +0,1%. Sur un mois, il augmenterait de 0,1%, après 60,1% le mois précédent.

Valeurs en hausse

Renault grappille 0,4%. L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi n'est pas morte. Preuve en est, lors de la réunion mensuelle du Conseil opérationnel qui a réuni les dirigeants des trois constructeurs, ses membres se sont mis d'accord sur des programmes visant à améliorer et à accélérer de manière significative l'efficacité opérationnelle de l'Alliance dans l'intérêt des trois entreprises. Dans un premier temps, le Conseil a décidé de nommer un Secrétaire général dans les prochains jours. Ce responsable jouera un rôle clé dans la coordination et la facilitation de plusieurs grands projets de l'Alliance qui vont être lancés afin d'accélérer l'efficacité opérationnelle des entreprises respectives. Le Secrétaire général rendra compte au Conseil opérationnel de l'Alliance et aux directeurs généraux de l'Alliance. L'Alliance communiquera des détails sur les prochaines étapes de ces programmes dans les prochaines semaines.

Société Générale se redresse de 0,8%. Le dossier bénéficie d'une recommandation favorable de Barclays, qui vient de relever son conseil de 'pondération en ligne' à 'surpondérer', portant son objectif de cours de 27 euros à 35 euros. L'intermédiaire mise notamment sur le retour de capitaux aux actionnaires, via rachats d'actions ou dividende, ainsi que sur d'éventuelles réductions additionnelles de coûts. Barclays pense que 2020 sera "une grande année pour SocGen", la banque passant d'une sécurisation de sa position de capital à une phase de rétribution des actionnaires.

Alstom (+0,6%). Très belle journée pour Alstom. Après le gain d'un contrat de 194 ME en Italie, le groupe ferroviaire, en association avec Bombardier, a été désigné attributaire du marché de conception et de fabrication de la nouvelle génération de métro pour Île-de-France Mobilités et la RATP. La tranche ferme comprend la livraison de 44 trains pour un montant de plus de 530 millions d'euros. Elle pourra être complétée par des levées d'options jusqu'à un total de 410 rames. La part respective d'Alstom et de Bombardier s'élève à environ 265 millions d'euros, soit 50% du total.

Bouygues (+1%). Le conglomérat est soutenu par une note de Morgan Stanley, qui a repris le suivi de la valeur avec un conseil 'surpondérer' et une cible de 45 euros. Les analystes sont majoritairement positifs sur le dossier puisque, selon Bloomberg, 14 recommandent d'acheter l'action, 7 sont à 'conserver' et aucun à la vente.

EOS imaging (+18,9%) a obtenu l'homologation 510(k) de l'U.S. Food and Drug Administration (FDA) permettant la commercialisation aux Etats-Unis de sa nouvelle génération de système d'imagerie, EOSedge. Cette nouvelle approbation fait suite au lancement d'EOSedge en Europe, au Canada et en Australie, annoncé en début de semaine.

Valeurs en baisse

Soitec s'effondre de 14,2%, après une sanction de 3,1% hier jeudi suite aux comptes semestriels. La sanction est à la mesure de la performance antérieure, puisque le titre avait plus que doublé cette année et s'affichait au plus haut avant les annonces du S1. Oddo BHF vient de réduire ses estimations 2021 sur le dossier, évoquant la montée en puissance plus lente que prévu dans le FD-SOI, qui représente moins de 20% des ventes. Cette déception résulte selon l'intermédiaire d'un cycle négatif dans l'automobile, d'une stratégie de prix agressive de TSMC, mais aussi et surtout de la guerre commerciale sino-américaine. Oddo confirme ses prévisions pour 2020, en ligne avec le consensus et la guidance de Soitec, mais réduit donc la voilure pour 2021. Les anticipations 2022 sont en revanche maintenues... Hier, Bryan, Garnier & Co, prudent, était passé d''achat' à 'neutre', estimant que les nouvelles prévisions de capex suggèreraient un ralentissement du momentum FD-SOI.

PSA Groupe (-1,4%) s'apprête à vendre sa participation dans sa co-entreprise chinoise Capsa, spécialisée dans la marque DS et victime depuis plusieurs années d'une chute de ses ventes, selon Reuters qui cite un porte-parole du constructeur automobile français. Les ventes de PSA en Chine ont chuté de 32% l'an dernier à environ 263.000 véhicules, très loin du million d'unités visés plusieurs années plus tôt. Le projet de cession des 50% de PSA dans cette JV datant de 2011 et possédant une usine à Shenzhen fera l'objet vendredi matin d'une information des syndicats de PSA réunis en CSE central extraordinaire, puis sera à l'ordre du jour d'une séance ultérieure du conseil de surveillance du constructeur, a ajouté une source proche du dossier que cite encore Reuters.

La fin de semaine est également compliquée pour Air France-KLM, qui cède 2%. La pression vendeuse sur le titre de la compagnie franco-hollandaise est à relier à une note du Credit Suisse qui dégradé la valeur à 'sous-performance' avec un objectif de cours réduit de 9,37 euros à 8,85 euros. HSBC a de son côté confirmé son conseil 'achat' et sa cible de 12,5 euros. Les analystes sont clairement assez partagés sur le dossier puisque, selon le consensus Bloomberg, 10 recommandent d''acheter' l'action alors que 12 sont 'neutres' et 2 sont à 'vendre'. L'objectif moyen à douze fois est fixé à 11,02 euros.

Plastic Omnium (-2,9%) a confirmé jeudi ses prévisions 2019 tout en annonçant le report de sa journée investisseurs au 7 janvier au lieu du 6 décembre en raison de "l'ampleur prévisible des mouvements sociaux en France"... Laurent Burelle (Président), Laurent Favre (Directeur Général) et Félicie Burelle (Directeur Général Délégué) présenteront la stratégie de croissance rentable et durable du groupe sur la période 2019-2022 ainsi que sa feuille de route innovation pour répondre à l'accélération de la transformation technologique de l'industrie automobile.

Saint-Gobain (-1,4%) a procédé à l'annulation de 2 211 754 actions autodétenues achetées sur le marché. Le nombre total d'actions composant le capital s'élève désormais à 544,7 millions d'actions.

Laurent-Perrier (-0,5%) a affiché au 1er semestre 2019 un bénéfice opérationnel à taux de change courants de 19,8 millions d'euros, en progression de +6%. Le bénéfice par action est de 1,85 euro (1,77 euro au 1er semestre 2018-2019). Dans un contexte économique et géopolitique difficile, les incertitudes liées notamment au Brexit et au marché français "demeurent, et appellent toujours à beaucoup de prudence". Laurent-Perrier maintiendra néanmoins le cap de sa stratégie de valeur et continuera à consolider son plan de croissance et de rentabilité.

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