Cotation du 22/06/2018 à 18h15 CAC 40 +1,34% 5 387,38
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Clôture Paris : juin commence bien

Clôture Paris : juin commence bien
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Après sept séances consécutives de recul, pour une perte cumulée de près de 5%, le CAC40 vient enfin de s'offrir un rebond, de 1,24% ce vendredi, à 5.465 points en clôture. L'indice parisien débute donc le mois de juin sur une note positive, après avoir reculé de 2,2% sur le mois de mai. Les investisseurs ont profité de l'accalmie sur le front politique italien pour effectuer des achats à bons comptes aujourd'hui. En Italie, les choses se mettent en place : le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte est doté de deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio (M5S) et Matteo Salvini (la Ligue). L'Espagne se dote quant à elle d'un nouveau chef du gouvernement en la personne du socialiste Pedro Sanchez. Outre-Atlantique, Wall Street s'offre également un rebond actuellement, après les chiffres mensuels américains "historiques" de l'emploi et malgré la résurgence des tensions commerciales entre les Etats-Unis et un grand nombre de pays...

ECO ET DEVISES

La croissance continue de ralentir dans le secteur manufacturier de la zone euro en mai. L'Indice PMI final pour l'Industrie Manufacturière de l'Eurozone se replie de 56,2 en avril à 55,5, identique à son estimation flash. Les taux d'expansion de la production, des nouvelles commandes, de l'emploi et des arriérés de production se replient au cours du mois. En outre, si l'inflation des prix des achats se renforce pour la première fois depuis 4 mois, celle des prix de vente ralentit de nouveau.

Donald Trump maintient de son côté le cap et fait courir le risque d'une guerre commerciale à grande échelle. Ainsi, après deux mois d'exemption, les États-Unis imposent désormais depuis aujourd'hui des droits de douane de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium provenant de l'Union européenne, du Canada et du Mexique. Ces partenaires ont évidemment menacé de représailles. La Commission européenne envisage par exemple des prélèvements sur 2,8 MdsE d'importations provenant des Etats-Unis (bourbon, Harley Davidson, jeans...). Les tensions commerciales se confirment donc, d'autant que les relations sont par ailleurs peu évidentes entre les USA et la Chine...

D'après le rapport gouvernemental du jour sur la situation de l'emploi, les États-Unis ont créé 223.000 postes au mois de mai 2018, ce qui dépasse largement le consensus de place (190.000). Cette lecture signale par ailleurs une forte croissance par rapport au mois d'avril, qui avait été marqué par 159.000 créations de postes non-agricoles. Le taux de chômage tombe quant à lui à 3,8% au mois de mai, contre 3,9% de consensus et 3,9% un mois auparavant. Ce taux de chômage égale la performance du mois d'avril 2000. Il faut ensuite remontée à 1969 pour retrouver un niveau aussi bas du chômage américain, selon les données de 'Bloomberg'. Les créations de postes dans le secteur privé pour le mois de mai ressortent au nombre de 218.000, contre 184.000 de consensus et 162.000 pour la lecture révisée du mois d'avril. Le taux de participation à la force de travail s'établit à 62,7%, contre 62,8% de consensus. L'inflation salariale, quant à elle, est un peu plus importante que prévu. Le salaire horaire moyen augmente de 0,3% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus. Il grimpe de 2,7% en glissement annuel. Les créations de postes non-agricoles du mois d'avril ont été révisées en baisse, de 164.000 à 159.000. En revanche, les créations du mois de mars 2018 ont été revues en hausse à 155.000, contre 135.000 précédemment évalué. Le gain mensuel moyen sur trois mois s'établit donc à 179.000.

L'indice PMI manufacturier américain du mois de mai 2018 est ressorti à 56,4, contre un consensus de place de 56,6 et une lecture antérieure de 56,5. De son côté, l'indice ISM manufacturier américain pour le mois de mai s'est établi à 58,7, contre 58,5 de consensus et 57,3 un mois plus tôt. Les deux indicateurs signalent donc une expansion assez ferme de l'activité manufacturière nationale aux États-Unis, puisqu'ils ressortent nettement supérieurs à la barre fatidique des 50, démarcation entre croissance et décroissance de l'activité.

Les dépenses de construction du mois d'avril 2018 sont quant à elles annoncées en vive augmentation de 1,8% en comparaison du mois antérieur, contre +0,8% de consensus et -1,7% pour la lecture antérieure. Ces dépenses ressortent même en forte croissance de 7,6% en glissement annuel.

Enfin, les discussions auraient été porteuses entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, si l'on en croit Donald Trump, qui évoque sur Twitter "de très bonnes réunions". Le Secrétaire d'Etat Pompeo semble également de cet avis, évoquant un possible sommet historique entre Trump et Kim Jong-un, quelques jours seulement après une annulation abrupte à l'initiative des USA.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1671$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 66,5$ et le Brent s'affiche à 76,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* Elior s'adjuge 7,3%, porté par un changement d'opinion d'analyste. Dans une note envoyée à ses clients, Credit Suisse a en effet relevé de "neutre" à "surperformance" sa recommandation en augmentant de 13,80 à 15,80 euros son objectif de cours.

* Adocia grimpe de 4,3%, dopé l'extension de son alliance stratégique avec le Chinois Tonghua Dongbao. Ce dernier produira et fournira à Adocia les insulines lispro et glargine dans le monde entier, à l'exception de la Chine.

* Derichebourg gagne 3,6%. La filiale de Derichebourg Multiservices a réalisé l'acquisition des sociétés de propreté NCA (Nettoyage Centre Alsace) et NSA (Nettoyage Sud Alsace). Basées en Alsace, NCA et NSA ont une activité dynamique dans la région et enregistrent un chiffre d'affaires de 2,2 ME en 2017. Les deux entreprises couvrent principalement les secteurs de l'industrie, du tertiaire et de l`événementiel, et emploient près de 110 salariés.

* Sur le CAC40, Schneider Electric progresse aussi de 2,9%, avec TechnipFMC (+2,1%) ou encore Air Liquide (+2,3%).

* Le rebond des marchés bénéficie directement aux banques, en particulier à Crédit Agricole qui reprend 2,7%. Axa monte de son côté de 2,3%.

* Airbus (+2,1%) va devoir répondre à un défi d'une ampleur inédite s'il veut atteindre ses objectifs de livraison pour 2018, a déclaré vendredi le nouveau président de l'avionneur, Guillaume Faury dans un document adressé aux salariés du groupe, rapporte Reuters. "Nous avons un plan de bataille pour cette année et les constructeurs de moteurs travaillent d'arrache-pied pour respecter leurs engagements... Cela dit, nous savons que ce sera difficile", explique-t-il dans ce document que l'agence Reuters a pu consulter. "Livrer entre 80 et 90 appareils chaque mois au cours du deuxième semestre, ça n'a jamais été fait. A plus long terme, nous devrons réorganiser le système de production des monocouloirs qui appartient à une époque révolue lorsque la production intensive d'avions n'était pas nécessaire."

* AccorHotels (+1,7%) a annoncé la réalisation définitive de la cession de 57,8% du capital d'AccorInvest auprès des fonds souverains Public Investment Fund (PIF) et GIC, des investisseurs institutionnels Colony NorthStar, Crédit Agricole Assurances et Amundi, et d'investisseurs privés. Avec cette opération AccorHotels bénéficie d'un apport de liquidités brut de 4,6 MdsE, légèrement supérieur aux 4,4 MdsE annoncés en février dernier, en ligne avec l'augmentation du pourcentage de capital finalement cédé. AccorHotels détiendra donc 42,2% du Capital d'AccorInvest, qui sera déconsolidé des comptes du Groupe à compter du 1er juin 2018.

VALEURS EN BAISSE

* Atari cède aux prises de bénéfice (-7,4%), après trois séances consécutives de forte progression.

* Neopost (-5,3%) a publié un chiffre d'affaires consolidé de 249 millions d'euros pour le premier trimestre de son exercice 2018-2019 (clos le 30 avril 2018), en baisse de -9,7% par rapport au 1er trimestre de l'exercice précédent. Hors effets de change, fortement négatifs, la performance du premier trimestre s'établit à -2,5%. Hors effets de périmètre liés à la cession de DMTI Spatial, la décroissance organique atteint -2,1%. Les prévisions annuelles sont confirmées.

* Pas de rebond pour Pernod Ricard (-0,7%), qui enregistre ce vendredi une quatrième séance consécutive de baisse. Sur le CAC40, Unibail-Rodamco perd aussi 1,4%.

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