Cotation du 25/09/2018 à 18h05 CAC 40 +0,05% 5 479,10
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Clôture Paris : la chute continue...

Clôture Paris : la chute continue...
Clôture Paris : la chute continue...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC40 a encore chuté de 1,05% ce jeudi, à 5.316 points en clôture. Toujours plombé par la guerre commerciale qui se met en place entre les Etats-Unis de Donald Trump et le reste du monde, l'indice parisien vient d'enregistrer une cinquième séance consécutive de baisse, pour une perte cumulée de près de 4%... Le pétrole pourrait également revenir au centre des préoccupations alors que se tiendra demain la réunion de l'Opep à Vienne. L'Iran a laissé entendre hier qu'un compromis sur un léger relèvement de la production de pétrole pourrait être adopté.

ECO ET DEVISES

Malgré l'affrontement brutal entre les USA et la Chine sur le sujet, et l'annonce des représailles européennes hier mercredi, une lueur d'espoir est apparue, Donald Trump ayant glissé qu'il s'attendait à annoncer de nouveaux accords commerciaux "rapidement" avec des pays non spécifiés. Ces remarques de Trump à l'occasion d'une rencontre avec les législateurs destinée à discuter des pénalités contre l'équipementier télécom chinois ZTE Corp., ont été notamment reprises par l'agence Bloomberg. Auparavant, des banquiers centraux réunis au Portugal se sont inquiétés de l'escalade de cette guerre commerciale. Même le président de la Fed, Jerome Powell, s'est ému des conséquences potentielles de cette 'guerre' pour l'économie mondiale. Powell a même insinué que ces tensions commerciales pourraient remettre en question les perspectives de politique monétaire...

Le climat des affaires reste stable en juin en France. L'indicateur qui le synthétise, calculé par l'Insee à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchands, se situe à 106, au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Dans le détail, l'indicateur de climat des affaires est stable dans l'industrie manufacturière (110) et les services. Il augmente d'un point dans le bâtiment et dans le commerce de détail.

L'indice des indicateurs avancés mesuré par le Conference Board pour le mois de mai 2018 est ressorti en croissance de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus et +0,4% un mois plus tôt.

L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Philadelphie pour le mois de juin 2018 est ressorti à 19,9, contre un consensus de place d'environ 28 et un niveau de 34,4 un mois auparavant. Ainsi, l'indicateur décroche en comparaison du mois de mai, en forte baisse. Néanmoins, il reste nettement dans le vert et signale donc toujours une expansion de l'industrie manufacturière dans la région considérée.

Le Département US au Travail vient d'annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont reculé de 3.000 la semaine passée à 218.000. Le consensus tablait sur 220.000.

La Banque d'Angleterre vient, comme attendu, de maintenir son taux directeur à 0,5% mais cette décision a été loin de faire l'unanimité au sein de son Comité de politique monétaire. Andy Haldane, chef économiste de la BoE, s'est en effet prononcé pour une hausse du taux d'un quart de point, rejoignant ainsi Ian McCafferty et Michael Saunders qui étaient déjà favorables à un tel resserrement. La décision du jour a donc été adoptée à 6 voix pour et 3 voix contre. C'est la première fois depuis 2011 qu'un économiste en chef de la BOE ne rejoint pas la majorité. Le programme de rachat d'actifs a été maintenu à 435 Mds£. Le CPM a par ailleurs indiqué qu'il n'envisageait pas de réduire son bilan avant que le taux directeur atteigne 1,5%, contre 2% auparavant.

Le baril de pétrole pique du nez à la veille d'une réunion très importante de l'Opep. Alors que l'Iran avait fait part de son veto à toute idée de hausse de la production du cartel, Téhéran ne serait plus contre une légère progression afin de faire face à une demande croissante.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1605$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 65,6$ et le Brent s'affiche à 73,6$.

VALEURS EN HAUSSE

* EDF grimpe de 5,2%. Une information de 'Challenges' est à l'origine de cette poussée de fièvre puisque, selon le magazine, le gouvernement réfléchirait à une scission de l'électricien. Une première partie d'EDF regrouperait les actifs nucléaires tandis que l'autre réunirait les actifs liés aux énergies renouvelables. Le plan serait "techniquement prêt" à la rentrée. Le gouvernement étudierait l'impact social d'une telle décision, le changement de statut de salariés qui, pour certains, sont considérés comme des fonctionnaires, posant notamment question. Ce n'est pas la première fois que de tels bruits de couloirs refont surface. Des analystes, UBS en tête, avaient évoqué cette éventuelle scission d'EDF il y a quelques semaines.

* Sur le CAC40, Sodexo gagne 0,5% et enregistre ainsi une troisième séance consécutive de légère hausse. Atos monte de son côté de moins de 0,1%.

VALEURS EN BAISSE

* Veolia (-3,6%) a été dégradé par Jefferies, passé de 'achat' à 'conserver' en visant un cours ajusté de 20 euros.

* PSA Groupe cède 2,8% avec Valeo (-2,2%).

* STMicroelectronics perd encore 2,4% pour sa cinquième séance consécutive de baisse.

* Soitec (-2%) a lancé une émission d'obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions ordinaires nouvelles ou existantes venant à échéance le 28 juin 2023, par placement privé auprès d'investisseurs institutionnels, d'un montant nominal d'environ 150 millions d'euros. Le produit net de l'Émission sera destiné au financement des besoins généraux de la Société. A l'occasion de l'Émission, il sera procédé au remboursement des emprunts bancaires court terme de la société d'un montant en principal d'environ 30 millions d'euros augmenté des intérêts courus jusqu'à la date du remboursement.

* Vinci cède 1,7%. La société canadienne TransCanada Corporation, opératrice d'infrastructures d'énergie, a retenu la joint-venture formée par Spiecapag Canada Corp, filiale de Vinci Construction et leader opérationnel, et Macro Pipelines pour la construction d'un gazoduc dans la région de Vancouver, en Colombie Britannique. D'un montant de 900 millions de dollars canadiens (environ 585 millions d'euros), le contrat porte sur la construction de deux sections (sections 5 et 8) d'une longueur totale d'environ 166 km, dans le cadre du projet Coastal GasLink Pipeline qui en compte au total 670.

* TechnipFMC perd 1,6% avec CGG (-2,7%).

* Altice (-1,5%) a confirmé la cession potentielle de participations dans ses tours télécoms en France et au Portugal pour un montant totalisant 2,5 milliards d'euros en cash. Le groupe estime ainsi "délivrer" dans le cadre de ses plans de désendettement et d'allègement du bilan. De son côté, la filiale Altice France a conclu un accord d'exclusivité, alors que PT Portugal a scellé un accord, concernant des cessions de participations dans leurs activités de tours de télécommunications en France et au Portugal pour une considération totale en cash de 2,5 milliards d'euros. Dans ce cadre, Altice Europe créerait la première 'TowerCo' (compagnie dédiée à la gestion de ces tours) de France.

* Eiffage (-1,2%) est entré en négociation exclusive avec la holding du groupe Migné en vue de l'acquisition de ses carrières et sociétés de travaux, qui sont situées en Vendée et dans les Deux-Sèvres. Le groupe Migné compte 220 collaborateurs et a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires de près de 40 millions d'euros. L'exploitation des carrières a permis de produire 2.200.000 tonnes de matériaux en 2017.

* L'Oréal (-1%) a finalisé l'acquisition de la marque coréenne de maquillage Stylenanda après avoir obtenu les autorisations nécessaires de la part des autorités compétentes. Avec un chiffre d'affaires de 127 millions d'euros l'an dernier et près de 400 collaborateurs, Stylenanda est désormais présente en Corée et au Japon, et a étendu ses activités commerciales à Hong Kong, à Singapour, en Malaisie et en Thaïlande.

* Engie (-0,7%) et EDPR se réjouissent de la confirmation, par le président de la République, des projets éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport et de Yeu-Noirmoutier. "La décision du chef de l'Etat met fin à une période d'incertitude, pour une filière industrielle qui va être créatrice d'emplois. Cette capacité de production éolienne est nécessaire à la transition énergétique de la France et au respect de ses engagements en matière de lutte contre le changement climatique", commente le management d'Engie. "Les efforts et la bonne volonté de tous (porteur de projets, Etat...) dans la négociation, menée sous l'égide de Gérard Rameix, ont permis de parvenir à cette solution équilibrée".

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