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Clôture de Wall Street : une petite pause pour clore une bonne semaine

Clôture de Wall Street : une petite pause pour clore une bonne semaine
Clôture de Wall Street : une petite pause pour clore une bonne semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après 5 séances de hausse d'affilée, le rebond de début d'année à quelque peu calé, vendredi, à Wall Street. Cependant, les indices ont regagné une grande partie du terrain perdu pendant la dernière heure de cotation, terminant en très léger recul. Les investisseurs se voulaient prudents à la veille du week-end, alors que le "shutdown" partiel de l'administration américaine dure désormais depuis trois semaines, le plus long de l'histoire... Le pétrole a fait l'objet de prises de bénéfices après un "rally" de plus de 10% en quelques séances.

A la clôture, l'indice Dow Jones a fini presque stable (-0,02%) sans parvenir à tenir les 24.000 points, pour terminer à 23.995 points. L'indice large S&P 500 a cédé 0,02% à 2.596 pts, et l'indice Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a reculé de 0,21%, à 6.971 pts. Sur l'ensemble de la semaine, les trois indices ont cependant gagné respectivement 2,4%, 2,5% et 3,4%.

Depuis le début de l'année, les indices ont désormais regagné 2,7% (Dow Jones), 3,5% (S&P 500) et 5% (Nasdaq) après avoir reculé en 2018 pour la première fois depuis 10 ans, en 2008. L'an dernier, le Dow Jones avait perdu 6,4%, le S&P 500 5,6% et le Nasdaq avait cédé 3,9%.

La perspective d'une nouvelle hausse des taux de la Fed s'éloigne

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de six devises de référence) a progressé de 0,14% à 95,67 points, tandis que l'euro a lâché 0,3% à 1,1463$. Sur les marchés obligataires américains, les taux d'intérêts sont repartis en nette baisse, le rendement du T-Bond à 10 ans cédant 5 points de base à 2,70%.

Cette semaine, la publication des Minutes de la Fed a montré que de nombreux banquiers centraux sont favorables à une pause dans le durcissement monétaire. Jeudi, le président de la Fed, Jerome Powell, a confirmé que la Fed serait "patiente" et se fierait aux indicateurs macro-économiques avant de poursuivre son cycle de hausse des taux. Le patron de la Fed a tout de même donné un petit coup de stress aux marchés en indiquant, devant l'American Economic Club, que le bilan de la Fed allait nettement baisser, ce qui correspond à une politique monétaire restrictive, au même titre que des hausses de taux.

Vendredi, la publication d'un recul de l'inflation au mois de décembre aux Etats-Unis a entraîné des spéculations sur une pause de la Fed, qui ne devrait pas relever ses taux en mars, comme les marchés l'anticipaient jusqu'à récemment. La probabilité d'un statu quo à 2,25%-2,50% en mars est désormais de 99,5%, selon l'outil Fedwatch du CME ! Selon cet outil, les traders anticipent même désormais un statu quo sur l'ensemble de 2019...

Prises de bénéfices sur le pétrole

L'indice des prix à la consommation (CPI) a reculé de 0,1% en décembre aux Etats-Unis, en comparaison du mois antérieur (+1,9% en glissement annuel), mais il a progressé de 0,2% hors alimentaire et énergie (+2,2% en comparaison de l'an dernier). Il n'y a toutefois aucune pression haussière qui justifierait une rapide hausse des taux.

Le pétrole a mis fin à son "rally", vendredi. Le contrat à terme de février sur le WTI a cédé 1,90%, à 51,59$ tandis que l'échéance mars sur le Brent a lâché 1,95% à 60,48$. Depuis le début de 2019, le WTI a tout de même regagné 13%, et il a rebondi de plus de 20% par rapport à ses plus bas niveaux du 24 décembre dernier, à 42,36$.

Les cours du pétrole ont été soutenus ces derniers jours par l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, les deux grandes puissances mondiales, dont dépend largement la demande pétrolière. A l'issue de trois jours de négociations qui se sont achevées ce mercredi à Pékin, le Bureau du représentant américain au commerce a fait savoir que la Chine s'est engagée à acheter "une quantité substantielle" de produit agricoles et pétroliers aux Etats-Unis, ainsi que des produits manufacturés.

Sur le front des négociations commerciales, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a laissé entendre qu'il était probable que le vice-Premier ministre chinois Liu He se rende à Washington ce mois. Ainsi, les discussions commerciales pourraient se poursuivre à un plus haut niveau, ce qui constitue une bonne nouvelle.

Le "shutdown" entre dans sa 4ème semaine, pas de compromis en vue

Du coté du "shutdown", aucune avancée n'a été faite vendredi. Donald Trump a affirmé, au 21e jour de blocage, qu'il ne déclarerait pas "si vite" la procédure d'urgence nationale qui lui confèrerait des pouvoirs exceptionnels. "La solution de facilité pour moi est de déclarer une urgence nationale", mais "je ne vais pas le faire si vite parce que c'est au Congrès de le faire", a déclaré M. Trump lors d'une table ronde sur la sécurité aux frontières.

Aucun compromis ne semblait donc à portée de main entre le président républicain, qui veut le financement à hauteur de 5,7 milliards de dollars d'un mur anti-migrants à la frontière avec le Mexique, et les démocrates, farouchement opposés au projet.

VALEURS A SUIVRE

General Motors (+7%) grimpe à Wall Street, le constructeur automobile américain ayant relevé son anticipation de bénéfice 2018 après une guidance prudente fournie en octobre. Le groupe précise donc que son profit 2018 sera supérieur à l'évaluation antérieure. Les estimations 2019 sont également supérieures aux attentes. La génération de trésorerie pour l'année passée sera supérieure aux attentes. GM anticipe pour 2019 un bénéfice ajusté par action compris entre 6,50 et 7$, alors que le consensus se situait à 5,9$... Le constructeur table pour 2019 sur un marché résilient. A propos de la Chine, le groupe évoque un marché attendu stable l'an prochain. Enfin, GM entend rester agile face aux évolutions du marché. Rappelons que le groupe avait subi en fin d'année dernière les attaques du Président américain Donald Trump sur le réseau social Twitter, suite à l'annonce d'un vaste plan de réduction d'effectifs.

Activision Blizzard plonge de près de 9,3%, alors que le groupe et le studio Bungie ont annoncé la fin de leur partenariat autour du jeu 'Destiny'. Activision abandonne ainsi l'édition de la célèbre franchise de jeu vidéo en ligne développée par Bungie. Ce dernier, qui avait conservé les droits sur sa propriété intellectuelle, sera désormais l'unique acteur du développement, de l'édition et de la distribution du jeu. Le rapprochement entre Activision et Bungie remonte à avril 2010 et devait initialement durer 10 ans... Issu de ce partenariat, 'Destiny' a vu le jour sur PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One le 9 septembre 2014.

Le titre Amazon a reculé de 0,95%, les investisseurs s'interrogeant sur lesconséquences pour l'actionnariat du divorce de Jeff Bezos, le patron et fondateur du géant américain du commerce en ligne. La fortune de Bezos, estimée à 136 milliards de dollars, et composée en grande partie de 16% du capital d'Amazon, pourrait être divisée à 50/50 entre lui et sa future ex-femme, selon des sources citées par les médias américains.

Pour le moment, la situation personnelle de Jeff Bezos ne semble pas cependant pas bouleverser les opinions des analystes sur les perspectives d'Amazon. Ces derniers jours, ils sont même plusieurs à avoir rédigé des notes positives, estimant que la chute récente du cours constitue une opportunité d'achat. JP Morgan Chase (-0,48%), notamment, a confirmé mercredi sa recommandation de "surpondérer" le titre Amazon, avec un objectif de cours de 2.100$, soit un potentiel de hausse de près de 28% !

Apple (-1%) n'est pas parvenu ces derniers jours à se remettre de sa récente alerte sur les revenus trimestriels du 2 janvier 2019. Le titre est retombé à 153$ environ pour une capitalisation boursière de 720 milliards de dollars, alors que le dossier 'pesait' 1.100 milliards de dollars environ au plus haut l'an dernier... Le groupe californien à la pomme envisagerait désormais de lancer trois nouveaux modèles d'iPhone cette année, dont un avec un écran LCD, pour succéder au modèle XR en difficulté, a indiqué ce vendredi le 'Wall Street Journal'. Le groupe de Cupertino a également l'intention d'introduire de nouvelles fonctionnalités d'appareil photo, a précisé le WSJ, citant des personnes proches de la question. Selon le journal, Apple a décidé de s'en tenir à l'écran à cristaux liquides, alors que les performances de l'iPhone XR ont tout récemment plombé ses prévisions de revenus... Pour l'année 2020, toutefois, Apple basculerait totalement vers l'affichage à diodes électroluminescentes organiques (OLED) pour l'iPhone, abandonnant complètement le modèle LCD. Le titre pourrait néanmoins souffrir encore ce jour, alors que selon les informations de l'agence Reuters, plusieurs détaillants chinois en électronique viennent de réduire leurs prix sur les iPhone.

Starbucks (-0,7%) risque également une séance difficile. Goldman Sachs vient de prévenir que la chaîne de cafés pourrait avertir, tout comme Apple, concernant ses activités chinoises. GS a revu par conséquent d''achat' à 'neutre' sa recommandation sur la valeur à Wall Street.

PG&E (-0,9%). Les agences Moody's et S&P ont toutes deux dégradé la note du groupe utilities en territoire spéculatif ('junk'). Le groupe californien fait face à des charges potentielles de plusieurs milliards de dollars suite aux incendies locaux.

Netflix (+4%), le géant de la vidéo en streaming, qui publiera dès la semaine prochaine ses derniers résultats financiers trimestriels, profite ce jour d'une note de la firme Credit Suisse, qui vient de rehausser son estimation trimestrielle concernant les additions de nouveaux abonnés. UBS se risque pour sa part à passer acheteur sur la valeur, à quelques jours des comptes.

Johnson & Johnson (stable), le géant pharmaceutique et médical américain, vient de relever ses prix sur une vingtaine de traitements sur ordonnances.

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