Cotation du 18/09/2020 à 18h05 CAC 40 -1,22% 4 978,18
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Clôture Paris : en légère hausse après le chômage US

Clôture Paris : en légère hausse après le chômage US
Clôture Paris : en légère hausse après le chômage US
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le marché parisien a finalement gagné 0,09% à 4.889 pts à l'issue d'une séance hésitante marquée par la publication des chiffres de l'emploi US meilleurs que prévu. Les publications semestrielles ont été cette fois moins nombreuses à l'approche de la coupure estivale de la mi-août... L'once d'or a un peu levé le pied sur des prises de bénéfices légitimes à 2.030$ l'once.

ECO ET DEVISES

Selon le Département américain au Travail ce vendredi, les Etats-Unis ont créé 1,8 million de postes non-agricoles au mois de juillet 2020, ce qui ressort supérieur au consensus de marché (1,675 million). Le taux de chômage américain du mois de juillet s'établit à 10,2%, en forte baisse en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de 10,5%.
L'amélioration du marché du travail a reflété la reprise continue de l'économie, qui avait été plombée en raison de la pandémie de coronavirus (Covid-19) et des efforts pour la contenir. En juillet, des gains d'emplois notables ont été enregistrés dans les loisirs et l'hôtellerie, le secteur gouvernemental, le commerce de détail, les services professionnels et commerciaux, ou encore les soins de santé.
Les créations de postes sont ressorties au nombre de 1,462 million dans le secteur privé en juillet, contre 4,737 millions pour la lecture révisée du mois de juin. Au total, en juin, les USA avaient créé 4,791 millions de postes non-agricoles. En juillet, le taux de participation à la force de travail s'est élevé à 61,4%. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,2% en comparaison du mois antérieur et de 4,8% en glissement annuel.
Les chiffres de mai 2020 ont par ailleurs été révisés, avec 2,725 millions de créations de postes, contre 2,699 millions précédemment estimé.

En attendant, les leaders démocrates du Congrès américain et les conseillers de l'administration Trump n'ont fait que de faibles progrès en vue du tant attendu nouveau plan de relance de l'économie. Les pourparlers devraient se poursuivre, en dépit des menaces de Trump de se retirer en l'absence de compromis rapide et d'user de décrets qui ne porteraient que sur un soutien limité, relate Reuters. Républicains et démocrates tentent depuis deux semaines de parvenir à un accord sur ce plan de soutien aux entreprises et aux ménages touchés par l'impact de l'épidémie de coronavirus. Les divergences entre les deux clans concernent les aides aux Etats et aux collectivités, ainsi que les allocations chômages fédérales, portées temporairement à 600 dollars par semaine jusqu'à la semaine dernière, mais que le Sénat républicain ne veut pas prolonger.
Le Congrès américain a voté depuis le début de la crise des mesures de plus de 3.000 milliards de dollars. L'administration Trump rejette l'enveloppe de 3.400 milliards de dollars désirée par les démocrates. Le groupe républicain du Sénat a avancé un projet de 1.000 milliards. "Si nous concluons qu'il n'y aucune position de compromis sur les principaux sujets, le président a la possibilité de recourir à des décrets exécutifs", a indiqué pour sa part le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, admettant que les négociateurs seraient encore "très loin les uns des autres".
La présidente démocrate de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, a reconnu également ces divergences et reproché au secrétaire général de la Maison blanche, Mark Meadows, d'avoir quitté la salle de réunion. Bref, l'ambiance est au beau fixe (!).

En Europe, les derniers indicateurs confirment le net redressement de l'activité avec la fin des mesures de confinement. En France, la production industrielle a progressé de 12,7% en juin après +19,9% en mai. Le consensus tablait sur une hausse limitée à +8,4%. Par rapport à février (dernier mois avant le début du confinement), la production reste néanmoins en retrait de 11,0%. Oure-Rhin, la production industrielle a également poursuivi son rebond en juin. Selon les données de l'Office fédéral de la statistique, la production, ajustée des prix, des variations saisonnières et des effets calendaires, a grimpé de 8,9% sur la période après une hausse de 7,4% en mai.
L'euro campe sur les 1,18/$ entre banques, tandis que le pétrole grimpe à 44,50$ le brent.

VALEURS EN HAUSSE

Voltalia monte de plus de 6%, suivi de la Cie des Alpes qui rebondit de plus de 5%

Altarea gagne 5,7% après la présentation de ses comptes intermédiaires. Le groupe immobilier a essuyé une perte nette de 135 millions d'euros à mi-exercice, contre un bénéfice de 80 ME un an plus tôt, pour un chiffre d'affaires consolidé de 1,38 MdE, en progression de 8,1%, tiré par la croissance du chiffre d'affaires Logement (+19,5%). Le résultat net récurrent (FFO) part du Groupe s'élève à 118,2 ME (+7,2%), et atteint 7,05 euros/action (+2,6%).

Solocal : +4,6% avec Valneva, AST et Rothschild (+3,5%)

Cegedim : +3% avec Tikehau, Mersen et Tarkett

Derichebourg (+2,6%). Le groupe se services aux entreprises et la Saur ont annoncé un partenariat stratégique autour des services aux collectivités locales dans les métiers de l'eau et de l'assainissement.

Casino : +2% avec LNA, P&V, Ateme

Natixis grimpe encore de 1,5%. La banque du groupe BPCE continue à surfer sur l'annonce du changement de DG ainsi que sur plusieurs notes favorables d'analystes. UBS est passé à l''achat' ce matin sur la valeur en visant 3 euros.

Iliad : +1,5% suivi de SoiTec, Klepierre, FDJ, Elior, Renault

SES monte de 1,5% après la publication de résultats intermédiaires résilients et un ajustement à la marge de ses prévisions annuelles en raison de l'impact potentiel de la pandémie de coronavirus sur ses activités au deuxième semestre. L'opérateur luxembourgeois de satellites vise désormais un bénéfice opérationnel annuel compris entre 1,12 milliard et 1,16 milliard d'euros (y compris 40 à 60 ME de mesures "exceptionnelles" d'atténuation de coûts spécifiques mises en oeuvre pour protéger le résultat face à la crise) pour un chiffre d'affaire de 1,86 à 1,90 MdE. Sur les six premiers mois de l'exercice, SES a enregistré un Ebitda ajusté de 582 ME, en repli de 2,3% (-3,5% à change constant), pour des revenus de 947,5 ME, en baisse de 1,5%. Des chiffres supérieurs aux attentes des analystes.

Airbus +1,4% au lendemain de son point mensuel sur les livraisons d'appareils. Le géant de l'aéronautique a expédié 245 appareils sur la période allant de janvier à juillet, dont 49 sur le seul mois de juillet, soit une hausse de 36% par rapport à juin. Seuls des monocouloirs ont été livrés, signe que la demande pour les avions à large fuselage est à l'arrêt. Dans le détail, Airbus a livré deux A220-300 à Air Canada et Egypt Air ainsi que 47 appareils de la famille A320neo. En outre, le groupe a enregistré ses premières commandes en trois mois en vendant deux A320neos à un client non identifié et deux A321neos à Lufthansa Technik. A fin juillet, le carnet de commandes nettes atteint 369 unités, et 302 après annulations.

VALEURS EN BAISSE

AKKA perd 5% avec Transgene

2CRSI : -3% suivi de Europacorp, SMCP, Eutelsat, TechnipFMC

Tessi : -2,7% suivi de Vallourec et Synergie

Eurofins Scientific a subi des prises de bénéfices en recul de 2%. L'action du groupe de services bio-analytiques s'est envolée de 17,4% hier, sur de nouveaux sommets historiques, après la confirmation des objectifs annuels et une solide première partie d'exercice. Du côté des analystes, Oddo BHF vient de dégrader la valeur à 'neutre'.

Danone redonne 1,5%, pénalisé par une note de la Deutsche Bank qui a dégradé la valeur à 'conserver' tout en réduisant son objectif de 85 à 64 euros. Malgré une valorisation peu élevée, le broker a besoin de perspectives de croissance des bénéfices à long terme meilleures que prévu pour pouvoir être plus positif. "Un titre cher n'est pas une raison suffisante pour vendre et une valorisation bon marché seule n'est pas une raison suffisante pour acheter", souligne le courtier.

DBV : -1,5% avec GTT, Atos, Genfit, Bouygues, BNP, Haulotte, Carrefour

Maurel & Prom perd 0,9% après avoir essuyé une perte nette de 606 millions de dollars au premier semestre en raison de l'impact de la crise du coronavirus sur ses activités. Le groupe pétrolier a notamment enregistré une charge de dépréciation de 474 M$. Le chiffre d'affaires a reculé de 38% à 142 M$.

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