Cotation du 22/02/2019 à 22h48 Dow Jones Industrial +0,70% 26 031,81
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Clôture de Wall Street : une teinte rouge importée de Chine...

Clôture de Wall Street : une teinte rouge importée de Chine...
Clôture de Wall Street : une teinte rouge importée de Chine...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La semaine a démarré en petite forme sur les marchés boursiers mondiaux, après de nouveaux signes d'un passage à vide de la croissance économique chinoise. Les cours du pétrole ont chuté, tandis qu'aux Etats-Unis, la poursuite du "shutdown" pour la 4ème semaine, fait craindre des conséquences, à terme sur l'économie. La saison des résultats du 4ème trimestre a démarré avec ceux de la banque Citigroup (+3,95%), qui ont été bien accueillis, bien que mitigés.

A la clôture, l'indice Dow Jones a reculé de 0,36% à 23.909 points tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,52% à 2.582 pts, et que l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a reculé de 0,94%, à 6.905 pts. La semaine dernière , les trois indices avaient progressé respectivement de 2,4%, 2,5% et 3,4%.

Nette chute des importations et exportations chinoises en décembre

Plus tôt, l'indice européen EuroStoxx 50 a cédé 0,48%, et le CAC 40 a lâché 0,39% à Paris, tandis qu'en matinée, l'indice chinois CSI 300 a cédé 0,87% et le Hang Seng a perdu 1,38% à Hong Kong après l'annonce de chiffres décevants pour le commerce chinois.

Les importations de Pékin ont ainsi plongé de 7,6% en décembre par rapport à décembre 2017, tandis que les exportations ont baissé de 4,4%, des reculs plus forts que ceux prévus par les analystes. Le recul des importations traduit la faiblesse de la demande intérieure, tandis que celle des exportations est la conséquence des barrières douanières érigées en 2018 par les Etats-Unis aux produits chinois.

Malgré ces taxes, les exportations vers les Etats-Unis ont augmenté sur l'ensemble de 2018 (+11,3%), tandis que les importations ont avancé de seulement 0,7%, entraînant une nouvelle augmentation de l'excédent commercial en faveur de Pékin. Cet excédent a atteint un nouveau record de 323,3 milliards de dollars contre 275,8 Mds$ en 2017, selon les données publiées lundi par les douanes chinoises.

Le pétrole en berne, craintes pour la demande chinoise

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence) a peu varié lundi (-0,06% ) à 95,61 points, tandis que l'euro a grappillé 0,02% à 1,1471$. Les marchés obligataires américains sont restés calmes : le rendement du T-Bond à 10 ans est resté stable à 2,70%.

Les cours du pétrole ont continué de reculer lundi, plombés par les chiffres du commerce extérieur chinois, après avoir déjà cédé environ 2% vendredi. Le contrat à terme de février sur le WTI a perdu 2,09% à 50,51$ tandis que l'échéance mars sur le Brent a lâché 2,46% à 58,99$. Depuis le début de 2019, le WTI a tout de même regagné 11%, et il a rebondi de 19% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

Les cours du pétrole avaient été soutenus dans les premiers jours de 2019 par l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi que par la perspective de l'entrée en vigueur de l'accord de l'Opep et de ses alliés pour réduire leur production de 1,2 million de barils par jour à partir de ce mois de janvier.

Les relations entre Trump et la Russie empoisonnent encore Washington

Les investisseurs surveillaient aussi de près les derniers développements politiques à Washington, où Donald Trump est de plus en plus à l'offensive via son compte Twitter. Il s'est ainsi attaqué à la Turquie, en menaçant de "dévaster économiquement" Ankara en cas d'attaque des forces turques contre les Kurdes de Syrie, alliés de Washington dans ce conflit.

Par ailleurs, le 'New York Times' a révélé samedi qu'une enquête aurait été ouverte en 2017 par les services fédéraux sur le président américain pour déterminer s'il avait travaillé pour le compte de la Russie... Cette enquête aurait été ensuite rapprochée de celle du procureur Robert Mueller sur une possible collusion avec Moscou durant la campagne présidentielle de 2016.

Donald Trump a réagi en se déchaînant contre l'ancien patron du FBI James Comey, qu'il a licencié peu après son arrivée à la Maison Blanche. "Wow, je viens juste d'apprendre dans le Défaillant New York Times que les anciens dirigeants corrompus du FBI, presque tous virés ou forcés à quitter l'agence pour de très mauvaises raisons, avaient ouvert une investigation sur moi, sans aucune raison ni preuve, après que j'eus viré ce Menteur de James Cormey, une ordure totale!"... "J'ai été bien plus dur au sujet de la Russie qu'Obama, que Bush ou que Clinton", assène encore Trump. "Peut-être plus dur qu'aucun autre Président. En même temps, & comme je l'ai souvent dit, s'entendre avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose. J'espère vraiment qu'un jour nous aurons de nouveau de bonnes relations avec la Russie!"

VALEURS A SUIVRE

Un seul grand secteur est parvenu à finir en hausse ce lundi, à savoir les valeurs financières, avec une progression de 0,73% de l'indice S&P sectoriel. La banque Citigroup (+3,95%) a ouvert le bal des publications de résultats du 4ème trimestre 2018, qui sont ressorties mitigées, mais ont été très bien accueillies par la Bourse.

Le chiffre d'affaires de Citi a reculé à 17,12 Mds$, contre 17,50 Mds$ un an plus tôt, en raison de la faiblesse de l'activité de la banque sur les marchés obligataires. Malgré cela, le bénéfice net a dépassé les attentes : en base ajustée, le bénéfice par action est ressorti à 1,61$, contre 1,28$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 1,55$, pour des revenus de 17,6 Mds$.

Après cette publication, le titre de Citigroup a commencé par baisser jusqu'à -1,7% avant de se reprendre pour finir en hausse de +3,95 !... Les autres bancaires ont aussi fini en hausse, à l'instar de Goldman Sachs (+1%), JP Morgan Chase (+1%) et Bank of America (+1,3%).

Les valeurs internet et les grandes "technos" ont reculé pour la plupart, dont Alphabet (-1,2%), Apple (-1,5%), Amazon (-1,4%), Netflix (-1,4%) et Microsoft (-0,7%). Facebook a fait exception avec un gain de 1,1%. A noter qu'Amazon a sauvé de justesse sa place de première capitalisation boursière moniale, avec une valorisation de 790 milliards de dollars à la clôture, contre 783 Mds$ pour son rival Microsoft.

Le fournisseur de gaz et d'électricité PG&E s'est déclaré en faillite et le titre a plongé de 52%. Les équipements défectueux du groupe sont mis en cause dans les incendies de forêt de la fin d'année en Californie.

Newmont Mining (-8,8%) a annoncé l'acquisition de Goldcorp (+7,5%) pour former le numéro un mondial de l'extraction d'or pour 10 milliards de dollars, via un échange de titres. L'annonce de l'opération intervient quelques mois seulement après celle du rapprochement de Barrick Gold (-1,2% à Toronto) et de Randgold Resources (+1,47% à Johannesbourg), pour 5,4 Mds$. La production du nouvel ensemble Newmont / Goldcorp avoisinerait les 8 millions d'onces d'or par an, ce qui dépasse la production combinée de Barrick et Randgold.

Abercrombie & Fitch (-4,7%) confirme s'attendre à une baisse d'environ 5% de ses ventes au quatrième trimestre fiscal 2018. Les ventes, à magasins comparables, sont en revanche anticipées en légère progression. La marge brute est quant à elle attendue stable ou en légère hausse par rapport à l'an dernier. Les résultats trimestriels seront publiés le 6 mars prochain.

Gannett (+21%) a bondi, après une offre d'acquisition de MNG Enterprises, l'une des plus importantes chaînes de journaux aux Etats-Unis. MNG a pris 7,5% du capital, et demande au groupe de McLean Gannett d'étudier ses alternatives stratégiques, en considérant une possible vente. Par ailleurs, MNG, aussi connu sous le nom de Digital First Media, a formulé une offre de rachat de Gannett à 1,36 Md$, 12$ par titre de l'éditeur d'USA Today.

American Eagle Outfitters (+0,66%) annonce des ventes du quatrième trimestre en hausse de 6%, contre environ 5% de consensus. Le groupe vise par ailleurs toujours un bénéfice par action compris entre 0,40 et 0,42$ sur le trimestre, dont les résultats complets seront publiés le 6 mars.

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