Cotation du 11/12/2017 à 14h20 CAC 40 -0,19% 5 388,91
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Clôture Paris : grosse rechute avec l'Espagne

Clôture Paris : grosse rechute avec l'Espagne
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Forte baisse de la Bourse de Paris qui termine en rechute de 2,14% à 3.194 points sur le CAC40 ce vendredi soir. La situation de l'Espagne qui s'est de nouveau dégradée sur les marchés laisse penser qu'un sauvetage en règle approche à grand pas... avec une nouvelle envolée des taux à plus de 7% et une chute de 5,5% de la Bourse de Madrid ce soir, malgré la finalisation du plan d'aide au secteur bancaire espagnol.
Dans le même temps, la Banque centrale européenne a indiqué qu'elle allait cesser d'accepter les obligations d'Etat grecques et d'autres actifs garantis par Athènes comme collatéral à compter du 25 juillet. La BCE précise que la situation serait réexaminée après l'inspection conjointe qu'elle doit réaliser la semaine prochaine avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international dans le pays. La BCE a ajouté que les banques continueront de pouvoir se refinancer auprès de la banque centrale grecque...
Dans ce contexte de nouveau tendu, Wall Street, qui venait de s'offrir trois séances consécutives de rebond malgré des statistiques économiques assez déprimées outre-Atlantique, consolide lourdement ce vendredi... avec l'Europe. Depuis mardi, la cote américaine avait pourtant connu une embellie, aidée par des comptes trimestriels d'assez bonne facture des entreprises cotées.

ECO ET DEVISES

Il n'y a pas de statistiques de conjoncture ce vendredi aux Etats-Unis. Les publications trimestrielles des entreprises cotées se poursuivent par contre, avec notamment General Electric, Schlumberger, SunTrust ou Xerox avant l'ouverture de Wall Street.
L'euro a chuté à 1,2150/$ sur les nouvelles espagnoles ce soir...

VALEURS EN HAUSSE

* Ubisoft gagne 7%. Au 1er trimestre clos le 30 juin 2012, le spécialiste des jeux vidéo a réalisé un chiffre d'affaires de 131 Millions d'Euros (103 ME au 1er trimestre 2011-2012). Il est croissance de 27,2% en données publiées et de 17,5% à taux de change constants. Les ventes du 1er trimestre 2012-13 sont supérieures à l'objectif d'environ 115 ME, communiqué lors de la publication des résultats annuels 2011-2012. La société confirme ses objectifs d'un chiffre d'affaires annuel entre 1,16 et 1,2 Milliard d'Euros et un résultat opérationnel courant entre 70 ME et 90 ME.

* EADS bondit de 3,8%, porté par Goldman Sachs. Le bureau d'études américain apprécie tellement le dossier qu'il l'a inclus dans sa liste de valeurs préférées, en portant son objectif de cours de 31,50 à 42 euros. Le renforcement du dollar et la montée en puissance de la production sont deux facteurs déterminants de cette décision du courtier.

* CFAO : +3,5% avec Stallergenes et Aurea

* Publicis gagne 2,5%. Le groupe a comme prévu connu un trou d'air au second trimestre, mais sa croissance organique est restée positive. Une accélération est attendue dès le trimestre en cours, qui devrait dépasser la hausse enregistrée au début de l'exercice. Plus précisément, le groupe médias a dégagé un revenu de 3,084 milliards d'euros au cours du 1er semestre 2012, en croissance de 14,3% en données publiées et de 2,8% en organique. La marge opérationnelle s'apprécie de 14% à 415 millions d'euros et s'établit à 13,5%, pour un bénéfice net part du groupe de 275 millions d'euros, en amélioration de 19%, alors que le bénéfice par action bondit de 24,3% à 1,28 euro. "Comme cela avait été annoncé en février et conformément à nos prévisions, la croissance organique du 2ème trimestre marque le pas. Ce ralentissement est dû pour l'essentiel à des éléments non récurrents", indique le président Maurice Lévy, qui souligne que les affaires nouvelles se sont maintenues à "bon niveau", "particulièrement dans le digital qui devrait connaître à nouveau une hausse à deux décimales". Le dirigeant anticipe pour le trimestre en cours "une croissance beaucoup plus conforme" aux performances habituelles, et plus élevée que celle du 1er trimestre (+4,1% en organique). Les ambitions annuelles sont donc réitérées. Au cours du 1er semestre, le groupe a engrangé 1,8 milliard de dollars de "new-business" net, hors perte du budget media de GM.

* Alten : +1% avec SES, Atos, BioAlliance, Sopra

* Peugeot : stable. Selon Thierry Peugeot, il n'est pas exclu que le groupe automobile puisse être la cible d'une OPA après la chute du titre en Bourse. Interrogé par "Le Figaro" du jour, le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, estime ainsi que "tout est possible. Il faut agir !"..."Si le cours a chuté autant, c'est que les attaques dont le groupe fait actuellement l'objet ont un effet immédiat sur la perception des actionnaires du groupe". Pour Thierry Peugeot, "c'est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd'hui de 2,3 milliards d'euros est extrêmement faible et n'a rien à voir avec les capitaux propres de l'entreprise...". Evoquant les attaques à répétition du gouvernement sur la stratégie du groupe et l'attitude de la famille actionnaire, Thierry Peugeot estime "qu'au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c'est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé : le conseil de surveillance, le directoire, l'ensemble du personnel, les concessionnaires, les actionnaires, les fournisseurs et même nos clients"..."Ce qui nous choque, c'est la manière dont l'ensemble du corps social est traité. Cela crée un fort sentiment d'injustice... Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites". "Nous sommes dans l'obligation de nous adapter, nous ne pouvons pas rester sans rien faire", a encore expliqué le représentant de la famille Peugeot, qui détient 25,4% du tour de table de PSA. "Tout au long de son histoire, le groupe s'est toujours adapté aux circonstances pour assurer sa pérennité..."

VALEURS EN BAISSE

* Archos : -11,5% après les déceptions chiffrées

* Crédit Agricole : rechute de 6,5% avec le secteur bancaire

* EDF : -5%. UBS a abaissé à la vente sa recommandation. Le courtier pense que le groupe va devoir réduire son dividende, car s'il génère un niveau de cash-flow impressionnant (11 à 12 milliards d'euros annuels), il en consomme encore plus en investissements et doit emprunter pour payer son coupon. Comme le court terme comprend beaucoup d'obstacles, la prudence est de mise.

* Suez Environnement : -5% avec BNP Paribas, Manitou et Belvedere

* Veolia Environnement perd 4,5%. Le groupe a bouclé cette nuit la vente de son activité "déchets solides" aux Etats-Unis pour 1,909 milliard de dollars de valeur d'entreprise. L'acquéreur, Star Atlantic Waste Holding, est une filiale du fonds d'investissement américain spécialisé dans les infrastructures Highstar Capital. Ces actifs ont généré en 2011 un chiffre d'affaires de 818 milliards de dollars, pour un résultat opérationnel récurrent de 110 millions de dollars. La transaction va permettre à la société de se désendetter d'environ 1,489 milliard d'euros, ce qui portera le taux de réalisation de son programme de cession 2013 à 60%, c'est-à-dire environ 3 milliards d'euros sur les 5 prévus. "Cette cession est une deuxième étape significative dans la mise en oeuvre de notre plan stratégique et confirme que la transformation de Veolia se déroule au bon rythme", a souligné le président Antoine Frérot. Veolia poursuit le développement de ses activités dans les services industriels et les déchets toxiques outre-Atlantique. La vente devrait être finalisée d'ici la fin de l'année, après notamment le feu vert des autorités américaines de la concurrence. En juin dernier, le groupe avait vendu à Rift Acquisitions sa branche eau régulée au Royaume-Uni, sur la base d'une valeur d'entreprise de 1,236 milliard de livres, permettant un désendettement de l'ordre de 1,45 milliard d'euros.

* Alcatel-Lucent : -4% suivi de Nicox, AXA, Vivendi, Eiffage, Saint-Gobain, SG, France télécom, GDF Suez, Vivendi

* Vinci : -3% suivi de Safran, TF1 et Pages Jaunes

* Carrefour : -2%. Le bureau d'études Nomura a réduit de 18 à 14,10 Euros sa valorisation après avoir refait ses comptes sur ce dossier dont il a une opinion "neutre". Il juge en effet que le dossier mérite une petite prime de valorisation compte tenu de son potentiel de redressement, mais signale qu'elle est d'ores et déjà dans les cours.

* Lafarge : -2% suivi de Nexans et de Alstom

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